Vidéo: Tous les dignitaires Mourides des années 80 réunis sur une même vidéo (Un document exceptionnel). Regardez


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Tous les dignitaires Mourides des années 80 vers les années 90, la plus part des ces personnalités ne sont plus de ce monde, (Paix à leur âmes) à l’époque du khilafa de Serigne Abdou Khadre Mbacké l’Imam de Touba et 4ème Khalife de Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké.
Réunis sur une même vidéo c’était à l’occasion de la visite du Président Abdou Diouf à Touba (Un document exceptionnel – Exclusif Senego). Regardez

Touba Exposition vous Présente : "CYCLE D'EXPOSITION SUR LES ECRITS DE CHEIKH AHMADOU BAMBA" Présentation de DIAALIBATOUL MARAKHIB :

Touba Exposition vous Présente : "CYCLE D'EXPOSITION SUR LES ÉCRITS DE CHEIKH AHMADOU BAMBA"
Présentation de DIAALIBATOUL MARAKHIB :
FOCUS SUR L'Ouvrage DIAALIBATOUL MARAKHIB :

Des documents inédits!!
Des témoignages d'éminents Chercheurs !!
L'historique de l'ouvrage !
Ses valeurs poétiques ,cultuelles,et mystiques !!
Des conseils Pratiques !!!

Le 22 Février 2014 à à la Résidence DIAALIBATOUL MARAKHIB TOUBA MARISTE .


Rijaalou Xaybatti (1ére partie)

Louange à DIEU qui s’est réservé la pérennité, qui a voué tout autre que LUI à prendre fin, qui a fait de la mort le sort commun des infidèles et des musulmans, qui a fait du règne de l’autre monde le substitut de la succession habituelle des jours pour Ses créatures qu’il voue au bonheur. Ainsi Dieu -qu’il soit exalté et glorifié- a dit « chacun connaîtra la mort » ; ainsi les êtres rattachés au monde d’ici bas doivent mourir au même titre que ceux rattachés au monde des âmes, nommé Malakout et à celui des Intelligences, nommé Jabarout ; il s’agit dans le premier cas d’Adam et de sa descendance ainsi que tous les animaux. Dans le deuxième cas, il s’agit de ceux du Malakout (le monde supérieur des Ames) qui comprend les Anges et les Djinns. Quant à ceux du Jabarout (le monde des Intelligences), il s’agit de l’élite des Anges, car Dieu –qu’il soit exalté- a dit : « Dieu se choisit des messagers tant parmi les Anges que parmi les hommes ». Cette élite est composée des Chérubins (Anges éperdus d’amour divin), les porteurs du Trône. Ce sont encore les proches de la Sacro-sainte Présence (Hadhrat al Qoudous). Pourtant ces Anges mourront en dépit de leur statut et de leur rapprochement de DIEU qu’il soit exalté. Car cette contiguïté ne peut les soustraire à la mort. Aussi je vais en premier lieu t’entretenir de la mort dans ce monde d’ici-bas. Prête donc attentivement l’oreille pour ce que je vais te rapporter et te décrire. Je vais te rapporter des évènements qui ont eu lieu dans ton pays, sur cette terre du Sénégal que tu foules tous les jours. Les personnages sont des gens qui ont vécu avec tes propres parents s’ils ne sont pas tes parents, par le sang ou par alliance ou tes voisins. J’aurai même pas à remonter des siècles . Ceci est le vécu de personnes réellement connues et dont leurs tombes sont connues de nous tous. Ces personnages ne sont donc pas fictifs et leur vécu ne remonte pas en des temps immémoriaux. Le héros principal de toutes ces histoires est Khadimou Rassoul (sas). La motivation de mon entretien avec toi réside dans le désir d’entretenir ou de faire naître en toi l’amour de Cheikhoul Khadim , cet homme de DIEU à la dimension exceptionnelle dont ALLAH swt qu’il soit exalté nous a fait l’honneur de faire de lui notre compatriote, notre parent par le sang , par le terroir ou par la couleur de peau. Cette peau noire longtemps malmenée et sujet des interprétations les plus irrationnelles. Le fil conducteur demeure la mort, la seule issue d’une vie remplie ou vide, longue ou courte, éprouvée ou apaisée. Je t’apporterai une anecdote sur la force mystique de Sr Ciré Lo et la foi accomplie de Sr Bachirou Cissé, un scribe hors pair originaire de Saint Louis. Saint Louis. Restons y pour évoquer la fin de Cheikh Samba Diarra Mbaye. Visitons l’histoire de Serigne Mbacké Mané qui a vécu à Touba. Je t’entretiendrai sur les dernières heures de Serigne Mouhammadou Lamine Gaye Firdaws, un autre habitant à demeure de Touba. Aussitôt toute notre pensée va à Serigne Darou Hassan, ce grand kumal sur ses relations avec les oiseaux, telle que prédit par Cheikhul Khadim. Nous irons ensuite à Darou Salam avant de faire une escale à Diourbel chez cheikh Affé. A Diourbel nous revivrons les fins de Serigne Madoumbé Mbacké et Serigne Babacar Sarr. Et pour finir nous relaterons la foi inébranlable de Sokhna Fatou Isseu Diop, la mère de sunu Mame Thierno dans son rapport avec la mort d’après les confidences faites par Cheikhoul khadim.

1 Sr Ciré LO est un des grands disciples de Serigne Touba .Il habitait à Sanoussi. Serigne Touba, de retour de son exil du Gabon, a passé tout le mois de Ramadan chez Serigne Ciré à Sanoussi. Ceci peut te montrer la relation privilégiée qui existait entre le maître et son disciple. Des années après le décès de Serigne Ciré, Serigne Touba entretint les talibés au sujet d’un engin que DIEU lui avait offert. En effet au sortir d’une prière assortie d’ une longue prosternation , au salam final Serigne Touba Ra demanda aux disciples présents à propos de la longueur de cette soujood. Il leur répondit que ALLAH , son Seigneur vient de lui gratifier d’un don énorme. En effet lui dit Son Seigneur partout où mourra ton disciple je te permets de pouvoir le rapatrier à Touba. Trouve parmi tes disciples quelqu’un qui pourra conduire l’engin. Serigne Ciré depuis Barzakh éleva sa voix en affirmant qu’il pouvait le manœuvrer. Cela a enchanté Serigne Touba et l’a fait rire. Restons dans ce monde intermédiaire en nous délectant du « hissa »de Serigne Bachirou Cissé fils de Djaakha Cissé.

2 Sr Bachirou Cissé RA : Serigne Touba a un jour ri et dit aussitôt que « Les anges ont demandé à son disciple bachirou Cissé « Qui est ton Seigneur, ton borom, ton Rabb ». Bachirou les engueula en rétorquant « Y’a-t-il un autre Rabb, borom, Seigneur hormis ALLAH swt ? » Les anges paniquèrent et déguerpirent. C’est leur fuite qui m’a fait rire. Je dis quel tawhid. Mais quel maître ? Etant à Diourbel Serigne Touba raconte des faits qui se sont déroulés dans la tombe…Mais revenons sur les bords du fleuve Sénégal et interrogeons la mémoire au sujet des derniers jours de Cheikh Samba Diarra Mbaye.


3 Sr Cheikh Samba Diarra MBAYE
Cheikh Samba Diarra est un des disciples de Serigne Touba qui habitaient Saint Louis. Cheikh Samba Diarra est un des poètes les plus fascinants dans l’univers wolof, ci réewi wolof. Il était aussi un de ses saints difficilement repérables car il vivait comme tout le monde et allait vendre même au marché des légumes. Un jour lors d’une de ses promenades au bord du fleuve Sénégal, il croisa des jeunes filles d’une beauté indescriptible. Il leur demanda l’objet de leur présence sur les lieux. Elles répondirent qu’elles ont été envoyées pour venir accueillir un de leur seigneur , un talibé de Serigne Touba qu’on appelle Cheikh Samba Diarra Mbaye . Il retourna chez lui en abandonnat ses chaussures sur place. Quelque temps après Cheikh Samba Diarra quitta ce monde. Avant de partir il écrit : « ku seduwul man seduna, ku faduwul man faduna ».Et son histoire à vrai dire nous fait penser à celle de Serigne Mbacké Mané.

4 Serigne Mbacké Maané est un des premiers disciples de Serigne Touba. Lors du séjour du Cheikh à Touba Sr Mbacké Mané faisait partie de ses compagnons sur la terre bénie. Un jour en se promenant au bord de l’étang de Mball «(déegu Mball) il croisa des jeunes filles qu’il n’ avait jamais vues. De retour chez Serigne Touba ce dernier lui demanda s’il n’avait rien vu. D’abord il répondit non. Puis se rappella les jeunes filles qu’il avaient rencontrées au bord de l’étang. Et se ravisa. Ahan kañ ah si si Mbacké, j’ai croisé de jeunes filles à l’étang. Serigne Touba le fit savoir que ce sont des filles houris du paradis. Aussitôt il demanda à Serigne Touba d’intercéder qu’il ait la garantie d’avoir des épouses pareilles au paradis en échange de quoi il décide de renoncer aux filles de ce monde. Serigne Touba exauça son vœu. Jusqu’à son décés Serigne Mbacké Maané n’a pas épousé une femme de notre monde.

5 Sr Mouhammadou Laamine Gaye est un parmi les disciples de cheikhul khadim que tout mouride gagnerait à connaître. Tellement il était fascinant au niveau de son caractère. C’est un de ces disciples qui sont restés à Touba et ne l’ont plus jamais quitté. Serigne Touba nous a révélé qu’il n’a pas trouvé sur terre quelqu’un de meilleur que lui. « Fekkul ci suuf ku ko gën ».Il avait demandé à Serigne Touba de prier pour qu’il ne voie jamais un toubaab. Sr Mouhammadou lamine Gaye Firdaws , un jour, était parti à Taif. Sur le chemin du retour, il sentit sa fin proche. Il demanda quelle est la demeure où habite un proche de Cheikhul khadim sur la route. On lui indiqua la maison de Sr Chahid Mbacké. Il descendit de son âne, rentra dans la maisson , renouvella ses ablutions et son âme sainte monta au ciel. C’était au crépuscule. Mais campons nous toujours à Touba et Darou khoudoss en rappellant l’histoire d’un autre des premiers disciples de Cheikhul khadim. Serigne Darou Hassan.

6 Serigne Darou Hassan NDIAYE est un des grands disciples de Cheikhul Khadim. Il fait partie du premier cercle. Des sabihuuna qui ont fait leur pacte d’allégeance à Mbacké kajoor. Il était tellement pieux que Serigne Tuba disait « Etre meilleur que Darou Hassan cela est le fruit d’un bienfait de DIEU mais ce ne sont pas des efforts humains ». Serigne Touba disait celui qui est le guide de Darou Hassan n’a pas intérêt à se retourner car il te dépassera. Mame cheikh Ibra disait un pas de Darou hassan équivaut à une marche de 12 mois pour un homme de DIEU accompli. Quant au sujet de la mort Serigne Touba avait dit à Serigne Darou, « 
Darou, avant ta mort tu comprendras le langage des oiseaux. » Un jour Serigne Darou était assis sous un arbre entrain de lire le coran. Bientôt il entendit deux oiseaux juchés sur un arbre en face entrain de gazouiller. L’un des oiseaux disait à l’autre 

_Où allons nous dormir ce soir ? Son camarade lui dit 
_Ben en face, sur l’arbre sous l’ombre duquel est assis le monsieur qui est en train de lire le coran. Parlant de Serigne Darou. Alors il comprit que son heure était arrivée car comme le lui avait indiqué Serigne Touba, « avant de mourir tu comprendras le langage des oiseaux. » Allahu akbar. Allahu Akbar pour se souvenir de l’appel à la prière mais aussi de l’histoire de l’imam de Diourbel, Cheikh affé et son grand frère Sidy Mokhtar Borom Gawaane.

7 Mame Cheikh Anta Mbacké et Serigne Haafé Mbacké
Serigne Touba avait dit à Mame Cheikh Anta un jour que c’est son petit frère Haafé qui t’accueillera au paradis Ils notèrent ce kashf provenant du maître . En 1941, on fit venir à Darou Salam Serigne Haafé qui habitait à Diourbel pour assister son frère Sidy mokhtar Mame Cheikh Anta qui était très souffrant. Quand Serigne Haafé arriva à Darou Salam, il se rendit compte que son frère ne se relèvera pas de son état. Alors il prit congé et retourna à Diourbel. Le premier acte qu’il posa fit de régler son héritage. As-tu déjà vu un homme qui a procédé au partage de ses biens comme s’il était mort. Ensuite il continua ses actes quotidiens dont principalement la direction des cinq prières à la grande mosquée de Diourbel. Fonction qui lui fut dévolue par Cheikhul Khadim. Un jour lors de la prière de takussan Asr le taya final se prolongea d’une manière inhabituelle. Un des orants se leva et se rapprocha de l’imam Cheikh Affé. Cheikh affé n’était plus de ce monde. Il le coucha sur son côté gauche et procéda au salut final. Un envoyé vint annoncer la nouvelle à Sidy Mokhtar son grand frère. Mame Cheikh Anta leur recommanda d’allerporter la nouvelle à serigne Modou Moustapha qui rapporta serigne Affé à Touba. Le lendemain soit le 10 mai 1941, Mame cheikh Anta rejoignit son frère Affé qui l’accueillit au paradis conformément à la volonté divine révélée par Cheikhul Khadim. De ces rapprochements dans les dates ou les lieux de séjour tombaux, Cheikhul khadim en a révélé une multitude. Pour preuve revisitons l’histoire de Serigne Madoumbé Mbacké.


8 _ Mandoumbé , Mbacké, répondit celui –ci, Bamba léba , Mbacké , répondit celui là. 
Serigne Touba en les apostrophant ainsi leur fit savoir que leurs demeures au paradis seront prêtes le même jour. Le jour où Serigne Madoumbé était enterré à Touba on vit juste après l’inhumation un Common Car qui arrivait avec un drapeau blanc en tête. Sur ce drapeau blanc, on avait inscrit in extenso le verset du trône Ayat Kursiyu. Et tout en bas la nouvelle de la mort de Serigne Bamba Léba. Ils furent inhumés le même jour.

9 Serigne Demba Kébé et Serigne Bandji Ndiaye. A leur propos, Cheikhoul khadim avait révélé qu’ils ont des mûrs mitoyens au paradis ; Aujourd’hui leurs deux tombes sont côte à côte ; il y’avait deux soxnas qui se disputaient.
Serigne touba leur fit savoir qu’elles ne devraient jamais en arriver là sachant qu’elles sont voisines au paradis. Longtemps après leur mort , on remarque que leurs tombes même sont juxtaposées. Serigne bi avaitfait la même prédiction entre Serigne Hassan Ndiaye et sr Modou khari Mbacké ;

10 Maam Ceerno Ibrahima serigne bi lui avait dit vis autant que tu voudras.Dixit Cheikh Moussa KA.

11 Serigne Mbaye Sarr serigne bi lui avait dit Mbaye Sarr tu mourras un tamxarit yawm achoora. Il en fut ainsi.

12 Quant à Cheikh Balla Thioro Mbacké, Serigne Touba lui avait dit, Balla tu viendras me rejoindre vingt ans plus tard à Touba. Serigne Touba partit en 1927. En 1947 Serigne Balla Thioro appela Serigne Abdou Rahmane son fils aîné pour lui confier la daara ainsi que les talibés pour aller rejoindre Cheikhoul Khadim. 

Nous ne pouvons clôturer cet entretien sans évoquer ensemble le cas le plus connu de nous tous. 
_Te rappelles-tu de l’histoire de la mouride Sokhna Fatou Isseu DIOP. 
_Sokhna fatou Issa, c’est la mère de Mame Thierno ; 
_Exact.
_ Sais-tu que Sokhna fatou Isseu n’a pas son pareil entre Darou et Touba ? Quand Serigne Touba a été exilé, l’administration coloniale a faire courir la rumeur de la mort de Cheikhul khadim en faisant parvenir une lettre à Mame Mor DIARRA. En effet durant les cinq premières années de la déportation du Cheikh au Gabon personne n’ a eu de ses nouvelles. A l’annonce de cette nouvelle terrible Mame Thierno était extrêmement touché. Mame Mor Diarra faisait des va et vient pour savoir quelle action entreprendre pour un parent décédé en terre étrangère entre des mains étrangères hostiles et terroristes. Quand Soxna Faty Isseu demanda à Mame Thierno l’objet des agitations, Mame thierno lui apprit qu’on rapporte que Serigne Touba, son ami et son maître n’est plus de ce monde.
Soxna faty Isseu , d’une voix calme et ferme rétorqua à Mame Thierno
_Et tu y crois toi. Thierno, tu m’as déçu. Cheikhul khadim m’avait fait une promesse. Et il le tiendra. 
Un jour Serigne Touba était grippé. Je précise que c’est lors de cette grippe qu’il a écrit Matlabu Chifai ; il m’a demandé de lui préparer une bouillie aux arachides. Quand il la mangea il eut une amélioration . Alors il me demanda de formuler un vœu. Je lui fais savoir que j’ai trop peur de la tombe. Serigne Touba lui demanda si elle sera rassurée si c’est lui-même qui l’introduit dans sa tombe. Elle acquiesça.
_Et moi Faty Isseu je ne suis pas encore morte. Comment peux-tu croire à cela Thierno ? Serigne Touba est en vie, la preuve si ce soir tu l’appelles d’où qu’il soit il te répondra. Ce soir là effectivement on entendit la voix de Mame Thierno et de Serigne Touba.

La suite tu le connais. Soxna Faty Isseu survit à l’exil au Gabon, assista au séjour de Cheikhoul Khadim à Darou Manane . Elle attendit le retour de Cheikhul khadim de la Mauritanie. C’est lors de sa résidence surveillée à Thieyène dans le Jolof que Serigne Touba appela Soxna Fatou Isseu. Elle fit savoir à ses proches que Serigne Touba allait tenir sa promesse. Dieu décréta la mort de Soxna Faty Isseu à Thiéyéne. Lors de l’enterrement c’est Cheikhul khadim lui-même qui a introduit le corps dans la tombe et a demandé à l’assistance de le laisser seule avec Soxna ci dans la tombe. En leur intimant l’ordre de se rapprocher dès qu’il lèvera sa main bénite de DIEU.

Serigne Modou Mamoune NDIAYE

Président Fondateur du Groupe Khassida.com
(extrait de son livre « Mémorial des Saints Mourides »

CHEIKH SALIH: Rappel important !

CHEIKH SALIH: "Maangi fàttali sama bopp, di léen fàttali li nu fi indi te bàyyi nu fi, muy: topp Yàlla sunu BOROOM"
"Je rappelle d'abord à ma personne et vous rappelle la raison de notre existence et de notre venue sur terre, à savoir: Adorer DIEU, notre SEIGNEUR"
 

Photo : CHEIKH SALIH: "Maangi fàttali sama bopp, di léen fàttali li nu fi indi te bàyyi nu fi, muy: topp Yàlla sunu BOROOM" 
"Je rappelle d'abord à ma personne et vous rappelle la raison de notre existence et de notre venue sur terre, à savoir: Adorer DIEU, notre SEIGNEUR"

Chronique sur la construction

"L’ETERNEL M’A HONORE POUR L’ÉTERNITÉ D’UN ÉDIFICE INDESTRUCTIBLE QUI SE DRESSERA JUSQU’AU PARADIS " (CHEIKHOUL KHADIM dixit)
1344.H (1925) soit deux années avant son rappel à DIEU, le Fondateur du Mouridisme CHEIKH AHMADOU BAMBA de son vrai nom Mouhamed ben Mouhamed ben Habib Allah plus connu sous le nom de KHADIMOU RASSOUL ordonna la construction de l’édifice . Il donna lui même les repères qui jouxteront son sépulcre. Jamais un objectif ne mobilisera autant de monde pour sa réalisation ; il s’agit de ses disciples qui rivalisèrent d’ardeur dans la recherche de l’agrément de DIEU.
1347.H (1929) le premier Khalife du Mouridisme Serigne Mouhammadou Moustapha MBACKE (1927-1945) fils aîné du fondateur assura la liaison ferroviaire Diourbel - TOUBA avec les fonds propres de la communauté qui a fourni le personnel bénévole nécessaire pour le génie civil. C’est dire que la ligne ferroviaire avait son terminus à Diourbel et il fallait, pour atteindre TOUBA, la raccorder sur une distance de 50 km.
L’Administration Coloniale lui laissa cette lourde tâche croyant que seule une compagnie ou un gouvernement pouvait s’en acquitter. Il brava cet obstacle pour l’acheminement des matériaux lourds tout corps de métiers confondus, condition sine qua non pour qu’il y’ait édifice.
Vendredi 12 Shawwâl 1350.H (1932) on procéda solennellement d’abord à la reconnaissance du terrain, à sa remise en état, en somme à des tâches confirmant les préliminaires à tout démarrage.
Vendredi 26 Shawwâl 1350.H (1932) phase ultime et historique de fondation. Le traçage fut opéré selon les normes du plan architectural et de béton armé. Les tranchées furent démarrées mais elles prirent du temps à cause de leur importance malgré l’effectif considérable des travailleurs.
Vendredi 17 Dhûlquacda 1350.H (1932) la pose de la première pierre qui réunit beaucoup de dignitaires mourides se déroula sous l’égide du vénéré Serigne Mouhamadou Moustapha MBACKE et une affluence de disciples qui débordait leur cadre d’accueil.
De 1932 à 1945 Notre brave premier Khalife s’y investit jusqu’à la dernière goutte de son énergie, releva tous les défis de la crise des années de guerre au point que si ce n’était pas à cause des contraintes de la guerre 1939-1945 il l’aurait à coup sûr achevée ; mais DIEU a voulu qu’il boucla les fondations et éleva les mûrs à la hauteur d’une terrasse. Que DIEU soit satisfait de lui de même que l’ÉLU et son père et maître spirituel KHADIMOU RASSOUL.

A partir de 1945 , soit 18 années après le rappel à DIEU de CHEIKH AHMADOU BAMBA, Serigne Falilou MBACKE deuxième khalife (1945-1968) prit le relais et hissa le flambeau selon les vertus de son prédécesseur.
Il fit preuve d’abnégation, de patience et de toutes les motivations à observer la recommandation de son père. Il ne ménagera aucun effort quel qu’il soit et quel qu’en soit le prix, la mosquée s’acheva et fut inaugurée le
Vendredi 07 Juin 1963 devant des milliers de fidèles venus de tous les coins du Sénégal et du monde entier dans le but de rendre hommage à ce sanctuaire majestueux érigé en l’honneur exclusif de DIEU.
Cette mosquée est un édifice qui surplombe la ville sainte de TOUBA sur une hauteur de plus de 86m des minarets au nombres cinq (5) et un décor de coupoles et de dômes qui inspire une présence divine exaltante.


Après 1968 date à laquelle Serigne Falilou MBACKE fut rappelé à DIEU, Serigne Abdoul Ahad MBACKE 3éme khalife du Mouridisme (1968-1989) n’a cessé de faire des aménagements au sein de la Grande Mosquée.
Parmi ces réalisations on peut retenir entre autres le mur de clôture et la Grille de la Grande Mosquée, les décorations à l’intérieur, les bacs à ablution, le revêtement en marbre, l’or qui orne le sépulcre du CHEIKH, les lustres etc.
Une des réalisations les plus importantes est sans doute la première phase d’extension de la Grande Mosquée pour une capacité de 1200 places Cette extension effectuée sur le côté droit (Nord), sur le côté gauche (Sud) et sur le côté Ouest a vu les mêmes colonnes que celles de la MOSQUÉE aménagées, avec la décoration du plafond dans sa partie supérieure des dômes à vue interne et à voûte extérieure absente, un dispositif de ventilation, de sonorisation et d’éclairage, en somme, un ensemble en parfaite harmonie avec la MOSQUÉE dans tous ses aspect.
la cérémonie de pose de la première pierre de ces travaux d’extension d’un montant de 1 milliard 500 millions de Francs CFA eut lieu le mercredi 17 Rajab 1407H. soit le 18 mars 1987.
Cette première phase fut suivie d’une deuxième lancée par Serigne Abdoul Ahad MBACKE le 08 Décembre 1988 27/28 Jumâda I 1409.H) pour un coût de 1 milliard de francs CFA portant sur les travaux de rénovation d’une partie de la Mosquée comprenant le Sépulcre ,le Minbar, L’aréostyle du Saint- coran et la face Est.
Rappelé à DIEU en 1989 c’est Serigne Abdou Khadre MBACKE quatrième khalife de 1989 à 1990 qui fut également Imam de la Grande mosquée pendant 22 ans qui sauvegarda le projet jusqu’a 1990 date de son rappel à DIEU.

A partir de 1990 c’est Serigne Saliou MBACKE actuel khalife qui poursuivit ces travaux en chantier jusqu’a leur achèvement. Ainsi le revêtement solennel en tapis de la première extension eut lieu le 1er du mois lunaire de Rajab 1413H. (décembre 1992).
La deuxième Phase d’extension des travaux débuta également sous son égide le 27 du mois de RAJAB 1413H. (janvier 1993).Ils concernent l’embellissement de la Grande Mosquée , les décorations à l’intérieur, et les travaux du Sépulcre du Cheikh, la Sainte demeure même du Cheikh Ahmadou Bamba.
Ces travaux menés d’arrache -pied par Serigne Saliou MBACKE durèrent de 1993 à l’an 2000.
La Mosquée est le nombril de la cité bénite de TOUBA. Elle est le pôle vers lequel tout converge. C’est le symbole de statut de ville religieuse et de ville pèlerinage, unique en Afrique de l’Ouest elle a terminé actuellement le revêtement extérieur de ses murs avec du marbre pour une enveloppe d’un milliard cinq million de francs dégagée par la communauté Mouride.

De l'interpretation des khassaides


HOMMAGE AUX INTERPRETES DE KHASSAIDES 

Aujourd’hui nous ne parlerons par des khassaides écrits par le Cheikh, nous sommes par ailleurs incapables de vous les traduire. Nous n’allons pas évoquer les contextes particuliers à chaque khassaide ni des vertus liées ou prétées à tel ou tel khassida. Contentons nous de parler des interprètes des khassaides appelés ordinairement les chanteurs de khassaides et leur forme d’expression.Nous avons l'intention de visiter trois répertoires le janggum awwu ou le socle, le kurël ou le niveau de référence et le rajaz ou le niveau expert.

1.Le janggum awwu 

Le janggum awu est le socle en matière de chants de khassayides. C’est la base car la chœur peut se contenter d’un seul vers qu’il répète inlassablement tandis que le chanteur principal appellé ‘jang kat bi’ visite tous les autres vers. C’est la forme de chant la plus populaire. Elle a des vertus pédagogiques indiscutables. Combien de talibés ont connu des khassayides dès leur plus jeune âge alors qu’ils ne savaient pas encore lire les textes en arabe grâce à ce type de prestation. Il a une autre particularité qui est le ‘beurkheule’. Certains membres du groupe autorisés par le chanteur principal ajoute des phrases, des formules de remerciement à destination de certains cheikhs entre deux vers déclamés par le chanteur qui ,en ce moment là, officie tout seul. 
Le pionnier en matière de jangum awwu est Baye Cheikh Fall KHATTABA. Sa voix rauque et puissante berce encore le cœur des mourides qui l’écoutaient dans les années 40 et 50. Baye cheikh Fall khattaba a vu Serigne Touba. A ses débuts quand il chantait les gens en rigolaient. Il a été voir Serigne Touba et lui a demandé de prier pour lui. Nous avons ses chants enregistrés dans les années 50 alors qu’il était déjà vieux. Son fils spirituel est Serigne Matar MBAYE. D’ailleurs dans ses dernières prestations , il faisait juste les ouvertures pour Serigne Matar Mbaye. En écoutant ce dernier on sait qu’il a reçu en héritage toute l’énergie et les vertus attachées au style de Baye Cheikh. 
Les premiers mourides arrivés dans les grandes villes du Sénégal dans les années 50 ne jurent par contre que par Serigne CHEIKH LO. Son chakkawtou, son roumna chakkour et son rabboune karimine restent gravés dans le cœur de tous les mourides morts ou vivants. Cheikh LO était un homme élancé, de teint clair avec des lunettes noires au visage. Il nous a quitté en 1964. Que le mouride qui passe à l’hôpital Aristide Le Dantec ait une pensée pieuse pour ce grand chanteur décédé à la salle Laennec. Le jour de son enterrement que des larmes ont coulé . Serigne Fallou Mbacké lui-même lui a donné une couverture venant de Serigne Touba. Serigne Mbacké Madinah s’est mis devant sa maison, fait exceptionel, pour accueillir le convoi funèbre. L’ORTS diffusait en direct ses chants sur tout le Sénégal. 
ON ne pourra pourtant plus parler de janggum awwu sans parler de Serigne Modou SAMB. Appelé à ses débuts le chanteur de kaolack, il fut découvert publiquement en 1963. Il est venu juste à point nommé alors que les mourides étaient orphelins de cheikh Lô . Aveugle de naissance, il connaissait les khassayides par cœur dés son plus jeune âge. Il chantait avec une telle passion et une telle précision que lors de ses prestations on pouvait se retrouver avec un auditoire drapé dans un silence palpable . Son mawaahibou est à visiter. Un des vers de ce khassida lui avait inspiré un éclat de rire devenu un xakataaye anthologique. C’était yakfif tidaaha . Son chakkawtou est devenu un classique dans tout le baol. De taille moyenne, teint noir avec des lunettes de la même couleur, il a popularisé le bonnet noir, mbaxané thiourrou thiarra (pompon). Ses chants commençaient vers 22 heures . Et à l’aube on pouvait savourer son appel à la prière . Il nous a quitté brusquement en 1976. En revenant de Saint Louis où il avait chanté la veille, leur voiture a fait un accident au fameux rond point de BATA à Bargny. Lors de ses funérailles tous ses fils spirituels restaient bloqués quand ils arrivaient sur l’éclat de rire inspiré par le khassida mawaahibou et finissait en sanglots. Alors un autre reprenait. Serigne ousseynou Thiam renonça. Serigne mory Séne ne put aller plus loin. Ce jour là seul Fallou NDIAYE put terminer son mawaahibou. Il est devenu le digne successeur de Modou Samb. D’ailleurs il fut repéré très tôt par le maître. Il a repris le même style . Il n’a pas oublié le bonnet noir, les lunettes teintées et la bague que Modou Samb tournait et retournait quand il chantait ‘lam yabdou’. Aujourd’hui Fallou Ndiaye perpétue cette habitude de son maître. Fallou NDIAYE est aussi un grand chanteur individuel. Dans ce domaine son mâitre est Serigne WADE. Ils ont d’ailleurs le même cheikh, Serigne Mbacké Madina. 
En matière de jangum awwu, il est indispensable de découvrir Serigne Ibra Kane, Serigne NDIAGA DIEYE, Serigne Mory Sène, Aladji Gamou, Baye Ablaye Niang de Saint Louis, Baye Saliou Thiam de Mbacké, Baye Saliou Thiam de Ndiarème, Serigne Abdou Khadre Sèye neveu de serigne ibra bouba Fall et, disciple de Serigne Massamba Mbacké le Maître d’œuvre du kurêl. 


2.Le Kurêl ou la référence 

Le kurël est notre deuxième rubrique. Certains l’appellent mawloud en souvenir des prestations de khassayides lors de la célébration de l’anniversaire de la naissance du prophète Mouhammad sas, le Gamou. Le kurël c’est le chant en chœur avec un leader (debbé kate –celui qui donne le ton) pour changer de mélodies ou de khassida, élever le niveau ou baisser celui-ci (Riim, xajji, yêkkêtti wala Samp.. Ou faire des ondulations vocales. Le niveau peut être classé comme la référence en matière de prestations de khassaides. C’est des chants de très bonne facture avec des richesses inépuisables tant au niveau des mélodies que des signes sans parler de la solidarité entre les membres du groupe et de la spécialisation des membres tant aux débuts de chaque vers qu’à la terminaison qui doit être soignée. Le pionnier est incontestablement Serigne Massamba Mbacké. Le premier chef de son kurël était Serigne Ibra Bouba Fall jusqu’en 1907. Rendons hommage à ses premiers compagnons, Serigne Modou Kane Dia, Serigne Allé sylla, Serigne Cheikh NDAO frère de Serigne Diadji NDAO disciple de Serigne Touba et père de Serigne Youssou NDAO , Serigne Ibra Samb, Serigne Saer Diop, Serigne Mactar Dieng, Serigne Modou Samba BALLA , Serigne Moussa Diagne. Quant à Serigne Mahib Gueye il a appris Dieuzebou, Moukhadimate et Mawaahibou par cœur auprès de Serigne Ibra bouba Fall. Et a commencé à chanter en 1912 quand ils sont arrivés à Diourbel. Rappellons que le kurël de Serigne Massamba chantait debout, les kalas autour de la taille devant Serigne Touba. Nous vous présentons dans le site le kurël dirigé par Serigne Mahib Gueye et dont les membres sont Serigne Youssou Ndao, Serigne Mbacké Fall, Serigne Mbacké Diagne, Serigne Abdou Bousso, Serigne Ousmane Dieng, Serigne Alioune Diop et Serigne Cheikh Gueye fils de Serigne Mahib Gueye. Cette forme d’interprétation a été suivie par le kurël de Darou Moukhty. Dans les années 60 est née le kurël de baye Mbaye Niang appellé le kurël de « wakeur Serigne abdoul ahad Mbacké à cause de leur attachement au service du khalif cheikh Abdoul Ahad Mbacké. Nous n’oublierons pas les centaines de kurël formés dans les daaras de serigne Saliou Mbacké avec toutes les catégories d’âge. Aujourd’hui les dignes continuateurs de ses kurëls sont le conservatoire de la daara hizbut tarqiyah avec un professionnalisme et une ambition perfectionniste admirables. Nous avons aussi le conservatoire de hizbut tarqiyah darou khoudoss , le kourelou cheikhoul khadim mafitahul bichri pikine rue 10, le kurël Ahlul Minan, le kurël de l’université Cheikh Anta Diop Majmooha Noreyni, celui de l’université de Saint Louis, Mafaatihul Bichri. Enfin il est de tradition de voir les grands prestataires de Kurêl faire des présentations individuelles. C’est le « Rajaz. » 

3. Le RAJAZ ou chant de l’expert 

Au sens propre, le « Rajaz » est une métrique, une des multiples versifications de la langue arabe. C’est une métrique ‘bakhrou’ en arabe très rythmée avec une musicalité exceptionnelle. Serigne touba l’a beaucoup utilisé dans ses panégyriques. Des khassayides comme jawartou, jaalibatoul marakhib, ont été composés en rajaz. Populairement quand une personne chante toute seule on dit qu’il fait du rajaz ‘dafay rajaz’ . C’est un emprunt. Quant aux anciens quand une personne faisait une prestation individuelle, ils disaient ‘dafay danguinou’. Cette précision m’a été faite par serigne moumamadou mahmoud Niang, notre ami et maître. Le Rajass C’est le niveau expert. Le chanteur est une étoile inspirée par les khassayides et à son tour il inspire les chanteurs novices et forme le repertoire où puisent les différents groupes pour les chants du conservatoire. 
Nous avons une illustration avec Serigne Mahib Gueye, jawrigne du grand conservatoire de Serigne Massamba. Il a chanté individuellement d’autres mélodies que Dieu lui a inspirées. Parmi ces étoiles inspirées et inspiratrices, nous rendons hommage à Serigne Alioune Fall , le prototype du chanteur individuel. Serigne Moustapha Sy fils de serigne Malick Bassine Sy un des cheikhs que Serigne touba avait envoyé au Saloum. Serigne Alioune Fall comme Serigne Moustapha sy faisaient le bonheur des mourides en chantant depuis la grande mosquée sacrée de TOUBA. On se rappelle des walakhad karamna de Serigne Moustapha Sy tous les vendredi entre les deux appels à la prière à la grande mosquée de Touba. Rendons hommage aussi à Serigne Mbaye Diop tant affectionné par Serigne abdoul ahad Mbacké. Aveugle de naissance il était tellement aimé par serigne Abdoul Ahad qu’après son décés, Serigne Abdoul Ahad a repris sa mélodie avec le khassida moukhadimat. Nous n’oublierons pas Serigne Aladji Cissé, disciple de serigne bassirou Mbacké aux mélodies réclamées par Serigne Saliou Mbacké longtemps après son décès. Serigne Moustapha Diop est devenu un pilier incontournable. Si vous voulez le voir, l’entendre allez au mausolée de Serigne Fallou Mbacké où il pointe tous les jours. Quant à Serigne Moustapha Kébé, ses airs sont un défi pour tous les conservatoires contemporains. 
Retenons notre plume de peur de nous noyer dans cet océan de bienfaits que constituent les formes d’interprétations des khassayides en demandant à Dieu d’accorder son agrément à tous les disciples de Serigne Touba et qu’Il ne cesse de nous inspirer et de nous guider. AAmin. 

Votre fidèle serviteur Serigne Modou Mamoune NDIAYE. Membre Fondateur du groupe khassida.com 


POURSUITE DES TRAVAUX DE LA GRANDE MOSQUEE DE TOUBA

POURSUITE DES TRAVAUX DE LA GRANDE MOSQUEE DE TOUBA Depuis les studios de la chaine de télévision Al Mouridiyyah Tv où il effectuait son appel, Serigne Atou Diagne Responsable Moral de Hizbut-Tarqiyyah invite toutes les familles religieuses de la communauté à profiter de la chaine de télé Al Mouridiyyah pour effectuer gratuitement un appel et une exhortation à l’endroit de leurs disciples.
VOIR LA VIDEO DE L’APPEL DU PRESIDENT DU GROUPE ALMOURIDIYYAH Serigne Atou DIAGNE


http://www.youtube.com/watch?featur...

Serigne Saliou Mbacke

" Yâ ayuhal lazina âmanô wa hamilu s sâlihâti " Ô vous, croyants véridiques, constants dans la vertu, prenez grand soin de bien choisir les noms que vous donnez à vos enfants. Cela peut être d’une grande importance pour leur destin. Nous tenons de Ghazali que le fait de donner le nom d’un saint qui a rencontré l’agrément de Dieu à son enfant est un moyen de faire rejaillir sur lui l’aura de l’homonyme et de lui faire acquérir certaines des qualités qui l’ont distingué aux yeux de Dieu. Cheikh Ahmadou BAMBA a donc eu la " main heureuse " en donnant à ce fils, né en 1915 à Diourbel et qui allait devenir le cinquième Khalife de sa communauté, le nom de Saliou. Nom prédestiné s’il en est, Saliou qui signifie la Vertu colle admirablement bien à notre héros. Dès son accession aux fonctions de Khalife en 1990, après le bref magistère de Serigne Abdou Khadr, Serigne Saliou a tout de suite donné le ton en précisant, de façon claire et indubitable, la ligne qu’il entendait imprimer à son action à la tête de la Communauté mouride. En effet, dans son mémorable discours inaugural, il a, d’emblée, indiqué que, hormis l’Islam et par conséquent la gestion de l’héritage de Serigne Touba Cheikh Ahmadou BAMBA, rien ne saurait retenir son attention, encore moins susciter de sa part commentaires ou directives quelconques. Les choses étaient claires et chacun savait désormais à quoi s’en tenir. Fidèle à cette " profession de foi ", il est demeuré constant dans sa position, avec, comme unique préoccupation, la promotion de l’Islam à travers la fructification du legs de son illustre père. Dans cette entreprise colossale, Serigne Saliou est servi, avec bonheur, par un connaissance insondable du Coran et des Sciences religieuses, une générosité incommensurable et une humilité indescriptible. Homme très intelligent et très cultivé, il a une claire conscience des enjeux qu’implique sa mission de Khalife, et surtout, il mesure à sa juste valeur l’impact que la conjoncture internationale peut avoir sur le devenir de l’Islam dont il est l’un des plus ardents défenseurs. Très ouvert à la modernité et au progrès, il est cependant d’une fermeté inébranlable et d’une vigilance absolue dans sa croisade pour la défense de la pureté de l’orthodoxie musulmane, à l’instar de son père. Un fait très révélateur de la hauteur de vue de Serigne Saliou et de sa détermination à marcher sur les traces de Cheikh Ahmadou BAMBA dans le sens de la défense et de l’illustration de l’héritage de Seydina Muhammad (P.S.L.), sans autre considération, est l’acquisition en janvier 2002, à grand frais, d’un imposant immeuble à Taverny, en France. Qu’en a t-il fait par la suite, lui qui sait qu’il ne mettra jamais les pieds en France ? Il l’a tout simplement mis à la disposition de tous les musulmans qui peuvent y pratiquer, comme il l’a fait préciser, leur religion dans la paix, dans l’amour et le respect de l’autre et en parfaite conformité avec les lois de la République. Le détail est important. N’est-ce pas là la vraie image de l’Islam universel ? C’est un Islam à hauteur d’homme, fondé sur les valeurs de la paix, de la solidarité, de l’amour du prochain, de la noblesse des sentiments, du dépassement. C’est un Islam qui n’est synonyme de panarabisme mais simplement humain, qui ouvre les bras, sans distinction, à toutes les diverses composantes de l’humanité. C’est un Islam expurgé de tous les germes de la violence, de la discrimination et de l’intolérance, respectueux des lois et qui ne peut, en aucun cas être une menace pour la stabilité de la société. En réalité, c’est ça le véritable héritage de Cheikh Ahmadou BAMBA que Serigne Saliou. Go

Lettre de Serigne Touba (r.a) adressée à Serigne Mabâbu Guèye, frère de Serigne Adama Guéye, premier disciple à lui avoir fait acte d’allégeance.



Je te recommande Ô Mabâbu de persévérer dans l’exécution des commandements de Dieu, Le Miséricordieux, Le Majestueux mais aussi d’éviter ce qu’Il t’a interdit si vraiment tu désires obtenir la rectitude.

Saches (Ô Mabâbu) que c’est par ces deux principes sus-énoncés qu’on obtient les bienfaits des deux demeures (ici-bas et dans l’au-delà) d’après ce qui a été rapporté [par les savants].

Ne sois jamais de la compagnie des personnes distraites [du rappel de leur Seigneur] mais sois toujours de la compagnie des serviteurs intelligents.
Ne verse pas dans l’excès de paroles, de sommeil et de prise de nourriture [boisson y compris].

N’agis strictement qu’en parfaitement concordance avec la Sunna du Prophète (paix et salut sur lui).

Saches que tout acte qui n’est pas en concordance avec la Sunna ne comporte en réalité aucun profit.

Sois persévérant dans la recherche de la science en t’enquérant [auprès des savants] de tout ce dont tu doutes [dans ta religion].

Traduction : Sëriñ Mbàkke Jeŋ

Portrait | Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre, Porte Parole du Khalif Général des mourides



La valeur n'attend point le nombre des années. Cet adage se vérifie avec Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre, l'homme de confiance et porte-parole du khalife général des mourides a dirigé de main de maître l’organisation du grand magal de Touba cette année encore. C’est à la faveur du Magal 2009 que ce jeune marabout « Mbacké-Mbacké », d’un commerce facile, a été propulsé au-devant de la scène. Son discours prononcé, lors de la cérémonie officielle, a impressionné l’assistance. Serigne Bass, comme on l’appelle affectueusement à Touba, est d’une grande humilité qu’il tient de son inspirateur et formateur, le soufi Serigne Souhaibou Mbacké ibn Ahmadou Bamba. « Je n’aspire pas à être un homme clef dans l’univers du mouridisme, mais je ne fais qu’accomplir avec dévouement une mission que m’a assignée le khalife général des mourides, Serigne Mouhamadou Lamine Bara Mbacké », tient-il à préciser, comme pour tuer une rumeur. Cet homme, de petite taille, rappelle, à première vue, son père Serigne Abdou Khadre Mbacké, défunt imam de la mosquée de Touba, khalife pour une durée de 11 mois...

C’est après quelques humanités de base acquises très jeune sur le tas que l’actuel porte-parole du Khalife est « confié » à Serigne Souhaibou Mbacké qui l’a formaté et initié dans le Coran et dans la science spirituelle. Et c’est en un temps record qu’il maîtrisera le Coran de même qu’une très grande partie des enseignements coraniques. Des performances qui font de ce jeune « Mbacké-Mbacké » un surdoué. En écoutant Serigne Bassirou Abdou Khadre, on reste convaincu qu’il maîtrise parfaitement l’histoire et le parcours de Cheikh Ahmadou Bamba. L’originalité de son discours réside dans le fait que chaque phrase de ses récits est consolidée par une anecdote tirée d’un qassaïd de Serigne Touba ou d’un verset du saint Coran.

Serigne Bassirou Abdou Khadre n’a-t-il pas d’ailleurs fait montre d’une grande compétence, lors du précédent Magal en réussissant toutes les missions qui lui étaient assignées ? C’est cette attitude qui lui vaut la confiance du khalife dont il porte la parole. Ce jeune marabout moderne, reste aussi la passerelle entre Khalife Des Mourides et les hommes politiques. Une position qu’il assume avec beaucoup de responsabilité, car il garde, tant bien que mal, une position équidistante vis-à-vis des tenants du pouvoir et des membres de l’opposition. Malgré les pressions politiques de toutes parts dues à la position stratégique de Touba. 

Source: lagazette.sn

Serigne Fallou MBACKE: L’immortel et l'intemporel

fallou
Le Kaju Rajab (27e jour du mois lunaire) marque l'anniversaire de l'institution des cinq prières canoniques dans l'Islam. Cet événement qui eut lieu au cours du Voyage Nocturne et de l’Ascension (Al Isrâ wal Mihrâj) effectués par le Prophète (P.S.L) nous est relaté par le Coran: « Gloire et Pureté à Celui qui,
de nuit, fit voyager Son Serviteur [le Prophète Mouhamed] de la mosquée Al Harâm [à la Mecque] à lamosquée Al Aqçâ [à Jerusalem]» [S17 V1].
Dans son poème "Noûrou Dârayni", Cheikh Ahmadou Bamba semble faire allusion à ce fameux événement lorsqu'il adresse cette prière au Tout-Puissant: " Accorde-moi la bénédiction d'Al Isrâ " (vers 1671) et à partir du vers 1691 comme preuve de l'exaucement de cette prière, on peut lire en acrostiche: " Kaju Rajab m'a honoré".

Ceci est une recommandation de Cheikh Ahmadou Bamba à son fidele disciple et compagnon : Serigne Ndam Abdou Rahmane Lô (RTA)


Ceci est une recommandation de Cheikh Ahmadou Bamba à son fidele disciple et compagnon : Serigne Ndam Abdou Rahmane Lô (RTA) Ktab Fathul Manan fi Jawabi Abdou Rahmane Traduit et commentaire en wolof par Serigne Abdou Rahmane Mbacke ibn S Abdou Khoudoss

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