
TOUBA Exposition en partenariat avec Al-Khadiimiyyah Productions vous présentée,Journée Dialibatoul Marakhib 2014.
Voici la Exposé de Serigne Bassirou Mbacké ibn S.Bassirou IBN S.Fallou
Voici la Exposé de Serigne Maodo Diéng sur Dialibatu'l Marakhib (Un poème de Cheikh AhmadouBamba)
Voici la Exposé de Serigne Maodo Diéng sur Dialibatu'l Marakhib (Un poème de Cheikh AhmadouBamba)

Mame Diarra Bousso : La Sainteté au Féminin (Par Cheikh Ahmadou Bamba SEYE)
Sokhna Maryama Bousso, plus communément appelée Mame Diarra, naquit en 1250H
(correspondant à l’an 1833 suivant le calendrier grégorien) à Mbousôbé dans le Jolof, au
Sénégal. Ses ancêtres eurent en effet quitté Golleré, leur localité d’origine dans le Fouta.
Mame Diarra fut la fille du très pieux Serigne Mouhamadou BOUSSO et de la très vertueuse
Sokhna Asta Wâlo MBACKE. Serigne Mouhamadou BOUSSO, de par son côté paternel, fut
un descendant de Sayyidina Hassan, petit-fils direct du Prophète (PSL), d’où le statut chérifien
des Mbousobe. Quant à Sokhna Asta Wâlo, elle fut la fille de Serigne Ahmadou Sokhna BOUSSO,
fils du grand homme de Dieu Mame Maharam MBACKE; celui-ci fut le père de
Serigne Mame Balla, lequel fut le père de Serigne Mame Mor Anta Sally ; celui-ci est le père
du très vénéré Cheikh Ahmadou Bamba. Quelle noble ascendance !
Mame Diarra apprit le Coran (qu’elle écrivit de mémoire plusieurs fois) auprès de sa mère
Sokhna Asta Wâlo ; celle-ci fut un professeur émérite en matière d’enseignement coranique et des
sciences religieuses (théologie, jurisprudence, soufisme, exégèse du Coran…) auxquelles elle initia
sa fille ; on raconte, de source sure, qu’à voir cette grande pédagogue à l’œuvre, on eût dit qu’elle
était un homme tant son engagement au service de son sacerdoce et son souci de la pudeur
vestimentaire étaient élevés à un degré tel qu’elle portait des habits qui ressemblaient aux jellabas.
Mame Asta Wâlo s’était résolue à réciter nuitamment l’intégralité du Saint-Coran dans ses prières
surérogatoires. Cette figure charismatique, qui aura vécu plus de 130 ans, fut à l’origine de la
formation sociale et spirituelle de Mame Diarra.
Boroom Porokhane, comme aime-t-on à la nommer si affectueusement, s’acquittait toujours
de ses prières canoniques à l’heure et renouvelait toujours ses ablutions avant chacune d’elles ; elle
se livrait également, depuis sa tendre enfance, à des prières surérogatoires et à des jeûnes
méritoires ; elle récitait très souvent le recueil de prières sur le Prophète (PSL) intitule Dalâ-ilul
Khayrât ;cette âme charitable était également connue pour ses aumônes fréquents et sa constante
sollicitude envers les démunis ; sa piété, sa sainteté, sa générosité, sa serviabilité, sa convivialité et
son affabilité étaient légendaires, qualités qui lui valurent le surnom sublime de Jâratul Lâhi i.e la
Voisine de Dieu. Sa petite fille Sokhna Amy MBACKE exalte ces qualités
morales et spirituelles dans son célèbre poème panégyrique composé en wolof en ces termes :
« ô la sainte, l’adoratrice infatigable de Dieu suivant la Tradition prophétique ; par Sa grâce, tu as
joui de Sa Reconnaissance exaltée à travers tout le pays, ô Voisine de Dieu ! Belle créature aux belles qualités morales, expression achevée de la dignité, océan de générosité qui charrie ses
bienfaits sans discernement aucun, ô Voisine de Dieu » !
Sokhna Diarra eut quatre enfants, tous exceptionnels : Serigne Mame Mor Diarra dit Boroom
Saam, le fils aîné qui priait cent rakkas chaque nuit, Cheikh Ahmadou Bamba, figure
universelle et Miracle intemporel, Serigne Habîboullah et Sokhna Fâty MBACKE qui disparurent
durant leur enfance. L’avènement de Serigne Touba constitue indubitablement la
preuve et la consécration de la dimension spirituelle de Mame Diarra ; comme le dit si bien un
poète wolof qui louait les qualités de Sokhna BOUSSO, « son œuvre a produit Mame Mor
Diarra et l’intention qui la sous-tendait lui gratifia de Cheikh Ahmadou Bamba ».Celui-ci, à la
suite d’une causerie de sa sainte mère sur la dévotion des hommes de Dieu disparus qui veillaient
leurs nuits par des Prières, se mit aussitôt à la pratique en se livrant à des prières
nocturnes, alors qu’il n’avait même pas atteint l’âge de scolarité ! En cela, le futur Serviteur du
Prophète ressemblait à Sayyidouna Mouhammad (PSL) dont Bouşayri dit : « très jeune, il
s’était habitué aux actes de dévotion et se livrait aux retraites spirituelles ; quel bel apanage des Elus
de Dieu ! »
Tout bien considéré, Serigne Touba est un voeu exaucé pour Sokhna Diarra ; le Coran nous
enseigne d’ailleurs que « quant à ceux qui auront cru et oeuvré pour le bien, Dieu leur rétribuera à
leur juste mesure et leur décernera un Surcroît de Sa Grâce» (Coran S 4, V 172). Ce verset qui se
trouve dans la sourate dédiée aux femmes nous renseigne par ailleurs sur la récompense divine qui
ne fait pas de différence entre l’homme et la femme; en effet, l’égalité de traitement en matière
d’œuvre pie est consacrée par ce verset : «Les musulmans et musulmanes, les croyants et croyantes,
les hommes obéissants et les femmes obéissantes, les hommes sincères dans leur Foi et les femmes
sincères dans leur Foi, les hommes endurants et les femmes endurantes, les hommes pieux et les
femmes pieuses, ceux et celles qui pratiquent la charité, ceux et celles qui observent le jeûne , les
gardiens et les gardiennes de leur chasteté, ceux et celles qui invoquent souvent le Nom du
Seigneur, à tous et à toutes Dieu a accordé Sa
Miséricorde et réservé une magnifique récompense.(S33 V 35).
Il convient de souligner que l’adoration de Dieu pour une femme ne se limite pas
uniquement à s’acquitter de ses actes de dévotion ; en effet, s’acquitter de ses devoirs conjugaux
tous azimuts participe également de ces actes ; dans ses « conseils à Penda DIOP », Cheikhoul
Khadîm met en garde la femme musulmane : « Ne te livre point à l’adoration de Dieu tout en désobéissant à ton époux […] Sache que la Guerre Sainte d’une femme consiste incontestablement à
obtempérer aux ordres de son époux » . Evoquer la fameuse épisode de la palissade pour corréler
ces maximes du Cheikh avec l’attitude soumise de Boroom Porokhane serait purement une
lapalissade.
Mame Diarra, de par son exemplarité à tous égards, est l’héritière de Sayyidatouna Amina
(sainte mère du Prophète [PSL], de Sayyidatouna Asiya (épouse du Pharaon), de Sayyidatouna
Fatima (fille du Prophète [PSL] et de Sayyidatouna Maryama ou Marie (la mère de Jésus et
l’homonyme de Mame Diarra); du reste, la ressemblance spirituelle entre ces deux Maryama est
frappante : leur sainteté et piété uniques, leurs qualités spirituelles exceptionnelles, leur fils
prodige…
Dans le Coran, Maryam est exaltée en ces termes : « [Rappelle-toi] quand les Anges dirent :
"Ô Maryam! En vérité, Dieu t'a choisie, t’as purifiée et t’as préférée à toutes les femmes de
l’univers”(S3 V 42). Dans son poème dédié à Sayyidatouna Maryama (la Sainte-Marie), Cheikh
Ahmadou Bamba, lui dit, entre autres : « certes, tu es comblée de bienfaits
incommensurables, ô reine des femmes vertueuses ; Maryam, tu as assurément dépassé auprès
de Dieu les femmes pieuses.[…]J’espère, à travers ce poème, un Agrément qui éternisera ta
Proximité avec Dieu » En tout état de cause, cette ode serait bien taillée sur mesure pour
Sokhna Diarra-la-Voisine-de-Dieu.
La proximité de Sokhna Maryama Bousso avec le Tout-Puissant lui permit de réaliser des
miracles dont le plus célèbre est sans conteste cette prouesse qui nous est relatée par le 3e khalif
général des mourides l’honorable Serigne Abdou Ahad MBACKE :lorsque le Cheikh [Serigne
Touba] fut précipité dans un puits profond, les anges nommés « Mala-ul a’lâ » et ceux dits
« Muqarrabûn » vinrent à son secours pour l’en extirper ; et le cheikh de leur poser la question
de savoir s’ils agissaient sur ordre divin ; leur réponse étant négative, le cheikh déclina leur
offre ; sur ces entrefaites, un individu le prit par ses épaules et l’affranchit du gouffre en lui
disant : « va poursuivre ta mission » ! Se retournant alors, Serigne Touba réalisa que c’était
Sokhna Diarra qui était à l’origine de cette délivrance ;
Tout compte fait, Sokhna Amy, la poétesse de Boroom Porokhane, pouvait s’écrier à juste
titre : « Tu fis ce que nul ne fit ; tu acquis ce que nul ne put acquérir ; tu réalisas ce dont nul n’est
capable, ô Voisine de Dieu !». La vie de Mame Diarra qui n’aura duré que trente trois (33) ans
nonobstant son œuvre titanesque, doit faire école chez la gent féminine musulmane en général et mouride en particulier ; comme le disait le 5e khalif de Serigne Touba, l’honorable Serigne Saliou,
l’incapacité d’accomplir une chose ne doit pas être un motif d’abandon ; on doit plutôt s’évertuer à
imiter les gens de Dieu à la mesure de la force dont chacun(e) dispose ; en effet, la femme est un
pilier fondamental dans la société. En sa double qualité d’épouse et de mère, elle joue un rôle
décisif dans la marche et le progrès de la nation ; par conséquent, elle doit prendre conscience que
sa progéniture sera ce qu’elle en fera ; de par la manière dont elle assumera ses responsabilités
éducatives, sociales, morales, spirituelles, temporelles vis-à-vis de ses enfants, elle contribuera
positivement ou négativement, consciemment ou inconsciemment, à l’émergence d’une certaine
jeunesse ...Que mes sœurs ne se laissent donc pas berner par ces gens qui leur fait miroiter des
vocables creux et galvaudés comme la parité, l’égalité, alors qu’ils sont souvent ceux-là même qui
sont les plus prompts, toute honte bue, à se servir d’elles dans le cadre des défilés de mode, des
publicités, de l’exercice infamant du mannequinat…, autant de gangrènes sociaux qui dégradent les
mœurs et ternissent leur image et leur personnalité.
Quiconque se rend à la cité religieuse de Porokhane se rendra à l’évidence que Sokhna
Diarra fut indubitablement un modèle achevé de sainteté au féminin ; elle est la seule femme dans
l’histoire de l’humanité à avoir à la fois sa propre ville, une Grande mosquée, un imposant
mausolée (qui est visité par des millions de gens par an), un Magal annuel (qui draine des
centaines de milliers de gens), un complexe islamique multifonctionnel (qui accueille des
centaines de jeunes filles, toutes ses homonymes !)Au terme de son existence si courte mais ô
combien riche, la sainte mère du fondateur du mouridisme fut rappelée à son Seigneur dans la
cité de Porokhane en 1283 H (1865).
Il faut rappeler que Sokhna Diarra était venue à Porokhane, en compagnie de Serigne Mame
Mor Anta Sylla qui avait comme dessein de préserver et de promouvoir la religion islamique qui
faisait alors l’objet de plusieurs agressions des colonisateurs français et des aristocrates : « Et
quiconque émigre pour servir la Cause de Dieu trouvera sur terre maints refuges et vivra à l’aise. Et
quiconque sort de sa demeure, émigrant dans le but de servir la Cause de Dieu et de Son Messager
et que la mort vient surprendre, la Récompense de Dieu lui est acquise; Dieu est, en effet, le
Clément et le Tout-Miséricordieux. (Coran, S 4 V 99). Puisse Dieu agréer toutes les œuvres de
Sokhna Mame Diarra BOUSSO, cette sainteté exaltée à la cité de Porokhane et nous gratifier de son
aura spirituel par considération pour son éminentissime fils, le Serviteur Eternel du Prophète(PSL).
Auteur: Cheikh Amadou Bamba Seye, professeur d’anglais, Fulbrighter aux USA.
Email:khadimulfadlu@hotmail.fr
Serigne Mouhamadou Lamine Bara Mbacké à Porokhane auprès de la vertueuse Sokhna Diarra Bousso
Ce mardi 05 mai 2009, le Khalife
Général des Mourides, Serigne Mouhamadou Lamine Bara Mbacké a rendu une
visite pieuse à son arrière grand-mère, la vertueuse Sokhna Diarra
Bousso, à Porokhane.

C’est sous une forte canicule qu’il est arrivé avec la forte délégation qui l’accompagnait à la résidence Sokhna Diarra Bousso. Parmi les membres de la délégation on pouvait noter ses frères Serigne Cheikh Oumy, Serigne Mame Mor, Serigne Cheikh Awa Balla, Serigne Bassirou et Serigne Mourtalla. Ses fils Serigne Gallas Kaltoum, Serigne Gallass Amina, Cheikh Abdoul Ahad étaient entre autres présents.
Il a été accueilli à 12h10mn à la résidence de Sokhna Diarra Bousso par Serigne Mountakha Mbacké, Serigne Abdou Akim Mbacké, Serigne Fallou Mbacké, Serigne Moussa Nawel, Serigne Bassirou Mbacké Porokhane et toute la famille de Serigne Bassirou Mbacké.
C’est sous une forte canicule qu’il est arrivé avec la forte délégation qui l’accompagnait à la résidence Sokhna Diarra Bousso. Parmi les membres de la délégation on pouvait noter ses frères Serigne Cheikh Oumy, Serigne Mame Mor, Serigne Cheikh Awa Balla, Serigne Bassirou et Serigne Mourtalla. Ses fils Serigne Gallas Kaltoum, Serigne Gallass Amina, Cheikh Abdoul Ahad étaient entre autres présents.
Il a été accueilli à 12h10mn à la résidence de Sokhna Diarra Bousso par Serigne Mountakha Mbacké, Serigne Abdou Akim Mbacké, Serigne Fallou Mbacké, Serigne Moussa Nawel, Serigne Bassirou Mbacké Porokhane et toute la famille de Serigne Bassirou Mbacké.
L’ŒUVRE AGREEE DE SOKHNA DIARRA
Nous avons
choisi Sokhna Diarra
parce qu’à nos yeux elle est l’idéal
de la femme en Islam : en elle se retrouvent incarnées et portées à leur
paroxysme toutes les valeurs culturelles de l’Islam en général
et, en particulier, ceux de leurs aspects qui se rapportent exclusivement à la
femme musulmane.

A quelque aspect de sa vie qu’on puisse s’intéresser (vie de
croyante, vie d’épouse, vie de mère), force est de convenir que le
cursus de Sokhna Diarra est si exemplaire que DIEU l’a comblée de
grâces.
L’agrément de son oeuvre est visible à tout point de vue. Cependant, nous nous intéresserons à trois niveaux principalement :
le charisme de sa progéniture,
son rang auprès de DIEU,
et la pérennité de son oeuvre.
PLACE DE LA FEMME DANS L’ISLAM
Certes, les exemples de femmes vertueuses, méritoires et dont la vie est très édifiante aux yeux de l’Islam sont légion.

Le texte coranique, à ce propos est, on ne peut plus clair.
D’un côté, le Coran condamne sans équivoque les pratiques discriminatoires à l’endroit des femmes. La sourate 16 " An-Nahli " (Les Abeilles) au verset 59, dénonce avec la dernière rigueur les pratiques des idolâtres qui s’estimaient déshonorés par la naissance d’une fille en ces termes :
"Il se cache des gens à cause du malheur qu’on lui a annoncé. Doit-il la garder malgré la honte ou l’enfouira-t-il dans la terre ? Combien est mauvais leur jugement !"
La sourate 81 " At-Takwir ". La sourate "L’obscurcissement" au verset 9, quant à elle, pour le même délit, prononce une interrogation qui est en fait une condamnation sans appel :
"Pour quel péché a-t-elle été tuée ? "
D’un côté, le Coran condamne sans équivoque les pratiques discriminatoires à l’endroit des femmes. La sourate 16 " An-Nahli " (Les Abeilles) au verset 59, dénonce avec la dernière rigueur les pratiques des idolâtres qui s’estimaient déshonorés par la naissance d’une fille en ces termes :
"Il se cache des gens à cause du malheur qu’on lui a annoncé. Doit-il la garder malgré la honte ou l’enfouira-t-il dans la terre ? Combien est mauvais leur jugement !"
La sourate 81 " At-Takwir ". La sourate "L’obscurcissement" au verset 9, quant à elle, pour le même délit, prononce une interrogation qui est en fait une condamnation sans appel :
"Pour quel péché a-t-elle été tuée ? "
APERÇU SUR LA VIE ET L’ŒUVRE DE SOKHNA DIARRA BOUSSO
Nous avons
choisi Sokhna Diarra
parce qu’à nos yeux elle est l’idéal
de la femme en Islam : en elle se retrouvent incarnées et portées à leur
paroxysme toutes les valeurs culturelles de l’Islam en général
et, en particulier, ceux de leurs aspects qui se rapportent exclusivement à la
femme musulmane.

I- QUI EST SOKHNA DIARRA
A - Généalogie

De son vrai nom Mariama Bousso, elle nous est parvenue en 1833 à Golléré, petite localité du Fouta.
Fille de Mouhamed Bousso, fils de Hammad, fils de Aliou Bousso, elle descend d’une lignée dont l’origine chérifienne attestée remonte jusqu’à l’Imam Hassan fils de Ali, fils de Abu Talib (Que Dieu l’honore).
De cette ascendance, elle a hérité d’une piété tellement pure, qu’elle a acquis le surnom de Jâratul-Lâhi, c’est-à-dire la Voisine de Dieu. A sa vénérée mère Sokhna Asta Wallo, elle doit une très solide formation dans les Sciences Religieuses (Législation islamique, Théologie, Politesse légale, etc.) et une profonde maîtrise de la pratique du Soufisme, science que la plupart des musulmans de la sous région ignoraient à l’époque.
femme musulmane.
A - Généalogie
De son vrai nom Mariama Bousso, elle nous est parvenue en 1833 à Golléré, petite localité du Fouta.
Fille de Mouhamed Bousso, fils de Hammad, fils de Aliou Bousso, elle descend d’une lignée dont l’origine chérifienne attestée remonte jusqu’à l’Imam Hassan fils de Ali, fils de Abu Talib (Que Dieu l’honore).
De cette ascendance, elle a hérité d’une piété tellement pure, qu’elle a acquis le surnom de Jâratul-Lâhi, c’est-à-dire la Voisine de Dieu. A sa vénérée mère Sokhna Asta Wallo, elle doit une très solide formation dans les Sciences Religieuses (Législation islamique, Théologie, Politesse légale, etc.) et une profonde maîtrise de la pratique du Soufisme, science que la plupart des musulmans de la sous région ignoraient à l’époque.
APERCU SUR POROKHANE
Située
à quelques encablures de la frontière gambienne, Porokhane n’est
séparée du chef lieu départemental NIORO DU RIP que de 8 km dans la
région de Kaolack (Sénégal).

C’est en 1952 que Serigne Bassirou fit construire une concession dans le village et, dirigea personnellement le premier Magal de Porokhane.
A son rappel à DIEU en 1966, son fils aîné Serigne Moustapha Bassirou prit le relais en faisant de la réorganisation du village une de ses priorités.
C’est
en 1972 que, Serigne Moustapha Bassirou, soucieux d’ajouter à cette
localité essentiellement spirituelle un cachet économique, y réalisa une
vaste exploitation agricole découpée en blocs de plusieurs hectares
délimités par des brise-vent.
Comme dans tout le bassin arachidier, on y produit de l’arachide, du mil, du sorgho, du maïs mais aussi du riz pluvial. Des essais très concluants ont permis d’y introduire des espèces maraîchères comme le melon, la pastèque, le gombo, la pomme de terre, etc. Cela a permis de diversifier les cultures traditionnelles qui occupaient des centaines d’hectares seulement quelques mois de l’année.
A son rappel à DIEU en 1966, son fils aîné Serigne Moustapha Bassirou prit le relais en faisant de la réorganisation du village une de ses priorités.
Comme dans tout le bassin arachidier, on y produit de l’arachide, du mil, du sorgho, du maïs mais aussi du riz pluvial. Des essais très concluants ont permis d’y introduire des espèces maraîchères comme le melon, la pastèque, le gombo, la pomme de terre, etc. Cela a permis de diversifier les cultures traditionnelles qui occupaient des centaines d’hectares seulement quelques mois de l’année.
Le magal de feu Mame Mor Anta Saly Mbacké, père du fondateur du mouridisme, Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké,
Le magal de feu Mame Mor Anta Saly Mbacké, père du fondateur du mouridisme, Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké, sera célébré le samedi 22 février prochain à Dékheulé, dans le département de Kébémer (nord), a-t-on appris des organisateurs.
Le magal de Dékheulé est organisé depuis 1961, dans cette localité de la région de Louga où repose le vénéré Serigne Mame Mor Anta Saly depuis 135 ans. Il vise à perpétuer la mémoire du défunt.
Des activités de sensibilisation ont été mises en œuvre pour exhorter les familles religieuses à une convergence de toute la communauté islamique vers ce lieu de grande dévotion religieuse, lit-on dans ce communiqué transmis à l’APS.
"Nous avons toujours plaidé pour que cela soit un moment de partage pour tous les musulmans et cette année encore, nous lançons ce même appel à toutes les familles religieuses et tous les tarikha", écrivent les organisateurs.
Serigne Mokhtar Mbacké Ibn Serigne Thierno Mbacké s'est félicité de la diligence des pouvoirs publics à toujours accompagner ce magal lors des éditions précédentes. Il a toutefois déploré l'enclavement de Dekheulé.
"Il est d'avis que cette année encore, avec l'avènement du président Macky Sall, les mêmes (actions) seront respectés. Dékheulé est distant de Touba de 50 kilomètres, il y a un manque de visibilité de la localité mais cependant, on n'a jamais été oublié par les régimes précédents", lit-on dans le texte.
Un Comité régional de développement (CRD) a toujours pris en compte les besoins du magal, notamment en termes de couverture sanitaire, signalent les organisateurs qui disent espérer qu'il en sera de même cette année.
Le parrain de cette édition est feu Cheikh Mouhamadou Mourtada Mbacké (1921-2004), fils cadet de Serigne Touba et de Sokhna Fatou Touti Diop, laquelle est originaire de Coki et fille d'érudit.
Serigne Massamba Marèma Diop, grand-père maternel de Serigne Mourtada Mbacké, faisait partie comme Cheikh Ahmadou Bamba des disciples du jurisconsulte Mame Mor Anta Saly Mbacké, dont la mémoire sera perpétuée.
Pour sa part, Serigne Mourtada, dont le fils aîné porte justement le nom de Mame Mor Mbacké, a créé les Institut Al Azhar dans de nombreuses localités du Sénégal et ailleurs dans le monde.
Grand voyageur et chef d'entreprises, il a fondé entre autres "Al Azhar Transport, Al Azhar Agriculture, Al Azhar Oil, Al Azhar Imprimerie et Al Azhar Waqf", qui était un projet de logements sociaux.
Des activités de sensibilisation ont été mises en œuvre pour exhorter les familles religieuses à une convergence de toute la communauté islamique vers ce lieu de grande dévotion religieuse, lit-on dans ce communiqué transmis à l’APS.
"Nous avons toujours plaidé pour que cela soit un moment de partage pour tous les musulmans et cette année encore, nous lançons ce même appel à toutes les familles religieuses et tous les tarikha", écrivent les organisateurs.
Serigne Mokhtar Mbacké Ibn Serigne Thierno Mbacké s'est félicité de la diligence des pouvoirs publics à toujours accompagner ce magal lors des éditions précédentes. Il a toutefois déploré l'enclavement de Dekheulé.
"Il est d'avis que cette année encore, avec l'avènement du président Macky Sall, les mêmes (actions) seront respectés. Dékheulé est distant de Touba de 50 kilomètres, il y a un manque de visibilité de la localité mais cependant, on n'a jamais été oublié par les régimes précédents", lit-on dans le texte.
Un Comité régional de développement (CRD) a toujours pris en compte les besoins du magal, notamment en termes de couverture sanitaire, signalent les organisateurs qui disent espérer qu'il en sera de même cette année.
Le parrain de cette édition est feu Cheikh Mouhamadou Mourtada Mbacké (1921-2004), fils cadet de Serigne Touba et de Sokhna Fatou Touti Diop, laquelle est originaire de Coki et fille d'érudit.
Serigne Massamba Marèma Diop, grand-père maternel de Serigne Mourtada Mbacké, faisait partie comme Cheikh Ahmadou Bamba des disciples du jurisconsulte Mame Mor Anta Saly Mbacké, dont la mémoire sera perpétuée.
Pour sa part, Serigne Mourtada, dont le fils aîné porte justement le nom de Mame Mor Mbacké, a créé les Institut Al Azhar dans de nombreuses localités du Sénégal et ailleurs dans le monde.
Grand voyageur et chef d'entreprises, il a fondé entre autres "Al Azhar Transport, Al Azhar Agriculture, Al Azhar Oil, Al Azhar Imprimerie et Al Azhar Waqf", qui était un projet de logements sociaux.
SBS/BK/SAB
Magal de Porokhane- Serigne Bassirou Mbacké Porokhane, se dit confiant quant au respect des engagements de l’Etat.
Serigne Bass Porokhane se dit satisfait du niveau d’exécution des engagements de l’Etat du Sénégal en direction du magal de Porokhane. Le chef religieux , président du comité d’organisation de cet événement qui célèbre Mame Diarra Bousso, la mère du fondateur du mouridisme, a tenu ces propos lors d’une rencontre avec le Gouverneur de Kaolack, pour les besoins des derniers réglages dans le cadre d’un comité régional de développement.
« Les engagements de l’Etat sont respectés à la lettre pour le moment. Les chefs de services se sont engagés à redoubler leurs efforts dans la réalisation de leurs contrats. Il reste des choses à faire. Mais tout le monde se dit prêt à ne ménager aucun effort pour arriver à l’accomplissement de toutes les tâches», a-t-il dit. Le Gouverneur; quant à lui, a réitéré la volonté de l’Etat de réussir l’événement non sans demander aux services de le tenir informé à la minute de l’évolution des travaux et des prestations.
« Les engagements de l’Etat sont respectés à la lettre pour le moment. Les chefs de services se sont engagés à redoubler leurs efforts dans la réalisation de leurs contrats. Il reste des choses à faire. Mais tout le monde se dit prêt à ne ménager aucun effort pour arriver à l’accomplissement de toutes les tâches», a-t-il dit. Le Gouverneur; quant à lui, a réitéré la volonté de l’Etat de réussir l’événement non sans demander aux services de le tenir informé à la minute de l’évolution des travaux et des prestations.
2ème rencontre de levée de fonds pour les travaux de la Grande Mosquée de Touba
Hizbut-Tarqiyyah a réuni ce week end 15 et 16 février 2014 tous ses membres à son complexe culturel à Touba pour faire une deuxième évaluation des apports pour les travaux de la Grande Mosquée de Touba
.
On se rappelle que le Khalife Général des Mourides, Cheikh Sidy Moukhtar Mbacké avait réitéré à l’occasion du Grand Magal, son appel pour la poursuite des travaux de la grande Mosquée de Touba.
Si l’an dernier il avait sollicité de la part de chaque disciple un montant de 500 F, cette année la somme a été portée symboliquement à 1140 F.
A L’évaluation de ce week end, l’on a pu noter deux vitesses : les apports symboliques de1140 F que chacun donne pour se conformer à la prescription formelle et l’apport librement consenti qui se mesure à la dimension des possibilités de chacun.
Ainsi on verra des gens verser 1140 F pour chaque membre de sa famille (même ceux rappeler à DIEU) avant de verser des sommes importantes dont la seule explication est à trouver dans l’amour qu’ils nourrissent à l’endroit de Cheikh Ahmadou Bamba et à tout ce qui se rapporte à lui.
Selon le responsable Moral de l’institution, Serigne Atou Diagne, cette seconde rencontre sera suivie par d’autres car l’objectif premier est d’accompagner le Khalife jusqu’à la fin des travaux de la Mosquée. Pour la première phase l’an dernier à pareille époque 52 046 700 F avaient été donnés au Khalife. Cette année, il faut donc aller au delà car le sort de Serigne Touba du présent l’emporte toujours sur celui du passé. Serigne Atou Diagne dixit.
Pour rappel le Président duGroupe Al Mouridiyyah TVavait annoncé que toutes les autorités religieuses et entités qui désiraient faire des appels à l’endroit de leur disciples pouvait venir le faire sans bourse délier sur Al Mouridiyyah TV.
Depuis lors les appels se succèdent et se ressemblent : répondre à l’appel du Khalif dans les meilleurs délais, faire des apports à la dimension de l’appel, être à demeure des serviteurs de Cheikhoul Khadim.
La mosquée de Touba qui est aujourd’hui plus que jamais un monument identitaire à travers lequel se reconnaissent tous les mourides fait sa mue : les deux minarets de 60m sont sortis terre, les travaux de décoration intérieure font la fierté des mourides, les travaux d’étanchéité et d’électricité sont en cours. C’est le Mouridisme en marche.
Puisse DIEU accorder une longue vie au Khalife Général des Mourides Cheikh Sidy Moukhtar Mbacké.
La rédaction de HTCOM
Le soufisme: une vie au service d'Allah, l'exemple de Srigne Saliou Mbacké
LE SOUFISME : UNE VIE AU SERVICE D'ALLAH
L'EXEMPLE DE SERIGNE SALIOU MBACKÉ
Par S.Same Bousso Abdou'r Rahman
Au nom de Dieu le Clément le Miséricordieux
Introduction
Dans le Saint coran, Allah dit : « il est, parmi les croyants, des hommes qui ont été
sincères dans leur engagement envers Allah »(33/23). Ces croyants sont ceux qui ont
compris leur mission sur terre, ceux que la Providence a préparé pour être les
véritables lieutenants d'Allah. Cheikh Saliou fait partie, en fait, de ce cercle restreint
de croyants qui ont vécu les enseignements de l'islam de la manière la plus parfaite.
Pour parler de la vie cet homme de Dieu, il nous semble nécessaire de l'aborder sous
l'angle du tasawwuf, la mystique musulmane, cette voie empruntée par les aspirants
vers l'enceinte divine. C’est pourquoi nous essayerons brièvement de rappeler
l'essence du soufisme avant de montrer comment la vie et les enseignements de
Cheikh Saliou en étaient une parfaite illustration.
I- le soufisme, ou le chemin vers Allah
Dans le fameux hadith1 de Seyysdina Oumar rapporté par Muslim, le Prophète
Mouhammad (PSL) a expliqué les trois composants de la religion musulmane : imân
( la foi),islam (pratiques cultuelles) et ihsân ( le perfectionnement ou vertus).
Avec l'évolution des temps et la nécessité d'une spécialisation, chacun de ces trois
composants a fait l'objet d'une science qui s'est développée autour de lui: at-Tawhid,
al-fiqhu et at-tasawwuf.
« C'est ainsi, - comme le dit Cheikh Mouhamad Al-bachir - qu'un groupe de savants
musulmans fut amené à se consacrer à l'étude de la loi islamique, tandis qu'un autre
groupe se spécialisa dans le recueil des traditions prophétiques et la vérification des
1 Omar (que Dieu soit satisfait de lui) a dit encore:
Un jour, nous étions assis en conférence chez l`Envoyé de Dieu, salla Allâh u alihi wa sallam, (à lui
bénédiction et salut), et voici que se présenta à nous un homme vêtu d`habits d`une blancheur resplendissante, et aux
cheveux très noirs. On ne pouvait distinguer sur lui une trace de voyage, alors que personne d`entre nous ne le
connaissait.
Il prit alors place, en face du prophète (à lui, bénédiction et salut). Il plaça ses genoux contre les siens, et posa
les paumes de ses mains sur les cuisses de celui-ci, et lui dit:
«O Mohammed, fais-moi connâitre l`Islâm».
L`Envoyé de Dieu, salla Allâh u alihi wa sallam, (à lui bénédiction et salut) dit alors:
«L`Islâm consiste en ce que tu dois: témoigner qu`il n`est d`autre divinité qu`Allâh, et que Mohammed est Son
Envoyé, accomplir la priére rituelle, verser la zekâa (impôt rituel) et accomplir le jeûne de Ramadhân, ainsi que le
pèlerinage à la Maison d`Allâh si les conditions de voyage rendent la chose possible».
Son interlocuteur lui répondit: «Tu as dit vrai», et nous de nous ètonner, tant de sa question que de son
approbation, puis, il reprit «Fais-moi connaître la Foi». Le Prophète répliqua:
«La foi consiste en ce que tu dois croire à Allâh, à Ses Anges, à Ses Livres. a Son Prophète, au Jugement
Dernier. Tu dois croire encore à la prédestination touchant le bien et le mal».
L`homme lui dit encore: «Tu as dit vrai»" et il reprit: «Fais-moi connaître la vertu», et le Prophète lui répondit:
«La vertu consiste à adorer Dieu, comme si tu Le voyais, car si tu ne Le vois pas, certes, Lui te voie».
chaînes de garants, rapporteurs des hadiths. Cependant un troisième groupe,
soucieux de mener une vie tranquille et contemplative, préféra se retirer de la vie
publique pour mieux se vouer à la dévotion... »2
Étant donné que les expériences mystiques sont aussi nombreuses que les aspirants, il
existe une multitude de définitions de tassawwuf. Toutefois son fondement, selon
l'auteur de Minan al-bâqî al-qadîm « c’est rectifier la foi en l’unicité de Dieu, scruter
l’âme, contrôler le coeur, se détourner des choses de ce monde et s’attacher
exclusivement à Dieu en concentrant tout son intérêt à Lui pour mériter sa piété et
obtenir son agrément et éviter sa colère »3
Pour saisir le choix de Cheikh Ahmad Bamba et sa méthode, qui sont conformes aux
enseignements du Prophète (PSL) et aux expériences de ses compagnons, il suffit de
se référer à l'exemple de Cheikh Saliou Mbacké (RD)
II- La vie de Serigne Saliou: une spiritualité exemplaire
A- Un aperçu de sa vie
C'est à Diourbel que Serigne Saliou est venu au monde à la nuit de vendredi 14 du
dhul qi’da 1333 de l’hégire ( 22 septembre 1915). A sa naissance Cheikh Mouhamed
Lamine Diop Dagana, un grand disciple de Cheikh Ahmad Bamba a été commis par
le Cheikh pour communiquer son nom salih écrit sur une feuille; un nom qui signifie
entre autres le bien le parfait.
Dans les trois vers que ce messager a composés en guise de prières en faveur de
l'enfant béni, on pouvait présager déjà la noble mission du futur khalif dans l'oeuvre
islamique de son père ; il dit:
Que l'Éternel qui, dans sa bonté, nous a gratifié de Salih lui accorde une
longue vie;
Qu'Il le préserve comme un soleil dans le ciel de son univers pour éclairer son
visage sombre;
Qu'Il le préserve en lui complétant sa droiture et en le bénissant avec la santé
et la félicité
-Ses études
À l’instar de tous les hommes de Dieu, Serigne Saliou s'est distingué dès sa tendre
enfance d'une intelligence extraordinaire et d'un mémoire très solide. Il a mémorisé le
Coran auprès de son oncle maternel Serigne Alassan Diakhaté.
2 Les bienfaits de l’Eternel p 91
3 Idem
Son apprentissage du Saint Coran achevé, il s'est lancé dans l’étude des sciences
religieuses et des disciplines linguistiques auprès d’éminents érudits, parmi lesquels
Serigne Mor Sasoum Diakhaté, fils de Khadi Madiakhaté Kala, Serigne Mohamad
Dèm et Serigne Hamid Sow. Auprès de ce dernier, il a approfondi ses études de la
géographie et d'astronomie.
Après avoir reçu un viatique spirituel de son père et guide, le Cheikh lui-même et
acquis une solide formation académique dans les sciences religieuses et linguistiques,
Serigne Saliou, en grand soufi, trouvait dans le voyage une source intarissable de
connaissances et d'expériences mystiques, d'où les nombreuses péripéties qu'il
effectuait à l'intérieur et à l'extérieur du pays. En réalité, tous ceux qui l’ont approché
étaient marqués par son érudition et par ses qualités.
Ses qualités
Étant une parfaite incarnation des enseignements du fondateur du mouridisme, la vie
de Serigne Saliou est pleine de qualités dont nous allons citer quelques-unes
- Sa dévotion
Parmi les aspects les plus remarquables de la vie de Cheikh Saliou la constance dans
ses actes de dévotion et d'adoration; rien au monde ne pouvait perturber son
programme de prière, de zik,r de lecture du Coran et des khassaïdes, quelles que
soient les circonstances. Par cette constance, il se conformait au hadith du prophète
(PSL) selon lequel « les actes que Dieu aime le plus sont ceux qui s'effectuent de
manière constante, aussi minimes soient-ils »
- Son ascétisme et son renoncement et son humilité
Ces qualités prophétiques vont de pair, car étant toutes fondées sur la présence
permanente de la grandeur de Dieu dans l'esprit du croyant. Cette présence amène
l'homme, l'aspirant à ne pas s'accrocher ni aux futilités de ce bas monde ni à son ego.
À propos du renoncement az-zuhd Cheikh Mohammad Bachir nous rapporte les
paroles d'Abu Talib Al Makky qui dit « C'est le plus sublime des états de ceux qui
franchissent les étapes de la certitude ''maqamat al yaqin'', car il constitue un
renoncement à soi même et non pas un renoncement pour soi et pour le plaisir du
renoncement »4.
Toute la vie de Serigne Saliou est la manifestation de ce renoncement; il n'a jamais
utilisé ses récoltes à ses propres besoins ; il les offrait en guise de hadyya au khalif
du moment. Lors qu'il a accédé au khalifat, il consacrait tous ses avoirs au service de
l'islam et de la communauté mouride.
4 Les bienfaits de l'Eternel p 386
Une anecdote peut bien illustrer à la fois son renoncement et son humilité: Une
grande personnalité marocaine venue participer au Grand Magal de Touba en 2006
était reçu par Cheikh Saliou au moment où une délégation composé de plus hauts
dignitaires de l'État du Sénégal était au domicile du Khalif. A sa sortie il a avoué à
son compagnon qu'il n'a jamais vu un homme aussi vénéré par des autorités
temporelles et aussi désintéressé, et il ajoute : alors que le monde entier se dirige vers
lui, il s'oriente vers Dieu.
Tout le monde se souvient de sa rencontre avec les délégations des familles
religieuses à l'occasion d'un Magal; lors que les représentants des délégations lui
adressaient des remerciements et des paroles élogieux, Serigne Saliou lui versait des
larmes en demandant pardon à Allah!
- Son amour pour le travail
Cet état d'ascétisme chez Serigne Saliou n'est pas synonyme de démission ou de
dépendance à autrui, mais, au contraire il est conjugué avec un amour ardent de
travail, conformément aux enseignements de Cheikh Ahmadou Bamba.
En effet, le fondateur du Mouridisme considère le travail comme une obligation
religieuse pour chaque musulman, car, en principe, on ne peut pas satisfaire ses
besoins de façon légale sans exercer un travail productif.
Le cheikh « a saisi que l'homme est une dualité et qu'il ne saurait vivre uniquement
dans une attitude de contemplation. Il lance alors le principe selon lequel le travail
fait partie de la prière ''liguey ci top Yalla la bok'' »5
Incarnant cette philosophie, de Khadimou Rassoul, Serigne Saliou avait fait du travail
une forme d'adoration de Dieu, un moyen d'éducation et de purification de l'âme et en
fin une source de revenu licite.6
- Son amour pour son prochain et pour les enfants
L'amour que Cheikh Saliou vouait aux êtres humains en général et aux enfants en
particulier est un signe de son attachement à leur Créateur et de sa proximité avec
Lui. Il portait un intérêt particulier à tout ce qui touche les musulmans où qu'ils se
trouvent dans le monde; il lui arrivait souvent d'ordonner la lecture du saint Coran en
guise de prières en faveur des musulmans en situation difficile ou en crise.
Quant aux enfants que les disciples lui confiaient, il les considérait, les entretenait
5 Cheikh Tidiane Sy, La Confrérie sénégalaise des Mourides, Présece Africaines, 1969 p 138
6 En 1992, Serigne Saliou MBACKE a investit à Khelcom 700 millions de francs C.F.A. en
matériels agricoles et en semences. Sa récolte pour la même année se chiffre à mille tonnes malgré
une très faible pluviométrie, (cf. Le travail et le khidma dans le mouridisme, in Edudes sur le
mouridisme, Rawdu Rayâhîn, 2010)
plus que ses propres enfants et les traitait avec tendresse et affection. Il ne supportait
jamais la souffrance d'un petit enfant. Il ne tolérait dans ses daara que l-on batte ou
humilie les apprenants ou qu’on les punisse de façon cruelle.
Un jour, un disciple est venu lui offrir un gros sac plein de « diéègue » (chaînes
utilisées pour empêcher les talibés de fuir le daara). D'un ton très affecté, Serigne
Saliou lui a demandé de ne pas laisser le sac, en disant qu'il n'était pas avec des ânes
mais des êtres humains.
A ses côtés les enfants se voyaient tout permettre et oubliaient vite leurs parents; on a
vu même un petit venir dissimuler la moitié d'une mangue dans la poche de Cheikh
Saliou devant son vissage souriant sans aucune crainte.
Avec toute cette tendresse, Cheikh Saliou veillait à l'éducation de ces petits; il parlait
avec eux, leur racontait les histoires des saints et les orientait.
Son attitude nous rappelle, en somme, celle du Prophète (PSL) avec ses petits-fils al-
Hassan et al-husseyn.
B-L'oeuvre de Serigen Saliou
En effet, l'oeuvre de Serigne Saliou, qui touche plusieurs domaines: éducatif, social,
économique, cultuel..., revêt d'une particularité; car étant un vivificateur de l'héritage
de Khadimou Rassoul, tous les actes qu'il posait étaient des exemples à suivre.
L'éducation et l'enseignement constituent, en fait, la principale mission des messagers
de Dieu et de leurs héritiers, les saints hommes. Le Cheikh n'a-t-il pas reçu l'ordre
prophétique d'éduquer ses compagnons en ces termes « rabbi ashabaka bil himma! »
C'est pourquoi le lieu par excellence où cette éducation se réalise occupe une place
centrale dans l'organisation du mouridisme.
Sur ce plan, Serigne Saliou s'était très tôt distingué; c'est à l'âge de 19 ans qu'il a créé
son premier daara à Gott en 1934, suivi d'une longue liste d'autres daaras
(Ndipoundal, khabban, Ndoka, Lagane etc.) jusqu'à son dernier daara, le plus célèbre
en l'occurrence, Khélkom.
Dans ses centres d'éducation Serigne Saliou a montré le véritable modèle de daara
comme l'avait conçu Cheikhoul Khadim ®: un lieu d'acquisition des connaissances,
de perfectionnement spirituel, de formation professionnelle et d'épanouissement de la
personnalité.
Son programme était basé sur la mémorisation du Coran, l'étude des sciences
religieuses, les pratiques cultuelles, l'initiation spirituelle et le travail.
Son daara se singularise par une organisation spatiale rigoureuse en fonction des
besoins éducatifs et par un respect scrupuleux des règles de bonnes conduites « al-âdâb ».
Les méthodes appliquées dans la formation des enfants, inspirées des
enseignements de Cheikhou al-Khadim, n'ont rien à envier aux nouvelles méthodes
prônées aujourd'hui par les spécialistes de l'éducation comme l'Approche Par les
Compétences et la pédagogie de l'intégration, car ici l'intégration se réalise dans des
situations de la vie réelle et non à travers des situations artificielles montées de toutes
pièces.
L'environnement de ce lieu est toujours propice à la méditation et à l'élévation
spirituelle grâce aux séances émouvantes de déclamation des khassaïd7 effectuée par
des groupes des jeunes ou d'adultes qui se succèdent de façon quasi permanente.
Pour donner une petite idée de l'immensité de l'oeuvre de Serigne Saliou en matière
d'éducation, l'exemple de Khélkom suffit largement. Créé en 1993 ce centre d'une
superficie de 45000 hectares est composé de 15 daara dont chacun porte l'un des
noms des quartiers de Touba, le nombre de ses talibés (apprenants) était en 2007,
environ 50000 leur consommation quotidienne en riz atteignait 2500 kg.
III- les enseignements de Cheikh Saliou
La vie de Serigne Saliou est une illustration du hadith al-qudsî du Prophète (PSL)
dans le quel Allah dit: « Mon Serviteur ne s'approche de Moi par rien que J'aime
plus que les actes que Je lui ai prescrits ; puis Il ne cesse de s'approcher de Moi par
les oeuvres surérogatoires jusqu'à ce que Je l'aime. Et lorsque Je l'aime, Je suis l'ouïe
par laquelle il entend, la vue par laquelle il voit, la main par laquelle il saisit… » 8
Il a, en fait, atteint un stade de proximité divine ''al-qurb'' où il ne pose plus un acte
en dehors de Dieu et n'agit que pour et par Lui; le monde devient, ainsi, une monture
à entretenir uniquement pour le voyage vers l'au-delà. C'est dans ce cadre que
s’inscrivent tous les efforts qu'il a consentis en matière de développent.
Ses actes et paroles constituent ainsi de précieux enseignements aussi bien pour les
disciples, les guides que pour les hommes d'Etat.
-À travers ses actes et attitudes, il a donné aux disciples un exemple de volonté,
d'humilité, de patience, de persévérance et de sacrifice.
-Il a aussi démontré à tout guide religieux une pédagogie spirituelle efficace
propre à soutenir le disciple dans son cheminement intérieur.
-Il a, enfin, administré aux hommes d'Etat des leçons extraordinaires de
planification stratégique, de transparence, et de bonne gouvernance dans ses derniers
projets d'embellissement de la grande mosquée et de modernisation de la ville sainte de Touba
8 Hadith qudsî rapporté par Al-Boukharî
7
Son discours, toujours concis et riche, reflète sa dimension hautement spirituelle, son
attachement au Créateur des univers et son souci pour le salut des êtres humains.
Dans ses adresses, on descelle une récurrence de thèmes qui le tenaient à coeur tels
que:
● as-Shukru ( remerciements, actes de grâce, reconnaissance des bienfaits de
Dieu)
● at-Taqwa (la crainte révérencielle)
● les embûches et machinations de Satan
● La nécessité d'estomper les défauts d'autrui
● le respect de la tradition du prophète
● la mort
Dans son ultime sermon qui avait l’air d’un testament spirituel10, Cheikh Saliou a
résumé l’essentiel du message islamique qu’il appliquait et enseignait tout au long de
sa vie.
Conclusion
Il n'est pas à notre porté de cerner en quelques pages la vie de Serigne Saliou, qui
était un océan de savoir, d'humilité et de générosité, un homme de Dieu et une
incarnation parfaite des enseignements de son père et guide Cheikh Ahmadou Bamba
(RA); un homme qui a laissé à la Oumma islamique et à l'humanité toute entière un
patrimoine très riche de valeurs universelles. Sa vie est une lumière à même d'éclairer
le monde en ces moments où la passion, l'avidité, l'hypocrisie et autres vices risquent
de le mettre dans une obscurité quasi totale.
A son rappel à Dieu en 2007, Serigne Abdoul Aziz Sy al-Amine porte-parole de la
famille Sy, l’a parfaitement décrit en ces termes « C’était un homme de Dieu, un
homme exemplaire, d’une dimension spirituelle exceptionnelle un digne représentant
de l’islam et du vénéré khadim Rassoul, Cheikh Ahmadou Bamba… »11
Références bibliographiques :
- Le saint Coran
- Les Quarante hadith de Nawawi
9 En effet Cheikh Saliou a pris le soin de faire un bilan sans y être contraint, de dégager ses
objectifs, de donner environ 10 milliards de francs CFA avant de lancer son appel aux discplies
mourides pour les contributions
10 Cf le Journal du Magal 2008 réalisé par Rawdu Rayâhîn avec le commentaire de Dr Khadim
Macké Chercheur à l’IFAN
11 Idem
- Minian al-Baqî al-Qadîm ou les bienfaits de l’Eternet de Cheikh Mouhammad al-Bachir
- La vie et l’oeuvre de Cheikh Saliou Mbacké, publié par Dahiratou Rawdu Rayahîn
- La Confrérie sénégalaise des Mourides de Cheikh Tidiane Sy
-
Serigne Moustapha Saliou
Lors de l'inauguration de la mosquée Boukhatoul Moubarak (Touba NDiarém)
Sermon prononcé lors de l’inauguration de la mosquée Boukhatoul Moubarak à Touba avec Serigne Amsatou Mbacké ibn Serigne Abdoul Ahad.
Serigne Moustapha Saliou, connu pour son franc parler, sa foi et son attachement à l' idéal mouride, s'insurge contre les sectes sataniques qui, sous couvert d' un soit disant " islam orthodoxe " et par divers procédés, tentent de dévier les populations de la bonne voie. Ils peuvent construire des mosquées ou créer des écoles coraniques; porter le mentaux de mécène ou se vêtir d'habits d' adeptes d’œuvre de bienfaisance ou encore de membre d' organisation des droit de l'homme etc. mais leur objectif principal est d'éradiquer l' islam.
Témoignage rapporté par Serigne Cheikh Sarr, disciple de Serigne Touba et premier Khalif de Serigne Mbaye Sarr
Les mélodies constituent le rythme sonore sur lequel le kourel chante les qaça’id

Les mélodies constituent le rythme sonore sur lequel le kourel chante les qaça’id. Elles proviennent le plus souvent, des anciens disciples de Serigne (« Mag gni »). Ces mélodies leur parvenaient selon leur propre inspiration ou selon un ordre divin reçu par le Cheikh lui-même ou même par ses fidèles qui louaient le prophète sur tous les genres poétiques sur lesquels le Cheikh a eu à écrire. Parmi ces sonorités, on peut citer :
- Dadjou wakeur Serigne Massamba
- Dadjou Baye Youssou NDAO
- Dajou Serigne Aladji CISSE
- Dadjou Serigne Moustapha SY
- Dadjou Serigne Alioune FALL
- Dadjou wa Darou Mousty
- Dadjou Serigne Mahib GUEYE
- Dadjou Serigne Abdou Khadr GASSAMA
- Dadjou Serigne Abdou Lahad TOURE
- ….. (la liste étant très longue)
Une mélodie peut être reprise par la même personne mais sous une version différente, par exemple on a « Dadjou wakeur Serigne Massamba version 71 » et « Dadjou wakeur Serigne Massamba version 78 »… Ces mélodies sont élaborées la plus part selon la versification du khassida ou selon le message que porte ce dernier. En effet, il ya des mélodies qui ne riment pas avec certains khassidas.
Heureuse coïncidence : Cheikh Ahmadou Kara et Serigne Moustapha Saliou se rencontrent chez le pétrolier Baba Diaw
Cheikh
Ahmadou Kara Mbacké et Serigne Moustapha Saliou se sont rencontrés ce
dimanche dans l'après midi au domicile du milliardaire Baba Diaw PDG
du Groupe ITOC. Fruit du hasard ou programmation Divine ? Cette
entrevue aura suscité une joie immense pour le trio.
Baba
Diaw est un ami de longue date d’Amiir Sultan Bamba Fepp qui d’ailleurs
est la première personne à l’avoir amené visiter la ville Sainte de
Touba.
Ce
fut une rencontre riche d’enseignements entre le spirituel et le
temporel pendant laquelle beaucoup de questions relatives au
développement du Sénégal ont été aussi au menu.
.
Avant de prendre congé de son hôte Serigne Moustapha Saliou a beaucoup prié pour Baba Diaw pour toutes ses actions inlassables pour le Sénégal et la communauté mourides.
karacom.org.
Avant de prendre congé de son hôte Serigne Moustapha Saliou a beaucoup prié pour Baba Diaw pour toutes ses actions inlassables pour le Sénégal et la communauté mourides.
Communiqué dernières minutes: Visite Serigne Modou Kara Mbacké au Khalife Général des Mourides, Serigne Sidy Mokhtar Mbacké
Le Bambiste Cheikh Ahmadou Kara Mbacké fidèle à son attachement à Cheikh Ahmadou Bamba a rendu visite, ce vendredi 14 Février, au khalif Général des mourides Serigne Sidy Mokhtar à ganna son village de retraite. A cette occasion le Général de Bamba lui a remis le khassida intitulé ''tawbatou nassouh al jalibatou lil anwar'' qui a succité une joie immense chez le Khalife. Nous reviendrons bientôt sur les tenants et les aboutissants cette visite . La commission Communication
Le Porte-parole du Khalife général des Mourides en visite d’amitié en Mauritanie

Quelques semaines après l’organisation du Grand Magal de Touba, Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre, porte-parole du Khalife général des Mourides effectue actuellement une visite d’amitié en République islamique de Mauritanie. Dans l’agenda du chef religieux, figurent des rencontres avec plusieurs personnalités religieuses.Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre visitera aussi des instituts islamiques qui accueillent plusieurs fils de Touba, venus poursuivre leurs études sur cette terre d’Islam.
Point d’orgue de cette tournée, la rencontre prévue le jeudi 13 février 2014 à Keur Serigne Touba Nouakchott avec les Dahiras Mourides sous l’égide de Serigne Sidy Mbacké Ibn Cheikh Mourtalla Mbacké Khadimou Rassoul.Une rencontre culturelle et islamique est aussi prévue le lundi 17 février 2014 avec la participation de la ligue des Oulémas de Mauritanie, des associations islamiques et du corps diplomatique basé à Nouakchott. Thème de cette rencontre : La place du Prophète Seydina Mouhamed dans les écrits de Cheikh Ahmadou Bamba, fondateur du mouridisme.Le porte-parole du Khalife général des Mourides est accompagné d’une forte délégation composée d’une vingtaine de dignitaires.
Avec Seneweb
Avec Seneweb
Bibliothèque Audio de Serigne Ibra Gueye (MP3)
Lien vers "S. Abdoul Ahad Toure
1) Ibra.
1) Ibra Gueye.| Serigne Ibra Gueye | Khassaides |
|---|---|
| Waqani + Midadi et Yasourou | |
| Touhfatou | |
| Wassilatou Roubouh | |
| Roumna + Karamna | |
| Roumna Shoukour | |
| Mawahibou Nafihou | |
| Khatimatoul Mounajati | |
| Taysir (Keur S.Ablaye) | |
| Taysir (Déc.2012) | |
| Taysir + Wakana (Gamou 2012) | |
| Hadaikhoul Fadil | |
| Matlaboul Fawzeyni | |
| Yazal Woujoudi | |
| Wakana + Diawartou | |
| Dialibatoul Marakhib | |
| Dialibatou (Mbour 2011) | |
| Dialibatou (Janv. 2013) | |
| Nourou Darayni | |
| Nourou Darayni 1332 | |
| Moukhadimatou Amdah | |
| Moukhadimatou Amdah 1313 | |
| Moukhadimatoul Khidma | |
| Minanoul Baqil Qadim | |
| Limahin Bachir28 | |
| Limahin Bachir12 | |
| Qattaba Qalbiya | |
| Sélections Khatim | |
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| Fathoul Qafar | |
| Mafatihoul Bichri | |
| Bouchrana Jamshasouna | |
| Ahmadou Mokhniyan | |
| Tazawoudou Shikhar | |
| Jazbou Qoulob | |
| Limahin | |
| Diwanou Hama Shadina | |
| Khassida | Lecteur |
| Khassida | Lecteur |
| Khassida | Lecteur |
| Khassida | Lecteur |
| Khassida | Lecteur |
| Khassida | Lecteur |
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