La Grande mosquée Massalikoul Djinane de Dakar sort de terre


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Ce sera la plus grande mosquée du pays et sans doute d'Afrique de l'Ouest. Un chantier colossal, des mensurations qui donnent le tournis... Le tout grâce à la générosité des mourides.
Gigantesque ensemble de voûtes et de coupoles, le tout surmonté de cinq minarets enrubannés d'échafaudages, la grande mosquée Massalikoul Djinane de Dakar sort progressivement de terre. Financés par la puissante confrérie mouride, les travaux ont démarré il y a deux ans, sur un vaste terrain de six hectares, dans le quartier populaire de Colobane.
De maigres palissades en tôle cachent difficilement l'immense chantier. Quelques-uns des 250 ouvriers du Consortium des entreprises du Sénégal (CDE), chargé du gros oeuvre, s'agitent sous un soleil de plomb. Tout autour, des baraquements temporaires servent de bureaux et de salles de réunion aux responsables du projet.
Abdou Khadre Fall est l'un d'entre eux. Casque jaune sur la tête, le superviseur des travaux se dirige vers le bâtiment d'un pas lent et fier. "Le gros oeuvre sera terminé début novembre. Il restera ensuite les finitions, ce qui pourrait prendre près d'un an, explique-t-il. Ce sera la plus grande mosquée d'Afrique de l'Ouest."
Ses dimensions sont effectivement frappantes. Massalikoul Djinane ("les chemins du paradis", en arabe) pourra accueillir 7 000 fidèles dans la grande salle de prière. L'aire des femmes attenante aura, elle, une capacité de 3 000 places. "Et encore, il faut ajouter l'esplanade extérieure qui, lors des temps forts comme le mois de ramadan, pourra contenir jusqu'à 20 000 personnes", renchérit Abdou Khadre Fall.
Soit, si l'on se fie aux prévisions des concepteurs, une capacité totale de 30 000 fidèles... Quant au principal minaret, il culminera à 75 mètres - c'est sept de plus que celui de l'actuelle grande mosquée de Dakar. Dans sa belle villa du quartier Mermoz, Amadou Mbakiyou Faye, représentant du khalife général des mourides dans la capitale, ne cache pas sa satisfaction face à la progression des travaux.


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La soixantaine affable, l'ancien maire du Grand-Dakar, proche d'Abdoulaye Wade (l'ex-président lui avait confié la direction des travaux du très coûteux et controversé monument de la Renaissance), dirige le projet depuis ses débuts, en 2009. À l'époque, la confrérie cherchait un terrain à Dakar pour y ériger une mosquée. Wade, premier chef d'État mouride, lui donnera celui de Colobane. Les travaux ne débuteront que trois ans plus tard, en juillet 2012, le temps pour l'architecte sénégalais Meïssa Diodio Toure - qui a dessiné les minarets de Touba - de peaufiner ses plans.
"C'était une vraie nécessité de construire cette mosquée, affirme Amadou Mbakiyou Faye. Nous voulions créer un pôle de convergence, à la fois pour les mourides, qui sont de plus en plus nombreux, mais aussi pour le reste de la Oumma [la communauté musulmane, NDLR]." Outre l'imposante mosquée, le complexe abritera un institut d'études islamiques, équipé d'une salle de conférences dernier cri et d'une luxueuse résidence pour le khalife et ses invités, pouvant accueillir jusqu'à cent personnes dans des conditions dignes d'un grand hôtel dakarois. L'idée est d'organiser bientôt ici un forum économique réunissant une ribambelle d'hommes d'affaires. Il aura lieu en décembre, une semaine avant le Magal, le grand pèlerinage annuel à Touba commémorant le départ en exil de Cheikh Amadou Bamba, le fondateur de la confrérie.


Pas de limites
Question budget, le khalife et ses proches ont vu grand. Très grand même. Le coût de la mosquée est pour l'instant estimé à 13 milliards de F CFA (environ 20 millions d'euros), et celui de l'ensemble du complexe à un peu plus de 30 milliards. "Le khalife a souhaité faire une mosquée sublimant l'oeuvre de Cheikh Amadou Bamba, justifie Amadou Mbakiyou Faye. Il n'a donc pas lésiné sur les moyens. Et puis, avec le niveau de finitions que nous souhaitons atteindre, il n'y a pas vraiment de limites."
Les cinq minarets ont par exemple été réalisés par Royam, une entreprise suisse spécialisée dans les constructions verticales grâce à la technique du coffrage glissant. Pour les travaux d'embellissement, les dignitaires mourides ont fait appel à des artisans réputés du monde entier. Des spécialistes marocains, turcs ou encore italiens doivent s'atteler aux revêtements en marbre, à la décoration de la coupole en feuilles d'or, aux lustres en cristal ou encore à l'inscription d'arabesques. Le célèbre architecte allemand Mahmoud Bodo Rasch, qui a réalisé de nombreux travaux en Arabie saoudite, dont l'horloge géante de La Mecque, a aussi été contacté.
Selon Amadou Mbakiyou Faye, la totalité des fonds provient des dons du khalife et des talibés. Des clips sont diffusés sur des chaînes de télévision affichant les numéros des comptes bancaires à créditer, un site internet a été mis en ligne, et les mosquées mourides ont été équipées d'urnes destinées à recevoir la contribution des talibés.
En janvier 2013, le khalife général avait demandé à chacun de donner 500 puis 1 400 F CFA, mais les dons ont dépassé les espérances : entre 1 000 et 10 000 euros sont récoltés chaque jour dans la seule caisse de la mosquée en construction. Les hommes d'affaires Cheikh Amar et Serigne Mboup rivalisent de générosité pour apporter leur pierre à l'édifice. Ils sont, aujourd'hui, les plus gros donateurs officiels du pays - même si l'essentiel des dons provient de la diaspora, Italie, Espagne, États-Unis et France en tête.
Comme pour tous les lieux de culte, l'État n'intervient pas dans le projet, mais la mairie devrait travailler à la réhabilitation des environs du site. Pour Dakar, les retombées économiques seront énormes : située entre les deux plus grands marchés de la ville, la mosquée devrait changer le paysage urbain et modifier la sociologie du quartier.

Source: Jeuneafrique.com 

TOUBA: LE PNGD INSTALLE SON COMITÉ TECHNIQUE LOCAL


Les organisations communautaires de base évoluant dans le domaine de la salubrité et la protection du cadre de vie de la cité religieuse de Touba ont pris part, mercredi, à l’installation du Comité technique local, aux côtés du coordonnateur du Programme national de gestion des déchets (PNGD).
Tour à tour, les membres de l’ONG Wilaya, Matlaboul Fawzeini Set sétal, GIE Set sétal Beug Bamba, l'Association pour le développement de Touba-Mosquée (ADTM) et les opérateurs économiques ont profité de l’occasion pour témoigner leur volonté d’accompagner le PNGD, dans son système de gestion des ordures.
Ces organisations, qui mobilisent des milliers de personnes, principalement des femmes ont capitalisé beaucoup d’expériences.
Selon Birane Gaye, qui s’exprimait au nom du président de la commission environnement de la mairie de Touba, ''le PNGD est venu à son heure et devrait permettre la création d’emplois, si on exploite le volet valorisation des déchets produits''.
Le coordonnateur de l’unité du PNGD, Ibrahima Diagne, a indiqué, dans un entretien avec la presse, que ''les collectivités sont confrontées à des difficultés d’ordre financier pour faire face aux besoins de financement du secteur''.
''Le Sénégal s'est lancé dans la mise en œuvre du Plan Sénégal Emergent (PSE). L’émergence ne peut pas se faire dans l’insalubrité. Pour renforcer la productivité de notre pays, nous avons besoin d’avoir des territoires viables, compétitifs et porteurs de développement durable'', a –t-il expliqué.
Pour lui, les femmes et les jeunes regroupés en GIE peuvent porter des activités génératrices de revenus. ''La commercialisation des poubelles, la pré-collecte, le tri et la valorisation des déchets sont des activités qui peuvent créer des richesses et beaucoup d’emplois'', a soutenu M. Diagne.
Pour la pérennisation du dispositif de propreté à Touba, 100 personnes ont été recrutées dans cette phase d’urgence du programme.
M. Diagne a annoncé la création prochaine de 10 déchetteries à Touba pour ajouter une valeur économique au niveau du site-relais et faire les activités de tri, récupération et valorisation des déchets. A terme, le PNGD pourra créer jusqu’à 15.000 emplois, selon lui.
Le PNGD, dans sa première phase, cible Touba, Kaolack, Tivaouane et Dakar.
Avec le concours de la Banque islamique de développement (BID), l’Etat du Sénégal a mobilisé 17,5 milliards de FCFA pour doter ces collectivités locales d’infrastructures aux normes et assurer leurs équipements.
Au sujet de la mise en place du comité technique local, M. Diagne a souligne qu’il sera ''le répondant du programme au niveau local''. Il sera appuyé par une équipe technique composée d’un environnementaliste, d’un ingénieur en génie civil et d’un sociologue.
Avec ses 24 membres, le Comité technique local est dirigé par Serigne Abdou Ahad Mbacké Gaindé Fatma, par ailleurs président de la commission Environnement de la mairie de Touba. 
Ses deux vice-présidents sont Serigne Moustapha Gadiaga et Sokhna Mame Bousso Mbacké Wilaya. Les rapporteurs désignés sont Mamadou Ndiaye et Mariama Ndiaye Mbacké.

ID/AD

VIDÉO > Julli Ajuma Touba Alieu 24 10 2014 sur les enseignements 1er mois de l'année musulmane

Dans son sermon en wolof du vendredi 24 Octobre 2014, Serigne Ahmadou Rafahi Mbacké Fallilou imam de la Mosquée de Touba Alieu est revenu sur les enseignements à tirer sur la fin de l'année hégiriènne et le premier mois de mouharram et l'importance de ces introspections dans la vie d'un musulman. Lire la vidéo...

QUELQUES SERMONS PRONONCES PAR CHEIKH ABDOU KHADRE MBACKE DURANT SON MAGESTERE ENTRE 1989 ET 1990



ALKHADIMIYYAH vous propose les sermons prononcés par Cheikh Abdou Khadre Mbacké le 26 juin 1989 à l’occasion de la cérémonie de prières du 8ème jour du rappel à DIEU de Cheikh Abdoul Ahad MBACKE, TABASKI et MAGAL 1989...lire les discours
SERMON 1
Sermon prononcé par Cheikh Abdoul Khadre MBACKE (*) Khalif Général des Mourides, le 26 juin 1989 à l’occasion de la cérémonie de prières du 8ème jour du rappel à DIEU de Cheikh Abdoul Ahad MBACKE TOUBA- Sénégal
Que la paix, la miséricorde et la bénédiction de DIEU, LE TRES-HAUT soient sur vous.
Vous Serigne Lamine DIOP, je vous prie de bien vouloir transmettre mes salutations et mes remerciements au Président Abdou DIOUF ; par ailleurs, vous qui êtes présents ici, recevez également mes remerciements, en même temps que la délégation qui vous accompagne.
Cette amitié que vous avez évoquée, nous la renouvelons.
Ce faisant, vous autres les adeptes mourides, ce que je vous recommande, c’est de vous consacrer à l’adoration de DIEU, à la coutume sacrée de l’Envoyé de DIEU, d’accorder au travail une grande considération, d’être solidaire entre vous, d’authentifier votre foi et d’avoir la pure conformité.
Quand à la pure conformité, elle consiste a s’appliquer de façon permanente à la voie droite.
Puisse notre SEIGNEUR nous concillier tous ensemble Son ASSISTANCE.
Quant à Serigne Moustapha qui est ici présent tout ce qui était à sa charge auprès du Président et du Gouvenement, comme serigne Serigne Abdoul Ahad l’avait fait, je maintiens cela.
Notes : (*)Serigne Abdoul Khadr est le quatrième khalif du mouridisme depuis le rappel à DIEU du fondateur CHEIKH AHMADOU BAMBA (Juillet 1927). Il a remplacé Serigne Abdoul ahad Mback troisième khalif (6 Août 1968-19 Juin 1989). Ce sermon est le premier qu’il a adressé à la délégation du gouvernement du Sénégal et à l’ensemble des disciples.
(**) Serigne Moustapha Bachir Mbacké est le fils de Serigne Bachir Mbacké fils de CHEIKH AHMADOU BAMBA. Il était le porte-parole et le délégué général du troisième khalif du Mouridisme, Serigne Abdoul Ahad Mbacké, fonction dans laquelle Serigne Abdoul Khadr Mbacke l’a confirmé, aussitôt après son accession au khalifat, et l’a rendue publique le 3 juillet 1989 dans tous les médias nationaux.
SERMON 2
Sermon prononcé par Cheikh Abdoul Khadre MBACKE Khalif Général des Mourides à l’occasion de la fête AID EL KABIR 10éme jour de Dhul Hijjah 1409 H. soit le vendredi 14 juillet 1989 à TOUBA Sénégal.
Je vous adresse mes salutations, vous témoigne ma gratitude, vous remercie et vous exhorte à ce qui nous profite ici-bas et dans l’au-delà ; ce qui consiste en fait à se consacrer à l’adoration de DIEU et à l’application de la Tradition du Prophète (Paix et Salut sur Lui), sans négligence " Tafrît " (par tiédeur) et sans exagération " Ifrât " (par excès de zéle), en vue de se concilier la Grâce (de DIEU), tout en se repentant (de ses fautes) et en implorant le Pardon (de DIEU).
Je vous recommande et recommande en même temps à ma personne, l’orthodoxie " Istiqâma " qui signifie s’appliquer de façon permanente à la voie droite.
Puisse notre SEIGNEUR donner une issue heureuse à tout notre sort, ici-bas et dans l’au-delà, nous préserver de tous les préjudices et de tous les obstacles, nous préserver de satan et nous maintenir dans la Droiture.
SERMON 3
Sermon prononcé par Cheikh Abdoul Khadr MBACKE Khalif Général des Mourides au lendemain du Grand Magal de TOUBA célébré le mardi 18 SAFAR 1410H. (19 septembre 1989) à TOUBA- Sénégal
Je vous (*) témoigne très vivement ma gratitude et vous remercie, je transmets mes salutations au Président en lui exprimant toute ma gratitude, j’adresse également mes remerciements aux autres personnalités qu’il a déléguées avec vous et dont vous êtes à la tête.
Quant aux prières que vous sollicitez en faveur du pays, j’ai la résolution de me l’assigner volontiers comme une tâche que je labourerai sans la moindre friche s’il plaît à DIEU. Que DIEU nous bénisse.
Quant aux disciples également, les mêmes recommandations que je leur donnai, sont celles que je leur réitérerai encore aujourd’hui, à savoir : nous consacrer à l’adoration de DIEU, se garder de faire tort à quelqu’un et s’appliquer constamment à la droiture ; et ceux qui par la volonté de DIEU sont chargés du temporel que vous soyez compréhensifs à leur égard et tout ce qu’ils sollicitent, si notre religion ne l’interdit pas, acceptez-leur cela.
Que DIEU nous bénisse.

(*)Le chef de la délégation gouvernementale, en la personne de Médoune FALL ministre des Forces Armées .

Célébration du Centenaire de la naissance de Serigne Abdou Khadre- « UNE NAISSANCE QUI SIGNIFIE BENEDICTION ET SALUT POUR L’HUMANITE



CHEIKH ABDOUL KHADRE MBACKE (1914 - 1990)

Cet homme hors du commun qui a marqué son temps et qui, à n’en pas douter, continuera pour l’éternité, d’inspirer la quête de spiritualité de la Mouridiya en particulier, et de toute la communauté musulmane en général.
Qui était-il, ce personnage dont le charisme a atteint des sommets rarement égalés et qui ne nous a laissé qu’un seul regret : la brièveté de son exercice du Khalifat ?

Divers témoignages de sources autorisées (en particulier celui de son neveu Serigne Modou Mamoune BOUSSO, Imam de la Grande Mosquée) nous permettront de tenter de cerner les contours de cette personnalité absolument exceptionnelle à tous les points de vue.

UNE NAISSANCE QUI SIGNIFIE BENEDICTION ET SALUT POUR L’HUMANITE
Serigne Abdou Khadre est venu au monde une certaine nuit d’un vendredi 03 Muharram 1333 de l’hégire, 1914 du calendrier grégorien à Darul Âlimul Khabir , NDAME. Dès qu’on lui annonça l’heureux événement, Cheikh Ahmadou BAMBA convoqua sur le champ son frère et homme de confiance, Serigne Thierno Ibra Faty (Mame Thierno) de Darou Mouhty dans le but de lui confier la mission de se rendre à NDAME pour faire le nécessaire requis pour la circonstance . Au moment du départ, après lui avoir donné sa bénédiction, le Maître dit à Mame Thierno : "Au nom et par la baraka de ce nouveau-né que tu vas visiter, sache qu’au cous de ton voyage, à l’aller comme au retour, tous ceux que tu auras à rencontrer ou à voir sont préservés des flammes de l’enfer ! "
AUTRE SIGNE PREMONITOIRE : UNE ILLUSTRE ASCENDANCE MATERNELLE D’ERUDITS
Sa vertueuse mère Sokhna Aminata BOUSSO est la fille de Serigne MBOUSSOBE, un frère de Sokhna Diarra, la vertueuse mère de Cheikh Ahmadou Bamba . Ainsi Serigne Abdou Khadr aurait été le neveu du Cheikh, s’il n’avait été son fils. De cette naissance, il a hérité d’une piété si profonde que nul n’est surpris que, tout naturellement, il ait exercé, toute sa vie durant les fonctions d’Imam. D’ailleurs, depuis 1968, date de la disparition de Serigne Fallou deuxième Khalif du mouridisme, c’est lui qui a régulièrement officié à la Grande Mosquée de Touba.
Si tout porte à croire qu’il ressemblait à Serigne Touba à tout point de vue, La communauté mouride en tout cas elle, en est persuadée !
- Sur le plan physique
Les grands disciples qui, ont eu le bonheur d’être des contemporains de Serigne Touba n’ont jamais fait mystère de leur sentiment qu’en Serigne Abdou Khadre, c’est bien Cheikhoul Khadim qui était revenu parmi les siens. En effet, soulignent-ils, ils avaient la même silhouette frêle et menue d’apparence, la même vêture sobre mais adaptée à l’ascèse, la même démarche rapide, surtout si la destination est un lieu de dévotion.
Leurs traits étaient également empreints de la même sérénité et reflétaient le même bienveillant amour pour leur prochain mais aussi leur farouche détermination à repousser toute forme de compromis dans le service de Dieu et de son Elu (Paix et Salut sur Lui) La même douce lumière divine illuminait leurs yeux pleins de compassion pour le genre humain.
- Sur le plan du respect scrupuleux de la Sunna
Les observateurs attestent qu’il marchait scrupuleusement sur les traces de son vénéré père. En effet, Serigne Abdoul Khadr avait une connaissance si extraordinairement approfondie des Hadiths et de l’histoire de l’Islam en général, qu’en la matière, il était devenu une référence.
Il affectionnait particulièrement, entretenir son entourage de la vie et des faits du Prophète (Paix et Salut sur Lui.) et de ses Glorieux Compagnons. Il en parlait avec une précision si étonnante, un soin du détail si poussé qu’on avait l’impression qu’il les avait connus physiquement Les couleurs habituelles de leurs vêtements, la carnation de leur peau, la texture de leurs chevelures, les détails particuliers de leurs personnalités, leurs traits de caractère distinctifs, tout, jusqu’aux faits d’armes dont les uns et les autres sont crédités, leur niveau d’érudition et les capacités de chacun, tout était passé en revue avec minutie, comme s’il parlait d’amis qu’il pratique au quotidien.
Évidemment la sunna n’avait pas de secret pour lui. Et, comme son père, il mettait un soin particulier à se conformer à ce modèle parfait. Tous ses faits et gestes, comme ses paroles, étaient calqués sur ceux du Meilleur des hommes (Paix et Salut sur Lui.) Comme pour son père, on notait chez lui un regain de dynamisme frisant même l’euphorie à l’approche de l’heure de la prière.
On le voyait alors s’apprêter avec la plus soigneuse minutie. Le Cheikh, Serigne Abdoul Khadre considérait la prière comme une comparution devant LE MAITRE DU TRÔNE. Il fallait donc pour cet instant solennel observer un soin corporel et vestimentaire trés minutieux . On pouvait alors voir Serigne Abdoul Khadre, délicieusement parfumé des senteurs les plus suaves, se rendre au lieu de culte d’un pas alerte, plein d’entrain.
En tout cas, le commun des mourides est persuadé que celui qui a vu Serigne Abdoul Khadre a vu Serigne Touba. Il n’est, pour s’en persuader, que son mausolée sis à l’est de la Grande Mosquée de Touba. Il ne désemplit jamais.
SERIGNE ABDOU KHADRE, HOMME DE GRANDE GENEROSITE
Serigne Abdoul Khadre avait un sens très aigu de la famille. A la vérité, c’est le genre humain qu’il chérissait. Nous n’en voulons pour preuve que cette propension irrépressible qui le poussait à toujours chercher à répandre le bonheur autour de lui.
Des témoignages, divers mais concordants rapportent la joie presque palpable qui saisit Cheikh Abdoul Khadre, chaque fois qu’il avait l’occasion de rendre service. Cela était tellement vrai qu’il lui est arrivé à, plusieurs reprises, d’allouer une récompense consistante à une personne pour la raison suivante : elle avait porté à sa connaissance le cas d’un individu dont la situation nécessitait l’intervention d’une main secourable. Il était tellement heureux d’avoir ainsi l’occasion de soulager les maux d’un frère musulman que, pour lui, celui qui avait attiré son attention sur ce cas méritait une récompense.
Ainsi, il n’a jamais éconduit un solliciteur. D’ailleurs c’est lui qui incitait les nécessiteux à recourir à lui. Cheikh Abdoul Khadre était très prodigue de ses prières sur tous ceux qui le sollicitaient à cet effet, surtout les malades qu’il guérissait de façon quasi miraculeuse si, tout bonnement, il ne " mettait pas la main à la poche " pour régler leurs frais médicaux, les ordonnances y compris.
Aussi souvent qu’il le pouvait, il procédait lui-même à la prière sur les morts. Cela était interprété très positivement par des populations qui y voyaient des preuves, s’il en était encore besoin, de sa profonde humanité, de son étroite implication dans toute forme d’action dont la finalité est le soulagement, le bonheur des populations.
Ami de tout le monde, il avait une popularité telle que tous les habitants de Touba, à commencer par ses frères, le considéraient comme leur guide religieux. Serigne Abdoul Khadre Mbacké était un Hakim qui conciliait la sharia et la haqiqa, d’autres diront que c’était la sharia en personne qui marchait sur terre. Ses contemporains l’appelait encore Al muftil Qudàti c’est à dire le maître chargé de la formation des Cadi (juges)
OÙ A-T-IL ACQUIS L’ERUDITION QUI LUI A VALU LA DISTINCTION SOUS LE NOM D’ IMAM DES IMAMS ?
Sa lignée maternelle, les BOUSSOBES, le rattache à une ascendance chérifienne. La tradition familiale est l’érudition coranique poussée à ses limites et la maîtrise parfaite des Sciences religieuses jusque dans leurs arcanes les plus ésotériques. Ce n’est pas par hasard si c’est la famille BOUSSOBE qui fournit en général les officiants aux fonctions d’Imam dans la Ville Sainte de Touba.
C’est le Cheikh Ahmadou Bamba lui même qui l’initia à l’apprentissage du Coran et lui confia à Serigne Ndame Abdourahmane LÔ, sous la férule de qui , Serigne Abdou Khadre a maîtrisé très tôt le Coran. Ce fut ensuite pour se rendre à GUEDE chez son oncle Serigne Mbacké Bousso, c’était en 1926, dans le but d’étudier les Sciences Religieuses, études qu’il complètera auprès de Serigne Modou DEME, un érudit incomparable qu’on désignait d’ailleurs par le surnom révélateur de "Alimu Sùdaan. " ( le savant du pays des noirs)
Le produit qui est issu d’une telle formation est parfait à tout point de vue. Il a développé une telle élévation spirituelle et morale que tout naturellement il est devenu ce pôle auquel se réfèrent tous ses contemporains. Par exemple, il n’était certes pas le plus âgé de la famille du Cheikh, loin s’en faut, mais il avait un charisme tel que tous ses frères reconnaissaient et acceptaient implicitement son autorité morale.
Ils admiraient sa droiture, son désintérêt pour les choses de ce monde, son peu d’attachement aux biens terrestres. D’ailleurs, il est connu que toute sa vie durant, il n’a manqué la prière du vendredi à la Grande Mosquée que pendant son séjour en terre saoudienne pour les besoins du pèlerinage en 1978.
Autre exemple, la reconnaissance de facto de son autorité morale par toute la communauté musulmane du pays (même les non mourides) qui a déploré avec douleur la disparition de l’IMAN DES IMAMS quand il nous a quittés ce jour fatidique du dimanche 13 mai 1990.
L’ETUDE DES VESTIGES DE CHEIKHOUL KHADIM PORTEE A SON PAROXYSME
Serigne Abdoul Khadr accordait une importance à tout ce qui touche la famille de Cheikhoul Khadim. A la vérité, c’est qu’il vouait à son pére et Maître spirituel une considération sans commune mesure. Le prolongement naturel de cet amour que tout le monde lui connaissait et qui le conduisait très souvent à effectuer d’émouvantes ziarra sur les mausolées des membres de la famille du Cheikh comme sur ceux de ses grands disciples.
Ainsi il se rendait souvent au village de Nawel sur la tombe de Sokhna Asta Walo, la mère de Sokhna Diarra BOUSSO, sa vénérable grand-mère dont il visitait fréquemment le mausolée à la ville de Porokhane. Il faisait de fréquentes visites de recueillement , à Sagatta Djolof sur le sépulcre de Mame Mâram, un ancêtre du Cheikh, comme à Dekhelé où repose Serigne Mor Anta Sally son grand-père paternel. Les mausolées de Serigne Mboussobé son grand-père maternel et de son oncle Mame Mor Diarra à Mboussobé recevaient aussi ses visites assidues, de même que celui de Mame Bara Sadio, un grand-oncle du Cheikh, à Bofel.
C’est cela qui explique le profond et indéfectible attachement qui liait Serigne Abdoul Khadr à son oncle Serigne Thierno Ibra Faty. Il lui rendait de fréquentes visites à Darul Muhty et, bien après la disparition du Saint Homme, il a continué à entretenir d’excellents rapports avec sa famille.
QUE POUVONS-NOUS RETENIR DE CETTE LUMIERE QUI A ILLUMUNE NOTRE VIE ?
Serigne Abdoul Khadre, sur les traces de son illustre père, nous a enseigné ce que sont en réalité l’Islam et son corollaire, le service exclusif d’Allah. Sa vie n’a été que la défense et l’illustration de ce credo. A l’image de son Père et Maître, toutes ses démarches et toutes ses entreprises ont toujours été parées du label "al istiqâma". Voilà fondamentalement ce que Serigne Abdou Khadre nous a appris et que nous devons retenir : la droiture, cette droiture doublée du sens de la mesure et qui est la marque distinctive des élus de Dieu.
Autant le Cheikh disait à qui veut l’entendre que ses ennemis peuvent tout dire de lui sauf qu’ils l’ont vu ou entendu, un jour, faire ou dire quelque chose que Dieu réprouve, autant Serigne Abdou Khadr mettait un point d’honneur à être ce pôle vers lequel convergent tous les cœurs qui cherchent un modèle de droiture susceptible de les conduire sur la voie dénommée "çirâtal mustaqîma. "
CONCLUSION
Encore aujourd’hui nous nous souvenons avec émotion de Serigne Abdoul Khadre. Nous revoyons dans nos cœurs ce visage empreint d’une douceur angélique. Par dessus ses lunettes qu’il portait très bas sur le nez, il posait un regard indulgent sur l’assistance venue solliciter ses prières et sa bénédiction. Alors on pouvait sentir, presque physiquement, la caresse de ce regard chaleureux venu d’un grand cœur débordant d’une généreuse et débordante mansuétude pour les créatures de DIEU.
A nos oreilles résonne encore le timbre bien posé de sa voix. Et, bien souvent, nous avons l’impression de l’entendre encore déclamer, de la façon magistrale et sublime dont lui seul avait le secret, les sourates qu’il récitait lors des prières du vendredi à la Grande Mosquée. Alors, c’est à grand’ peine qu’on réussit à réprimer les sanglots qui montent du plus profond de notre être.
L’amertume d’une perte prématurée ressurgit, surtout si l’on pense aux réponses qu’il faisait à tous ceux qui, s’adressant à lui, lui souhaitaient longue vie. A ceux-là, il répondait avec un demi-sourire : " Ce serait tout bénéfique pour vous ! " Nous avons la certitude que, s’il avait plu à Dieu de nous le laisser, nous aurions vécu une période particulièrement faste.
Encore aujourd’hui, ses exploitations agricoles et daaras de Guédé, Boustane et Bakhdad perpétuent le souvenir d’un saint, d’un érudit incomparable et d’un serviteur de Dieu inégalable.
Tout de même, il y a une petite atténuation à notre détresse : Serigne Abdoul Khadre lui-même, semblait savoir que son magistère allait être éphémère. En effet, à tous ceux qui lui présentaient un projet qui s’inscrit dans la durée, il demandait invariablement d’en faire part, plutôt, à Serigne Saliou, celui qui allait lui succéder dans les fonctions de Khalife. Comme s’il savait qu’il n’aurait pas le temps d’entreprendre ou de piloter quoi que ce soit qui doive aller au delà du très court terme.
Tel un éclair fulgurant, Serigne Abdoul Khadre a traversé le ciel de l’Islam, laissant pantois un peuple abasourdi, encore incrédule d’avoir compté dans ses rangs un "esclave de Dieu" de cette dimension. DIEU qui nous l’avait donné pour notre bonheur nous l’a arraché après seulement onze mois de magistère. Il aura vécu un séjour terrestre de 75 ans. Exactement comme son père !

A Dieu qui nous l’avait donné nous disons : "Innâ li lâhi wa innâ ilayhi râjihùn " De Lui nous venons, à Lui nous retournerons. Que Sa volonté s’accomplisse ! Bénis soient ses arrêts, même si notre pauvre nature humaine, imparfaite par essence, a de la peine à endurer les douleurs qu’ils peuvent engendrer.

PRIERE MERITOIRE A RECITER TROIS FOIS LE PREMIER JOUR DU MOIS DE MUHARRAM (premier mois lunaire du calendrier musulman)


بسم الله الرحمن الرحيم
من قرأ في اليوم الأول من السنة آية الكرسي ثلاث مائة وستين مرة مع ( بسم الله الرحمن الرحيم ) في كل مرة ثم قرأ هذا الدعاء ( اللهم يا محول الأحوال حول حالي إلى أحسن الأحوال بحولك وقوتك يا عزيز يا متعال وصلى الله على سيدنا محمد وعلى آله وصحبه وسلم تسليما ) وقي من مصائب السنة كلها.

ومن كتب فيه ( بسم الله الرحمن الرحيم ) مائة وثلاثة عشرة مرة ثم علقها عصمه الله من المصائب كلها طيلة عمره.


Celui qui récite au premier jour du mois de Muharram le verset du Trône “Âyâtul Kursiyyu”360 fois et en faisant précéder chaque recitation de la Basmal (Bismil lâhir-Rahmânir-Rahîm )puis récite cette prière sera préservé de toutes les calamités de l’année.
Celui qui écrit la formule de la Basmal(Bismil lâhir-Rahmânir-Rahîm ) 113 fois et le porte sera preservé des calamites durant tout sa vie.

Prière à réciter le jour de l’an musulman (1er Muharram)

VIDEO > Portrait de Serigne Abdou Samad MBACKE ibn CHEIKH AHMADOU BAMBA



La famille de Serigne Abdou Samad MBACKE a organisé une cérémonie de prières à sa mémoire.
Elle s’est déroulée à TOUBA le 22 octobre 2014 sous la direction de sa fille Sokhna Mame Bousso MBACKE.

Faisons connaissance avec cet illustre fils de Cheikh Ahmadou Bamba Khadimou Rassoul.

Témoignage de Serigne Bassirou Mbacké ibn Khadim'r Rasoul sur Serigne Ndam Abdou Rahmane Lô et Mame Cheikh Ibrahima Fall


Témoignage de Serigne Bassirou sur Serigne Ndam Abdou Rahmane et Cheikh Ibra Fall
L'enseignement du Coran et la correctionnel n'ont cessé d être la fonction du cheikh Abdou Rahman LO depuis ce temps-là (pendant l'Exile) jusqu'au jour de la rédaction de ce livre, C'est-à-dire l'an 1353 H.
En effet, depuis plus de quarante ans, ce cheikh sert lui-même le Coran et sert les autres par le Coran.
Parmi tous ceux que j'ai vus, je n'ai jamais rencontré un seul professeur
dont l'enseignement fût plus bénéfique que le sien, ni un seul qui fût plus capable que lui de réciter le Coran ; il le récite une ou plusieurs
fois au cours du jour et de la nuit. Au cours d'une seule partie du jour ou de la nuit, il le récite plusieurs fois.
Pourtant tout, la correction portait sur le savoir de ceux qui avaient appris le Coran et qui venaient le réciter auprès de lui. Par servir le Coran, il entend et rédiger des exemplaires pour assurer sa diffusion.
cela ne l'empêche pas d'assumer ses devoirs d'enseignement, et de s'occuper de sa famille et de ses hôtes. De surcroît, on ne décèle
en lui aucune trace de fatigue.

Un jour où je parlais de sa dévotion, il m'en a dit d'étranges choses et quand je l'ai interrogé à ce propos, il m'a dit : « Ce n'est qu'un des
nombreux prodiges de notre Cheikh. Aujourd'hui, j'ai plus de soixante-dix ans. Pourtant je ne ressens aucune fatigue, quand je récite le
Coran au cours d'une prière de deux génuflexions raka.
Cependant, ce n'est pas plus étonnant que cheikh Ibra FALL qui veille au
service du Cheikh et au service des musulmans en réunissant autour de lui aussi bien les fils des chefs traditionnels et leurs faibles filles
que les postulants mystiques, les gens tournés vers l'éducation (spirituelle) sans autre préoccupation que d'améliorer l'état de leur âme et
de purifier leur coeur. Jour et nuit, Ibra FALL était présent à coté de chacun et élevait leurs préoccupations vers la recherche de la
satisfaction du Seigneur et [le bonheur] de la Vie future.
Source: Cheikh Mouhamadoul Bachir - Minanul Bakhil Khadim

Journée de prières à la mémoire de Serigne Abdou Samad MBACKE le 22 octobre 2014



Serigne Abdou Samad M’BACKE, fils de Cheikh Ahmadou Bamba a vu le jour à Diourbel le 18 Dhûl Qicdah 1335, coïncidant à 1917. Sa mère la vertueuse Soxna Khary Sylla appartient également à l’une des grandes familles religieuses du Sénégal ...

ECOUTEZ L’INTERVIEW DE SERIGNE KHADIM THIOUNE...


Serigne Abdou Samad M’BACKE, fils de Cheikh Ahmadou Bamba a vu le jour à Diourbel le 18 Dhûl Qicda 1335, coïncidant à 1917. Sa mère la vertueuse Soxna Khary Sylla appartient également à l’une des grandes familles religieuses du Sénégal « les Sylla ». Son grand père Serigne Ahmadou Ndoumbé Mar Syll, communément appelé Serigne Taïba fut également un compagnon de longue date de Mame Mor Anta Sally, père de Cheikh Ahmadou Bamba sur les foyers d’enseignement et d’étude du Sénégal.
Ayant très tôt mémorisé le Saint Coran auprès de Serigne Amsatou Diakhaté, il excella dans l’étude des sciences religieuses. Sa piété, expression de l’intensité d’un soufi, pratiquant et d’un ascète, laissait deviner le degré de sa foi à travers ses recommandations et paroles brèves empreintes de l’unicité de DIEU.
Educateur, Serigne Abdou Samad l’était. En témoigne les multiples « Daaras » (centre d’éducation et de formation) qu’il a implanté dont les plus connus sont Mbar installé en 1938, et Diamatil dans le Cayor.
Suivant les traces de son vénéré père, Serigne Abdou Samad s’est beaucoup déplacé à travers le Sénégal pour rencontrer d’anciens compagnons de Cheikhoul Khadim. Ses voyages ont permis à des disciples des contrées lointains de se rendre compte de son charisme sans compter ceux qui s’affiliaient au Mouridisme à travers lui.
De la Casamance, la région sud du Sénégal, en passant par Sine Saloum, Koupentoum et les zones environnantes du Sénégal oriental, Louga et beaucoup de villages du Ndiambour et du Cayor, Serigne Abdou Samad a beaucoup contribué au développement de la voie de Cheikh Ahmadou Bamba.
Modèle de générosité, il avait fait de l’assistance des créatures un sacerdoce. Il donnait tout ce qui lui tombait sous la main. Une qualité qui allait bien de paire avec sa sobriété, son humilité et sa simplicité qui frappaient toute personne qui cohabitait avec lui.
Le physique de Serigne Abdou Samad frappait par sa ressemblance avec son vénéré père, comme en témoigne tous ceux qui le connaissait. Ses qualités morales suscitait l’amour dans le cœur de tous ceux qui le rencontraient ou faisait sa connaissance, et ce à commencer par ses propres frères.
Serigne Mouhamadou Moustapha MBACKE, l’aîné de la famille de Cheikoul Khadim, disait qu’il se rappelait de Cheikh Ahmadou Bamba à chaque fois qu’il rencontrait Serigne Abdou Samad. Le premier khalife du mouridisme était aussi l’homonyme d’un des fils de Serigne Abdou Samad rappelé à DIEU dans son enfance, témoignant de l’estime réciproque qu’ils se portaient.
De Serigne Fallou MBACKE, tout le monde retient qu’il était son frère écouté et dévoué. Il contribua largement à sa formation religieuse, et lui aurait enseigné le traité de jurisprudence « Risâlah ». C’est également sur ses directives que Serigne Abdou Samad fonda son premier centre de formation des disciples »Daara » à Mbar.
Quant à Serigne Abdoul Ahad MBACKE, tout le monde s’accordait à dire qu’ils étaient des jumeaux, tant ils étaient inséparables. De même que Serigne Abdoul Khadre, avec qui, il partageait le même centre d’enseignement. Ce dernier se plaisait à l’appeler « Qutb », et Serigne Abdou Samad le lui rendait par « Khawsu ». L’amour de tous les fils de Serigne TOUBA à son égard était manifeste à l’instar de Serigne Bassirou MBACKE, dont la propre voiture alla le chercher durant sa courte maladie ayant précédé son retour à DIEU.
C’est un jour du mois béni de Rabîh Al Awwal « Gamou » de l’année 1948, qu’il rejoignit son SEIGNEUR, après avoir bouclé la trentaine à peine. Il repose dans les cimetières de TOUBA à côté de ses vertueux frères.
Son séjour bref sur terre, laisse l’image d’un soufi accompli, d’un éducateur et d’un grand travailleur dont la ressemblance des qualités avec son père explique l’estime que lui portaient les gens partout où il passait.
Puisse DIEU l’ABSOLU, « Aç Çamad », répandre sur nous ses grâces et ses bienfaits par la bénédiction de son serviteur agrée Cheikh Abdou Samad MBACKE, fils de Cheikhoul Khadim.


La rédaction de HTCOM

Conference Préparatoire Grand Magal Touba

Préparatifs du Grand Magal de Touba, organisé par Safinatoul Amaan (Scandinavie)
Confédération des dahiras Mourides dans les pays Nordiques
L’événement aura lieu le samedi 8 Novembre 2014 à Copenhague
sous la présidence de serigne Bbssirou Mbacké Abdoul Khadre.

Construction d’une polyclinique à Touba : Un «adiya» de 100 milliards

Construction d’une polyclinique à Touba : Un «adiya» de 100 milliards

La ville de Touba va abriter en 2015, la «plus grande» polyclinique internationale de l’Afrique, dont le budget est arrêté à plus de 100 milliards de francs Cfa, compte tenu de la gestion au moins pendant 10 ans.
Le 8 novembre prochain, la première pierre de la polyclinique internationale Mame Diarra Bousso Diop Gaïndé Fatma de Touba, sera posée sur le site même de l’actuelle clinique éponyme, qui est en déliquescence. Ce projet de l’Association internationale de lutte contre l’ulcère de Burili et d’appui au développement ambitionne de construire à Touba, une «clinique unique en son genre en Afrique», pour un budget de près d’une centaine de milliards de francs Cfa, compte tenu de son budget de fonctionnement au moins pendant dix ans.
La présidente de l’association est venue présenter au journal Le Quotidien, la maquette de la polyclinique avec un enthousiasme débordant, qui témoigne des potentialités, dont elle dispose pour réussir un tel pari. «La santé étant un levier incontournable du Sénégal émergent, ce projet entre en phase dans l’atteinte des objectifs de ce programme. Cette structure se veut complète et moderne, elle est sur 13 niveaux avec sous-sol. Sur le dernier niveau, il y a un héliport, qui permettra l’évacuation sûre et rapide des patients», sourit Awa Diop, par ailleurs belle-sœur du défunt Serigne Cheikh Mbacké Gaïndé Fatma.
Basée en Côte d’Ivoire où elle développe, depuis quelques années, des projets en santé et éducation, Awa Diop dit avoir pu étendre ses tentacules en Europe, Afrique, Asie, Amérique et Océanie grâce à un réseau dynamique de partenaires. A propos justement de partenaires sur ce projet très ambitieux, elle cite les hôpitaux Pitié Salpetrière, Val de Grâce, Hôtel de Dieu, Neuilly, Bichat, Necker ou encore Saint-Antoine, tous basés à Paris. Elle cite également l’Ong Médecins sans frontières, qui sera «d’un grand apport» sur le plan médical.
Au niveau national, elle dit compter sur l’entregent du Président Macky Sall, dont la présence est même annoncée à Touba, le jour de la pause de la première pierre de la polyclinique. Cérémonie qui verra aussi la présence du ministre de la Santé Awa Marie Coll Seck ainsi que «tous les chefs religieux» musulmans comme chrétiens du Sénégal.
Elle a assuré que les constructeurs déjà désignés, à savoir la Cse, la Cde, l’Ordre des architectes ainsi que les différentes sociétés d’assurances ont été sensibilisés dans le sens de livrer l’édifice avant le magal 2015. Un délai certes court, mais réalisable, selon Awa Diop, qui précise qu’outre la polyclinique, il y aura d’autres immeubles connexes, sur le même site de 5 hectares, dont l’immeuble Serigne Sidy Moctar Maty Lèye Mbacké, la pharmacie Serigne Ahmed Moctar Mbacké et ceux qui abriteront les logements des médecins ou encore de la promotrice. 

alyfall@lequotidien.sn

[ Photos-Reportages ] Khelcom 2014 : Des milliers de talibés mobilisés pour le Ndiguel de Serigne Saliou

Comme chaque année, la moisson des champs de Khelcom reste un moment important dans la vie de la communauté mouride. Pour perpétuer l’œuvre du fondateur de ce vaste périmètre agricole, le vénéré Serigne Saliou Mbacké, des milliers de talibés convergeront vers les champs du marabout pour défricher et cumuler les rendements annuels. Désigné comme maitre d’œuvre de cette vaste entreprise, Cheikh Amar, fidèle aux recommandations de son guide, mène les troupes et finance la totalité de l’opération. Du transport à la logistique, en passant par les besoins primaires des pèlerins, les services du patron de TSE sont à pied d’œuvre pour faciliter le séjour des talibés. La délégation officielle qui quitte DAKAR ce vendredi débutera les travaux dans la journée du samedi 18 octobre avec pour objectif de battre les records de l’année dernière.20141018_112339

Touba-Le véhicule 4X4 de Serigne Mountakha M’backè Bassirou Volé, Son Chauffeur Blessé

Touba-Le véhicule 4X4 de Serigne Mountakha M’backè Bassirou Volé, Son Chauffeur Blessé

Gui est l’auteur du vol de la voiture 4X4 de Serigne Mountakha ibn Serigne Bassirou M’backè ? C’est la question que tout le monde risque de se poser dans les prochaines heures entre Touba et M’backé, une fois que la nouvelle aura fini de se répandre. En effert, le bras droit du Khalife Général des mourides a été délesté de son véhicule 4X4 double-cabine de couleur blanche, immatriculée DL 2249 C. La voiture, une « Ford Ranger » à été attaquée par des malfrats dans la nuit du mardi au mercredi aux environs de 2 heures du matin. Le chauffeur qui a essayé de résister a quant à lui, été grièvement blessé. Une enquête est ouverte…

13e Magal de Grand-Bassam en Côte d’Ivoire/ Une forte délégation du Khalife Général des Mourides annoncée




La Communauté mouride célèbre les 17 et 18 octobre 2014, la 13e édition du Magal de Grand Bassam, localité située à une quarantaine de kilomètres à l’Est d’Abidjan, la capitale de la Côte d’Ivoire. Le Grand Magal est placé sous la présence effective de Serigne Bassirou Mbacké, porte-parole et envoyé du Khalife Général des Mourides. L’événement est fortement soutenu par le Président de la République qui s’est fait représenter l’année dernière par une forte délégation. Une représentation à un niveau très élevée du gouvernement sénégalais est attendue pour cette édition encore à Grand Bassam.
Le programme est structuré autour d’une conférence, le premier jour, et de la cérémonie officielle, le deuxième jour. Le thème générique retenu est « Le Jihad et le Terrorisme international : l’approche pacifique de Cheikh Ahmadou Bamba ». Pour en exposer, les éminents intellectuels Assane Mboup, le Pr Djibi Diakhaté, entre autres, sont attendus à Grand Bassam.
La conférence du Grand Magal de Grand Bassam 2014 est dédiée à Sokhna Mame Diarra Bousso Mbacké. La journée de prières du 18 Octobre est placée sous l’honneur de Serigne Abdoulahi Borom Deur BI.
Le Magal de Grand Bassam marque le passage de Serigne Touba en 1895, sur le chemin de l’exil au Gabon. Il est organisé par Serigne Mourtala Mbacké fils du 3e khalife général de la confrérie Serigne Abdoul Ahat Mbacké et chef spirituel de la Communauté mouride en Côte d’Ivoire. L’organisation de ce Magal procède d’un « Ndiguel » reçu de son illustre oncle et homonyme Feu Serigne Mourtala Mbacké.
Le Magal de Grand Bassam est rapidement devenu le rassemblement mouride le plus important en Afrique, en dehors du Grand Magal de Touba. Chaque année, des milliers de personnes font le déplacement de diverses localités ivoiriennes pour rallier Grand Bassam.
Pour cette édition, il est même prévu des bus au départ de Dakar et de Touba. De même, les autorités municipales de l’ancienne capitale ivoirienne ont décidé d’une plus grande implication dans l’organisation qui fait davantage rayonner leur localité à travers le monde.

P.-S.

Kpan Charles avec (Sercom Communauté Mouride )

Grand Magal de Touba 2014:une enveloppe de 500 millions F Cfa, hors du budget pour assurer une borne couverture en eau.

Grand Magal de Touba 2014:une enveloppe de 500 millions F Cfa, hors du budget pour assurer une borne couverture en eau.
Le Secrétaire d’Etat à l’Hydraulique rurale, Ndiène Faye, a procédé ce week-end à la pose de la première pierre d’un forage dans la zone de Darou Rahmane. Cet ouvrage hydraulique a été financé sur fonds propres à hauteur de 70 millions par l’operateur économique Serigne Mboup.
Le patron du groupe CCBM a saisi cette occasion pour demander aux autres de suivre cet exemple. Ce talibé mouride s’engage, par ailleurs, à rendre potable cette eau.
Le Secrétaire d’Etat à l’Hydraulique rurale n’a pas manqué de remercier ces hommes de bonne volonté parmi lesquels on peut citer Serigne Mboup, Mandiaye Diome et certains hommes (de volonté) qui vont se manifester. Ndiène Faye déclare que le chef de l’Etat a donné des instructions au ministre des Finances pour dégager une enveloppe de 500 millions F Cfa, hors du budget pour assurer une borne couverture en eau. M. Faye indique que « la couverture en eau de Touba est très complexe pour la bonne et simple raison que c’est une ville religieuse, une ville qui s’accroit plus que la normale. L’implantation se fait au jour le jour. Il faut, par la production, suivre la distribution à travers des extensions de réseaux ».
Et de poursuivre : « la problématique que nous avons à Touba est que la plupart des eaux des forages sont saumâtres. C’est la raison pour laquelle le comité ‘’Aynou Rakhmati’’ nous a rejoint dans notre étude qui a été faite en 2004 et qui se proposait d’alimenter la ville de Touba à partir du forage de Touba Bongo. » Il appelle le comité Eau Touba Aynou Rahmati et la commune de Touba à la concertation permanente, même après le magal, « parce que la plupart des forages sont saumâtres, parce qu’il y a des aspects qu’il faut maitriser », a-t-il martelé.
C’est l’entreprise SENTEER (Sénégalaise des travaux et de l’énergie renouvelable) qui sera chargée de la réalisation de cet ouvrage hydraulique. Son responsable Ibrahima Khalil Fall estime que les travaux seront terminés dans un délai d’un mois.

www.magal-touba.org

VIDÉO > Pose de la première pierre du forage offert par Serigne MBOUP à TOUBA

Le patron de la CCBM, Serigne Mboup vient d’offrir un financement de près de 70 millions à la fondation Maa’ ou Rahmati pour la réalisation d’un forage à TOUBA, dans le quartier Sam.

Serigne M'boup Offre Un Forage de 70 Millions à Touba

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Serigne Mboup offre un forage de 70 millions à Touba

Sous la présence de plusieurs personnalités religieuses dont l’émissaire du Khalife Général des mourides  et Serigne Cheikh Mbackè Madina,  Maou Rahmati à procédé samedi à la pose de la première pierre d’un forage.

L’ouvrage,  entièrement financé par Serigne Mboup coûtera la rondelette somme de 70 millions de francs.  Un geste hautement salué par Serigne Cheikh Aliou responsable de cette organisation dont l’objectif est de faire de Touba une ville avec zéro problème d’eau.
Le forage,  installé dans le village de Bouqatoul Moubaraq polarise une trentaine de quartiers selon Serigne Saliou Dieng, l’autorité sur place .
Serigne Cheikh Aliou souhaitera que l’acte de Serigne Mboup soit inscrit en lettres d’or dans les annales  pour qu’il puisse servir d’exemple aux autres puissances financières mourides.  Le marabout ne se privera pas d’attaquer ses détracteurs qu’ils estiment nombreux et particulièrement destructeurs.  « Il existe dans cette ville des gens qui font tout pour nous combattre.  S’ils ne sont pas d’accord avec ce que nous faisons,  rien ne les empêche de s’abstenir de boire l’eau que nous produisons ».
Diène Faye, secrétaire d’état à l’hydraulique rurale,  se félicitera des récurrentes contributions de particuliers à la résolution du problème de l’eau à Touba avant de signaler la volonté de l’Etat de délaisser, par le biais d’une loi rectificative,  la somme de 500 millions pour préparer le magal dans le domaine de l’hydraulique.

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Magal 2014 : Serigne Bassirou Abdou Khadre liste les 4 dimensions de l’évènement




Le porte-parole du Khalife Général des mourides, Serigne Bassirou Abdou khadre Mbacké qui dirigeait la délégation dépêchée par le khalife lors d’un Crd préparatoire du magal, est revenu sur les différentes dimensions culturelle, économique, religieuse et sociale de l’évènement.

«Le magal est un jour de pardon et aussi une journée d’unité nationale. Il a un grand impact économique et une dimension religieuse internationale», a souligné Serigne Bass, qui précise à ce propos, qu’ «une grande délégation quittera Touba pour la Suède et le Danemark dans le cadre d’une rencontre culturelle prélude au magal». 

Dans le même temps, Dakar va accueillir le deuxième colloque international sur le soufisme du 22 au 26 novembre, qui sera ouvert à Dakar et clôturée à Touba.

Plus de trente pays à travers le monde prendront part à l’évènement.

Khelcom : Serigne Cheikh Saliou Mbacké lance un appel pour le 18 Octobre


Serigne Cheikh Saliou Mbacké a lancé un appel aux «Talibés» (disciples) pour une grande mobilisation, lors de l’édition Khelcom 2014, prévue le 18 octobre prochain. Prenant la balle au rebond, son «dieuwriň» (lieutenant), Cheikh Amar, le patron de Tse, fera un appel officiel, vendredi prochain, afin d’appeler ses condisciples à une mobilisation exceptionnelle. Car, à ses yeux, tout «Talibé» se doit de répondre à l’appel de Serigne Cheikh Saliou qui compte perpétuer l’œuvre de son vénéré père, Serigne Saliou Mbacké, le regretté khalife général des mourides.

Réunion préparatoire du Grang Magal de Touba, jeudi à Diourbel



Le gouverneur de la région de Diourbel (centre), Mouhamadou Moustapha Ndao, va présider une réunion consacrée aux préparatifs du prochain Magal de Touba, jeudi à 9 heures, selon le comité d’organisation de cet évènement religieux.
La réunion se tiendra à la gouvernance de Diourbel, précise Serigne Abdoul Ahad Gaindé Fatma, le responsable du service de communication du comité d’organisation du Magal.

Selon lui, la réunion aura lieu en présence de Serigne Bassirou Abdou Khadre Mbacké, porte-parole du khalife général des mourides.

Chaque année, ces derniers célèbrent le Magal, à Touba, en souvenir de l’exil (1895-1902) au Gabon de Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké (1853-1927), le fondateur de la confrérie.

D’autres réunions ont récemment eu lieu sous la présidence du sous-préfet de Ndame et du préfet de Mbacké, en prévision de la prochaine édition de cette fête prévue en décembre.

ID/ESF/ASG


Tabaski ( l’Aid El kébir) 2014: Message du Khalife Général des Mourides.

La prière de l’Aid El kébir a eu lieu ce dimanche 5 octobre 2014 à TOUBA

La prière de l’Aid El kébir a eu lieu ce dimanche 5 octobre 2014 sur la place de la prière des deux fêtes sous la direction de l’imam râtib Serigne Fallou Mbacké ibn Cheikh Abdou Khadir Mbacké, en présence du Khalif Général des Mourides et de nombreuses autorités religieuses.
La prière a débuté à 9h30 et juste après le sermon en arabe, l’imam a délivré le traditionnel message du Khalife Général des Mourides.
Il a commencé par des salutations et congratulations à l’occasion de ce jour qui est un événement important.
Il a demandé aux disciples de veiller au respect des recommandations liées à cet événement qui s’inscrit dans la tradition prophétique avant d’ aborder le premier point relatif à l’hivernage dont le démarrage a été tardif certes mais c’est une situation qu’il faut mettre sur le compte de la volonté divine. Cependant ce retard ne doit pas nous empêcher de garder encore de l’espoir quant à l’issue de ces récoltes.
Le khalife invite d’ores et déjà les musulmans à s’acquitter de l’aumône le moment venu.
L’autre aspect qui a été abordé porte sur les bonnes relations entre musulmans, que chacun fasse l’effort d’éviter du tort à autrui car cela annihile les bonnes œuvres le jour de la reddition de comptes. Il a également invité tous les disciples à préserver l’héritage laissé par notre vénéré guide Cheikh Ahmadou Bamba tout en exécrant la recherche effrénée des profits bassement matériels.
Le khalife a ensuite adressé un message à toute personne investie d’une responsabilité et qui est sensée être un exemple pour qu’elle joue sa partition. Que les guides s’assument en donnant de bonnes recommandations et fassent preuve de compassion à leur endroit de ceux qui sont sous leur responsabilité , en retour que ceux qui sont sous tutelle accordent la déférence qui sied à ces autorités.
La solidarité musulmane a également été abordée, elle doit être raffermie ; si tel n’est pas le cas il s’ensuivra une fragilisation. Dans la même lancée il prié pour que notre Seigneur facilite l’union des musulmans afin qu’ils constituent un bloc homogène. Le Khalife a par ailleurs montré que c’est ce que symbolise le pèlerinage qui est un moment de symbiose où il n’existe ni riches, ni pauvres, ni forts, ni puissants, ni différence de races ou de contrées. Il a adressé des prières aux pèlerins qui sont aux lieux saints de l’Islam. Il a enfin réitéré ses congratulations et demandé pardon à tous les musulmans en la circonstance.
Nous vous rappelons que la prière ainsi que tous les sermons ont été diffusés en direct sur Al Mouridiyyah TV et Al Mouridiyyah fm.

(VIDEO) Émission sur Le sermon d’adieu du Prophète Mouhammad (PSL) sur le mont Arafat : c’était le 9ème jour de Dhûl Hijjah en l’an 10 de l’hégire








Le 9ème jour de Dhûl Hijjah en l’an 10 de l’hégire, notre vénéré Prophète, sur le mont Arafat, délivrait à la Ummah, un message plein de profits. Rappel de quelques extraits du célèbre sermon.
Ô Musulmans, écoutez moi, j’ignore si l’année prochaine, nous pourrons nous rencontrer en ce même endroit.
Votre sang et vos biens sont sacrés, comme le sont ce jour, ce mois et cette ville. Je proscris tout ce qui se rapporte à l’ère pré-islamique, la vengeance propre à cette période est désormais interdite, à commencer par celle d’Ibn Rabiâ Ben Al Hareth, l’usure propre à la Jahiliya (ère de l’ignorance) est également interdite, à commencer par celle d’Al Abbas Ben Abdel mottaleb.
Ô Musulmans, le démon n’espère plus être adoré sur votre terre. Mais s’il est écouté, il se satisfera de celles de vos actions que vous méprisez. Craignez-le pour votre religion.
Craignez Dieu en vos femmes, car vous les avez prises selon un pacte que vous avez conclu avec Dieu, et ce n’est qu’avec la permission de Dieu que vous cohabitez avec elles. Elles ont des droits sur vous, et vous avez des droits sur elles. Elles ne doivent accueillir personne chez vous sans votre accord. Si elles s’avisent de le faire, frappez-les modérément. En revanche, elles sont en droit d’exiger de vous que vous les entreteniez.
Réfléchissez bien à ce message que je vous ai communiqué, Ô Musulmans. Je vous laisse deux guides qui ne vous permettront pas de vous égarer, si vous vous y conformez : le Livre de Dieu et la Tradition de Son Prophète.
Ô Musulmans, écoutez et obéissez, même si vous êtes gouvernés par un esclave éthiopien au nez coupé, tant qu’il vous gouverne en se conformant au Livre de Dieu le Très Haut . Quant à vos gens de maisons (domestiques), nourrissez-les de vos plats et habillez-les de vos vêtements. S’ils commettent une faute que vous ne leur pardonnez pas, vendez-les, Ô Serviteurs de Dieu, mais ne les faites pas souffrir.
Ô Musulmans, écoutez moi et soyez raisonnables. Vous savez que les Musulmans sont frères . Un Musulman n’a droit qu’à la part des biens de son frère qu’il lui cède de plein gré. Ne soyez pas injustes envers vous mêmes.
Ai-je bien transmis le message ? Vous comparaîtrez un jour devant Dieu, c’est pourquoi vous devrez éviter de vous égarer et de vous entretuer après ma mort. Que ceux qui sont ici présents transmettent ce message aux absents, ils le comprendront peut être mieux que ceux qui l’auront écouté. Vous serez interrogés à mon sujet, que direz-vous alors ?
Et la foule de répondre :"Nous certifions que tu nous as communiqué ton message, que tu as accompli ta mission et que tu nous as prodigué tes conseils".
Le Prophète (Paix et salut sur Lui) leva l’index vers le ciel puis le pointa dans la direction de la foule en déclarant à trois reprises :"Ô Mon Dieu, sois en témoin".
Dieu révéla à Son Messager (Paix et salut sur Lui) le verset suivant :" Aujourd’hui, j’ai rendu votre religion parfaite ; j’ai parachevé ma grâce sur vous et j’agrée l’Islam comme étant votre religion " (s5/v3)

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