« Louange exclusivement à DIEU »
Au nom de Dieu le Bienfaiteur Miséricordieux. Ô Seigneur, répand Salut, Paix et Bénédiction sur notre Maître, notre Appui Mouhammad, sur les siens et sur ses compagnons et agrée la louange de reconnaissance que l’auteur de ces vers T’adresse en disant : « Louange exclusivement à DIEU »
1. J’adresse mes louanges au SEIGNEUR POURVOYEUR des immenses bienfaits Qui fait jaillir, par Sa Grâce, l’Onde Pure de « cAynu-r-Rahmah » (la Source de Miséricorde).
2. Je sollicite Salut et Prière du Seigneur "SALAM" pour l’Élu (Mouhammad), pour sa famille et ses compagnons.
3. TU nous as protégés, Seigneur, TOI à Qui appartient la totalité de mon être et de mes actions, contre les ennemis, contre le mal, contre le vain et l’imposture.
4. TU nous as gratifiés du Salut, de l’immunité contre toute calamité, épreuve et péril.
5. Me comblant de joie, TU as exaucé ma prière ! Point d’hostilité ! Point de tyrannie.
6. Ô Seigneur, Maître des créatures, TU m’as offert ce que ces créatures ont de bon et m’as épargné de ce qu’elles ont de mal.
7. A TOI appartient ce bas-monde et à TOI appartient l’au-delà ! Ô TOI Qui m’es favorable, TU m’as garanti le viatique.
8. TU m’as satisfait en m’apportant les bonnes nouvelles que TU sais bien, Ô TOI qui m’as réservé un fameux secret (jalousement) scellé.
9. M’ayant accordé la guidée infaillible, je ne saurai nullement être égaré et jamais un séducteur ne tentera de m’assaillir.
10. Ô PROTECTEUR Qui m’ as placé à « TOUBA », préserve cette ville de toute adversité et de toute catastrophe.
11. Entoure-la de garantie contre épidémie et désastre. Qu’elle soit sans contre temps une Cité de dévotion.
12. Espérant, de ta part l’honoration des vœux formulés, Ton esclave, serviteur de Ton Esclave Te supplie et T ’invoque.
13. Accorde au Serviteur de Ton Esclave-intercesseur (agréé) qui demande à être utile aux siens, la réalisation de tous ses vœux.
Accorde à l’auteur de ces vers, pour chacune de ses lettres la récompense d’une louange et d’une reconnaissance à jamais agréées, donnant la joie au Prophète (Salut et Paix sur Lui) Amen ! Ô Maître des Mondes.
Sépulcres des fils de SERIGNE TOUBA à l’intérieur des cimetières 11 mai 2005 SERIGNE ABDOULAHI MBACKE Vue extérieure du mausolée Vue intérieure du mausolée Cheikh MOUHAMADOU LAMINE BARA MBACKE Vue extérieure du mausolée Vue intérieure du mausolée Cheikh ABDOU SAMAT MBACKE Vue extérieure du mausolée Cheikh Ibrahima MBACKE
SERIGNE ABDOULAHI MBACKE
- Vue extérieure du mausolée
- Vue intérieure du mausolée
Cheikh MOUHAMADOU LAMINE BARA MBACKE
- Vue extérieure du mausolée
- Vue intérieure du mausolée
Cheikh ABDOU SAMAT MBACKE
- Vue extérieure du mausolée
Cheikh Ibrahima MBACKE
(Le khalif) Cheikh Mouhammadou Moustapha MBACKE 1927-1945
Lorsque, de guerre lasse, au terme d’un exil pénible et inique en Afrique Centrale, le Pouvoir Colonial se résolut à ramener Cheikh Ahmadou BAMBA au Sénégal, il se trouva placé devant un constat d’échec quant à sa tentative de liquidation du Cheikh et de ses idées. Mais il ne désarma pas pour autant : le combat fut transposé sur le plan culturel. Sa nouvelle stratégie fut d’entreprendre d’effacer de la mémoire du peuple, jusqu’au souvenir de Cheikh Ahmadou BAMBA par le biais de la scolarisation d’enfants dont on allait planifier savamment le lavage du cerveau, le déracinement culturel et l’européanisation par l’assimilation aux mœurs occidentales. Selon les espérances du Pouvoir Colonial, le Mouridisme devait s’effondrer de lui-même dès la disparition de son fondateur, miné par les dissensions qui naîtront forcément, croit-il, des querelles successorales, mais aussi par les séductions de la vie matérielle qu’il offre.
Tous ces espoirs devaient par la suite s’écrouler lamentablement car Cheikh Ahmadou BAMBA allait laisser une descendance de Vaillants Paladins de l’Islam qui se sont tous illustrés dans la défense et la propagation de l’œuvre du fondateur du Mouridisme.
Le premier d’entre eux, Cheikh Mouhammadou Moustapha MBACKE se distingue par un courage incommensurable, une intelligence hors du commun, d’immenses qualités de rassembleur, d’organisateur, de bâtisseur, toutes choses qui ont trouvé la pleine mesure de leur expression dans le contexte particulièrement dur de l’époque coloniale, dans l’une de ses périodes les plus tragiques : l’entre deux guerres.
Ce preux Chevalier de l’Islam qui allait reprendre et porter haut le flambeau allumé par son illustre Père, a vu le jour en 1888 à Darou Salam, d’une mère elle-même issue d’une grande famille d’érudits, Sokhna Aminata LÔ. C’est d’ailleurs son oncle maternel, Serigne Ndame Abdou Rahmane LÔ, grand compagnon de son Père, qui allait se charger de son initiation au Coran, tandis que Mame Thierno Birahim MBACKE, frère cadet du Cheikh, allait assurer à son tour sa formation dans les questions théologiques. Par la suite, son père, le Cheikh en personne, se chargera de guider ses pas dans les arcanes de la formation mystique. Jamais étudiant ne fut aussi doué. Il excellera à un point tel que son père le désignera comme successeur avec pour mission, le raffermissement de la cohésion de la Communauté Mouride dans le but de la faire prospérer, mais surtout l’édification de la Grande Mosquée, pour la seule gloire de Dieu. Il n’est peut-être pas superflu de dire que les contemporains ont rapporté que son Père lui témoignait une réelle affection car on avait le sentiment qu’il savait qu’il avait bien investi sa confiance.
La première occasion que Cheikh Mouhammadou Moustapha MBACKE eut de montrer qu’il était à la hauteur des espérances de son Père, ce fut en 1927, lorsque le Cheikh disparut. La rapidité et la pertinence de sa réaction, le sang froid, la discrétion et le courage avec lesquels il fit transférer l’illustre corps à Touba, dans le contexte très coercitif de la période coloniale forcent encore, de nos jours, l’admiration, quand on sait qu’il n’était pas facile à l’époque de braver le Pouvoir Blanc (il a donné une sépulture à son père sans informer l’Administration, en se passant surtout de son autorisation) et d’encourir les foudres de son courroux. Au mépris des risques patents, il a exécuté les dernières volontés de son père : lui assurer une sépulture en tout conforme à ses vœux, selon la procédure qu’il avait lui-même indiquée, surtout en s’assurant que son corps ne soit point souillé, ne serait - ce que par le simple regard d’un membre de l’administration coloniale.
Une autre manifestation de sa pleine capacité à jouer le rôle que son père lui a dévolu a été la manière dont il a mis-fin aux velléités de dissidence de certains Grands Cheikhs après la disparition du Fondateur. Par son aura personnelle, et ses qualités de grand rassembleur, il a réussi à rallier autour de sa personne tous les dignitaires et les talibés. Pour assurer la cohésion et la force de la Communauté, il a, avec intelligence, choisi la voie du dialogue et de la concertation.
D’abord avec ses frères et sœurs : bien qu’il fût l’aîné et le légataire de Serigne TOUBA, donc le seul maître, autorisé à décider souverainement avec l’assurance d’obtenir l’obéissance stricte de ses cadets qui voyaient en lui leur vénéré Père, il a préféré, en toute chose, les consulter pour tenir compte, très étroitement, de leurs avis. D’ailleurs, il est de notoriété publique qu’il vénérait ses frères et sœurs qu’au demeurant il chérissait, car lui aussi voyait en chacun d’entre eux son illustre Père. Sur cette question de ses rapports avec ses cadets, le témoignage de Sokhna Maïmouna MBACKE la benjamine du Cheikh est particulièrement édifiant. En effet elle aimait souvent raconter que, toute jeune, encore du vivant de leur vénéré père, à un âge où elle n’avait pas encore une conscience claire de son lien de parenté avec Cheikh Mouhammadou Moustapha, son attention avait été attirée par l’empressement de ce jeune homme à aller au devant de ses moindres désirs, à elle et aux autres enfant du Cheikh.
Elle avait remarqué chez lui un zèle et un dévouement qui allait même, souvent, jusqu’à leur offrir son vêtement pour s’essuyer les mains après les repas. Elle avait fini alors par dire à ses frères : " Qu’il est bon, ce talibé de notre père ! "
Même avec l’Administration Coloniale, il a réussi à établir de bons rapports à un point tel, que le Gouverneur Général de L’A.O.F en personne a été son hôte à TOUBA, trois jours durant.
La plus grande réussite à mettre à l’actif de Cheikh Mouhammadou Moustapha est, sans conteste, la construction de la Grande Mosquée de TOUBA.
C’était un projet tellement cher à Cheikh Ahmadou BAMBA qu’il en dira lui-même, bien avant sa construction, "L’Eternel m’a honoré pour l’éternité d’un édifice indestructible qui se dressera jusqu’au Paradis. "
A l’endroit de ceux qui, de près ou de loin ont eu le bonheur de collaborer ou de participer à l’érection de l’ouvrage, le Cheikh a formulé les prières suivantes :
" Absous les volontaires qui ont bâti l’édifice si élevé de ma demeure, la Cité Bénite de TOUBA, de leurs pêchés du passé et de l’avenir ; absous tous ceux qui avaient la charge de l’ordonnancement des travaux de l’édifice de leurs pêchés initiaux et finaux. "
" Absous également tous ceux qui leur sont venus en aide dans cet édifice qui, par Ta Gloire s’est érigé - Ô ! combien Majestueux - de leurs pêchés d’avant et d’après. "
Il convient de rappeler que Cheikhoul Khadim n’avait assigné aux hommes la mission de construire la Mosquée que dans la noble intention de leur ouvrir les voies de la Rédemption. Cette Mosquée est un dessein de Dieu et le Cheikh, dans son exhortation aux talibés à s’impliquer dans sa construction, n’a pas manqué de prévenir :
" Si vous l’entreprenez, Dieu en sera pour autant glorifié mais en cas de renonciation, Dieu enverrait des êtres pour s’en acquitter. "
Le moment venu, Cheikh Mouhammadou Moustapha entreprit de s’atteler à la réalisation du vœu de son Père. Alors, devant lui, se dressèrent nombres d’obstacles et d’embûches tous plus ardus les uns que les autres. Mais, courageusement, opiniâtrement, avec détermination, il a réussi à les abattre les uns après les autres.
Lorsque, le vendredi 17 dhul - qi da 1530 H (4 Mars1932), il procédait à la pose de la première pierre de l’édifice en présence des Dignitaires du Mouridisme et d’une foule de Talibés enthousiastes, que d’obstacles il avait du abattre pour en arriver à ce jour et à ses fastes.
Il a du batailler ferme pour obtenir l’immatriculation du terrain devant porter l’ouvrage et l’autorisation de construire.
Ensuite l’Autorité Coloniale lui a imposé une condition qui, dans sa logique devait signifier le coup d’arrêt mettant définitivement fin au projet. Il ne s’agissait, ni plus ni moins, que de poser 50 km de chemin de fer, de Diourbel à Touba pour acheminer le matériel lourd nécessaire à l’entreprise. Dans les normes, seuls un gouvernement ou une société puissante pouvaient relever un pareil défi. C’était compter sans la détermination de Cheikh Mouhammadou Moustapha : dans un délai de loin inférieur à celui imparti par le Pouvoir Colonial et avec les seules ressources (humaines et financières) de la Communauté Mouride, l’ouvrage fut réalisé.
Enfin, il a eu à déjouer les manœuvres frauduleuses d’un certain Pierre TAIILERIE, Administrateur Colonial ayant revêtu le manteau d’entrepreneur pour se faire adjuger le contrat de construction de la Grande Mosquée. Très vite, il est apparu qu’on avait affaire avec un escroc qui croyait pouvoir s’enrichir sans risque en misant sur l’ignorance du droit de ses victimes et surtout sur la peur qu’elle devrait normalement avoir de traîner un blanc devant les juridictions, aussi bien coloniales que métropolitaines.
Par sa détermination Cheikh Mouhammadou Moustapha obtint la condamnation de TAIILERIE. Les travaux de la Grande Mosquée reprirent de plus belle et les Talibés continuèrent de rivaliser d’ardeur et de sacrifice pour la réussite de l’entreprise.
Le Vendredi 7 Juin 1963, jour de l’inauguration de la Grande Mosquée par Cheikh Mouhammadou Falilou le digne successeur de Cheikh Mouhammadou Moustapha, tous les cœurs, à l’unanimité, se sont souvenu, avec émotion, du premier Khalife de Khadimou Rassoul, disparu le 13 Juillet 1945, alors que l’édifice avait déjà pris forme : les fondations en étaient achevées et les murs avaient atteint la hauteur d’une terrasse. L’image d’un travailleur infatigable, d’un érudit possédant à la perfection les Sciences Coraniques et la langue arabe planait sur l’assistance.
L’on gardait encore en mémoire la célébration du Premier Magal après Serigne Touba dès 1928 (dans le sillage du Fondateur qui l’organisait lui-même), point de départ d’une tradition solidement établie de nos jours et qui est devenu l’un des événements les plus importants du monde musulman.
Où qu’on puisse poser le regard, aussi loin que porte la vue, tout évoque la puissante stature de Cheikh Mouhammadou Moustapha : c’est lui qui a fait de TOUBA la métropole religieuse, la ville sainte, la capitale du Mouridisme qu’elle est devenue et qui lui doit son premier forage qu’il fit installer à NDAME. C’est lui qui a crée chez les Mourides ce goût prononcé du travail, cette détermination à vivre honnêtement du fruit de son labeur et cette volonté de vivre en parfaite conformité avec les enseignements du Cheikh. Ce n’est pas hasard si, sous son impulsion, le Baol est devenu le principal producteur d’arachide. Lui-même a eu à être décoré de la Médaille du Mérite Agricole.
Malgré la Crise des années 1930 et les effets négatifs de la Seconde Guerre Mondiale sur l’économie en général, le terroir mouride est demeuré riche, prospère, irrémédiablement inscrit dans une logique de travail, de discipline et de ferveur religieuse, grâce à l’enseignement de Serigne Touba relayé par Cheikh Mouhammadou Moustapha. On se souvient que c’est lui que le Cheikh avait désigné pour remettre à l’Administration Coloniale la somme de 500 000 francs dans le but d’aider à relever la monnaie française menacée d’effondrement. Quel bel exemple de sagesse, de dépassement et de générosité à l’endroit d’un système qui pourtant, à l’égal d’un ennemi déterminé, s’est toujours évertué à nuire ou à porter préjudice à la Communauté et à son Guide.
L’on ne peut regarder le rail à Touba, l’on ne peut se recueillir dans la Sainte Mosquée, l’on ne peut traverser Darou Khoudosse le cœur de Touba sans évoquer cette grande figure de l’Islam Universel dont les jeunes générations ne connaissent à travers les photographies, qu’un visage empreint de bonté et de sérénité et tout baigné de la lumière de Serigne Touba à la tête enveloppé d’un turban, toutes choses qui corroborent les témoignages de ses contemporains le décrivant comme un travailleur infatigable, résolument détourné des mondanités, uniquement préoccupé des préceptes de l’Islam et entièrement dévoué à la mémoire de son Père. Il pilotait personnellement les travaux de la Grande Mosquée et n’hésitait pas, à l’occasion, à mettre la main à la pâte.
C’est cet homme réputé pour son équité, son sens de l’humain et qui ne faisait pas de différence entre le puissant et le pauvre que les talibés évoquent encore aujourd’hui en le désignant affectueusement et nostalgiquement sous les surnoms de Amdy ou de Ndiagne pour faire allusion à son abondante chevelure.
Nul doute que son œuvre est agréée et que son Père est satisfait de lui, tout autant que sa sainte descendance et ses vaillants frères qui, après lui, sur son exemple, ont porté haut le flambeau transmis par le FONDATEUR.
L’abattoir de Touba un joyau de plus de 11 milliards FCFA sera fonctionnel avant le 18 Safar 1435
La ministre de l’élevage, Aminata Mbengue Ndiaye semble bien d’attaque pour donner suite à la promesse de Mme Mimi Touré, la Première ministre. Lors de sa déclaration de politique générale, elle avait en effet promis de procéder avant le magal à l’ouverture et au démarrage de l’abattoir de Touba, le plus grand de la sous-région, selon son entrepreneur.
A la tête d’une forte délégation, Mme Aminata Mbengue Ndiaye après sa visite des lieux a déclaré que le « joyau » sera fonctionnel avant le 18 Safar, c’est-à-dire en décembre prochain. Toutefois, il y a anguille sous la roche. En effet, sur le coût ahurissant de 11 milliards 200 millions, la ministre a refusé de se prononcer. « Pour cette question, on verra après. Pour le moment, nous allons concentrer nos forces à faire démarrer l’abattoir avant le magal. Cela permettra de mettre terme à l’abattage clandestin du bétail et au vol de ce bétail » a –t-elle répondu. Cependant, le démarrage devra attendre encore un peu pour deux raisons principales. D’abord, la Senelec avait retiré ses câbles à cause d’une dette de 10 millions de francs Cfa . Abdou Lahad Kâ, actuel Président de la communauté rurale de Touba, se voulant rassurant nous confie, qu’elle (Aminata Mbengue NdiayeNDLR) a mis la main à la poche pour éponger le passif dans ce sens. L’autre écueil sera de rendre fonctionnelles les machines. Selon le technicien européen sur place, « les insectes ont détruit le mécanisme de beaucoup de machines et qu’il faudra les réparer d’abord avant de les mettre en marche »
source:toubainfotv.com
Cheikh Mouhamadou Moustapha Mbacke (1888-1945) Premier Calife de Cheikh Ahmadou Bamba
Selon l'hagiographie mouride, le premier successeur de Cheikh Ahmadou Bamba naquit le 11 du mois de Muharram de l'an 1306 de l'Hégire, à Darou Salam, correspondant au 17 septembre 1888 de l'an romain.
L'histoire rapporte qu'il fallut aller à la quête du Cheikh qui avait à cette époque l'habitude de s'absenter pendant assez longtemps dans la forêt avoisinante à la recherche du futur site de la ville de Touba.
Les émissaires le trouvèrent finalement au troisième jour de la naissance de l'enfant de Sokhna Aminata Lô dans un lieu nommé Fétto sous une averse abondante.
Mouhamadou Moustapha Mbacké fut ainsi l'aîné des enfants du Cheikh restés vivants et le frère utérin de Mouhamadou Lamine Bara Mbacké.
Il eut la douleur de perdre très tôt sa pieuse mère ayant conclu un pacte en ce sens avec le Cheikh.
Il entreprit son étude du Coran auprès de son père et dut, après le départ de celui-ci en exil en 1895, continuer ses études avec Serigne Ndame Abdou Rahmane Lô à Darou-l-Halîmoul Kabîr
Etudes qu'il poursuivit avec son oncle Cheikh Ibra Faty jusqu'au retour de Cheikh Ahmadou Bamba du Gabon en 1902.
Il fut notamment partie des disciples qui rejoignirent le Cheikh à Saout-El-Ma, en Mauritanie, et y demeura avec lui jusqu'en 1907.
Il l'accompagna aussi à Thiéyène et ne s'éloigna significativement de son voisinage qu'après le retour définitif de celui-ci à Diourbel en 1912
Lorsqu'il reçut l'ordre de fonder à 6 km de Touba le village de Husnu-l Mahâb qui n'était en ce temps qu'un petit hameau de Peulhs transhumants appelé Tindôdi.
Il fut en 1921, partie de la compagnie du Cheikh à Dakar lorsque celui-ci y alla répondre à une invitation du Gouverneur Général de l'A.O.F. C'est à lui aussi que son père remit sa participation de
500 000 F au relèvement du Franc français.
Durant toute la période de coexistence avec son père et maître, Cheikh Mouhamadou Moustapha se distingua par un dévouement et une détermination dans le service qu'il lui consacrait,...
Tels qu'il arriva souvent au Cheikh de mettre publiquement en exergue son engagement et son esprit de sacrifice que tout disciple lui enviait. On ne comptait pas les copies de mémoires du Saint Coran que le fils effectua pour le père ni les tonnages de récolte dont il lui fit don.
Lors du rappel à DIEU du Serviteur du Prophète, le 19 juillet 1927, Cheikh Mouhamadou Moustapha fit une fois de plus montre de ses vertus de lucidité et de tempérance, après avoir personnellement constaté le décès, en organisant dans une discrétion absolue son inhumation à Touba, selon les voeux du disparu.
Après sa désignation le 25 juillet 1927, le premier Calife du assurer la relève en s'attelant particulièrement à la construction de la Mosquée de Touba; projet qui tenait réellement Cheikh Ahmadou Bamba à coeur.
Malgré des débuts marqués par des difficultés de tous ordres, dont la plus dure fut assurément l'opposition de nombre de dignitaires de la Communauté à son califat,...
Cheikh Moustapha s'avéra rapidement être un Calife de grande intelligence soutenue par une vaste culture et une conformité sans faille aux enseignements du Cheikh se traduisant notamment par un courage, une dignité et une générosité qui resteront légendaires.
C'est lui qui, à la disparition de leur père, s'était chargé de l'éducation de presque tous ses frères et soeurs. Beaucoup d'entre eux vécurent avec lui et le Calife n'épargna, selon les témoignages de ses frères mêmes, aucun effort pour leur bien-être
Allant même jusqu'à leur désigner, une fois devenus adultes, leur premier lieu d'installation en ne manquant jamais de leur fournir l'aide matérielle nécessaire aux premiers pas dans la vie.
Ce fut également un excellent administrateur, un authentique homme de terrain. En 1928, il obtint l'immatriculation d'un terrain de 400 hectares sis à Touba.
Il demanda, au début de 1929, l'autorisation de reprendre la construction de la Mosquée dont l'irresponsabilité et la cupidité de l'Administrateur Occidental désigné avaient mis les travaux en cause.
A l'issue d'un long procès à rebondissements dans les tribunaux parisiens, l'Administrateur Tallerie eut injustement gain de cause et la communauté mouride se vit contrainte de lui payer la somme faramineuse de 250 000 francs comme dommages et intérêts pour dédit et préjudice sur rupture de contrat.
D'autres obstacles auxquels le chantier de la Mosquée eut bientôt à faire face furent : l'acheminement du matériel de construction à Touba face à l'inexistence de réseau de communication,...
La rareté des matériaux tels que la latérite dans cette zone, la profondeur de la nappe phréatique (à plus de 25 m) posant de façon cruciale le problème de l'eau etc.
La découverte de la carrière de Ndock, à une dizaine de kilomètres au Sud de Touba, permit de résoudre le problème de la latérite.
L'engagement total de dizaine de milliers de volontaires, le dévouement indescriptible de milliers de jeunes, femmes et adultes travaillant plus de 18 heures par jour, transportant dans des paniers posés à même la tête ou sur charrettes d'énormes blocs de pierres sur une dizaine de kilomètres,...
Toute cette formidable énergie déployée dans la sueur et dans le sang (car on ne compta pas alors les décès) accélèrent l'achèvement des fondations et l'empierrement de la plate-forme de la future mosquée.
Pour résoudre le problème des voies de communication Cheikh Mouhamadou Moustapha entreprit, malgré l'incrédulité des autorités publiques, le financement et la réalisation sur fonds propres d'un tronçon d'une cinquantaine de kilomètres de voie ferrée qui allait relier Diourbel à Touba via Mbacké à partir d'un embranchement du Dakar-Niger.
Avec toujours la détermination extraordinaire de milliers de disciples, des "Baye Fall" sous le commandement de leur Calife Serigne Moustapha Fall, fils aîné de Cheikh Ibrahima Fall, et les autres Cheikhs, la durée de réalisation de cette initiative inédite dans l'histoire pulvérisa toutes les prévisions et fut achevée en un an et quelques mois.
Ce succès éclatant accéléra de façon impressionnante l'unité et l'unanimité qui, déjà, faisait jour autour de sa personne façonnant ainsi durablement l'organisation de la Mouridiyah après la disparition du Cheikh.
Au point de vue économique, l'âme profondément paysanne de Cheikh Moustapha alliée à un esprit d'entreprise et d'organisation élevé permirent à la communauté mouride de produire des résultats agricoles considérables. Ainsi la production arachidière qui était estimée aux environs de 20 000 tonnes au début des années 30 passera en 1937/38 à 75 000 tonnes soit une progression marginale de 275%.
Le Chantier confié à la Société des DRAGAGES, il fut officiellement procédé à la pose de la première pierre de la Mosquée le vendredi 4 mars 1932.
Mais, malgré la célérité des travaux, les années de peste meurtrière, la récession mondiale des années 30 se conjuguant aux perturbations de la seconde guerre ralentirent considérablement leur progression.
Et c'est dans ce contexte de profonde crise et de graves difficultés économiques que s'éteignit le vendredi 13 juillet 1945 (3 Sha'bân 1364 H) Cheikh Mouhamadou Moustapha confiant à ses suivants la perpétuation de l'oeuvre colossale entreprise pendant plus de 18 ans.
Mais s'il reste à jamais vrai que DIEU TRES-HAUT ne peut oublier la rétribution de ceux qui combattent "avec leurs biens et leurs personnes" sur Son sentier,...
LUI qui a promis dans Son Saint Livre:
"En vérité, Je ne perds jamais de vue l'oeuvre de celui qui fait le bien, qu'il soit homme ou femme (...) Ceux qui se sont expatriés pour Ma Cause, qui ont combattu, qui ont été tués,...
"Je leur pardonne leurs mauvaises actions et les ferai entrer dans les Jardins arrosés par des ruisseaux, à titre de Récompense Divine; certes DIEU dispose de la plus belle Récompense"
En vertu de cette divine Promesse, Mouhamadou Moustapha aura alors mérité son Agrément et son Election, la Reconnaissance du Prophète de l'ISLAM (PSL) et celle de Khadimou Rassoul.
Mieux, tous ceux qui, aujourd'hui, se réclament du Serviteur du Prophète ou toute personne tenant sincèrement au rayonnement de la Parole de DIEU TRES-HAUT sur terre doit une fière chandelle à ce Digne Socle de l'Edifice de la Foi et de la Vertu...
Touba transformée en chantier « Du n’importe quoi ! », selon Serigne Ousmane Mbacké
Un timing trop serré fausse son rendez-vous déjà calé avec Obama: Serigne Bassirou Abdoul Khadre était en visite aux USA
Le porte-parole du Khalife général des mourides, Serigne Abdoul Khadre Mbacké, était aux Etats-Unis depuis plusieurs jours. Selon des informations reçues, il visitait une partie de la communauté mouride établie au pays de Barack Oussein Obama.
Au cours de cette tournée religieuse, il a rencontré, nous dit-on, l’Imam Magid bien connu des américains, surtout des associations musulmanes. C’est cet homme qui, d’après nos informations, a réussi à décrocher un rendez-vous entre le président Obama et le porte-parole du Khalife Général des mourides. Pour ceux qui l’ignorent, la communauté mouride est très active aux USA, en atteste le jour qui leur est dédié depuis des années déjà, et dénommé ‘’Bamba Day’’.
Mais malheureusement pour cette rencontre entre Obama et le porte-parole du Khalife, Serigne Bassirou Abdoul Khadre, DIEU en avait décidé autrement.
Le marabout Mbacké Mbacké, dans le cours normal de sa visite, avait un timing ou disons un agenda chargé, avec des ‘’Diawrigne’’ (chefs de file mourides) à rencontrer, des communautés aussi à visiter. Pas au courant de l’avancée des tractations de l’imam Magid pour une rencontre avec Obama, il avait déjà calé son départ après ces nombreuses entrevues.
C’est finalement sur le chemin de l’aéroport pour son retour, qu’on l’a informé de l’audience déjà calée avec le président américain, alors qu’il était trop loin pour revenir. Sachant la peine que l’imam américain s’était donnée pour cette rencontre, geste qui en soit traduit aussi une grande estime, c’est avec beaucoup de regret que le marabout sénégalais a informé son ami de sa position au moment de cet appel. Mathématiquement, il n’était plus possible de tenir cette rencontre à heure échue, il ne put que le remercier du fond du cœur de cet égard.
Une belle marque de sympathie pour la communauté mouride au moment où d’autres hommes très influents auraient donné corps et âme pour tailler bavette avec Obama.
Source:DAKARACTU.COM
Le Comité d’Organisation du Grand Magal de Touba a l’honneur de vous inviter
Le Comité d’Organisation du Grand Magal de Touba a l’honneur de vous inviter
à l’un des Ateliers de réflexion organisés par sa Commission Communication et Culture :Dakar (à la Grande Mosquée Masalikoul Djinane), du 7 au 11 Décembre 2013,
- Atelier 1 : « La Problématique de la Décentralisation : Principes et Expérience Mourides »
- Atelier 2 : « La Place du Religieux dans la Réforme des Institutions au Sénégal »
- Atelier 3 : « Assises de l’éducation : L’importance des valeurs culturelles et religieuses, à travers le modèle éducatif de Cheikh A. Bamba »
L’Atelier 1 entend ainsi réfléchir sur les principes d’une décentralisation partant des potentiels endogènes, notamment l’expérience capitalisée par l’histoire de la communauté mouride, pour mieux analyser les obstacles et dégager des voies d’approfondissement de cette importante réforme pour notre pays.
L’Atelier 2 se propose de débattre sur la mission dévolue à la Commission Nationale de Réforme des Institutions (CNRI). Notamment dans l’optique d’une redéfinition plus claire, mieux adaptée et plus rationalisée de la place du fait religieux dans l’architecture institutionnelle de notre pays, au vu surtout de l’importance de cette donne dans la vie sociale, politique et la mémoire collective des citoyens sénégalais.
Quant à l’Atelier 3, il se propose de diagnostiquer les problèmes et hiatus entre le système éducatif actuel et les besoins réels en éducation du peuple, puis de revisiter le système d’éducation mouride conçu par Cheikh Ahmadou Bamba pour nourrir la réflexion actuelle sur l’éducation au Sénégal
Comptant sur votre participation active à l’un de ces Ateliers, nous vous prions de confirmer à l’avance votre présence éventuelle (le nombre de participants étant limité).
(Télécharger la présentation complète des Ateliers et les communications qui y sont prévues dans le fichier attaché ou à cette adresse :http://www.majalis.org/magal/Atelie...)
P.-S.
CONTACTS : Dr Cheikh Guèye (76 682 00 03) – Pr Djiby Diakhaté (77 569 53 55) - A. Aziz Mbacké Majalis (77 657 82 12) – Email : azizmbacke@yahoo.fr
Recommandation du Khalife pour la lecture du Coran, le repentir et l’acquittement de l’aumône le jour de Achoura
Le Khalif Général des Mourides Cheikh Sidy Moukhtar MBACKE par la voix de Serigne Mame Mor ibn Serigne Fallou Mbacké a donné des recommandations relatives à la lecture du saint Coran, au repentir et à l’acquittement de l’aumône le jour de Achoura, c’est à dire le 10ème jour de Mouharram (le jeudi 14 novembre 2013) .
L’imam Serigne Mouhamadou Mamoune BOUSSO avant de donner la parole à Serigne Mame Mor Mbacké précisera que cette recommandation est faite au nom de Serigne Mountakha MBACKE qui a l’habitude de délivrer le message du Khalif aux disciples.
Il dira que la lecture du saint Coran est une forme d’adoration particulièrement recommandée par Cheikh Ahmadou Bamba car renferme de multiples avantages et bienfaits pour le musulman : protection , absolution, accroissement des bienfaits et préservation contre les adversités.
Il rappellera également la pratique de l’aumône en pareille circonstance. Les aumônes pourront être rassemblées sur les lieux de lecture du Coran pour leur distribution aux nécessiteux. Pour la grande mosquée de Touba, les aumônes seront rassemblées au lieu de prière des deux fêtes.
Le Khalife réitère cette pratique dans la ville de Touba en commençant par la grande Mosquée et en l’étendant aux autres esplanades à travers la ville et aux centres d’enseignement et d’éducation. Il n’a pas manqué de recommander à ceux qui ne sont pas en mesure de lire le Coran de s’attacher les services d’un lecteur pour être en conformité avec les recommandations.
Le Khalife recommande, comme d’habitude à tous ceux qui ont les moyens, de contribuer à la bonne prise en charge de la restauration et des réceptions à offrir aux lecteurs.
Cette recommandation s’étend à tous le pays et concerne également les disciples à l’étranger réunis en dahiras où dans les résidences édifiées au nom de Serigne Touba.
La lecture prendra fin après la prière de midi (Thuhr) par la lecture du "khatma’’ par l’envoyé du Khalife Général des Mourides à la grande mosquée de Touba.
la rédaction de www.htcom.sn
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