Les enseignements de Cheikh Ahmadou Bamba, Une solution à la crise...

Conférence à IAM Mars 2011
Thème : Les enseignements de Cheikh Ahmadou Bamba, Une solution à la crise.
Sous thème : LES ENSEIGNEMENTS DE CHEIKH AHMADOU BAMBA
Par Cheikh Abdoul Ahad Mbacké gaïndé Fatma

Au nom de Dieu, le clément et le Miséricordieux
Introduction
Au moment où le monde entier, confronté à des crises multiformes, cherche des voies de salut, il nous semble nécessaire de revisiter les enseignements de cheikh Ahmadou Bamba, le fondateur du mouridisme, ces enseignements qui sont à même d’apporter aux problèmes de l’humanité des solutions tout- à- fait originales.
Pour faire un bref exposé d’une partie des valeurs enseignées par le Cheikh, nous évoquons d’abord sa mission pacifique de revivification de la tradition prophétique avant d’aborder quelques principes fondateurs de la mouridyya tirés de ses écrits et pratiques.
Lutte pacifique et vivification de la tradition prophétique :
Cheikh Ahmadou Bamba s’est évertué toute sa vie durant à suivre les traces de Seydina Mouhamed (PSL) : « Ma ferme ambition est de vivifier la Sunna ô combien pure du Prophète Elu ». La foi en bandoulière, il endurait les épreuves, aussi dures les une que les autres, pour le triomphe de l’islam.
« Vous m’avez fait sortir de ma demeure au motif que je suis l’adorateur de Dieu et que je mène le Jihâd.
Vous avez prétendu qu’il ya des armes chez nous et que chacun d’entre vous nourrit haine et jalousie.
Vous dites la vérité car je suis son adorateur, et le serviteur de l’adorateur de Dieu Lui qui rend grâce ;
c’est aussi vrai si vous dites que je mène la guerre, car pour l’amour de Dieu, le Majestueux, je mène le jihad.
Moi je mène la guerre sainte par les sciences et la piété étant un adorateur de Dieu au service du Prophète et le Maître Absolu en est témoin ».
C’est en ces termes que le Cheikh s’adressait aux colonisateurs. Il leur opposait cette résistance pacifique par la seule arme de sa piété et de sa plume. Le témoignage élogieux de Cheikh Sidya Baba en est une parfaite illustration :
« Face aux épreuves, il se remet toujours à son seigneur,
conscient que celles-ci procède de sa Décision ».
La victoire de Serigne Touba n’en est que plus éclatante face à l’armada militaire et stratégique des colonisateurs. Il a accompli sa mission de propagation des valeurs islamiques par le biais d’éducateurs qu’il a lui-même formés. Pendant que le colonisateur s’acharnait sur sa personne, ses valeureux lieutenants prenaient en charge la formation des talibés dans les daaras où l’on alliait éducation, instruction et travail. De nombreux villages, à l’abri, des tentations urbaines furent créés à cet effet. Il s’opposait de cette manière au projet d’aliénation culturelle colonialiste. Il montrait l’exemple par sa conduite :
« J’ai fondé mon action sur la conformité au Coran, à la Sunna du Prophète et au Consensus des ouléma.
Je me suis entièrement orienté vers dieu par le biais du Prophète et de sa Sunna».
Sa personnalité exceptionnelle et son charisme lui permettaient d’inculquer toutes les valeurs positives qui font la force du mouridisme aux talibés.
Noblesse de caractère :
«Tu es certes d’un caractère noble» ainsi Dieu s’adresse-t-Il au prophète Mouhamed « PSL » dans le Coran. Cheikh Ahmadou Bamba vivificateur de la tradition prophétique ne pouvait donc qu’incarnait cette noblesse de caractère. Serigne Touba est en effet une école de foi, de piété et d’endurance. Il était un Educateur hors pair, « tu éduques comme le faisait le prophète, sans nulle différence ; tu n’as assurément point d’égal dans cette génération » (Cheikh Sidya Baba). Il avait une grande considération pour l’éducation, tous les villages créés par les dignitaires sur son instruction étaient en fait des daaras. De la science il disait qu’elle conduit l’homme vers la sagesse ou vers une profonde perdition. De là il fait la différence entre la science utile et celle qui l’est moins. C’est pour écrire que la science véritable est celle qui « donne à l’homme les bonnes qualités morales, intellectuelles et spirituelles, incite à aimer la vérité, la réflexion, la bonté et la générosité ».Il poursuit en fustigeant la science qui permet de tenir ses semblables en servitude, remplit le cœur de jalousie et de rancune, incite à la haine, à la dispute et pousse à l’égoïsme. Le Cheikh fait ainsi le pari d’une science émancipatrice qui place l’homme au centre de ses préoccupations pour la satisfaction de ses besoins et son équilibre spirituel et moral.
Mais pour ce faire l’acquisition du savoir doit déboucher sur la pratique d’activités et cultuelles et génératrices de revenus. C’est la raison pour laquelle Serigne Touba a perçu très tôt l’importance du travail libérateur et l’autonomie qu’il procure. Il prône comme à son habitude l’équilibre et le juste milieu :
« l’abandon des activités utiles sous prétexte de s’abandonner à Allah tout en regardant les créatures d’un œil envieux est le comportement des sots ».
Il poursuit en écrivant
« saches que l’abandon à Allah n’exclut pas le Kasb ; le meilleur comportement est de les allier bien qu’il y’ait en cela une apparente contradiction »
La porte est ainsi ouverte aux disciples pour aller travailler parce que le Cheikh est conscient qu’« Allah a établi un rapport de cause à effet entre nos actions et les conséquences qui en découlent » mais il l’avertit aussitôt des conditions :
« l’alliance des deux doit se réaliser dans un cœur détaché des choses de ce monde. Soumets-toi intérieurement à la Volonté d’Allah pour réaliser l’abandon ».
Le travail peut se faire dès lors pour les bonnes actions, il devient ainsi un moyen et non une finalité pour la recherche effrénée du profit accumulateur. Le travail est ainsi une obligation dans l’Islam et constitue le troisième pilier du Mouridisme après le savoir et le culte au sens large du terme.
Cependant, le travail prôné par le Cheikh doit être conforme aux normes et préceptes de l’Islam. D’après lui, le travailleur doit mener des activités saines, licites et dans les conditions qui garantissent une meilleure transparence (Khadîm Sylla, …).
Le Prophète (PSL) dit ceci dans un célèbre Hadîth: « Ce qui est licite est clairement connu, et ce qui est illicite l’est aussi. Entre les deux, il y a des choses douteuses dont beaucoup de gens ne connaissent pas le statut. Quiconque s’éloigne de ces choses douteuses épargne certainement sa religion et sa réputation; et quiconque tombe dans les choses douteuses tombe dans l’illicite. C’est comme un berger qui traîne avec son troupeau autour des limites d’un champ protégé: il risque facilement d’y pénétrer» .
Cheikh Ahmadou Bamba réaffirme cela en ces termes: Chercher le licite est un devoir pour tout musulman, sans aucun doute…., «Je recommande à chacun de vous de faire tout ce qui est possible afin d’assurer les nécessités de sa vie individuelle et de la vie communautaire, car pour que l’homme vive dans la liberté, l’indépendance et la dignité, il lui faut assurer la satisfaction de ses besoins matériels dans la vie (autosuffisance financière)».
Les talibés avaient à partir de ce moment la possibilité de financer les travaux d’intérêt général, la mosquée de Diourbel puis la grande mosquée de Touba par exemple. En instituant les contributions volontaires, le Cheikh s’adressait aux fidèles en ses termes : « Aimer le travail car il procure l’indépendance et la dignité. Financez vous-mêmes vos projets parce que les financements externes sont toujours conditionnés et ceux qui vous conditionneraient, pourraient ne pas avoir les mêmes objectifs que vous ».
Le Cheikh introduisait de cette manière un autre pilier important de la Mouridya : le Khidma, le service désintéressé au profit de la communauté pour une solidarité agissante. Selon le Docteur Khadim Sylla (…), les contributions reçues des mourides de l’extérieur par le défunt khalif général le vénéré Serigne Saliou sont estimés à 300 millions de Francs CFA par an. Les enquêtes de terrain qu’il a mené ont permis de recenser quinze dâhiras dont le versement annuel entre 1995 et 1997 s’est élevé à 56 millions de Francs CFA en Espagne. En France, les 20 dâhiras ont collecté en une année 28 millions environ; en Italie, 36 dâhiras ont totalisé 142 millions. En Allemagne, la fédération des dâhiras a collecté 15 millions en une année et entre 18 et 20 millions de Francs CFA aux Etats-Unis d’Amérique.
Une autre forme de contribution des immigrés concerne des actions menées à travers des associations comme « Mathlabul Fawzaïni» (construction de l’hôpital Mathlabul fawzaïni de Touba pour un coût de sept millards ) ou la fédération de Toscane en Italie (modernisation de la ville de Touba : électrification, construction de morgue et pédiatrie,…).
Pour magnifier ce principe de Khidma et donner son importance dans l’Islam, Serigne Touba écrit :
« Rends donc tes précieux services à tous pour l’amour d’Allah exclusivement sans relâche ni mot déplaisant. Quiconque te rend visite pour solliciter tes biens comble le de faveurs et de bonté si tu le peux. Ne thésaurise jamais ta fortune par crainte de pauvreté car c’est Allah qui t’a offert cette richesse ».
Serigne Touba jette ainsi les bases d’une société solidaire où règnent l’entre-aide, la solidarité et la justice sans aucune discrimination : « la discrimination est interdite dans l’attribution de l’aumône et quand un être le donne Allah le préserve de tout mal » écrit-il. Ce principe de Khidma n’exclut aucune forme d’aide, y compris au niveau des états et des ONG pour le travail humanitaire. Il n’est pas seulement financier mais concerne toutes les formes de solidarité et de volontariat : le savoir et la connaissance, la puissance financière et la force physique, l’investissement pour la paix et la concorde, aucun domaine n’y échappe.
Conscient des vicissitudes et des difficultés inhérentes à la vie, Serigne Touba ne cesse de rappeler au fidèle ce qui fera son bonheur : le détachement et le détournement de ce bas monde. Ce principe du Zuhd lui garantit la félicité. « Le véritable ascétisme est de ne jamais viser dans son cœur le bas monde et cela pour la face de Dieu. N’éprouve ni joie ni chagrin pour l’obtention ou la perte d’un bien mondain ». Il montre ainsi qu’à ses yeux le détachement doit se faire au niveau du cœur et non des actes ; c’est pourquoi il nous enseigne que « si le riche est reconnaissant envers Allah, il est au dessus du pauvre qui se résigne ». Il appelle alors le fidèle à être reconnaissant dans la joie et persévérant et patient dans la difficulté. Dieu est le Maître du monde et tout est de son ressort et lui-même dit dans le Coran: « certes Je suis avec les patients ».
Ainsi détourné dans son cœur des biens de ce monde, l’homme est enclin au respect de la hiérarchie, de l’ordre et de la discipline. Ces caractéristiques sont les garantes d’une société stable, structurée et organisée. elles constituent les principales forces de la Mouridya. Ce sont les valeurs qui permettent la mobilisation des fidèles pour le développement de la communauté. Chaque membre est à sa place et les paroles du Cheikh veillent au grain pour une bonne régulation : « traite les jeunes comme le feraient leurs parents, respecte les plus âgés et traite tes semblables comme ta propre personne ». La stabilité, l’entente et la concorde sont à ce prix.
Par ailleurs la noblesse de caractère du Cheikh lui a permis de s’élever au dessus des contingences et de pardonner :
« j’ai pardonné à mes ennemis pour l’amour Dieu qui les a dirigés vers autre que moi, je ne riposte jamais. Ô détenteur du royaume, Toi qui es au dessus de toute vengeance, sois miséricordieux envers toute l’humanité, Toi qui guide le mauvais ».
Il donne ainsi une très belle leçon non pas de tolérance qui appelle un dépassement de soi pour supporter l’autre avec tout ce que cela implique de souffrance, de condescendance voire de mépris, mais de respect. Car au-delà de chaque personne il regarde « les droits du créateurs en lui » selon ses propres termes
Cet apôtre de la paix et de la non violence a passé toute sa vie durant à œuvrer pour l’union des musulmans conformément à la parole divine : « les croyants sont des frères. Et établissez la concorde entre vos frères, et craignez Allah afin qu’on vous fasse miséricorde (S49,V10). « que soit issue de vous une communauté qui appelle au bien, ordonne le convenable, et interdit le blâmable. Car ce seront eux qui réussiront » (S3, V104). « Et ne soyez pas comme ceux qui se sont divisés et se sont mis à se disputer, après que les preuves leur furent venues, et ceux-là auront un énorme châtiment ( S3,V105).
A l’heure des grands ensembles, ce message d’unité peut servir de fer de lance pour l’éclatement des frontières et la mise en place d’entités viables porteuses de lendemains meilleurs.
Il a par ailleurs contribué à décomplexer (audace) l’homme noir bien avant d’autres. Très jeune il écrivait dans Massalik Al Jinane :
« l’homme le plus estimé auprès de Dieu, est celui qui le craint le plus, sans discrimination aucune. La couleur de la peau ne saurait être cause de l’idiotie d’un homme ou de sa mauvaise compréhension. Alors ne sois pas abusé par ma condition d’homme noir pour ne pas profiter de ma science».
Serigne Touba incarnait toutes ces valeurs au plus haut point. Il a fait preuve d’un courage légendaire en affrontant tout seul l’armée coloniale. Il disait lui-même :
«Toutes les épreuves que mon corps peut endurer, mon courage me permettra de les affronter ».
Le troisième khalif général des mourides, Cheikh Abdoul Ahad, ne s’y est pas trompé quand il déclarait « lorsque Serigne Touba travaillait et priait au moment des épreuves, personne n’était à ses côtés pour dire Amen ». Par ce sacrifice il a permis à ses disciples de consacrer toutes leurs énergies à la quête du savoir, de l’adoration et du travail.
Ces derniers ont gardé intact ce culte du travail et ont continué à financer les grands travaux de la communauté. Les mourides contrôlent aujourd’hui une bonne partie de l’économie nationale et réussissent un peu partout dans le monde. Ils restent attachés à leur terroir faisant ainsi preuve d’un patriotisme certain et donnent un coup de fouet à l’économie locale et nationale. Grâce aux sommes d’argent envoyées par les travailleurs émigrés, des investissements relativement importants ont été faits dans les domaines de l’immobilier, du textile, de l’alimentation. Notons aussi que le regroupement familial est presque inexistant chez les émigrés mouride, car près de 90% d’entre eux qui vivent à l’étranger ont laissé leurs familles au bercail. Aujourd’hui on estime que plus de 15 000 familles d’émigrés sont établies à Touba et les frais de nourriture de chacune de ces familles sont évalués entre 125 000 et 150 000 francs CFA par mois.
On peut donc estimer, à juste titre, que près de deux milliards de francs CFA au total sont envoyés tous les mois à Touba par eux rien que pour la nourriture de leurs familles; à cela s’ajoutent les importantes sommes consacrées aux différents événements religieux et traditionnels, tels que les mariages, le Magal et les baptêmes, pour ne citer que ces exemples.
Les dépenses relatives au Magal annuel qui concerne plus de quatre millions de pèlerins équivalent à deux mois de dépenses alimentaires pour chaque famille; elles sont destinées à la consommation des visiteurs pris en charge par les habitants de Touba durant trois jours au moins.
Les enseignements du Cheikh ont beaucoup contribué à cette réussite dans des pays aux économies concurrentielles et dans des secteurs à forte valeur ajoutée.
Nous pensons que nous avons là un levier très fort à la disposition de nos décideurs pour le développement du pays. C’est un exemple à vulgariser et à méditer pour notre jeunesse en quête de repères. Ce qui est d’autant plus souhaitable que Serigne Touba est un patrimoine commun qui a travaillé et prié pour toute l’humanité :
« le motif de mon départ en exil est la volonté de Dieu d’élever mon rang et de faire de moi l’intercesseur des miens et le serviteur du Prophète ».
Pour résumer nous dirons que les enseignements de Cheikh Ahmadou Bamba offrent des mécanismes de sortie de crise forts intéressants. Il a réussi à mettre sur pied une communauté religieuse soufi harmonieuse, travailleuse, tournée vers le développement et dont le fonctionnement est articulé autour de principes fondateurs forts et bien assimilés. Ces concepts sont :
- Le Zuhd qui consiste à détourner son cœur du bas monde et à ne pas se faire obnubiler par les richesses éphémères car la vie future « est meilleure et éternelle » comme nous l’enseigne le saint coran.
- Le Tawakoul est la croyance selon laquelle Dieu est à la base de tout et tout dépend de lui mais la notion de cause à effet nous impose le Kasbu d’où l’obligation d’allier abandon à Dieu et recherche du licite.
- Le Khidma est d’œuvrer de manière désintéressée au service de la communauté, ce qui constitue le fondement de la solidarité.
- L’importance de l’éducation émancipatrice pour élever la personne et lui permettre de faire face à toutes ses obligations
- Le pardon et le respect qui vont au delà de la tolérance habituelle pour permettre une commune vie heureuse.
- La non violence, la discipline et l’union garantes d’une société équilibrée, organisée et stable pour un développement durable.
CONCLUSION
En somme, nous avons une grande responsabilité dans la vulgarisation et la propagation de ses enseignements dont l’humanité toute entière a un réel besoin. Mais l’engagement d’une jeunesse enthousiaste, intellectuelle et travailleuse nous rend confiants que dans un avenir proche, le monde portera à ces enseignements l’intérêt qu’il mérite


Reportage sur l’avancement des travaux de la grande mosquée de Massalikoul Jinane de dakar

Avancement des travaux de (...)

Reportage réalisé par le comité technique du Daara Madjmahoune Noreyni UCAD !!

Préparation Grand Magal de TOUBA Edtion décembre 2013 : Tenue d’un Comité Départemental de Développement

Préparation Grand Magal de TOUBA Edtion décembre 2013 : Tenue d’un Comité Départemental de Développement
Le mercredi 25 septembre 2013, une vingtaine de jours après le CLD, le Préfet de Mbacké Serigne Mbaye a dirigé une rencontre du CDD à la communauté rurale de Touba. Cette deuxième rencontre à la base est une phase importante de la préparation du Grand Magal de Touba en ce sens qu’elle donne l’opportunité aux acteurs à la base d’apporter leur scontributions sur tout ce qui peut garantir un succès dans l’organisation du Magal qui est l’un des évènements les plus importants du monde islamique.
Pendant près de 10 tours d’horloge, tous les secteurs intervenant dans le cadre de l’organisation ont été passé au peigne fin. Entre le CLD et le CDD il n’y a pas de changements notoires, cependant l’occasion a encore été donnée à chacun pour décliner sans ambiguïté ses objectifs et faire une évaluation de mi parcours.
Pour être plus pragmatique, au terme de la rencontre, le préfet a informé tous les participants, de la mise sur pied de commissions pour approfondir les réflexions et prendre des décisions appropriées. Les conclusions de ces ateliers n’attendront pas le Comité Régional de Développement CRD, ils seront transmis dans les meilleurs délais à qui de droit pour que des résultats probants puissent être réalisés.
Ainsi du 02 au 04 octobre 2013 les commissions tiendront des rencontres sectorielles et l’on débutera par :
— La Santé et l’Hygiène :
— L’Hydraulique et l’Assainissement
— L’énergie
— La sécurité comprenant la Police, la Gendarmerie et les Sapeurs pompiers
— Les transports et la circulation
— Les autres secteurs : Télecoms, commerce, élevage, communication, eaux et forêts, etc.
Un chronogramme détaillé sera établi et les convocations envoyées à tous les concernés par le préfet.

La rédaction de www.htcom

This is the letter Cheikh Ahmadou Bamba Mbacke wrote to the governor of the colony in Sain Loius or Ndar,

This is the letter Cheikh Ahmadou Bamba Mbacke wrote to the governor of the colony in Sain Loius or Ndar, Senegal stating him, he had no intention to wage war against them. His mission in life was not causing violence, but saving people from darkness to light; from pessimism to optimism. The growing of the Murid brotherhood led dread within many people hearts. Particularly, the Marabouts, and the sons of the kings who ruled those little kingdoms divided Senegal. Why? They might lose all their credibleness if the act continued. They started creating rumors like (Cheikh) was preparing War or "Jihad" against the France colonizers as several Marabouts did before him, like Alhaji Omar Tall, Maba Jaho Bah as well as Samory Toury. Notwithstanding, that did not surprise (Cheikh). He learned that throughout history people have been alienated whoever came with a new principle that they did not know. It has always been tough to try to change the way people are accustomed to living. You must build a strong heart to be an untouchable achiever. You must be courageous to live your dreams. You must risk your own life to save people from falling in the dark, deep hole in life, and provide them new opportunities to live in glory. That was why no matter how dicey the future was, how determined the enemies were (Cheikh) overpowered them tranquilly.

Assemblée Générale de la Fédération Nationale des Dahiras Mourides de France : le 26 Octobre 2013


Assemblée Générale de la Fédération Nationale des Dahiras Mourides de France : le 26 Octobre 2013
Cher Condisciple,
Nous vous informons que l'Assemblée Générale de la Fédération Nationale des Dahiras mourides de France aura lieu le samedi 26 octobre 2013 à partir de 10heures, au 74 rue Jules Adeline, 76100 ROUEN.
L'ordre du jour de cette réunion sera :
- le bilan des actions menées par la Fédération depuis 2011 ;
- le renouvellement et/ou la consolidation des commissions ;
- la mise en place d'objectifs à courts et moyens termes.
Pour tout renseignement complémentaire, nous restons à votre disposition.
Comptant sur votre présence, nous vous prions de croire en notre considération la plus parfaite.
Contact : 06 84 65 56 14
Le Conseil Fédéral

Commémoration du séjour de CHEIKH AHMADOU BAMBA à Darou Salam en1902 (Magal de Darou Salam)



Le 11 Novembre 1902, Cheikhoul Khadim, auréolé de
gloire débarquait sur le port de Dakar, après presque
huit ans d’exil dans les terres hostiles de l’Afrique
centrale. Ce fut son frère et disciple Mame Cheikh Anta
MBACKE qui eut l’immense privilège de monter à bord
du bateau qui le ramenait pour l’accueillir et
l’accompagner à terre où l’attendait une foule délirante
de talibés.
Mame Cheikh Anta MBACKE alla ensuite attendre son
Maître à Darou Salam. Pendant que celui-ci effectuait
un périple qui allait le conduire tour à tour à Louga, à
Baridiam, Sanoussy, Mbacké Kajoor, Il préparait pour
lui un accueil digne des « Mille et Une Nuits ». Cheikh
Ahmadou Bamba n’arriva à Darou Salam que le
vingtième jour du mois lunaire de shawwal.
Ce n’est pas hasard si Darou Salam a été choisi pour abriter les festivités devant marquer le
retour de Cheikh Ahmadou Bamba à la tête de sa communauté, une fois sa mission divine
accomplie avec succès.
En effet, Darou Salam est le premier sanctuaire qu’il a fondé pour le service de Dieu. Ensuite
dès qu’il a foulé le sol de la patrie à son retour d’exil, il a puisé dans le Coran l’inspiration
divine qui lui a indiqué que c’est à Darou Salam que devaient se tenir les cérémonies marquant
son retour couronné de l’agrément du Maître du Trône.
Pour Mame Cheikh Anta, rien ne fut trop beau pour marquer l’événement et pour matérialiser
sa propre reconnaissance à Dieu pour lui avoir rendu son frère et maître spirituel. La
communauté qui retrouvait dans une joie indescriptible son guide ne fut pas en reste.
Un extraordinaire tapis rouge que Mame Cheikh Anta avait acquis à grand frais pour la
circonstance fut déroulé sous les pas de Cheikhoul Khadim, avec, de chaque côté, une haie
d’honneur au bord du délire.
Le Saint Coran fut lu au moins sept mille fois. Pendant toute la durée du séjour de Cheikhoul
Khadim à Darou Salam, chaque jour on immola quinze bœufs, quinze béliers ainsi qu’un
nombre incalculable de poulets. Même les vautours attirés par les énormes quantités de
viandes eurent leur part : on leur jeta en pâture quinze ânes sacrifiés à leur intention.
Au cours de ces journées, toute forme de bétail licite avait été immolée, même des chameaux.
L’enthousiasme et l’extase spirituelles s’étaient emparés des disciples à un point tel qu’à un
certain moment l’un d’entre eux du nom de Mbaye KAMARA s’offrit à être immolés car il avait
constaté que, pour honorer Khadimou Rassoul, on avait tout sacrifié sauf un être humain. Bien
entendu on n’en arriva pas là. D’ailleurs Serigne Touba n’aurait pas laissé faire.
Cependant il fut très sensible de la hauteur de la résolution qui avait fait germer une telle
intention. Il agréa donc l’intention de Mbaye KAMARA mais interdit qu’à l’avenir qu’une telle
idée puisse germer dans l’esprit d’un homme.
La réception de Darou Salam fut la première festivité d’envergure, le premier magal du
mouridisme. Depuis, la tradition est perpétuée chaque année avec toujours plus de ferveur et
plus d’enthousiasme en signe de reconnaissance à Allah d’avoir permis le retour triomphal de
Khadimou Rassoul parmi les siens, après mission accomplie.
Puisse Dieu nous donner l’opportunité de célébrer plusieurs années encore cet important
événement de la vie de la communauté mouride.


Dossier: Mame Cheikh Anta Mbacké Boroom Gaawaan

Mame Cheikh Anta MBACKE : qui était cette grande figure emblématique de la Mouridiya ...


Mame Cheikh Anta MBACKE est l’un de ceux dont la détermination inflexible dans le service de Cheikhoul Khadim a contribué de façon décisive dans le développement de la Mouridiya et de son inscription dans une courbe irréversiblement ascendante.
Qui était cette grande figure emblématique de la Mouridiya que d’aucuns n’ont pas hésité à dépeindre comme le grand argentier de la communauté de Serigne Touba.

Sa naissance - Son ascendance

Sur la date de sa naissance, les sources ne s’accordent pas. D’aucun situent l’événement en 1861,certains en 1863, d’autres avancent l’année 1866. Est-ce en 1867 comme le prétendent d’autres sources ?Cheikh Sidy Moukhtar MBACKE, plus connu sous le nom de Mame Cheikh Anta MBACKE ou de Borom Gawane vit le jour à Porokhane, dans le Rip.
Qu’il nous suffise de savoir qu’il est issu du même père que Cheikhoul Khadim, c’est à dire de Serigne Momar Anta Sally. Sa mère, la vertueuse Sokhna Anta NDIAYE était une cousine de Sokhna Diarra BOUSSO la mère de Khadimou Rassoul.
Ainsi, les deux frères, en dehors du lien de sang qui leur vient de leur père commun sont aussi des cousins par leurs mères. Cela explique qu’ils aient été si proches l’un de l’autre, si en phase l’un par rapport à l’autre.

La force de l’engagement et de la fidélité à CHEIKHOUL KHADIM



Signe que l’élève méritait cette confiance investie en lui : il allait consacrer sa vie, son énergie et son immense fortune au service du Maître.Signe de grande confiance du Maître : l’élève allait recevoir en apanage Darou Salam, le premier sanctuaire fondé par Khadimou Rassoul dans sa quête de la solitude nécessaire à son vœu de se consacrer au culte exclusif de Dieu et au service de son Elu (P.S.L.)
- Il s’est d’abord employé à démultiplier l’enseignement du Maître. Dans ce domaine, il s’est montré si efficace que bientôt il reçut l’allégeance d’une foule nombreuse de talibés. Il les organisa en daaras productifs et prospères à l’image de Gawane qu’il fonda en 1905 non loin de la localité de Bambey.
- En tant qu’homme d’affaires, il s’est employé à acquérir une immense fortune qu’il a ensuite mise au service du développement de la communauté de Cheikhoul Khadim. Il est à noter que cet homme très au fait de la charia n’a jamais employé de moyens illicites dans ses transactions avec ses partenaires d’affaires. C’est en tout cas son exceptionnelle prospérité financière et sa propension à faire le bien autour de lui qui lui valut l’appellation " Borom Dërëm ak Gërëm " (approximativement traduit cela donne " Celui qui a reçu la possession, c’est à dire la richesse, et l’onction du Maître ")
- De par ses activités d’opérateur économique il avait acquis un solide réseau de relations. Mais il n’en a jamais abusé pour obtenir des passe droits ou de privilèges illégaux. Tout juste s’en est-il servi pour la promotion et la préservation des intérêts de la communauté.
- Fidèle entre les fidèles, Mame Cheikh Anta a été l’une des rares personnes à avoir rendu visite à Serigne Touba dans son exil gabonais (il l’a trouvé à Lambaréné). De ce voyage mémorable, il a rapporté des écrits du Cheikh, un lit qui sera enterré avec sa mère au cimetière de Dekhelé (où repose Serigne Momar Anta Sally). Il a également rapporté des directives destinées à Mame Thierno Ibra Faty qui avait en charge les destinées de la communauté en l’absence du Maître. Il a surtout rapporté aux talibés la certitude que le Maître était bien vivant et qu’il allait revenir parmi les siens, contrairement aux informations distillées par l’autorité coloniale dans le but de les démoraliser.
Il est peut-être important de souligner que Mame Cheikh a été le premier à faire imprimer des écrits du Cheikh. Il s’agit de ceux qu’il a rapportés du Gabon.
- C’est encore lui qui, le 11 novembre 1902 monta sur le bateau qui ramenait Cheikh Ahmadou Bamba au port de Dakar pour l’accueillir et le conduire à terre, après presque huit ans d’exil.
- A Darou Salam, il eut ensuite l’immense bonheur d’organiser les festivités marquant le retour triomphal de Cheikh Ahmadou Bamba parmi les siens et ses disciples. Ces festivités demeurées mémorables sont chaque années commémorées dans la ferveur et l’enthousiasme. C’est le fameux Magal de Darou Salam qu’on peut considérer comme le premier magal organisé par la communauté mouride.
- En 1922, c’est Mame Cheikh Anta qui conduisit la délégation que Khadimou Rassoul envoya à Tivaouane pour présenter ses condoléances lors du rappel à Dieu de Seydi El hadji Malick SY.
- Lorsque le Cheikh fut placé en résidence surveillée en Mauritanie (1903 - 1907) et au Djolof (1907 - 1912), Mame Cheikh Anta servit aussi de relais entre lui et sa communauté. Pendant cette même période, il s’employa également à désamorcer tous les pièges par lesquels l’autorité coloniale et ses suppôts locaux ont tenté de contrecarrer le développement du Mouridisme.

Le pélerinage à la Mecque

Mame Cheikh Anta finança entièrement l’expédition de sa poche, depuis les billets en première classe jusqu’aux provisions consommées durant tout le voyage. Les escales en France, au Caire, comme le séjour en terre sainte ont été impressionnants, tant Mame Cheikh, en aucune fois n’a lésiné sur les dépenses, pour assurer la qualité à ses compagnons d’équipée.En 1928, soit un an après le rappel à Dieu de Cheikhoul Khadim, Mame Cheikh accompli le pèlerinage aux Lieux Saints de l’Islam. Cette expédition mémorable fut effectuée en compagnie deSerigne Fallou MBACKE. Egalement de la partie, il y avait Serigne Mbacké BOUSSO, Serigne Moulaye BOUSSO, Serigne Tacko MBACKE(second fils de Mame Cheikh Anta). Trois de ses principaux talibés complétaient la délégation. Il s’agit de : Serigne Modou Ndiaye DIOP, Serigne Ibrahima DIA, Serigne Mayoro FALL.
Des Lieux Saints, il rapporta diverses reliques dont un manuscrit du Coran reconnu parmi l’un des plus ancien qui existe. Il rapporta également les couvertures qui revêtaient les mausolées du Prophète (P.S.L.) et de ses principaux compagnons ( que Dieu les comble de bienfaits.) Ces couvertures serviront à recouvrir les mausolées de Khadimou Rassoul et de ses principaux disciples. Mame Cheikh Anta se réserva celle de Seydina Hamza, un oncle et fidèle compagnon du Prophète (P.S.L.), afin que son propre mausolée en soit paré après sa disparition.


Les khalifs de Mame Cheikh Anta MBACKE

L’œuvre de Mame Cheikh Anta a été perpétuée par des Khalifes qui ont pour caractère commun leur intransigeance contre les appâts des mondanités, leur rejet de la compromission avec le pouvoir temporel et le caractère tranchant de leur discours qui rejette tout ce qui n’est pas l’Islam et le service de Serigne Touba. Ainsi, se sont tour à tour distingués :La vie de ’’Borom Dërëm ak Gërëm’’ (le nanti et l’agrée) Cheikh Anta Mbacké en l’occurrence était partagée entre Darou Salam, Thilmakha dans le Cayor et Gawane. Il en fut ainsi jusqu’à son rappel à Dieu intervenu le 10 Mai 1941. Son mausolée à Darou Salam est un lieu de pèlerinage qui ne désemplit jamais.
- Serigne Modou Mamoune MBACKE (1941 - 1969), celui-là même que Serigne Touba a dépeint comme un homme exempt de péché.
- Serigne Tacko MBACKE (1969 - 1975) qui a accompagné son père dans son pèlerinage à La Mecque. Les anciens s’accordent sur sa ressemblance caractérielle avec Mame Cheikh Anta MBACKE/ même générosité discrète, même jovialité conviviale.
- Serigne Ibra MBACKE « Ndar » (1975 - 1987), ainsi appelé à cause de ses origines saint-louisiennes. Il a laissé le souvenir d’un homme d’ouverture qui a allié l’exercice du Khalifat de Mame Momar Anta Sally et celui de Borom Gawane. Avec lui, Darou Salam s’est adjugé le record des contributions à l’œuvre de Serigne Touba.
- Serigne Samme MBACKE (1987 - 1998) connu pour sa haute élévation morale et spirituelle. Il a réfectionné et embelli le mausolée de Borom Gawane et assuré l’extension de Darou Salam. On garde de lui le souvenir d’un homme généreux, désintéressé et hospitalier.
- Serigne Moustapha Thieytou MBACKE (1998-2001)) était un érudit doublé d’un travailleur infatigable. C’était la discrétion faite homme. Comme Serigne Saliou, il était ennemi du paraître et des mondanités. Comme le Khalife Général des mourides, il s’investit à fond dans les projets porteurs de progrès pour la communauté. D’ailleurs, il était très en phase avec Serigne Saliou dont il partageait les vues et ambitions pour le mouridisme.
- Serigne Hamidoun MBACKE (2001-2009) )
Fils de Soxna Mbacké bint Serigne Mame Mor Diarra Mbacké, grand frère de Serigne Touba et de Serigne Modou Mamoune Mbacké, fils aîné de Mame Cheikh Anta Mbacké, c’est lui qui a ouvert l’ère du khalifat des petits-fils de Borom Gawane.
- Serigne Mame Mor Mbacké Ibn Serigne Tacko, l’actuel Khalife.
Après le rappel à Dieu de Serigne Hamidoun MBACKE, c’est à Serigne Mame Mor Mbacké Ibn Serigne Tacko que revient la charge de khalife de Mame Chaikh Anta Mbacké.
Nous formulons à son endroit des vœux de très grande longévité et de santé florissante.
Puisse Dieu lui donner une longue vie.
Source:HTCOM.SN

La Mission du Cheikh Ahmadou Bamba Khâdimu-r-Rasûl


Ce site se propose une approche qui se veut originale dans l’enseignement de l’hagiographie du Serviteur Privilégié du Prophète, Cheikh Ahmadou Bamba Khâdimu-r-Rasûl.
Différemment de la perspective des écoles et de la plupart des conférenciers et chercheurs modernistes, la mission de Cheikh Ahmadou Bamba n’a pas tellement besoin de se référer aux résistants locaux ou à la conquête territoriale de la colonie du Sénégal.
Cette hagiographie est surtout à situer par rapport à ce qui s’est passé dans l’Islam avant la venue du Cheikh :
le legs du Sceau des Prophètes, Mouhammad Rasûlal-Lâh (Paix et Salut sur Lui) et de ses vertueux compagnons.
Ceci est indispensable pour comprendre d’emblée qu’il n’a pas créé une voie parallèle mais, que sa mission est de restaurer le contenu sacré du Message de l’Elu, le Meilleur des Envoyés Mouhammad Rasûlal-Lâh (Paix et Salut sur Lui). Sa mission est de réhabiliter les valeurs culturelles de base de l’Islam dans le respect strict des recommandations de DIEU.
Cette mission connaît plusieurs axes dont nous proposons trois grandes subdivisions :
I- Les débuts de la mission
C’est un itinéraire de Mbacké Kajoor à TOUBA avec en toile de fond les positions hostiles aussi bien des autorités coloniales que locales. Le point focal de cette période reste sans doute le CONTRAT signé avec le Prophète (Paix et Salut sur Lui), ce qui lui a permis de jeter les jalons d’une guerre sainte contre l’âme (Jihâdu-n-nafs).
II- De Mbacké Bâri à l’Exil
Pour une période d’un peu moins de huit ans, c’est un long itinéraire sur les traces des martyrs dans le pari de l’Elu à savoir : le respect des biens et du sang des autres.
C’est un dévouement à une vérité eschatologique authentiquement prophétique.
III- Le Pacte des épreuves
C’est l’étape de la confrontation avec ses ennemis contemporains pour une période de 32 (trente deux) années.
Cette étape marque son élection au rang du Meilleur Serviteur du Prophète (Paix et Salut sur Lui).
Cet épilogue est symbolisé par la conscience du faisceau des verbes prophétiques, autrement dit la conscience du Bonheur de la Communauté de l’Elu, et non pas seulement de la délivrance d’une personne.
Il est sorti indemne des épreuves, il a confirmé la victoire que le Prophète prédisait :
le triomphe du quatorzième centenaire de l’hégire.

Source: HTCOM.SN

Comité Local de Développement de Touba pour le Grand Magal de TOUBA

Comité Local de Développement de Touba pour le Grand Magal de TOUBA
Le lundi 09 septembre 2013, s’est réuni à la salle de délibération de la maison communautaire de Touba, le Comité Local de Développement de Touba sous la supervision du sous préfet de l’arrondissement de Ndame.
Étaient également présent le Président de la communauté rurale de Touba mosquée et le coordonnateur du comité d’organisation du Magal, Serigne Ousmane Mbacké.
La séance marathon marquant le démarrage de la préparation du grand Magal de Touba a démarré à 10h pour prendre fin à 17h. Elle a été une occasion de revenir sur le bilan du Magal de l’année dernière et de poser le jalon pour la prochaine édition qui aura lieu en décembre 2013.
Tous les services du secteur public et parapublic intervenant dans la préparation de l’événement étaient présents. Ils ont pris la parole pour décliner leur plan d’action avant de recevoir les remarques et critiques de l’assemblée par rapport aux attentes non satisfaites. Les secteurs de l’énergie, de l’hydraulique, de la santé, de la sécurité, de l’assainissement, de l’hygiène, de l’élevage, de la communication et des télécommunications ont été passés au peigne fin.
Des engagements ont été pris de part et d’autre pour que la préparation ne souffre d’aucun manquement. Serigne Ousmane Mbacké qui représentait le comité d’organisation à cette rencontre a exprimé son espoir de voir toutes les promesses tenues pour que le Magal soit célébré dans la sérénité et la quiétude.

Source:almouridiyyah.com

MESSAGE DU KHALIF GÉNÉRAL DES MOURIDES !!! Suite à la rumeur selon laquelle CHEIKH SIDY MOKHTAR, Khalif Général des Mourides, aurait émis une injonction (Ndigeul) pour que l’usine de Dangote, fermée par le Préfet de Thiès jusqu’à décision définitive de la Justice soit ré-ouverte, son porte parole Sérigne Bass Abdou Khadr a démenti cette « Grosse Intoxication ».



Suite à la rumeur selon laquelle CHEIKH SIDY MOKHTAR, Khalif Général des Mourides, aurait émis une injonction (Ndigeul) pour que l’usine de Dangote, fermée par le Préfet de Thiès jusqu’à décision définitive de la Justice soit ré-ouverte, son porte parole Sérigne Bass Abdou Khadr a démenti cette « Grosse Intoxication ».

Voici un résumé des propos tenus par le Khalif Général des Mourides par la voix de son porte parole :

« Sérigne Cheikh (khalif de Sérigne Saliou Mbacké) ne s’intéresse pas aux choses de ce bas monde. L’Islam dit que tout le monde doit défendre son dû. Et la famille de Sérigne Saliou Mbacké défend son dû dans le litige l’opposant à Dangote. Sérigne Sidy Mokhtar n’a jamais demandé la réouverture de l’usine. Ce sont des contrevérités. C’est une affaire pendante devant la justice. »

Vu que ce litige commence à prendre une autre dimension politique et financière, avec des non-dits et manipulations venants de tout bord, la rédaction publiera ces jours-ci un article assez complet sur cette grave infraction commise par Dangote sur le territoire sénégalais, ainsi que les jugements rendus par les différentes juridictions nationales qui ont hérité de ce dossier.
Pour rappel, tous ces jugements ont été défavorables à Dangote jusqu’ici, sauf la dernière qui continue de semer des doutes.
Affaire à suivre !

Lettre de Khâdimu-r-Rasûl à l’occasion de son départ pour l’exil maritime


Bismillah errahman errahim wa sala tu wa salamu ala seyidina MOHAMMAD

Gloire au Seigneur des mondes et prières et salutations sur le sceau des prophètes MOHAMMAD, sur sa famille et ses compagnons vertueux ainsi que les fidèles qui ont suivi leur exemple.
L’objet de cet écrit est de vous instruire, ô mes disciples : Je vous recommande la crainte révérencielle (Taqwa), il faut craindre le Seigneur glorieux. On a rapporté que Aicha sur elle l’agrément d’Allah a dit : « Le prophète d’Allah sur lui la paix et le salut n’a jamais éprouvé de l’admiration pour quoi que ce soit dans ce monde et n’a jamais été impressionné par qui que ce soit, excepté par l’homme pieux (Dhu tuqa) ».
D’après Qutada sur lui l’agrément, il est écrit dans la Torah : « Ô fils d’Adam, crains ton Seigneur et dors ou tu veux ».
On rapporte que l’un des grands maîtres de la voie spirituelle a demandé à son Cheikh de lui donner un conseil. Son Cheikh lui dit : Je te recommande ce que le Seigneur des univers a recommandé a tous les prédécesseurs et a toutes les générations : « Nous avons recommandé a ceux qui ont reçus les révélations avant vous ; ainsi qu’a vous d’avoir une crainte révérencielle envers Allah ».
Celui qui veut obtenir tous les honneurs dans cette vie et dans l’au-delà doit éprouver de la crainte révérencielle (Taqwa) envers ALLAH.
Le plus haut degré de la « Taqwa » est l’abstinence de tout ce qui est honni par la religion et de fuir la désobéissance et les vanités.
Je vous recommande la piété et le savoir car telle est la voie qui permet d’accéder à la « Taqwa ». Celui qui veut le bonheur de l’au-delà doit apprendre comment parfaire ses actes d’adoration. Dans le Hadith : « Le mérite du savant (Alim) sur l’adorateur (Abid) est équivalent à mon mérite sur les membres de ma communauté ».
Dans un autre Hadith : « Un seul regard posé sur un savant (Alim) m’est plus cher que les adorations d’une année avec les prières et le jeûne ».
Je vous recommande la pratique religieuse après le savoir théologique. Ne vous engagez pas dans la pratique avant de posséder la science théologique. Et ne possédez pas la science théologique sans la mettre en pratique. Le savoir est l’arbre mais la pratique est le fruit.
Hasen Basri sur lui la miséricorde divine a dit : « Cherchez le savoir par une quête qui n’affecte en rien vos actes rituels et pratiquez votre culte sans que cela n’affecte en rien votre quête du savoir ».
Sachez que l’ILM (le savoir) est le guide et que la pratique (AMAL) suit le guide. Il faut impérativement intégrer les articles de la foi par la compréhension et la mémorisation. Apprenez à vos coreligionnaires ce qu’ALLAH a ordonné à tout croyant responsable.

Wird


wird des éléments les plus importants de la mystique que tous les ordres soufis ont Aura généré pour l'usage de ses disciples, un salaire masculin en particulier inclut des versets du Coran et les appels des conversations et les noms de Hosni des noms de Dieu et les prières du Prophète (r) et avoir certains moments souvent le matin et le soir .
Est apparu wird dans l'Islam avec l'avènement de l'ordre soufi à encourager les gens à se souvenir de Dieu I et adorent et seront bénies Ses noms Belle et la bénédiction sur le Prophète r et l'ordre envoyé un esprit d'adoration et de l'invocation et de supplication à Dieu I dans les cœurs des musulmans, le spectre de l'accompagnateur wird toujours à partir d'une lecture du Coran et la prière en congrégation et la redondance et d'autres comme conditions est un must pour les roses qui utilise un moyen relativement faisable pour sauver les musulmans de l'emprise du monde et des problèmes complexes de la vie qui peuvent empêcher d'accomplir un service comme il sied culte.

Source: Nassirou Niang

SIX VERS DE CHEIKH A. BAMBA RESUMANT LES VOIES ET MOYENS DU DEVELOPPMENT

Dans la qacidah (poème) intitulée «Matlab-Ache-chifāi: Recherche de remède» Cheikh Ahmadou Bamba, en formule invocatoire, résume brièvement et brillamment les grands axes du projet de société vertueuse qu’il propose dans les différents domaines-pilliers dont voici illustrativement quelques exemples:



Mets l’avantage à la place du dommage
وأنزل النفع مكان الضر 

Mets le bien à la place du mal
وأنزل الخير مكان الشر 

Mets le savoir à la place de l’ignorance
وأنزل العلم مكان الجهل 

Mets la largesse à la place de l’avarice
وأنزل الجود مكان البخل 

Mets la richesse à la place de la pauvreté
وأنزل الغنى مكان الفقر 

Mets la reconnaissance à la place de l’ingratitude
وأنزل الشكر مكان الكفر 


  • Mets l’avantage à la place du dommage; c’est le domaine de la charité (Al-waqf Al-islami), du secours, donc le domaine des organismes tels que le Croissant rouge, la Croix rouge etc.
  • Mets le bien à la place du mal; c’est le domaine de la diplomatie et des relations internationales (état de guerre, de paix…) et donc celui des traités, des accords, des pactes, des conventions etc.
  • Mets le savoir à la place de l’ignorance; c’est le domaine de l’alphabétisation, du savoir, des sciences, de la recherche, de la découverte etc. c’est donc celui de la construction d’écoles, d’universités, d’instituts spécialisés, d’académies…
  • Mets la largesse à la place de l’avarice; c’est le domaine de l’action sociale, de la protection civile, de la solidarité; mais aussi celui de l’aide internationale, de la coopération bilatérale et multilatérale etc.
  • Mets la richesse à la place de la pauvreté; c’est le domaine économico-financier englobant par conséquent les investissements, les financements de micro et macro-projets et de grands travaux entre autres.
  • Mets la reconnaissance à la place de l’ingratitude; c’est le domaine de la reconnaissance au sens le plus large (y compris donc la reconnaissance de soi-même, de ses propres valeurs et repères, de son identité et spécificités culturelles etc.) et la jouissance qui implique les festivités, les loisirs licites bref, la culture dans sa signification la plus générale.

En nous inspirant des enseignements de notre chef suprême Cheikh Ahmadou Bamba (le serviteur du prophète) en tant que ses adeptes nous pouvons dégagé les orientations qui seront à même de nous faire atteindre l'objectif majeur du développement harmonieux, global et durable une fois traduites en actions consistant succinctement et substantiellement en ce qui suit:
>        Revivification de la tâche d'antan des lieux de culte (les mosquées) en tant que centres multifonctionnels;
>        Ajournement perpétuel du statut de gouvernance de la société en question par rapport à ses variables;
>        Réhabilitation de la politique au sens orthodoxe du terme et donc l'adoption du mode managérial des choses publiques qui soit en phase avec nos réalités;
>        Instauration de l'économie du juste milieu qui permette aux potentialités individuelles de s'exprimer librement et de s'épanouir dans l'harmonie sans pour autant laisser la collectivité à la merci des gourmandises individualistes et égocentriques;
>        Le social doit être central dans la gestion de la société et préconise en conséquence que la charité, l’aide aux démunis, le secours etc., soient pris très au sérieux;
>        La quête du savoir doit être érigée en dogme. C'est donc dire que l'éducation, l'enseignement et la recherche scientifique seront des priorités dans la bonne gestion de la société;
>        La santé pour tous et partout; cela ne doit pas être un slogan stérile parce que l'objectif visé exige qu’elle soit un véritable sacerdoce pour ceux qui ont en charge les destinées de la société;
>        Les grandes infrastructures sont en amont comme en aval de l'action développementale de la société et de sa bonne gestion.
>        En vertu justement de cette bonne administration, autorité, rigueur et force doivent rester à la loi et l’égalité des sujets devant elle doit être totale et générale donc sans manquement ni dérogation dans la conduite des affaires de la cité.
Voila orientations khadimiennes auxquelles il faut que nous donnions corps avec les nombreuses ressources humaines de provenances raciales, géographiques, ethniques, linguistiques, sociales et professionnelles diverses que l'ordre mouride a à sa disposition avec tout ce que cela génère en termes de compétences aussi quantitatives que qualitatives et diversifiées.


Par Hamza Ahmad DIAKHATE

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