Préparatifs du magal des deux rakas : Vaste opération de nettoiement initiée par la mairie.

Préparatifs du magal des deux rakas : Vaste opération de nettoiement initiée par la mairie.

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Le diawrigne Serigne Abdoulaye Bamba Sarr a perpétué la tradition en donnant le coup de balai de lancement de l’opération de nettoiement initiée par la mairie de Saint-Louis dans le cadre des préparatifs du magal des deux rakas à la place Faidherbe lieu de la prière du 05 Septembre prochain. Les équipes du service de nettoiement de la mairie, l’UCG et des talibés mourides ont été mobilisés pour rendre propres ces sites de prières et d’accueil. Le maire de la ville de Saint-Louis par la voix de son porte parole et adjoint au maire Balla Guéye a souligné qu’il ne compte ménager aucun effort pour une réussite dans l’organisation de la commémoration des deux rakas de Ndar.

[VIDÉO] CLD du Grand Magal de Touba 1437H édition 2015

Le comité local de développement (CLD) s’est tenu à Touba et a réuni tous les acteurs à la base pour une bonne préparation du Grand Magal de Touba,Magal de Touba 2015
La rencontre entre le comité local de développement (CLD) et le comité d’organisation du Magal constitue le premier acte de préparation de cet événement religieux, ô combien cher à la communauté mouride et à son fondateur, cheikh Ahmadou Bamba Mbacké. Elle a, en effet, réuni tous les acteurs à la base, dont la mairie de Touba, pour une bonne préparation du Grand Magal de Touba, édition 2015. Une occasion pour Mr le sous-préfet, Modou Mbacké Fall, de réunir les différents acteurs locaux pour dresser avec eux le plan d’action et apporter les amendements qui serviront de base de travail au comité départemental (CDD) et régional (CRD) en vue, pour une bonne préparation de cet évènement majeur qui draine plus de 3 millions de pèlerins chaque année.
Pendant près de 9 tours d’horloge, le procès-verbal du dernier CLD a été, en fait, passé en revue. Tous les points abordés lors de cette rencontre ont été évalué et les chefs de service ont, tour à tour, pris la parole pour faire l’état des lieux. Les secteurs clés que sont l’hydraulique, l’électricité, la santé, la communication, la circulation, l’assainissement et l’occupation de l’espace public, ont beaucoup retenu l’attention du comité d’organisation du magal, représenté par une forte délégation conduite par son Coordonnateur Général, Serigne Ousmane Mbacké, venu représenter Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre, président du dit comité par ailleurs porte-parole du Khalife.
Il est ressorti, en effet, de l’ensemble des interventions, un engagement ferme de tous les services impliqués dans l’organisation du magal, à faire mieux que l’année dernière.

1er dhul qi'dah 1436) Lundi - ALTINE / 01 / DIGUIW TABASKI / 1436 H)



الإثنين / ٠١ / ذوالقعدة / ١٤٣٦ هجرية
الموافق / ١٧ / أغسطس / ٢٠١٥ ميلادية
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1er dhul qi'dah 1436) Lundi - ALTINE / 01 / DIGUIW TABASKI / 1436 H)


YAMOOK LE / 17 / AOÛT / 2015 

MAGAL DES 2 «RAKKAS» DE NDAR (SAINT-LOUIS) Sens historique et non folklorique

Sermon de Serigne Ahmadou Rafahi Mbacké sur un sujet d'actualité en se rappelant de fameux 05 Septembre 1895 ou le Cheikh a prié ses deux Rakkas dans le bureau du Gouverneur. Occasion ne pouvait être opportune pour revenir sur le sens historique de cette prière au lieu de se limiter aux aspects folkloriques et événementiels de cette manifestation.

 

Projecteur :Serigne Cheikh Thioro Bassirou MBACKE LE SERVITEUR DU KHALIF

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Très modeste, drapé d’un grand boubou blanc très léger, Serigne Cheikh Thioro MBACKE nous a accueillis dans son immense domicile sis au quartier Usine Glace, à l’est de Touba. Derrière ses lunettes blanches scintillent des yeux qui affichent une intelligence et un sens élevé de l’humilité. Conscient sans doute de la lourde responsabilité qui pèse sur ses épaules, il est plus que jamais décidé à servir son père Serigne Cheikh Sidy Mokhtar MBACKE.
Si l’on veut comprendre l’histoire de notre siècle, il faut parfois s’arrêter sur la biographie ou le parcours de certains hommes qui ont permis des tournants décisifs. Ainsi, en s’arrêtant sur la vie de Serigne Mouhamadou Lamine Bara MBACKE « Borom Gouye Mbinde », de celle de ses enfants, on comprend mieux ce que veulent réaliser les détenteurs du legs de l’auteur de Mounawiroul Bouneyaane.11705095_867131916699941_4714650000558575874_n
Serigne Cheikh Thioro Bassirou MBACKE est issu d’une grande famille religieuse Son père Serigne Bassirou Khoudia Dieng MBACKE, est fils de Serigne Cheikh Mouhamadou Lamine Bara MBACKE Sa mère Adja Ndoumbé FALL appartient à la famille de Mame Cheikh Ibrahima FALL. Les prédispositions de ses deux parents lui ont valu d’être à la bonne école et de persévérer dans le travail, l’abnégation et d’être toujours au service des autres.
Déjà enfant, Cheikh Thioro Bassirou MBACKE est envoyé à keur Alé chez Serigne Ibrahima SYLLA, pour ses humanités coraniques. Quelques années plu tard, après qu’il eut mémorisé et écrit un exemplaire du Saint Coran, ce sera au tour de Serigne Bassirou Diakhate de Khelcom de s’occuper de son éducation.
En 1979, Serigne Cheikh Thioro MBACKE est récupéré par Serigne Mourtalla Khadim qui l’inscrit à l’école arabe Al Azhar qu’il a lui même fondé. Il y obtient son certificat d’étude et est envoyé à Thiès.
Apres son baccalauréat ayant pris goût aux études et à la recherche des connaissances, Serigne Cheikh Thioro ne s’arrêta pas en si bon chemin. Doté d’un esprit vif et d’une intelligence assez rare, le petit-fils de Serigne Bara quitta le Sénégal pour le pays de l’oncle Sam. Apres les USA, il alla parfaire ses connaissances en France, puis la Suisse.
Serigne Cheikh Thioro va très vite être rappelé par Serigne Mourtalla qui le nomma Directeur de l’institut Al Azar de Thiès. Après quelques années passées dans la capitale du rail, il intègre la fonction publique mais sera très vite rappeler par Serigne Cheikh Maty Leye qui l’ordonna d’élire domicile à Mbacké Kadior et d’y rester pour veiller à la formation des disciples et aux travaux champêtres. Père de famille et guide religieux il installa ses épouses dans ses différentes maisons à Touba, Mbacké Kadior ou Dakar et veille scrupuleusement à leur bonne éducation.
En 1997, il est nommé Secrétaire permanent du Dahiras Safinatoul Amane en charge de veiller sur la sacralité de la ville sainte de Touba. En aout 1999 par le biais de son père, Serigne Cheikh Sidy Mokhtar MBACKE, alors Khalife de Serigne Bara, fit de lui son porte parole, son assistant, son homme de confiance, son bras droit, son conseiller après les élections rurales, et en plus Cheikh Thioro Bassirou est l’auteur de l’ouvrage « L’Islam, L’Arabisme, et le Terrorisme », prouvant ainsi qu’il constitue une plume avertie au service de l’Islam.
L’homme étant une créature sociale par excellence, Cheikh Thioro Bassirou joua pleinement son rôle. Ses relations qui s’établissent entre toutes les personnalités de ce pays et même au delà, reposent sur l’honnêteté et l’humilité. Dans cet esprit, les enseignements de Cheikhoul Khadim tels que recommandés par l’islam occupent une place de choix dans tous ses faits et gestes. Tellement il est soucieux des autres et traitent tout le monde de manière très courtoise.
Le Prophète Mohamed (PSL) ne manquait de souligner l’importance de cette unité : « dans leur compassion, leur affection et sympathie que les uns nourrissent envers les autres, on voit les croyants comme un seul corps. Quand l’un des organes souffre, le reste en subit fièvre et insomnie ».
En intellectuel et guide religieux averti, Serigne Cheikh Thioro Bassirou MBACKE affiche clairement ses pensées et invite les intellectuels Mourides à jouer pleinement leur rôle, non seulement dans le cadre de la communauté de Cheikhoul Khadim, mais aussi dans une vision participative de cette dernière dans le développement du pays. Il invite tout le monde au travail de cesser les grèves et les manifestations et d’œuvrer pour le développement du pays. Il soutient rester optimiste face à ce sacerdoce, malgré quelques considérations bloquantes de cette affirmation au sein de leur société. Selon lui, les temps changent, le khalifat aussi et les Mo ides sont appelés à prendre le fil de ces mouvements. Toutefois, Cheikh Thioro Bassirou reconnaît qu’il y a une évolution notée, mais de chemin reste à parcourir.
Serigne Cheikh Thioro Bassirou MBACKE est d’un abord très facile. Il entretient des rapports normaux, empreints d’affection avec la famille de Cheikh Mouhamadou Lamine Bara et les Cheikhs et talibés mourides. Il soutient qu’il ne peut être autrement parce qu’étant membre de cette grande famille. Seulement, il considère que non seulement les petits-fils, mais tous les talibés ont le devoir impérieux de suivre le chemin tracé par ses guides.
Source : Assirou Magazine10450442_794332253979908_4277173765357909843_n10941000_791937970886003_4126831442400196296_n11263090_829248047154995_5345025861546994045_n11406795_845717518841381_4347254277874409265_n11401566_845716645508135_758611673258646707_n11406806_847124572034009_3540406873517057915_n150733_862100203869779_6829242197359190473_n10292452_842025259210607_7642009031193304500_n11246586_834377513308715_4781573657549935806_n

Seyyidatunâ MOUMINATOU MBACKÉ: l’Assistante Sociale


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Fille de Cheikh Ahmadou Bamba, elle est née en 1914 de la vertueuse Soxna Faty Sylla. Elle était affectueusement appelée Moumi. Après une parfaite maîtrise du Coran et des sciences religieuses, elle s’est pleinement adonnée à l’adoration de son Seigneur Allah conformément à la tradition prophétique et à œuvrer pour son guide et maître Cheikh Ahmadou Bamba. Elle s’est consacrée à éduquer et à participer à la formation des générations d’hommes et de femmes.
Une disciple très dévouée et une éducatrice hors du commun
Tous ceux qui l’ont approchée attestent qu’en dehors des pratiques cultuelles obligatoires, elle s’adonnait à des pratiques surérogatoires et aux wirds. On rapporte qu’elle passait ses nuits en prière pendant que les gens dormaient.
Elle était aussi imbue de vertus morales obligatoires à tout croyant et toute croyante. Parmi ses qualités on note la pudeur, le scrupule, la reconnaissance, la sincérité, la générosité, la longanimité, la probité etc. Elle était distinguée par son ascétisme. Son port vestimentaire était conforme avec les enseignements de l’Islam. Son habitation était très sobre. On rapporte qu’il lui arrivait de donner tout ce qu’elle avait en aumône sans se soucier des dépenses familiales. Elle conciliait aussi la Sharia et la Haqiqa. Toutes ses actons étaient en conformité avec les enseignements du Prophète (Paix et Salut Sur Lui).
Le Cheikh Ahmadou Bamba nous enseigne que le jihad d’une femme consiste à suivre les recommandations de son pieux époux. Soxna Mouminatou était aussi un modèle dans ce domaine.
Ses actions à Guédé auprès de Serigne Mbacké Bousso sont toujours racontées par les populations. Elle était très dévouée au maître. Cependant, Serigne Mbacké Bousso et toute la population de Guédé savaient qu’ils avaient parmi eux une grande personnalité qui mérite beaucoup de considérations. Pour preuve, toutes les filles nées durant l’année où Soxna Mouminatou était à Guédé ont eu pour homonyme Sokhna Mouminatou.
Après la disparition de Serigne Mbacké Bousso, elle fut donnée en mariage à Serigne Modou Awa Balla fils de Mame Thierno Ibra Faty frère cadet de Cheikh Ahmadou Bamba. A Darou Mouhty aussi, elle était très dévouée.
Soxna Mouminatou était aussi une fervente talibé (disciple) en quête de l’agrément d’Allah. Comme tous les fils du Cheikh, elle avait troqué le lien du sang contre celui de disciple.
En 1927, après le rappel à Dieu de son père, Soxna Mouminatou participait activement à tous les grands chantiers et initiatives du mouridisme aux côtés des Khalifes. Elle considérait les khalifes comme ses guides et n’entreprenait rien sans leurs accords et leurs bénédictions. En sa qualité de disciple, Soxna Mouminatou accordait une grande considération à la famille du Cheikh.
Son apport dans l’Education et la Formation
L’apport de Soxna Mouminatou dans l’éducation et la formation des générations d’hommes et de femmes a été très considérable. Sa demeure était un centre de formation pour garçons et filles. Des enseignants étaient recrutés pour l’enseignement du Saint Coran , des sciences islamiques mais aussi d’un certain nombre de qaçaïds sélectionnés parmi les écrits de Cheikh Ahmadou Bamba pour la mémorisation. Elle a réussi à former des personnalités exemplaires à qui elle enseignait la sincérité dans les actes, l’amour du pardon, la dignité, la dévotion à Dieu, à son Prophète (P.S.L) et aux recommandations de Khadimou Rassoul.
Soxna Moumi était consciente qu’en tant que bergère, elle devait mettre toutes ces générations sur le droit chemin (Sirâtul Mustaqîm). Ce qu’elle a réussi de fort belle manière. Elle avait versifié en wolof tout ce que les filles devaient savoir et le leur faisait apprendre avant même qu’elles ne soient majeures.
Dans le domaine de la formation, Soxna Moumi initiait les filles à tous les travaux domestiques et ménagers. Ce qui était remarquable dans la préparation du couscous, est que Sokhna Moumi obligeait les filles à faire accompagner chaque action par la récitation de la Basmala. Elle leur avait enseigné des techniques de transformation extraordinaires dans ce domaine.
Ses Relations Sociales
Sokhna Moumi aussi accordait une grande considération aux humains en général, et aux mourides en particulier, et ceci pour la seule face d’Allah, du Prophète (PSL) et de Khadimou Rassoul. Elle a fondé beaucoup de foyers pour les autres, et envoyait toujours des aides considérables à tous ceux qui étaient liés au Cheikh. Soxna Moumi assurait aussi les dépenses quotidiennes pour beaucoup de foyers en dehors de sa propre famille. Elle était aussi très distinguée par ses soutiens aux indigents et aux pauvres, connus et inconnus. Pourtant elle ne voulait même pas que sa propre famille sache comment elle aidait ces derniers.
Soxna Moumi avait un grand amour pour le travail. Elle exerçait certaines activités comme l’agriculture, la teinture, le tissage et s’était même investie dans le transport en achetant des véhicules. Cependant elle distribuait les fruits ou revenus de toutes ses activités aux nécessiteux, et apportait une grande contribution aux chantiers des Khalifes Généraux.
En définitive Soxna Moumi était consciente de la sentence du Prophète (P.S.L) qui disait : « l’homme dit toujours mes biens ! Mes biens ! Mes biens ! Et pourtant il ne possède que trois choses : l’aliment qu’il a déjà mangé, l’habit déjà porté et le bien dépensé dans le chemin de Dieu ;
Quelques paroles de Soxna Moumi
Soxna Moumi était aussi un sage dont les paroles étaient pleines de profit. Parmi ces paroles, on retenait :
1. « Adorez votre Seigneur à travers ses esclaves » : c’est-à-dire apportez votre aide et assistance aux croyants pour la seule face d’Allah.
2. « Je vous demande : thésauriser des biens jusqu’à mourir et tout abandonner, et l’investir dans le chemin d’Allah qu’est ce qui est mieux ? » Et les gens de répondre : l’investir au nom de d’Allah.
3. « Ce qui me parvient toujours dans cette maison, dépasse largement les besoins de ma famille, cependant je le redonne aux musulmans et aux disciples de Serigne Touba ».
Puisse Dieu l’agréer et répandre sa bénédiction sur nous tous.
Source HTCOM.

LES CROYANTS SONT-ILS DEVENUS « DES FRÈRES QUI S'INSULTENT » ? [Par A. Aziz Mbacke Majalis]

LES CROYANTS SONT-ILS DEVENUS « DES FRÈRES QUI S'INSULTENT » ? [Par A. Aziz Mbacke Majalis]

Ces excellents rappels de Serigne Touba aux musulmans, et plus particulièrement à tous ses disciples, s'avèrent d'autant plus actuels en ces temps de "dàggasanté" par médias interposés. Avec la nouvelle mode des polémiques injurieuses et des attaques personnelles ou interconfrériques ou entre obédiences (Soufie/Salafite), via YouTube et Facebook, qui minent non seulement l'unité de tous les musulmans autour de l'essentiel (la préservation des valeurs morales et religieuses léguées par nos Vertueux Anciens), mais risquent, à terme, de semer les graines pernicieuses de déstabilisation de notre pays exposé pourtant aux menaces de la sous-région. Nous poussant même à nous interroger si les prochains Boko Haram ne sortiront pas un jour de nos propres flancs...
Au moment où notre nation a plus que jamais besoin d'unité, de fraternité, d'engagement collectif pour améliorer le sort plus que précaire de nos compatriotes, il n'est assurément plus futile et plus pernicieuse occupation que ces récents débats stériles tous azimuts portant sur des détails historiques ou spirituels sans aucune véritable plus-value. Ni pour notre religion, ni pour notre pays. Ni même pour la mémoire de nos illustres devanciers dont nos comportements actuels sont loin d'honorer la mémoire et les relations fraternelles qu'ils ont toujours su entretenir. Ils ne sont nullement pas, non plus, conformes aux orientations fortes sur l'unité et l'abstention envers les causes de discorde que ne cesse de nous rappeler Cheikh Sidy Moukhtar (puisse le Seigneur lui prêter longue vie).
N'est-il pas temps que l'on se souvienne du principe de Dieu : « Les croyants ne sont rien d'autres que des frères ». Des frères qui s'insultent mutuellement et publiquement ? Certainement pas !
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Cheikh A. Bamba dans son traité sur les Règles de Bonne Conduite, Nahju Hadâil Hâj (La Voie de la Satisfaction des Voeux, v. 71-72, 94-100 et commentaires)
« Endure avec patience les injures et ne les rends à personne. Comporte-toi suivant le conseil du [Poète] rompu en Bonne Conduite : "J'ignore dédaigneusement les propos du calomniateur..."
Car l'échange de propos injurieux et le fait de se traiter mutuellement de menteurs ou de se battre font partie des pires habitudes.
Fais du silence ta réponse si jamais tu es incapable de répondre à un propos. En effet, il arrive des fois qu'une parole ne trouve sa réponse que dans le silence...
Conformément au fameux adage : "Si la parole était d'argent, le silence serait d'or..."
Et si jamais quelqu'un se méprend sur ton compte [en te calomniant], détourne-toi de lui et garde le silence.
Ainsi que l'a ordonné DIEU TRES-HAUT :
"Détourne-toi des ignorants."
"Et quand les ignorants s'adressent [aux Serviteurs de DIEU], ceux-ci leur répondent avec calme et sérénité..." (Coran)
C'est ainsi qu'un Poète a dit : "Il m'arrive de passer devant une personne malveillante médisant sur mon compte, je m'abstiens alors dignement [de répliquer] et me dis : "Il ne s'adresse certainement pas à moi...""
L'échange de propos outrageants et le fait de se traiter mutuellement de menteurs font assurément partie des pires habitudes et des moeurs les plus vulgaires...
(...) Ne dis jamais à quelqu'un "tu mens !" ou "ce n'est pas vrai !" ou "tu t'es fourvoyé !"
...Ou tout autre propos de nature à frustrer [ton interlocuteur], fut-il un petit enfant, car cela constitue assurément une maladresse [à éviter].
S'il parle de quelque chose que tu ne connais pas, admets son point de vue ; ainsi feras-tu preuve de noblesse.
Dis-lui plutôt "je ne voyais pas les choses ainsi..." ou "je croyais plutôt que..." ou "je ne savais vraiment pas cela"
...Et d'autres expressions du genre parmi les belles formules à même de réjouir au lieu d'offenser et de susciter la discorde
Habitue ta langue à dire le bien, tu seras de la sorte bienheureux et préservé de tout mal
Conformément aux propos du Prophète, le Maître des créatures - la Paix soit éternellement sur lui :
"Quiconque croit en DIEU et au Jour du Jugement Dernier se doit de dire le bien ou se taire"
Un poète a également dit en ce sens : "Habitue ta langue à dire des choses convenables, tu en tireras profit ; certes la langue prend toujours l'habitude qu'on lui a inculquée"
"En effet ta langue usera en toute circonstance de l'habitude que tu lui as donnée, que ce soit en bien ou en mal, réfléchis donc sur la manière de te parfaire..."
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