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Live /En direct : 27 décembre 2007/ 27 Décembre 2015, Fàttaliku Serigne Saliou Mbacké. Regardez !




LES GERMES DE SATAN [Par Serigne Saliou Mbacké]



LES GERMES DE SATAN [Par Serigne Saliou Mbacké]
Cet important discours a été prononcé, durant les années 90, par le cinquième Khalife des mourides, Serigne Saliou Mbacké, à l’occasion d’incidents suscités par la diffusion d’enregistrements audio insultants et d’articles diffamatoires sur la sainte personne de Cheikh A. Bamba.
Ayant été informé des velléités de représailles que certains disciples mourides, profondément choqués par la teneur délibérément injurieuse et provocante des propos et récits attribués à Serigne Touba, le Khalife rappela tout le monde à l’ordre. En insistant particulièrement sur la nécessité pour tous de ne pas céder aux pièges de la division et de la discorde dont Satan s’évertue, en tout temps, de semer les graines sur le champ de l’Islam, pour affaiblir et asservir les croyants.
Pas de plus excellent rappel, à notre avis, en cette époque où les possibilités médiatiques décuplées, le vent des réseaux sociaux, attisent plus que jamais les flammes de la haine et de l’inimitié entre frères musulmans, pourtant soumis à la même destinée et aux mêmes dogmes. Ceci, étrangement, sur la base des mêmes calomnies, datant pourtant de 1979, propagées aujourd'hui à dessein sur le web, comme pour mettre en mal les différentes confréries du Sénégal dont les récents rapprochements fraternels ne semblent pas agréer certains. Puisse l’Appel de Cheikh Saliou être entendu et revisité, surtout en cette veille de Gamou marquant la Naissance de notre Modèle Commun (PSL), la Meilleure créature envoyée en Miséricorde aux créatures et dont l’ambition la plus élevée consistait, souvenons-nous en, à unir toute sa Ummah sous la bannière de l’Adoration exclusive de Dieu et de la Fraternité universelle…
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SERMON DE CHEIKH SALIOU MBACKE
«Dieu est le Plus Grand. Dieu est le Plus Grand. Au nom de Dieu.
J’invoque la Protection de Dieu contre Satan, le lapidé. Je la mets sous Ta Protection, ainsi que sa progéniture contre la Séduction de Satan le Lapidé. (Coran 2:36) Seigneur ! Je me mets sous ta Protection contre les tentations des démons. Ô Seigneur ! Je me mets sous Ta Protection afin qu'ils ne soient jamais présents en moi. (Coran 23:98) »
« Certes, [ô Satan] tu n’as aucun pouvoir sur Mes serviteurs. »(Coran)
« Fais de ton Seigneur ton Garant et Protecteur. »
Au Nom de Dieu, le Clément et Miséricordieux. Que la Paix et le Salut de Dieu Très-Haut soient accordés à notre Maître Muhammad, à sa Famille et à ses Compagnons.
Que la Paix, la Miséricorde et les Bénédictions de Dieu Très-Haut soient sur vous.
Je présente mes salutations et mes hommages à tous mes frères musulmans. L’objet de cette présente adresse est de transmettre mes recommandations à mes condisciples mourides et de leur clarifier ma position [sur une question d’actualité], espérant qu’ils consentiront à s’y associer avec moi.
En effet, j’ai été récemment informé de l’existence d’enregistrements audio et d’articles diffamatoires portant sur Cheikh A. Bamba. Raison pour laquelle je souhaiterais expliciter, pour tous mes condisciples mourides [dont ces propos ont suscité la colère], ma véritable attitude face à ce genre de situations. Celle-ci consiste à ne pas jamais écouter de tels propos ni à les propager. Aussi voudrais-je que vous tous me suiviez dans cette posture ; à savoir, refuser de les écouter ou de les lire, puis de ne pas les diffuser vers d’autres personnes. Je tiens vraiment à ce que tous s’en tiennent à cette attitude (…)
Par ailleurs, une caractéristique de ces contenus diffamatoire me semble mériter d’être relevée. Il a, en effet, été rapporté que ces propos remonteraient, pour certains, à plus d’une décennie et, pour d’autres, à plus de sept ans. Ces propos ayant été jusqu’ici largement ignorés par la plupart d’entre nous. Le fait [assez étrange] qu’ils soient soudainement diffusés et mis en même temps à la disposition du grand public - tout ceci en moins d’un mois - est assurément un signe que tout ceci relève d’une machination de Satan dont l’auteur de cette diffusion est un suppôt notoire. C’est pourquoi je souhaiterais que vous vous aligniez strictement à ma position et à ne pas y déroger. Car quiconque commet l’erreur de cultiver une graine semée par Satan, puis d’entretenir la plante que celle-ci a germée, n’y récoltera que des fruits néfastes, pernicieux et dénués de tout avantage.
Souvenez-vous que Satan a ourdi toutes sortes de machinations contre Serigne Touba lui-même, sans jamais y réussir. Il a également tenté de manœuvrer contre lui, à travers ses disciples, sans jamais y parvenir (…) Satan ne baissa nullement la garde dans son combat contre le Cheikh, que ce soit durant son séjour au Djolof ou à Diourbel. Sans jamais arriver à ses fins. Nul n’assista Serigne Touba dans ce combat [à part son Seigneur] et il n’invoqua personne [si ce n’est Dieu] pour l’y aider. Il mena ce combat tout seul [et en dehors de toute sollicitation d’intervention belliqueuse de ses partisans].
Ainsi, lorsque le Cheikh fut envoyé en exil, il n’eut personne pour l’aider dans cette épreuve. Il en revint également sans être accompagné par qui que ce soit. Cela ne l’empêcha pourtant pas d’accomplir tout seul, durant ces longues années d’exil, tout ce qu’il devait y accomplir. Cela ne l’empêcha pas non plus d’y obtenir, tout seul, des faveurs à profusion. Si, après tout ceci, l’ambition de ses disciples d’aujourd’hui s’oriente vers les querelles et les batailles [physiques] en son nom, [qu’ils sachent que cela ne correspond nullement à sa propre démarche et à ses enseignements]. C’est pourquoi je souhaiterais que vos objectifs ne s’orientent point vers cette voie [sans issue]…
S’il faut absolument dépenser de l’énergie dans un « combat » au nom de Serigne Touba, dépensons-la dans la lecture de ses qasidas et dans la récitation du Coran. Consacrons cette volonté belliqueuse dans la « bataille » de l’observance de ses recommandations et celle de l’abstention envers ses interdits. Quant au Cheikh, il sait parfaitement se prendre lui-même en charge. La preuve en est que, jusqu’à nos jours, sans l’aide de personne [à part son Seigneur], nul n’a encore réussi à altérer son héritage. Si donc vous, ses disciples, attendez aujourd’hui pour suivre certaines conceptions rationnelles erronées et pour vous engager dans des disputes et querelles stériles, sachez que ce ne sera nullement avec mon consentement. (…)
Souvenez-vous que les propos calomnieux et offensants [envers le Mouridisme] ont toujours existé [ceci, depuis sa fondation même]. Mais s’il était avéré que les réactions violentes envers les auteurs de ces attaques étaient utiles [et étaient agréées par le Cheikh], nul doute que l’on aurait vu s’y engager hardiment ses illustres disciples que sont Cheikh Ibrahima Fall, Cheikh Ibra Sarr Ndiagne, Cheikh Massamba Diop Sahm, et tous leurs autres valeureux compagnons. Pourtant, du temps de Serigne Touba, nul d’entre ces vaillants épigones ne s’est jamais aventuré dans cette voie [des représailles]. Se contentant de laisser le Cheikh lui-même régler [spirituellement] ce genre de problèmes, de sorte que rien, jusqu’à nos jours, de son patrimoine ne fut altéré.
En conséquence, je vous exhorte, chers condisciples, de concentrer vos énergies et toute votre détermination, non pas à ces vaines polémiques, mais à suivre scrupuleusement les recommandations de Serigne Touba, à la lecture fréquente du Coran (autant qu’il vous est possible de le lire) et à la récitation assidue de ses poèmes (aucune quantité de qasidas n’étant de trop). Tout ceci, sans prêter l’oreille au mal et sans le propager. Ne pas l’écouter, ni le faire écouter. Tout en laissant au Cheikh le soin de gérer lui-même ce genre de problèmes. En ce qui me concerne, je ne souscris nullement à l’idée d’accomplir en son nom une action qu’il n’a lui-même jamais recommandée dans sa vie…
Mon option personnelle consiste ainsi, sachez-le, à m’abstenir de toute dispute ou querelle au nom de Serigne Touba. Elle consiste plutôt à me consacrer résolument à exécuter ses recommandations. C’est l’attitude que je me suis toujours évertué d’observer et que je conseille à tous ceux qui consentent à m’obéir à imiter. Consacrons-nous donc entièrement au Service de Serigne Touba et à ne jamais céder aux germes du mal et de la division… »
« Il n’est nul bien dans la plupart de leurs conciliabules, sauf si l’un d’entre eux recommande la charité, une bonne action ou une conciliation entre les gens. Et quiconque le fait, recherchant l’agrément de Dieu, à celui-là Nous donnerons bientôt une énorme rétribution. » (Coran 4:114)
[Retranscription originale wolof : S. Sëriñ Mbàkke Jeŋ - Traduction française : Aziz Mbacke Majalis]

Ziarra de la fédération Touba Espagne 2015, auprès du Khalif Général des Mourides (Integral)


Ziarra de la fédération Touba Espagne auprès de Serigne Sidy Moukhtar MBACKE Voici les Discours de Serigne Fallou Mbacké Mourtada.
Allocution du Khalif Général des Mouride Prononcée par Serigne Cheikh Thioro Bassir

Ziara de la fédération Touba Espagne auprès du... par alkhadimiyyah

Télécharger des MP3 (la prestation de Qacaid du kurel 1 de Hizbut-Tarqiyyah lors du Magal Touba 2015)

Grand Magal TOUBA 2015

Prestation du conservatoire de Hizbut-Tarqiyyah en Chants Religieux sur les Œuvres de CHEIKH AHMADOU BAMBA : Grand Magal de TOUBA édition 2015 à la Résidence du Khalife Général des Mourides Serigne Cheikh Sidy Moukhtar MBACKE.

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Quelles leçons tirer du démenti de Serigne Mountakha ? [Aziz Mbacke Majalis]



Quelles leçons tirer du démenti de Serigne Mountakha ?
J'en ai vu, pour ma part, trois.
Le premier enseignement que j'en tire est ce que beaucoup d'entre nous savait déjà depuis longtemps. L'existence dans notre pays d'une certaine presse dont l'absence inouïe de déontologie et de professionnalisme est des plus choquante. Une presse qui est prête, pour être les premiers à diffuser un scoop, à publier n'importe quoi, n'importe comment, sans aucune vérification ou tentative de recoupement, quitte même à brûler le pays par une information erronée que nul ne pourra accréditer ni réfuter à temps. Une « presse des mille collines » (de plus en plus des sites webs sans foi ni loi) dont la plupart appartiennent, en réalité, à des hommes politiques et qui constituent des armes de destruction massive pour déstabiliser à tout prix le pouvoir (qui dispose lui aussi de ses propres plumes et relais de propagande médiatiques non moins tendancieux). Moralité : les citoyens sénégalais devront faire preuve de plus de prudence et de circonspection dans les informations qui leur sont fournies (surtout à l'heure des réseaux sociaux), pour ne pas faire le jeu de ces types de médias pyromanes.
La seconde leçon que l'on peut tirer du présumé « incident » réfuté par S. Mountakha est que beaucoup de nos condisciples mourides sont actuellement tombés, malgré eux, dans le piège de l'anti-mackysme primaire. S'étant peu à peu radicalisés face aux erreurs récurrentes, aux actes inappropriés et autres discours dévalorisants envers la religion du Président Macky (dont on se demande même quelques fois s'il a ou s'il écoute des conseillers religieux), ces condisciples nourrissent en outre une sorte de frustration nostalgique par rapport aux actes et discours ostensibles du Président Wade sur sa « mouridité » ou même envers ses libéralités fastueuses dans la ville sainte (qui avaient des motivations purement politiciennes à mon avis). Ainsi certaines postures de l'actuel président, au nom de sa conception des « valeurs républicaines » (sur laquelle je suis personnellement assez dubitatif), ont-elles une résonance particulière dans le subconscient collectif mouride et accréditent aux yeux de beaucoup son présumé anti-mouridisme (ou même anti-islamisme imposé par les « lobbies »). C'est cette disposition d'esprit particulière qui explique d'après nous les réactions excessives suscitées par ce supposé incident chez beaucoup d'entre nous. Car, il est fort à parier que le même incident aurait eu lieu du temps de l'ancien président mouride, ces condisciples ne lui auraient pas donné la même ampleur ni la même interprétation. Moralité : la meilleure attitude nous semble être l'objectivité, l'équilibre et le sens de la justice, plutôt que le radicalisme aveugle et les critiques subjectives. Ainsi, à chaque fois que le président de la république posera des actes préjudiciables à la nation ou à la religion qui méritent d'être critiqués, le faire en toute objectivité, en n'ayant en vue que l'intérêt supérieur de la nation et de la religion. Si, par contre, il agit dans un sens jugé positif et utile, l'encourager et l'y soutenir. « Certes Dieu aime ceux qui sont équitables. » (Coran)
Troisième et dernier enseignement : nous les mourides devront faire davantage attention aux pièges de la politique politicienne. Car il nous arrive trop souvent en ces temps, et malheureusement, de céder aux confusions de genre et aux manipulations des politiques qui ne reculent devant rien, même la profanation des choses les plus sacrées, pour atteindre leurs objectifs électoraux (comme le prouvent les sorties malencontreuses voulant surfer sur la colère des mourides pour les monter davantage contre le régime). Actuellement, ce piège des politiques et des médias nous mènent non seulement à nous focaliser excessivement sur des faits divers et événements médiatiques sans aucune plus-value réellement « mouridique », mais nous fait même oublier les choses fondamentales. A savoir les vraies valeurs mourides de pardon, d'indulgence, de justice, de quête exclusive de l'Agrément de Dieu et tous ces nobles principes chers à Serigne Touba.
L'attitude de Serigne Mountakha Bassirou est donc un excellent rappel pour nous tous. Un rappel qui nous enseigne, qu'au fond, les choses périssables de ce monde ne valent pas grand chose devant les valeurs éternelles de Dieu. Qu'au fond nos puériles querelles politiciennes ne valent rien devant l'immense patrimoine que Serigne Touba nous a légué. Que les différentes appartenances et obédiences ne pèsent rien devant le sens de la justice et de l'équité.
Et c'est peut-être cela, ce retour vers les Fondamentaux, la véritable leçon de ce Magal 2015...

PRÉSENTATION DE L'UNIVERSITÉ KHADIMOU RASSOUL DE TOUBA

PRÉSENTATION DE L'UNIVERSITÉ KHADIMOU RASSOUL DE TOUBA
L'Université Khadimou Rassoul de Touba est une université fondée sur la vision éducative et les principes religieux enseignés par Cheikh A. Bamba.
VISION
Cette vision du Serviteur du Prophète consiste à adorer Dieu, en se fondant sur l'acquisition du savoir utile, alliée à l'action vertueuse et au respect des règles morales. Une telle vision fut à la base de la fondation de la ville sainte de Touba dont l’ambition fut de devenir un foyer de connaissance et d’orientation des croyants de tous horizons.
Ainsi que son fondateur le projeta dans son poème Matlabul Fawzayni :
« Ô Seigneur ! Fais de ma demeure un lieu propice à la quête du savoir, à la méditation et à la compréhension. Fais de Touba un foyer d'orientation, de droiture et d'enseignement. »
Serigne Touba affirma par la suite que son Seigneur l’avait gratifié d’une école au sein de laquelle l’on retrouverait toutes les sciences utiles :
« Mon Seigneur, par la grâce du Prophète Elu, m’a bâti une école par laquelle Il éloignera le mal, l’ignorance et l’arrogance. »
HISTORIQUE
C’est pour matérialiser cette noble vision que le troisième Khalife des mourides, Cheikh Abdoul Ahad Mbacké, initia, durant les années 80, le projet de création d’une université islamique à Touba. Un projet auquel son successeur, Serigne Saliou Mbacké, ajouta d’autres jalons importants durant son magistère. C’est cette initiative majeure que l’actuel Khalife des mourides, Cheikh Sidy Mukhtar Mbacké, compte parachever, en lui donnant toute les dimensions de la modernité et de l’ancrage dans les valeurs.
MISSIONS & OBJECTIFS
L'Université Khadimou Rassoul de Touba, dont la devise est « Savoir utile - Travail licite - Bonne conduite » entend ainsi devenir, à terme, une université leader dans
• La formation alliant tradition et modernité ;
• La recherche scientifique au service du développement de la communauté locale et mondiale ;
• La diffusion des valeurs de l'Islam et du message de progrès et de paix de Cheikh A. Bamba.
COMPOSANTES
Les composantes de l'Université Khadimou Rassoul de Touba seront mises en place en deux phases :
- La Phase initiale qui portera sur les premières facultés et les unités de formation jugées comme prioritaires
- La Phase d’extension qui portera sur d’autres domaines scientifiques et technologiques innovants
La Phase initiale de l'Université Khadimou Rassoul de Touba sera réalisée sur le site choisi par Cheikh A. Ahad Mbacké, au moment de fonder l’université. C’est sur ce site de 23 hectares que vont être érigées, sous le Ndigël de l’actuel Khalife général des mourides, Cheikh Sidy Moukhtar Mbacké, les 5 premières composantes de l’Université, à savoir :
- L’Institut Préparatoire du Coran et des Sciences Religieuses
- La Faculté des Etudes Islamiques
- La Faculté d’Agronomie et de Technologie Alimentaire
- L’Institut Supérieur de Formation aux Technologies et aux Métiers
- Les Services Administratifs et autres commodités universitaires
Après la phase initiale de création de l’Université Khadimou Rassoul de Touba, il a été envisagé, dans une seconde phase, d’étendre significativement l’espace et les domaines de compétences de l’Université. C’est ainsi qu’un nouveau site à Touba a été d’ores et déjà retenu pour abriter, en collaboration avec des partenaires académiques, un nouveau Campus de l’Université, qui sera consacré à d’autres domaines très avancés et aux technologies pointues.
Contact - Web : www.ukrat.com - Email : contact@ukrat.com - Facebook :www.facebook.com/universitetouba -Téléphone 77 985 37 00

Présentation Université Khadimou Rassoul de Touba [Wolof]



Présentation Université Khadimou Rassoul de Touba [Francais]

CHEIKH AHMADOU BAMBA, UN MODÈLE PARFAIT DE RÉSISTANCE CULTURELLE



Au nom d’Allah, le Clément, le Miséricordieux
CHEIKH AHMADOU BAMBA, UN MODÈLE  PARFAIT DE RÉSISTANCE  CULTURELLE
Lorsque la colonisation française débarquait en Afrique avec sa mission « civilisatrice », elle avait en bandoulière deux objectifs essentiels : Piller les Ressources Économiques disponibles en terres africaine pour les exploiter en France et Transposer les Référents Culturels occidentaux dans les pays colonisés.  Après quatre siècles d’esclavage, des africains ont  opposé au 19ème  siècle, des mouvements de résistances anticolonialistes impressionnantes. Incarnés par des leaders de carrure exceptionnelle, tels que l'Almamy Samory Touré, Cheikh Oumar Tall et Lat Dior entre autres.  Les luttes de résistances vont très vite se rendre compte de leur caractère inefficace devant la supériorité technique de l’envahisseur européen.
La lutte contre l’oppression coloniale a connu une autre forme avec l’avènement d’Ahmadou Bamba qui a choisi de mener sa résistance sur le terrain culturel et idéologique. Après avoir étudié et réfléchi murement sur les méthodes utilisées par ses prédécesseurs qui avaient opté pour la résistance armée, soit à des fins politiques ou djihadistes, le Cheikh a pu réaliser  l’inefficacité des moyens de résistance employés par ces derniers. Ainsi a-t-il contourné la méthode forte jadis connue pour faire face à l’envahisseur, pour organiser son djihad autour du concept de la non-violence.
Accusé à tort par le colon de nourrir des intentions djihadistes armées, Cheikhoul Khadime réaffirme son engagement à servir la cause de l’Islam et hisser son étendard au-dessus de toute autre volonté mais d’une manière basée sur « les sciences et la piété », non pas sur les armes conventionnelle connues pour cet effet. S’adressant à ses persécuteurs, il  explique la nature du djihad qu’il mène et dans lequel il compte demeurer, et les armes dont il dispose pour faire capituler ses ennemis : « Vous m’avez déporté alléguant que je suis un adorateur du Seigneur doublé d’un djihadiste. Vous avez certes raison car je mène le djihad pour l’amour de Dieu. Mais mon djihad se fait à travers les sciences et la piété, en ma qualité d’esclave de Dieu et de serviteur de son Prophète ; et  Allah qui régente toute chose en est témoin. ( …) Si mes ennemis possèdent des armes pour lesquelles ils sont redoutés, mes armes quant à moi, sont le Coran et les hadiths du Prophète (PSL) et c’est ainsi que je mène le djihad »
 Pour cerner la capacité prospective qui a abouti à la méthode utilisée par le guide des mourides, il convient de rappeler ici que contrairement à l’occupation anglaise, l’objectif de l’occupation française ne se limitait pas seulement à l’exploitation des richesses dans les territoires contrôlés. Mais la France à travers sa mission dite « civilisatrice » des africains, visait également à coloniser les esprits et les cœurs par sa politique d’Acculturation et d’Aliénation des Indigènes. C’est pour cette raison que le fondateur du Mouridisme a consacré plus d’effort durant son combat à la lutte contre l’objectif numéro deux de l’impérialisme français c'est-à-dire l’aliénation intellectuelle et culturelle mise en pratique par des missionnaires chrétiens et autres précepteurs au service commandé de la prétendue mission civilisatrice, fardeau de l’occident. Il préférait de très loin le pillage de nos ressources économiques et leur exploitation ailleurs, au formatage de nos esprits, gage de la perte de notre identité culturelle et cultuelle. Pour expliquer cette préférence, le Cheikh avait l’habitude de dire à ses disciples que : « tôt ou tard, l’occupation partira un jour et qu’après son départ, la terre continuera toujours à fournir des richesses dont nous pourront profiter librement. Mais si par malheur, l’envahisseur réussissait à coloniser nos esprits et nos cœurs, ce sera alors nous-mêmes qui nous précipiterions chez lui, même après son départ, pour lui apporter nos richesses sur un plateau d’argent ».
Serigne Touba n’a jamais cessé de conscientiser ses coreligionnaires sur le complexe d’infériorité auquel l’homme noir était toujours confronté vis-à-vis des occidentaux. Pour annihiler toutes formes de complexe du cœur des africains en général et de ses compatriotes en en particulier envers les autres civilisations et cultures, il avait l’habitude de tenir un discours révolutionnaire aux relents de la révolte que l’administration coloniale qualifiait de subversif. Ce passage extrait de son ouvrage « Ilhâmu  Salâm » (Inspiration procédant du [Seigneur] qui assure la  Paix, nous dit assez long de sa détermination contre l’ancrage de contre valeurs dans la société sénégalaise : « Sachez que ces Occidentaux ont été égarés par]  Satan  qui les a menés vers la désobéissance divine, l'audace et la perdition. Il les a leurrés de par son stratagème au point qu'ils se sont mis à parcourir, avec arrogance, le monde entier et à opprimer [les peuples].  Cependant, ceux [d'entre les indigènes] qui ne suivent que leurs passions et les ignorants en sont arrivés à penser qu'ils sont d'un genre supérieur et dotés d'une suprématie naturelle .  Ces stupides insensés n'hésitent même pas à les considérer comme les seigneurs des nobles hommes de Dieu, le Détenteur de la Majesté ! (…)  Aussi les imitent-ils dans la débauche et le vol, de même que dans des habitudes immorales autres que celles- ci. (…) Certains d'entre ces  indigènes  en arrivent à oublier [DIEU], le MAJESTUEUX, et Son Prophète  (…)  Ils sont désormais convaincus que "la Force et la Puissance" en actes  sont entièrement dévolues aux colons, au même titre que le Pouvoir.    Alors qu'en réalité la Force et la Puissance véritables reviennent exclusivement au Créateur des cieux, notre SEIGNEUR, le Novateur (...)   D'aucuns,   parmi  ces autochtones,   ne pensent qu'à les imiter, ne se souciant point, ce faisant, [de suivre les traces du Prophète Élu] selon la Volonté du Créateur, l'Infiniment Capable. (…) Sachez que je n'ai relevé [tous ces travers] que dans le seul but de faire reprendre conscience.  Ô vous les miens, réveillez- vous de l'ivresse du sommeil !  (...) ».
 La peau noire a eu en la personne de Cheikh Ahmadou Bamba un défenseur infatigable et objectif contre un préjugé délibérément entretenu par les occidentaux et naïvement accepté par beaucoup d’africains admirateurs de l’autre monde. En effet, il s’est fortement employé à briser les idées préconçues qui font des noirs des sous hommes dotés d’une intelligence naturellement inférieure à celle des blancs. Il est important de souligner ici, que le serviteur du Prophète a mené ce combat de réhabilitation de la peau noire, des années durant, avant l’émergence de grandes figures noires considérées comme précurseurs du panafricanisme ou plus tard de la négritude. Le panafricanisme qui d’autant plus, est véritablement enfanté par la Diaspora africaine. Ses premiers concepteurs sont en effet, les élites Noirs descendants des esclaves. Les africains du continent ne rejoindront le mouvement qu’à la moitié du 20ème siècle. Ces mouvements sont certes, révélateurs d'une idée fondamentale, qui est celle d'accorder au peuple noir, principalement issu de l'esclavage, une Histoire, une place essentielle dans l'apport culturel de la société et par le fait pour se défaire du clivage moral qu’a entraîné la traite négrière, et la négation de soi, pour chaque noir d'Occident. Mas situer leur naissance à l’émergence de figures comme William Edward Burghardt Du Bois plus connu sous l’acronyme de: « W. E. B. » Du Bois, Marcus GARVEY et Kwame N’KRUMAH, chantres du panafricanisme relève d’une distorsion des faits historiques et à la limite, d’une malhonnête intellectuelle qui ne dit pas son nom. De même que, quand on parle de la négritude, on pense immédiatement à Aimé Césaire, Léopaul Sédar Senghor et Léon-Gontran Damas qui mirent en avant pour la première fois le terme et la notion de Négritude dans la revue«  L'Etudiant noir », en 1934, soit sept  ans après la disparition de Cheikh Ahmadou Bamba.  De toute évidence, W.E.B Du Bois, l’ainé des panafricanistes précités est moins âgé d’au moins dix ans par rapport à Cheikh Ahmadou Bamba et la précocité intellectuelle du saint homme lui a permis, dès son adolescence, d’écrire des ouvrages et de mener des actions inhabituelles d’un adolescent. Donc à partir de là, la paternité, nous ne disons pas, de ces concepts et notions, mais de ce combat peut être aisément situé dans le temps et dans l’espace pour essayer un peu, de reconstituer une déformation de l’histoire de la révolution africaine.
Bien que la motivation des panafricanistes caractérisée par une ambition de certains d’entre eux d’accéder au pouvoir, soit complètement différente de celle de Cheikh Ahmadou Bamba, qui n’avait aucune ambition autre que de renforcer l’Islam dans continent où le lavage de cerveau des indigènes et la campagne d’évangélisation par les missionnaires français étaient à leur comble. Donc, la nature de leurs combats diffère dans une certaine mesure, mais du point de vue de leurs aspects identitaires, il est possible de les mettre en parallèle. D’autant plus qu’ici, nous nous intéressons plus à la dimension humaine, ésotérique et logique saisissable par tout individu doté d’un minimum potentiel de comprendre, qu’à la dimension religieuse et exotérique du Cheikh.
Il est raisonnable d’admettre que la simple évocation du panafricanisme ou de la négritude renvoient aux noms des personnes citées en haut, si l’on considère que ce sont elles qui en ont crée les concepts et les notions. Mais du point de vu de l’apport culturel et de la défense de la dignité africaine, Ahmadou Bamba est hors catégorie. Dans tous les congrès et conférences panafricains organisés, de la première conférence tenue en juillet 1900 à Londres, aux deux dernières tenues sur le continent africain en 1953 à Kumassi et en 1958 à Accra, un discours plus révolutionnaire et plus fier que ce qu’Ahmadou Bamba énonce dans son livre intitulé « les itinéraires du paradis » masaalikul jinaan, n’a été prononcé. Ici, le guide spirituel invite les gens qui ont un complexe de supériorité envers le noir de juger ses idées et ses écrits sur la base de leur pertinence ou non, sans considérations subjectives sur sa qualité d’homme noir dont il affiche d’ailleurs pleinement, la fierté: « Ne te laisse pas abuser par ma condition d’homme noir pour ne pas profiter de mon ouvrage. Car, l’homme le plus honorable auprès de Dieu est, assurément, celui qui le craint le plus et cela, sans distinction d’aucune sorte ! En effet, la couleur noire de la peau ne saurait en aucune façon, être l’origine de la bêtise d’un homme ou de sa compréhension défectueuse ». Cette prise de conscience de soi et de son identité fût prégnante dans toute l’œuvre intellectuelle du Cheikh, bien que son message global s’adresse à toute l’existence.        
Son engagement religieux, ses prise de positions jugées radicales par l’administration coloniale et le fort sentiment de défiance suscité par l'incroyable affluence faisant jour auprès de Cheikh Ahmadou BAMBA et les effets radicaux que produisait sa formation sur les nouveaux mourides, furent à la base de fortes oppositions de certains guides envieux et des chefs indigènes désemparés. Tout ceci a valu au serviteur du prophète (PSL) de subir entre les mains des colons ce qu’aucun autre résistant n’a subi dans l’histoire coloniale de l’Afrique. Trente et un an de privation de liberté, avec quelques fois un traitement inhumain qui bafoue les règles les plus élémentaires des droits de l’homme: sept ans et huit mois d’internement au Gabon, quatre ans d’exil en Mauritanie, quatre ans et demi de résidence surveillée à Thiéyène et quinze ans encore de résidence surveillée à Diourbel jusqu’à son rappel à Dieu en 1927. Ceci, depuis son déferrement à la convocation du Gouverneur Général suite à une alarmante correspondance du Commandant LECLERC, Administrateur de Saint-Louis  l’incriminant pour « agitations causées par son enseignement ».
 Ce jour de 18 du mois de Safar 1313 de l'Hégire, correspondant au samedi 10 Août 1895, constituera, plus tard, celui de la célébration du grand Magal de Touba, car cette épreuve préfigurait déjà aux yeux du Cheikh le Succès et les Avantages Inestimables que le TOUT-PUISSANT dissimulait dans le service qu'il comptait effectuer pour le Meilleur des humains, le Prophète (PSL). Toutes ces péripéties et tant d’autre sur lesquelles l’exigüité de l’espace dont nous disposons ne permet pas de revenir, n’ont pas empêché à Ahmadou Bamba de continuer sa  marche victorieuse, qui  aboutit à la création de la Mouridiya  en 1882 alors qu’il  était âgé seulement, de 29 ans.  Cela, dans un contexte socioculturel marqué par la prééminence de deux confréries en Afrique ; à savoir : la Quadriya et la Tidjaniya.
 Fidèle à ses visées spirituelles inégalables, Cheikhoul Khadime, appartenant au paravent et par héritage de son père, à la Tariqua Quadiriya née en Irak et pratiquant de sa propre volonté la Tarîqa Tidjaniya née au Maroc, avait une ambition religieuse qui surpassait de très loin tout ce que ces cadres de dévotion offraient comme opportunités pour répondre à ses aspirations spirituelles et celles de ses disciples.  Ainsi, a-t-il  proposé au sénégalais une offre made in Sénégal, tout en suivant une approche prospective efficace et adaptée aux réalités du milieu,  avant de mettre sur le marché islamique un produit appelé Almouridiya. Ce produit, bien que sénégalais étant né au Sénégal, s’inscrit dans une dynamique universelle,  de par ses  normes d’un Bien commun non appropriable, et ciblant toute l'humanité.  Par un souci d’inclusion évitant toute forme d’exclusion, il a chois la dénomination commune que tous les Maîtres Soufis appliquent sur  celui qui embrasse le soufisme (Al mouride) signifiant l’aspirant à Dieu, pour nommer celui qui lui fait acte d’allégeance,  et Almouridiya constituant le cadre d’épanouissement religieux du Mouride, pour désigner la voie qu’il a fondée.  Qui alors parmi tous les musulmans ne se réclamerait aspirant à Dieu ?
Le respect et la vénération que le fondateur de la Mouridiya, ou Mouridisme, voue aux guides des anciennes confréries qu’il a pratiquées ne lui ont pas empêché de croire qu’avec la forte conviction et la persévérance dans la voie de Dieu, il est possible d’arriver à leurs niveaux ou pourquoi pas, les dépasser. Pour Khadimou Rassoul, ces  guides ont obtenu leurs rangs auprès du SEIGNEUR, et  atteint leurs niveaux de spiritualité grâce à leur engagement indéfectible sur la voie de Dieu. Il dit dans masaalikul jinaan – ce qui fait montre de son affranchissement dès le bas âge du complexe racial et idéologique - afin de prouver que rééditer la même prouesse est possible : « N’accordez pas l’exclusivité des Avantages de Dieu aux seuls anciens car vous tomberez alors dans l’égarement. Il arrive souvent qu’un homme des temps modernes maitrise des secrets qu’ignoraient les hommes des temps anciens… ».
Pour témoigner le mérite de ces érudits de l’Islam, ce qui dénote de son ouverture d’esprit, il écrit à leur égard : « Tous les wirds (confréries) mènent le disciple qui s’y consacre assidument vers le voisinage de Dieu. Peu importe que ce wird provienne de Cheikh Abdoul Khadre Al-djlîânî, de Cheikh Ahmed At-tîdjânî ou d’un autre parmi les pôles spirituels. Car, ils sont tous, dans la bonne direction et incitent les disciples dans l’adoration du Maître du Trône et les conduisent vers le droit chemin. Gardez-vous donc de jamais mépriser un quelconque wird ou d’en critiquer un autre » (masaalikul jinaan).  Cet extrait montre la conviction qu’Ahmadou Bamba a toujours eu que dans son Khidma (service rendu au Prophète), il pouvait allait plus loin que n’importe quel autre serviteur et jusqu’à surtout, offrir aux disciples qui le suivent un cadre de pratique religieuse, qui leur facilite l’accession au voisinage de Dieu. Mais également, son ouverture aux vents fécondants des autres voies et opportunités offertes par ses prédécesseurs en Islam.
Dans le contexte actuel,  où l’islam souffre du terrorisme, par le fait de Djiahadistes ayant une lecture biaisée du message coranique  transmis le Prophète Mouhamed (PSL), et  mis en pratique de la meilleure des façons par Cheikh Ahmadou Bamba ; et que des jeunes qui ont subi un lavage de cerveau servent de cobayes à ces djihadistes pour exécuter leurs plans macabres, son enseignement doit être assimilés pour de bon. La forme du djihad mené par Ahmadou Bamba et les résultats qu’il a donnés, invitent à  revisiter son œuvre, au grand bénéfice de l’Homme. Si les combattants «au nom de l’Islam» des temps qui courent s’inscrivaient dans la logique que le saint homme nous a léguée, basée sur les sciences et la piété, et mettant l’accent sur le verstes 125 de la Sourate 16 du Coran, qui s’adressait ainsi prophète de l’Islam : « Appelle vers la voie de ton Seigneur par la sagesse et la belle prédication… », il n’y aurait pas aujourd’hui, de menace terroriste attribuée à l’Islam qui est pourtant une religion de paix, encore moins d’attentats opérant des carnages sur de paisibles innocents qui n’ont rien à voir avec les tensions et autres positionnements géopolitiques de certains pays occidentaux  et par fois provocateurs, souvent à l’origine de ces attaques ciblées et imprévisibles.  Dieureudieuf Serigne Touba !

                                                             
                                                                                            Serigne Saliou FALL
                                                                                    Petit Fils de Cheikh Ibra FALL                      
                                                                                    Tel : 77532 79 69  // 70640 51 01
                                                                                    Mail : serignesalioufall2@gmail.com
             



Ziarra Hizbut-Tarqiyyah 2015: Discours Du Khalif Général des Mouride

Ziarra de Hizbut-Tarqiyyah auprés de Serigne Sidy Moukhtar MBACKE Voici le Discours Du Khalif Général des Mouride Prononcer Par Serigne Bassirou Mbacké Abdoul Khadre

Ziarra Hizbut-Tarqiyyah 2015: Discours Du... par alkhadimiyyah

Invitation de la Mauritanie au Grand Magal de Touba édition 1437H / 2015

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Le Khalif Général des Mourides par le biais du porte parole des Mourides et président du Comité d’organisation du Grand Magal de Touba, Serigne Bassirou Abdoul Khadre MBACKE, a envoyé une délégation dirigée par Serigne Mourtada BOUSSO à la Mauritanie auprès des chefs religieux et des autorités étatiques.
L’envoyé du Khalif a été reçu par le Ministre Chargé des Affaires Islamiques et de l’enseignement Ahmad Ould ahl daawud, le Ministre de la Communication et des relations avec le parlement, porte parole du Gouvernement Mouhamadul amiine Ould Cheikh, et le président du Sénat Mouhamadul hassan Ould haaj, ainsi que beaucoup de chefs religieux comme le Président de la ligue des Oulémas de la Mauritanie Cheikh Hamdane Ould taaha.
Le Magal de Touba de cette année sera célébré le 01 Décembre 2015 qui coïncide avec le 18éme jour du Safar.
Chaque année à la veille du magal sera célébré le jour de la fête mauritanienne à la résidence Khadimou Rassoul qui sera cette année le 30 novembre 2015 (17 Safar 1437) .
Le Khalif général des mourides souhaite la présence de tous les mauritaniens à cette édition pour raffermir la relation entre Touba et la Mauritanie.

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received_944552172248162Le Khalif Général des Mourides par le biais du porte parole des Mourides et président du Comité d’organisation du Grand Magal de Touba, Serigne Bassirou Abdoul Khadre MBACKE, a envoyé une délégation dirigée par Serigne Mourtada BOUSSO à la Mauritanie auprès des chefs religieux et des autorités étatiques.
L’envoyé du Khalif a été reçu par le Ministre Chargé des Affaires Islamiques et de l’enseignement Ahmad Ould ahl daawud, le Ministre de la Communication et des relations avec le parlement, porte parole du Gouvernement Mouhamadul amiine Ould Cheikh, et le président du Sénat Mouhamadul hassan Ould haaj, ainsi que beaucoup de chefs religieux comme le Président de la ligue des Oulémas de la Mauritanie Cheikh Hamdane Ould taaha.
Le Magal de Touba de cette année sera célébré le 01 Décembre 2015 qui coïncide avec le 18éme jour du Safar.
Chaque année à la veille du magal sera célébré le jour de la fête mauritanienne à la résidence Khadimou Rassoul qui sera cette année le 30 novembre 2015 (17 Safar 1437) .
Le Khalif général des mourides souhaite la présence de tous les mauritaniens à cette édition pour raffermir la relation entre Touba et la Mauritanie.

Magal Touba 2015 : 1000 Journalistes attendus

Près d’un millier de journalistes sont attendus à Touba pour la couverture médiatique du grand Magal.
La révélation a été faite par Cheikh Abdou Ahad Gaïndé Fatma, président de la Communication culture et communication. C’était en marge d’une conférence religieuse sur le grand Magal à Mbacke Khéwar dans la commune de Mbacké.
« Nous avons commencé à confectionner les accréditations, car pratiquement tous les organes ont fini de s’inscrire. L’année dernière on avait reçu 822 journalistes, et cette année on va frôler le millier.
Mais on est fin prêt parce que la commission travaille là-dessus depuis pas mal de temps avec le président de la commission de l’hébergement.
On a pu avoir les sites où logent les journalistes, les espaces de presse qui vont être équipés sont déjà prévus comme par le passé. Je pense que les journalistes n’auront pas à se plaindre », dira-t-il.
Pour le marabout, le comité d’organisation considère la presse comme un partenaire : « Nous sommes pour la vulgarisation de l’œuvre de Cheikh Ahmadou Bamba et on ne peut pas trouver meilleur partenaire que la presse sur ce travail de vulgarisation.
C’est pour cela également que nous accordons beaucoup d’importance à la presse tant locale, nationale qu’internationale. Je pense qu’on va travailler en parfaite synergie pour réussir un excellent Magal. Le président du Comité du grand Magal est dans de bonnes dispositions et ce sont les instructions pour qu’on mette la presse dans de bonnes conditions ».
Cheikh Abdou Gaïndé Fatma de poursuivre pour tirer un bilan satisfaisant d’une série de conférences organisées au Gabon et à travers le Sénégal : « C’est un bilan, disons, à mi-parcours qui est assez satisfaisant, puisque le président du comité d’organisation, en l’occurrenceSerigne Bass Abdou Khadre, nous avait demandé d’organiser certaines activités qui avaient commencé par le Gabon où le comité ne s’était jamais rendu… »

Magal Touba 2015: Comment consommer les khassaides de Serigne Touba (S. Afia NIANG)

Avec la fondation Serigne Massamba Mbacké, le Dahira Rawdou Rahahin a démarré son programme préparatoire du magal édition 2015 sous la conduite de son coordinateur Serigne Ahamadou Mbacké « Badawi » ibnou Serigne Fallou Mbacké qui comportera une sére de conférences dont celle de darou karim animé par Serigne Afia NIANG
Sous le thème: Comment consommer les khassidas de Serigne Touba




En prélude du Magal Touba 2015: Opération Set Setal

« ÉTAT ISLAMIQUE » CONTRE « ÉTATS CYNIQUES » : CIVILISATION OU BARBARIE ? [Par A. Aziz Mbacké Majalis]

Rappel d'un article que nous avions publié il y a un an, à l'occasion de la décapitation, qui avait fait beaucoup de bruit, d'un otage français par des djihadistes se réclamant de l'Etat Islamique. A quelques mots près, cet article aurait assurément pu être republié dans le contexte actuel des récents attentats à Paris. Comme pour dire que rien, ou presque, n'est vraiment nouveau sous le soleil de la géopolitique mondiale...
* * * * *
Il doit certainement y avoir une ou plusieurs choses qui m'échappent.
Peut être ne suis-je pas assez intelligent pour bien comprendre le véritable sens des mots. Ces mots de « civilisation », « barbarie », « liberté », « dignité », que l'on nous assène, nous bassine, depuis l'annonce médiatisée du meurtre, par des prétendus « djihadistes », de l'otage français. Tué, selon les termes mêmes du Président Hollande, « parce que citoyen d'un pays qui défend la dignité humaine contre la barbarie » (sic). Faisant écho à l'indignation générale (et légitime) de la société française - médias, politiques, intellectuels, musulmans redoutant l'amalgame. Et celle (moins légitime) de la « communauté internationale », apparemment plus que jamais déterminée à protéger ses valeurs de « civilisation » et de « liberté », contre le terrorisme et la « barbarie » des « fous d'Allah ».
C'est vrai. Je peux ne pas avoir la brillance d'un Strauss-Khan remuant, ou même, tiens, la fragrance d'un Zemmour caustique. Mais je ne me pense pas plus manchot pour autant. Au point de ne pas comprendre que le monde - notre monde - est plus complexe que cela. Que cette logique binaire. Comprendre que cette division manichéenne entre, d'un côté, les « Bons », exempts de toute forme de « barbarie » et preux Chevaliers, sans tâche, de la Justice et de la Civilisation Universelle, et, de l'autre, les vilains « Méchants » musulmans (ou « islamistes », c'est selon) sans foi ni loi, n'est qu'une grossière fabrication politico-médiatique. Un ultime instrument de propagande idéologique envers les masses incultes et consommatrices de tout que nous sommes devenus. Pauvres moutons de Panurge médiatiques, intellectuellement piégés dans la triste prison connectée de leurs iPhones cyclopes...
Qu'en est-il réellement ?
Dans ce combat, deux camps s'affrontent. Pas plus. Des Méchants contre d'autres Méchants. Des musulmans peu éclairés, extrémistes et méchants, car n'hésitant même plus à s'en prendre lâchement, au nom de Dieu, à des innocents. Contre des États cyniques, démagogiques et aussi méchants. Ou même plus. Avec, toutefois, une méchanceté plus « démocratique », plus comestible, plus rayonnante, car affublée des oripeaux étincelants du politically correct. Deux camps « barbares » que soutiennent des opinions publiques, souvent « bonnes », elles, mais innocentes ou manipulées (quoique non moins coupables), qui font les frais de cette nouvelle guerre et s'alignent, sans véritable discernement, pour un camp ou pour un autre. Partisan d'aucun de ces deux camps de la Barbarie, je me réclame, de tous, invétéré « non aligné ». Not in my name, me disé-je, aussi, sans hashtag superflu, cette fois-ci...
Tous ces citoyens, ainsi, qui se scandalisent (à juste titre) de la décapitation ignoble et « barbare » de Hervé Gourdel, ont-ils simplement pensé ou même eu le temps, dans ce tumulte émotionnel et médiatique insoutenable, de se poser les bonnes questions ? Des questions, certes, plus qu'élémentaires, n'eussent-été l'hypnose et le lavage de cerveau en « temps réel ». Par exemple : quels processus furent à la base de la création du nébuleux « État Islamique » (EI) qui est subitement devenu - ex nihilo - l'ennemi Nº 1 ? Quelles sont les véritables responsabilités de leurs États Cyniques (EC) dans ces processus qui, auparavant, l'on semble l'avoir oublié, avaient créé l'épouvantail, aujourd'hui mystérieusement disparu, d' « Al Qaïda » ? Quels calculs géostratégiques, quels intérêts économiques (pétrole) et politiques (Iran/Israël), quelles obscures accointances avec les émirats renégats d'Arabie Saoudite et du Qatar, quelles « barbares » compromissions avec les Droits de l'homme et ces mêmes valeurs de « civilisation », ces États dits démocratiques ont pu se rendre coupables pour produire ce nouveau monstre terroriste à l'affiche ?
La belle affaire que de s'autoriser, au nom de ses intérêts étroits, toutes les entorses possibles et imaginables aux droits les plus élémentaires des peuples, au point d'y créer, avec une désinvolture assommante, des désastres profonds et sanglants, pour se lever un beau jour et crier à la barbarie et à l'injustice ! De qui, sacrebleu, se moque-t-on ?
Ce monde - notre monde - est devenu « barbare » par essence. C'est un fait. Et depuis bien longtemps. Hélas ! Au su et au vu, pour ne pas dire souvent avec la complicité, passive et confortable, de nous tous. L'iniquité de son système économique et financier, dominé par une oligarchie impitoyable, qui se partage l'essentiel des richesses mondiales et qui n'hésite jamais à sacrifier des centaines de millions d'êtres humains scandaleusement confinés à la part congrue. Les choix stratégiques douteux des pays de la pseudo « communauté internationale » (mon œil ! - funeste conglomérat privatisé et moralisé du diktat de quelques nations puissantes, oui !) qui ne cessent de créer, directement ou indirectement, des conflits (dont les armes sont fabriquées et vendues par ces mêmes nations, tiens !, qui jouent ensuite aux pompiers humanitaires) et des guerres civiles un peu partout à travers le monde (Irak, Libye, Ukraine etc.). La complicité, le silence ou la léthargie plus que « barbare » de ces mêmes puissances « civilisées » devant les génocides et les massacres de peuples entiers (Palestine), au nom d'intérêts et d'alliances militaro-idéologiques sans nom. Tout ceci, et bien d'autres exemples (crises écologiques, culturelles, métaphysiques) montrent que l'humain, au nom duquel ce combat de la « dignité » est censé être mené, a été depuis longtemps vidé de son sens. Et en toute connaissance de cause. Et que les valeurs de civilisation que l'on nous agite crânement à la face dans les nombreux sommets, ne valent, au fond, pas plus qu'un chiffon rouge. Une simple muleta pour stimuler ou harnacher les vaches folles et meuglantes, car délobotimisées, des opinions publiques de nos « démocraties » modernes.
Pffffff !
Il nous aurait bien fallu, fussions-nous un tant soit peu conséquents avec nous-mêmes, tenter au moins de répondre à ces questions, du reste, assez basiques. Aussi ignoble et lâche que soit l'acte des prétendus djihadistes affiliés à l'EI, en quoi celui-ci serait-il plus ignoble et plus lâche que le récent meurtre de MILLIERS d'enfants palestiniens, ces douces cervelles éclatées sous les durs missiles de Tsahal, petits poings fermés et jambelettes estropiées à jamais, amoncelés sous les ruines de Gaza, sous l'œil hypocritement passif de cette même « communauté internationale » ? Parbleu ! Le prix d'une vie est-il désormais fixé en fonction de la bourse des valeurs médiatiques et politiques ? Est-ce bien cela, Monsieur Hollande, l'humanisme ? Les Droits de l'Homme ? Droits de quel « homme », pas l'Homo-Palestinus, je suppose... Les 2000 morts tout chaud de Gaza ne méritent-ils pas nos drapeaux en berne ? Pourquoi devrions-nous persister à avaliser stupidement une telle hiérarchisation, inhumaine et de la plus pire des « barbaries », qui se déroule tous les jours sous nos yeux aveugles ? C'est quoi cette capacité d'indignation sélective ?
Comment pouvons-nous regarder, sans même plus nous en émouvoir outre mesure, le spectacle déchirant du peuple libyen, créé par le droit d'ingérence de cette même communauté internationale, comme nous le faisons volontiers pour nos concitoyens ? Avons-nous la mémoire si courte pour ne pas nous souvenir des mensonges encore frais et avoués de Colin Powell sur les prétendues « armes de destruction massive » qui valurent au peuple iraqien son supplice actuel depuis plus d'une décennie ? Savez-vous seulement où en étaient, le jour de l'assassinat d'Hervé Gourdel, les estimations des victimes de la guerre en Syrie ? Près de 200 000. Rien que ça ! Des centaines de milliers d'autres Hervés, pères de famille, mères, destins tragiquement fauchés. Décapités. Devant les tergiversations et calculs géostratégiques innommables de la communauté internationale, qui empêchent l'ONU de remuer le plus petit machin pour arrêter le massacre d'Assad. Se contentant de résolutions grandiloquentes et creuses pour, peut être, se donner bonne conscience. Suprême coquetterie mesquine et diplomatique de la « real politik » !
Et, vous savez quoi, ce qui est le plus malheureux dans tout ça - le plus « barbare », je dirais, dans cette histoire -, c'est que très peu d'intellectuels et de leaders d'opinion osent désormais rappeler ouvertement ces vérités triviales aux grandes puissances. Préférant se lancer, pour les plus « courageux » d'entre eux, aux diatribes partiales et parcellaires sur l' « intolérance », la sauvagerie des « barbares », la nécessaire « introspection » des musulmans (plus ou moins mis dans le même sac des assassins) et tutti quanti. Au moment où la plupart des intellectuels et leaders musulmans, désormais apeurés ou gênés aux entournures par la tournure stigmatisante des événements, prônent une relecture du texte sacré selon les principes d'un Islam dit « des Lumières », se recroquevillent sur la défensive, s'échinent à montrer patte blanche, pour ne pas faire le jeu de l'extrême-droite. Consentant, ce faisant, sans même sans rendre compte, à avaliser le paradigme Civilisation/Barbarie qui veuille que ce soit les Mahométans/barbares qui doivent, seuls, se réformer et tendre vers l'Occident prétendument parfait des Lumières. Le bâton du « terrorisme idéologique » ambiant et des suspicions, qui risque de les priver à jamais de toute chance de brillants éditoriaux à la une du « Figaro », du « Times » ou du « Washington Post », et la carotte des promotions médiatiques, académiques et économiques sont passés par là. Les médias modernes ayant aujourd'hui pris la place de l'Inquisition. La stigmatisation gratuite et bavarde, celle du bûcher et de la question. La « bien-pensance » somnolente, celle de la « libre-pensée » subversive. Les nouvelles Lumières de l'obscurantisme démocratique, celle de l'humanisme dans Dieu des Lumières. Nos moyens de vivre, lâchement, insidieusement, ont plus que jamais pris le pas sur nos raisons de vivre. Cette civilisation nous a assurément tous décapités...
# Triste barbarie 
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