Ramadan 2015 | J-1: jeûne du ramadan | sens et Dimensions par Serigne Af...
1 ère Jour du Ramadan 1436 /2015 : Conférence de la Grande Mosquée de Touba organisée par le Dahira Moukhaddamatoul Khidma et animée par Serigne Affiya Ahmad Niang
Thème «jeûne du ramadan : sens et Dimensions»
SCRUTATION DU CROISSANT LUNAIRE CE 17 JUIN 2015 À TOUBA
La commission de scrutation du croissant lunaire, mise sur pied pied par le khalife général des mouride, est à pied d' oeuvre juste, avant la priére du crépuscule, sur la splanade de la grande mosquée de Touba. Elle est presidée par l'Imam ratib Serigne Mamoune Boussou et travail en étroite collaboration avec les capitales mourides telles Daroul Mouhty, Darou Salam Porokhane, Bakel etc mais aussi des corréspondants sur toute l' étendue du territoire nationnal ainsi que la commission nationnale. Nos reporters sur place nous ont fait savoir que, aprés déliberation la commision, par la voix de Serigne Habibou Diop informe la communauté musulmane en générale, mouride en particulier, que le croissant lunaire n' a pas été vue et que par conséquent le premier jour du Ramadan est fixé Vendredi 19 Juin 2015. Nous y reviendrons en images.
Nos reporters sont également à Keur Serigne Touba Daroul Mannane ou la famille de Mame Cheikh Ibra Fall, trés impliqué dans ce mois bénit, a l' habitude de se reunir pour scruter le croissant lunaire.
cheikhibrafall.com
BOROOM TOUBA AK DAROU [Par A. Aziz Mbacké Majalis]
Mame Thierno Ibra Faty a depuis toujours symbolisé à nos yeux l'un des plus grands prodiges de Cheikh A. Bamba. Pas seulement à cause des raisons les plus couramment citées dans l'hagiographie mouride. Tels le fait qu'il soit son frère, qu'il fut confié au Cheikh dès son plus jeune âge, qu'il fut l'un des premiers qui ait cru en lui, qu'il ait passé avec lui toute sa vie, ait pris en charge sa famille en son absence avec un courage et une détermination extraordinaires etc.
Ce qui m'a, par contre, toujours le plus frappé chez Boroom Darou, c'est surtout sa remarquable CONSTANCE dans son engagement auprès de Serigne Touba, son sens inégalé de l'ORTHODOXIE islamique et sa SYMBIOSE inédite avec le Cheikh. Des qualités que tout disciple mouride doit s'évertuer, du mieux qu'il pourra, d'imiter pour prétendre être un jour compté parmi les Véridiques (murid sâdiq) dont le bras-droit de Cheikh A. Bamba est l'un des modèles les plus parfaits.
SA CONSTANCE
La constance de Mame Thierno est démontrée par le sens du sacrifice et de la sincérité auquel il n'a jamais failli durant plus du demi-siècle de compagnonnage avec son illustre grand-frère. Que ce soit au cours des dures épreuves de leur jeunesse, ou durant la dure traversée du désert de l'exil et de ses persécutions, ou lors des grandes crises et périodes de troubles à l'intérieur du Mouridisme etc. Mais la preuve la plus frappante, pour nous, de la fidélité de Mame Thierno à ses nobles principes est sa grande résilience et sa capacité à ne pas se laisser détourner de son objectif initial (qu'était l'Agrément Divin) aux moments les plus périlleux de l'opulence et de l'arrivée des bienfaits terrestres (à partir surtout de l'étape de Diourbel). Ainsi, sans jamais céder aux nombreuses tentations du statut de "cheikh" et autres sirènes de la richesse (auxquels beaucoup, pourtant, "aspiraient"), Boroom Darou sut excellemment persévérer dans la même démarche (pastéef) et les mêmes résolutions (pas-pas) prises depuis les origines, à Mbacké Cayor. A savoir, rechercher en toute chose et en tout lieu le seul objectif qui vaille la peine d'être recherché : l'Agrément et la Face Exclusive du Seigneur Tout-Puissant. Un puissant rappel pour nous, les mourides d'aujourd'hui, qui devrons apprendre de Mame Thierno à ne jamais nous laisser détourner de notre engagement initial et de notre allégeance a Serigne Touba. Aussi bien par les épreuves "négatives" (les maux et difficultés) que par les épreuves "positives" (les bienfaits et plaisirs) du monde d'ici-bas...
SON ORTHODOXIE
L'orthodoxie islamique de Mame Thierno, tout au long de sa vie, est autant étonnante. Ayant très tôt bénéficié du système d'éducation de Cheikh A. Bamba, plus qu'aucun autre (au moment privilégié où celui-ci se chargeait lui-même et directement de la formation de ses disciples), Boroom Darou s'est toujours attaché à la stricte observance de l'ensemble des règles du culte. Sans jamais y faillir, quel que soit le lieu ou le moment, de l'exacte manière dont il a toujours vu son maître et modèle le faire. Cette conformité légendaire à la mosquée, à la daara (instruction/éducation) et aux darous (société) nous semble être l'un des plus excellents modèles de conduite dont tous mes condisciples et moi-même devons plus que jamais nous inspirer pour nous rapprocher davantage de l'Archétype du véritable mouride..,
SA SYMBIOSE AVEC SERIGNE TOUBA
La proximité extraordinaire et la symbiose que Mame Thierno entretenait avec Serigne Touba était assez rare, pour ne pas dire inédite. Un grand nombre de récits authentifiés démontrent cette relation privilégiée qui lui accordait même, détail assez significatif, le droit presque exclusif de s'opposer et de discuter avec le Cheikh sur les grandes décisions que celui-ci voulait prendre envers sa propre famille ou même la communauté mouride. Cette prérogative que le Cheikh (malgré toutes ses faveurs divines) lui avait accordée sur sa personne et sur ses propres affaires nous semble assimilable, en un sens, à la Shûra (consultation) prophétique, qui permettait dans certaines circonstances aux Compagnons-Disciples, comme Seydina Oumar, de contredire l'avis du Messager de Dieu. Ou même à l'adjonction de Haroûn comme Assistant-Prophète auprès de Moïse pour l'assister dans sa mission divine. Et ce n'est pas peu de dire que si Mame Thierno a pu obtenir ce grade inédit, ce n'est certainement pas et uniquement à cause de ses seules relations fraternelles avec le Cheikh et de leur histoire commune. Mais que c'est plus dû à ses qualités de constance dans l'engagement, d'orthodoxie envers les Ordres et Interdits de Dieu, de persévérance sans faille dans l'Adoration du Créateur (Ibâda) et le Service des créatures (Khidma), de perfectionnement spirituel, d'attachement aux qualités de véritable croyant (hanîf) etc. Des qualités auxquelles nous, les mourides du 21e siècle, devrons nous attacher si nous voulons sincèrement nous rapprocher spirituellement de Serigne Touba et ne pas nous contenter de déclarations théoriques que contredisent quotidiennement nos actes...
Au vu de cette grande valeur de Mame Thierno Ibra Faty (dont le stade le plus élevé qu'il ait jamais revendiqué est celui de disciple), il ne nous semble nullement exagéré de soutenir qu'il constitue, à l'instar d'autres illustres grandes figures (comme Cheikh Ibrahima Fall, Mame Cheikh Anta, Serigne Ndame Abdourahmane, Serigne Mbacké Bousso etc.), non seulement un acteur de premier plan mais un "actionnaire" du Mouridisme. De l'exacte manière dont les musulmans de tous les temps demeureront à jamais redevables des Combattants de Badr. Ces disciples émérites de Serigne Touba pouvant être assimilés à des "investisseurs" dont les héritiers et "ayant-droits" ont aujourd'hui autant le droit que les autres descendants du Cheikh (qualifiés de "directs") d'être honorés par tous les mourides et de jouer un rôle de premier plan dans la perpétuation du message et du "patrimoine" spirituel légué par Serigne Touba. Car nulle branche ou "succursale" du Mouridisme n'ayant historiquement le droit de réclamer la propriété exclusive ou privilégiée de tout ou partie dudit patrimoine indivis dont tous, es qualité d'ayant-droits spirituels, demeureront solidairement et indéfiniment responsables.
C'est cela, a notre sens, le véritable legs de Boroom Darou.

LA NUIT DU NISFU SHA’BÂN : Les mérites et actions à faire durant cette nuit
C’est la nuit du 14 au 15 Sha’bân. Cette année elle correspond à la nuit du mardi 2 au mercredi 3 juin 2015.
Il est unanimement reconnu que cette nuit a une valeur inestimable pour la communauté islamique. D’abord par les bénédictions du mois qui le contient "Sha’bân", que le prophète a qualifié de son mois à lui.
Ensuite des évènements significatifs qui s’y sont sont déroulés pour l’Islam, dont le plus connu est sans doute le changement de Qibla (direction de la prière ) pour les musulmans.
Enfin des multiples bonnes pratiques recommandées à cette occasion et qui sont des sources de bienfaits pour la communauté de l’Elu le Plus Pur, "Al Muçtafâ ".
Cette nuit (le 15 de Sha’ban), est remplie de miséricorde, c’est une nuit de satisfaction de DIEU , de rémission des pêchés, de garantie contre l’enfer et d’exhaucemennt des vœux. Allah pardonne beaucoup durant cette nuit. Les portes des Cieux sont ouvertes pour que les croyants s’adonnent au repentir ; c’est une nuit du bien, du bienfait, de la générosité et de la bienfaisance. Celui qui jeûne le 15 de ce mois, Allah lui pardonnera beaucoup de péchés.
Selon Abu Hourayra, que DIEU soit satisfait de lui, Le Prophète Mouhammad (Paix et Salut sur Lui) a dit :
" Quant vient la 15 ème nuit de Sha’bân, Le SEIGNEUR se rapproche de ma communauté et pardonne à tout croyant qui ne lui associe rien à l’exeption de cinq catégories : le magicien, le devin, celui qui a rompu ses relations avec ses parents , celui qui s’adonne constamment à l’alcool et le fornicateur chronique ".
Le Prophète Mouhammad (Paix et Salut sur Lui) a dit :
" Quant arrive la 15 ème nuit de Sha’bân, jeûnez le jour et passer la nuit en prières. Durant cette nuit, Le SEIGNEUR se rapproche dès le coucher du soleil jusqu’au ciel le plus proche et s’adresse aux croyants en ces termes :
(ses pêchés) ?
Cette sentence est rapportée par Chahlabi.
Tirmidhi a explicité le sens de cette sentence selon un hadith qu’il tient de Aîcha qui le tient du Prophète Mouhammad (Paix et Salut sur Lui ) : " Le SEIGNEUR descend la nuit du 15 ème de Sha’bân jusqu’au ciel le plus proche, et pardonne à un nombre équivalent aux nombre de poils dénombrés une bête ".
Donc cette nuit est une nuit intense d’adorations , de prières et de bonnes actions particulièrement de jeûne. C’est aussi une occasion de prières et d’aumône à l’endroit des morts pour que DIEU LE TRES-HAUT leur accorde sa miséricorde.
Dans son ouvrage intitulé " Silkul Jawâhiri Fî Akhbâri Sarâ’iri " (l’Alliance en perles précieuses ), Cheikh Ahmadou Bamba nous donne ces enseignements :
On rapporte de Ibn Abbâs -Que DIEU soit satisfait de lui - qui le tient du Prophète (Paix et Salut sur lui ) :
" Les jours de fête Al cîd al Kabîr et l’Alcîd al Fitr (Tabaski et Korité), le jour de cAshura, la nuit du vendredi et de rajab, la nuit du quinzième jour de Sha’bàn, les morts sortent de leur tombe, se tiennent debout à la porte de leur demeure et se mettent à dire : " Demandez la miséricorde de DIEU pour nous dans ce jour béni, par l’intermédiaire de l’aumône, ne serait-ce qu’une bouchée, car nous en avons grandement besoin. Sinon ! Souvenez-vous de nous dans ce jour béni par deux rakk’as dans cette nuit bénie. N’y a-t-il personne parmi vous qui se souvienne de notre exil. Ô vous qui habitez nos maisons et qui avez épousé nos femmes ; vous qui êtes installés dans nos vastes palais, nous sommes maintenant dans l’étroitesse de nos tombeaux. N’y a-t-il personne parmi vous qui se souvienne de notre exil et de notre dénuement. Nos livres sont pliés et les vôtres sont encore ouverts. Le mort n’a plus aucune ressource. Ne nous oubliez pas dans vos œuvres pies, dans vos prières, nous avons besoin de vous pour toujours ". Si quelques uns d’entre eux reçoivent une aumône ou une prière, ils reviennent heureux. Il y en a parmi eux qui ne trouvent rien et qui retournent démunis, tristes et désespérés."
Formules à réciter et comment les accomplir
La nuit du 14 au 15 du mois de Sha’bân, il est recommandé de lire la sourate " YASINE " 3 fois.
Après cela, on récite 3 fois l’invocation suivante : Texte en arabe
Translitération en caractère latin :
Bismillâhi-r- rahmâni-r- rahimi allâhumma yâ dhal manni wa lâ yumannu Calayhi yâ dhal jalâli wal ikrâmi yâ dhat-t- tawli wa linCâmi yâ man lâ ilâha illâ ’anta zhahral lâji îna wa jâral mustajirîna wa ma’ manal khâ ’ifîna. Allahumma ’in kunta katabtanî Cindaka fî ummil kitâbi shaqiyyan aw mahrûman aw matrûdan aw mouqtaran Calayya riszqi famhu. Allâhumma bi fadlika shaqâwâtî wa hirmânî wa tardî wa iqtâra rizqî wa thabbitnî Cindaka fî ummil kitâbi saCîdan marzûqan muwaffaqan lil khayrâti fa innaka qulta wa qawlukal haqqu fi kitâbikal munzali Calâ lisâni nabyyikal mursali yamhul lâhu mâ yashâ ’u wa yuthabbitu wa Cindahû ummul kitâbi. Ilâhî bitajallîl aCthami fî laylatin niçfi min shaCbân moukarram allatî fîhâ yufraqu kullu amri’in hakîmin wa yubramu ikshif Cannî minal balâ’i ma aClamou wamâ lâ aClamu wagh firlî mâ ’anta bihî aClamu wa çalla lâhu Calâ sayyidinâ muhammadin wa Calâ ’âlihî wa sahbihî wa sallama taslîman.
MAGAL EN SOUVENIRS DE SERIGNE CHEIKH: UN EXEMPLE DE FRATERNITE MUSULMANE
La 36 ème Edition du Magal de Serigne Cheikh MBACKE Gaindé célébré par son fils Serigne Aliou en compagnie de toute la famille de Serigne sous l’égide de Serigne Abdou Fattah a été tenu ce samedi 30 mai à Sicap rue 10. Cette journée parrainée cette année ci au Khalife général des Mourides a regroupé toutes les familles religieuses et les partis politques du Sénégal.
Sous la bénédiction de Serigne Cheikh Tidiane Sy, la famille Sy a été representé comme chaque année par Serigne Pape Malick Sy. Prenant la parole il a rappelé les liens intimes de Serigne Cheikh Mbacké et l’actuel khalife général des Tidianes tout en soulignant leur engagement dans le pays.
Serigne Cheikh MBAcké LAYE, après avoir listé le travail remarquable qu’a effectué Serigne Cheikh, s’est pris comme un exemple entre Touba et Yoff Layène. Il a invité les familles religieuses à l’union et à la fraternité. D’autres autorités religieuses et politiques telles que le fils Serigne Cheikh Bara Lahad, Grand Serigne Abdoulaye Makhtar Diop, Ministre d’Etat Mbaye Ndiaye, Ministre Seydou Guèye ont tous magnifié le travail de Serigne Aliou qui est une continuité de l’œuvre de Serigne Cheikh sur l’unification et la fraternité musulmane.
Serigne Abdou Ahad Gaindé Fatma a parlé au nom de la famille pour clôturer. Il a remercié au nom de Serigne Abdou Fattah toutes les familles religieuses et politiques de leurs déplacements et a félicité Serigne Aliou de son œuvre très salutaire par tout le monde.
Serigne Mame Mor Ibn Serigne Fallou a fait les prières de clôture.
Hommage à Serigne Mbacké Sokhna Lo (1 Juin 2005-1 Juin 2015 Il y a 10 ans déjà, nous apprenions la triste nouvelle de la disparition de Serigne Mbacke Sokhna Lo.)
Serigne Mbacké Sokhna LO est né en 1934 à Naïdé Mbacké. La naissance de ce premier fils de Gaïndé Fatma provoqua un émoi de la part de son illustre grand père Cheikh Moustapha al Karim, premier Khalife de Cheikhoul Khadim, qui prédît en lui un destin de bâtisseur du village de Taïf. Il entama ses humanités coraniques auprès de ce dernier à Taïf, avant d’aller continuer ses études pour la mémorisation du livre Saint a Darou Rahmane auprès de Serigne Ibra Dieng dont l’érudition est restée célèbre. Ce fut ensuite la Mauritanie et l’Algérie qui l’accueillent pour parfaire sa formation. Ce qui a fait certainement de Serigne Mouhamed Mbacke un grand érudit doublé d’un homme de culture ouvert au monde. Ce visionnaire politique et économique avait de par ses qualités d’homme de science tissé des relations cordiales avec des « grands » de ce monde. Il a su entretenir fructifier et élargir les relations que Gaïndé Fatma avait tissées partout dans le monde. Ce qui a fait que Serigne Mbacké Sokhna Lo comptait des amis partout y compris des chefs d’Etats, des Responsables politiques, des hommes d’Affaires mais aussi des milliers de disciples et
La Main Visible de Cheikh Ahmadou Bamba [ par Sokhna Maï Mbacké Djamil]
De la main invisible d'Adam Smith à celle visible de Cheikh Ahmadou Bamba
Dans la deuxième moitié du 19ème siècle, la doctrine de Cheikh Ahmadou Bamba Khadimou Rassoul est née. Théoriquement, cette période est marquée par la disparition de la scène politique des principaux chefs traditionnels qui ont combattus l'administration coloniale. La particularité et la singularité du mouridisme est d'être né justement en ce moment précis de la défaite de toutes les chefferies traditionnelles qui ont montrées une incapacité face à l’autorité coloniale.
Les valeurs islamiques ont été le refuge des masses entières désorientées par l'anarchie qui sévissait dans les contrées du Baol et du Cayor et qui avaient, en ce moment précis, répondus à l'appel du vénéré Cheikh Ahmadou Bamba le philanthrope évident de notre terroir ; une parmi tant d’autres. Dans l'espace ainsi laissé vaquant par l'aristocratie traditionnelle vaincue par le pouvoir colonial, allait éclore et se confirmer le chemin du salut : La voie de Khadimou Rassoul.
Cet esprit entrepreneurial, innovant et audacieux de Cheikh Ahmadou Bamba devrait servir comme seul et unique modèle de développement au Sénégal. Il s’agit de faire en sorte que le style de management de Cheikh Ahmadou Bamba, qui est reconnu pour son efficacité, son pragmatisme et son organisation infaillible, puisse servir de modèle dans la gestion du pays.
Au sein donc de ce « Modèle Mouride » il existe une force motrice du travail qui, bien dupliquée dans les différents segments socio-économiques du pays permettra d’atteindre la croissance ou pour m’initier a la mode, « l’émergence » ce qui nous permettra de faire notre entrée de plain-pied dans la liste des pays les plus équilibrés et développés.
Le culte du travail dans la voie de Cheikh Ahmadou Bamba est connu : C’est un véritable sacerdoce.
En effet, Cheikh Ahmadou Bamba nous a inculqué des valeurs comme le travail, l’endurance, ou encore l’accomplissement et nous a appris que contrairement a ce que pensent les classiques, la qualité sans laquelle le développement n’est ni envisageable ni possible est le sentiment de la prépondernce du devoir communautaire face a celle individuel.
Khadimou Rassoul nous a enseigné que le salut ne s’obtient pas sans travail etc’est la compréhension et l’assimilation de cette pensée qui font de son modèle, au-delà de l’aspect religieux, un refuge de la paix et du développement :
La théorie de Cheikh Ahmadou Bamba allie à merveille la théorie à la pratique.
Le Modèle Mouride est une solution à la crise économique parce que comportant en son sein, les fondamentaux du développement qui ne sont rien d’autre que de bonnes théories alliées a de bons outils qui permettent d’appliquer de bonnes pratiques.
Les bonnes théories
Le « Modèle Mouride » détient en son sein les bonnes théories dans la mesure ou il est né pour répondre à un besoin d’alternative en matière d’autorité tant politique, économique qu’organisationnelle et s’est donc érigé (ce qu’il a pleinement réussi) dans un contexte difficilement pénétrable marqué par une résistance abattue des potentiels leadeurs et une déperdition totale des populations. Il répond donc exactement aux réalités et besoins jadis de notre pays tant en terme de second souffle que d’orientation des peuples.
Les bons outils
J’entend par bons outils, cette culture de l’excellence et de l’éminence du comportement et des actes qui fait que dans la conscience d’un vrai mouride contrairement a un économiste ou un financier, l’objectif ne doit pas être atteint, il doit être atteint pertinemment.
Le « Peusteef » que le financier en moi définit tout simplement par « Efficience » ou encore l’atteinte de l’objectif de la manière la plus pertinente est l’élément moteur du Modèle Mouride et donc constitue l’ossature des instruments de sa performance.
Les bonnes pratiques
Les bonnes pratiques ici répondent donc légitimement par la combinaison des deux premières illustrations. En effet, lorsqu’on associe les bons ingrédients avec les dispositifs nécessaires, un bon résultat n’est plus de l’ordre des hasards.
L’idéologie de Cheikh Ahmadou Bamba au service de l’humanité, vise à préparer l’homme et la terre afin de pouvoir ensemble, les cultiver.
Cette assertion s’explique à notre sens que le développement dans notre pays a des piliers essentielles : L’Agriculture et l’Éducation.
Le Sénégal doit en effet faire face à ces deux secteurs stratégiques. Il ne pourra progresser convenablement sur la voie de l’expansion économique, de la réduction de la pauvreté et d’une plus grande sécurité tant alimentaire qu’éducative s’il ne valorise pas les richesses culturelles et les capacités agricoles pour accroître sa contribution au développement économique et social.
L’exemple de la chine illustre parfaitement la pertinence du binôme éducation-agriculture dans le développement d’un pays. La Chine occupe le premier rang de la production agricole mondiale et est également très avancée en matière de civilisation, d’éducation et de promotion culturelle.
Il apparait indéniable que le Sénégal a eu à faire preuve d’améliorations et de stabilisations concrètes, cependant notre réel développement sera celle basé sur une considération primordiale des valeurs historiques, traditionnelles et culturelles dontCheikh Ahmadou Bamba est la plus belle des représentations et grâces aux quelles nous pourrions modeler une nation forte et détentrice de mérites.
Attachons nous ainsi à ces acquis pour qu’ensemble nous puissions enfin de :
Relever le défi de l’émergence, Concrétiser notre croissance
Pour finalement répondre a ceux qui pensent que « l’Afrique n’a pas d’histoire » en ces termes :
Cheikh Ahmadou Bamba Khadimou Rassoul est la preuve que non seulement cette histoire existe, mais surtout, qu’elle est culturelle, économique, politique, et traverse aujourd’hui toutes les frontières.
Maï Mbacké Djamil


















