Magal Touba 2016 /Exposition sur le thème: "Notre identité islamique et les défis de la mondialisation"


SÉRIES DE TÉMOIGNAGES
ÉPISODE 1
Pour Mamadou DIA Président du conseil Sénégalais :" Ahmadou Bamba nous apparaît avant tout comme le Marabout dont la vie, l’œuvre, la doctrine se sont définies en s’opposant, parfois durement, à toutes les influences étrangères et se sont exprimées dans une création toute nouvelle et purement africaine. A ce titre, l’héritage d’Ahmadou Bamba constitue à la fois un enrichissement inappréciable de notre patrimoine spirituel et une affirmation de cette autonomie culturelle qui est, tout autant que l’indépendance économique, une condition nécessaire du développement national>>.
Pour Léopold Sédar SENGHOR : "En inculquant à ses adeptes la notion du travail, comme devoir social, le mouridisme a développé le gout de l’effort individuel et collectif, il est donc un facteur de progrès, attesté par les villages crées et par l’entendue des terres cultivées. Mieux encore, de nos jours, le paysan Mouride achève d’insérer son action, non plus seulement dans le cadre de sa communauté religieuse mais dans le cadre nationale en prenant plus nettement conscience de son rôle d’artisan de la construction du Sénégal moderne." Je pense que
Pour Edem KODJO "
« L’Afrique n’aura rien à envier aux autres continents tant qu’elle se basera sur l’idéologie d’homme telle que celle de cheikh Ahmadou Bamba".
Edem KODJO
Ancien Premier Ministre Togolais / ancien SG de l’O.U.A
A réfléchir !









LA KHIDMA DES SAHABAS ET DES MOURIDES [Par A. Aziz Mbacke Majalis]



Extraits de « KHIDMA : La Vision Politique de Cheikh A. Bamba » (Editions Majalis, 2010)
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L’analyse nous a permis de réaliser que tout disciple ou Sujet de la Khidma se trouve astreint, au moins, à trois modalités (ou devoirs) auxquels il doit impérativement se conformer pour ne pas dévoyer sa Khidma ou en compromettre l’issue normale qu’est l’obtention de l’Agrément divin (à travers la satisfaction de son maître ou Objet de sa Khidma). Obligations que nous avons dénommées :
‐ Le devoir d’obéissance
‐ Le devoir de respect
‐ Le devoir d’amour
A ces trois obligations du Sujet doivent correspondre trois devoirs symétriques de la part du maître ou Objet de la Khidma, pour que celle‐ci ne se transforme pas en pure servitude, en exploitation humaine ou en associationnisme à Dieu (shirk) :
‐ Le devoir de piété (taqwa) ou de droiture
‐ Le devoir d’humilité
‐ Le devoir de compassion et de responsabilité
Ainsi nous a‐t‐il semblé facile de remarquer que ces devoirs d’obéissance, de respect et d’amour qui doivent exister dans d'autres types de Khidma (entre l’épouse et son mari, les enfants et leurs parents etc.), sont pratiquement les mêmes que les critères que l’on retrouve dans ce qu’on appelle les « rapports de soumission » des disciples mourides envers leurs marabouts. Mais également, assez étonnamment, dans les relations qu’entretenaient les Compagnons (Sahâba) avec le Messager de Dieu (PSL).
Cette idée de la « Khidma des Compagnons » s’avère d’autant plus intéressante qu’elle permet de vérifier la justesse de notre postulat voulant que l’ordre prophétique fondateur de Mbacké Cayor, donné à Cheikh A. Bamba, aux environs de 1883, pour « éduquer désormais ses disciples (ashâba) par la Himmah (determination spirituelle) », symbolisait l’ambition de revivifier la méthode antérieurement utilisée par le Prophète lui‐même pour éduquer et élever spirituellement ses Compagnons‐disciples (ashâba). Ce qui confirmait, par ricochet, la pertinence du principe de Tajdîd (renouveau) des piliers de l’Islam que revendiquait le Cheikh. Tout en explicitant les orientations et directives de Serigne Touba envers les premiers disciples auxquels il indiquait les Sahâbas comme modèles d'imitation (« ñooy seen baay ci diine »). Car, à y regarder de plus près, par quelle méthode et à travers quelle œuvre au service de l’Islam et de la Cité, les premiers musulmans ont‐ils brillamment réussi à asseoir les piliers de l’Islam pour la postérité ? Par le Jihad, comme beaucoup d’auteurs l’ont depuis toujours soutenu ? Non, plutôt par la Khidma (Service pour les créatures et pour la religion)… Plus précisément, par la Ibâda (Adoration verticale) et la Khidma (Adoration horizontale). L’œuvre du Prophète et de ses vaillants Compagnons pour défendre et propager la véritable religion, œuvre réalisée (pour la Seule Face de Dieu) au profit et au service de l’Islam et des milliards de musulmans qui allaient leur succéder, cette œuvre grandiose n’est‐ce pas justement ce qui est défini comme la Khidma ? Le Jihad par les armes ne fut en réalité qu’un élément potentiel, une composante possible de la Khidma - certes l’une des plus nobles et les plus sublimes, si certaines conditions extrêmes l’imposent - mais pas la seule composante. Contrairement à l'approche unilatérale et radicale qu’ont de cette notion les « djihadistes ». C’est cette hiérarchisation, ignorée jusqu’ici dans la recherche, entre la Khidma et le Jihad (qui représente, étymologiquement, un « effort » accompli dans la Khidma et la Ibâda pour la Cause de Dieu), qui explique la véritable portée du type de Jihad « par la science et la crainte de Dieu » à laquelle se consacrait Cheikh A. Bamba : « Mon Jihad se fait par les sciences et la crainte de Dieu, en ma qualité d’esclave de Dieu (Ibâda) et de Serviteur du Prophète (Khidma) ; en est Témoin le Seigneur qui régente toute chose...» (Laysal Birru)
Ainsi, sous cet angle innovant, bien avant la Khidma des mourides pour leur Cheikh (ligéeyal Serigne Touba), et bien avant le Service de celui‐ci pour le Prophète (Khidmatu Rasûl), ce furent les Compagnons du Prophète qui, les premiers, s’étaient consacrés à la Khidma pour l’Envoyé de Dieu. En se mettant à son service pour asseoir ensemble les piliers de la Religion et bâtir sa Cité politique. Œuvre qui a permis d’assurer la perpétuation du message islamique pour les générations futures. Ceci est la raison pour laquelle il est relativement facile de retrouver chez les Compagnons tous les devoirs du Sujet de la Khidma envers leur sublime Objet que représentait le Messager de Dieu : obéissance, respect et amour.
1- L'Obeissance des Compagnons envers le Prophète
Cette obéissance extrême et proverbiale des Sahâba envers le Prophète Muhammad (PSL), qui fut magnifiée aussi bien par les sources musulmanes que par leurs ennemis déclarés, procède en fait des injonctions du Coran qui insistent sur la nécessité pour les croyants d’obéir au Messager de l’Islam et de ne jamais transgresser ses directives (qui ne sont, en réalité, que celles du Seigneur qu’il est chargé de transmettre fidèlement (Coran 3:32), «Quiconque obéit au Messager obéit certainement à Dieu.» (4:80) etc. C’est notamment cette discipline collective des Compagnons derrière le Prophète, étonnamment assimilable au « Ndigël » mouride sous maints rapports, qui a permis aux premiers musulmans de préserver leur unité et d’accomplir brillamment la Khidma‐Jihad pour la Cité de l’Islam qu’il avait la mission d’ériger. Ce n’est qu’avec la disparition du Prophète et l’affaiblissement de cette discipline collective envers le « Ndigël du Prophète » et ceux de leurs dirigeants (Ûlul Amr), perçus comme moins compétents, que les musulmans ont peu à peu sombré dans les tiraillements politiques et les querelles d’intérêts (Fitna) qui ont affaibli la civilisation islamique jusqu’à nos jours.
2- L'Amour des Compagnons pour le Prophète
Pour ce qui est de l’amour et du respect indescriptible des Compagnons envers le Prophète Muhammad (PSL), ils furent étayés par un grand nombre d’évènements, d’illustres faits et gestes de révérence dans l’hagiographie islamique. Les Sahâba, dans leur vie de tous les jours, se comportaient avec le Prophète d’une manière unique qu’il est extrêmement rare de retrouver dans l’histoire, au point même de se faire traiter plus tard de « fanatiques mahométans » (notamment par leurs ennemis, frappés par leur dévotion extrême) car absolument prêts à sacrifier leurs vies, leurs biens, leurs familles et toute chose à son nom. Lorsqu’on demanda ainsi à Ali de décrire l’amour qu’ils nourrissaient envers le Prophète, il répondit : « Je jure par Dieu, il était plus aimé que nos biens, nos enfants, nos pères et mères, et plus aimé encore que l’eau fraîche en temps de soif. » Cet amour (hubb) pour le Prophète, qui doit être placé au‐dessus de toute chose par le croyant, fut magnifié aussi bien par le Coran que par le Messager lui‐même qui disait : « Je jure par [Dieu] qui tient mon âme entre Ses Mains, quʹaucun dʹentre vous ne sera véritablement croyant tant que je ne lui serai pas plus cher que sa propre personne, ses enfants, ses parents et tous les hommes réunis.» Propos qui, en réalité, ne faisait que confirmer un avertissement du Coran en ce sens : « Si vos pères, vos enfants, vos frères, vos épouses, votre clan, les biens que vous avez acquis, votre négoce dont vous craignez le déclin, les demeures où vous vous plaisez ; si tout ceci vous tient plus à coeur que Dieu, Son Prophète et la lutte dans la voie de Dieu, attendez‐vous alors à voir Dieu exécuter ses arrêts. Car Dieu nʹaime pas les pervers.» (9:24).
C’est précisément l’importance de cet attachement au Prophète, se devant d’être placé au‐dessus de tout, qui justifie l’amour extraordinaire et inégalable que Cheikh A. Bamba, le Serviteur du Prophète, nourrissait à l’endroit du Messager, dans le cadre de sa Khidma, au point de dire : « L’Amour du Prophète Elu, notre Maître, a totalement effacé en moi l’amour pour quoi que ce soit d’autre : biens, famille et enfants. », « Je lui ai entièrement fait don de mon sang, de ma famille et de mes enfants, en ma qualité d’esclave de Dieu et de serviteur du Prophète, lui qui constitue mon Appui».
3- Le Respect des Compagnons envers le Prophète
Le Coran insiste également et très fortement sur le respect envers le Prophète (PSL), qui représente le nécessaire pendant d’un tel amour fondé sur la piété, en mettant sévèrement en garde les Compagnons sur certaines attitudes pouvant paraître à priori banales mais qui s’avèrent irrespectueuses envers la personne éminente du Prophète ou de nature à le froisser secrètement : « Ô vous les croyants ! Nʹélevez pas vos voix au‐dessus de la voix du Prophète, et ne haussez pas le ton en lui parlant, comme vous le haussez les uns avec les autres. Sinon vos œuvres deviendraient vaines sans que vous vous en rendiez compte. Ceux qui, auprès du Messager de Dieu, abaissent leurs voix sont ceux dont Dieu a éprouvé les cœurs par la piété. Ils auront un pardon et une énorme récompense. Ceux qui tʹappellent à haute voix de derrière les appartements, la plupart dʹentre eux ne raisonnent pas. Et sʹils patientaient jusquʹà ce que tu sortes à eux, c’aurait été certes mieux pour eux.» (49:2‐5), « Vous ne devez pas faire de la peine au Messager de Dieu, ni jamais vous marier avec ses épouses après lui ; ce serait, auprès de Dieu, un énorme pêché.» (33:53).
Il existe également un grand nombre de récits (dont certains tenus des références que sont Bukhârî et Muslim) qui décrivent de manière frappante la profonde révérence avec laquelle les Compagnons se comportaient avec le Prophète qui montrent que les Sahâba n’avaient rien à envier aux véritables baye‐fall ! Récits qui semblent, en outre, accréditer les pratiques de tabarruk (obtention de bénédiction ou barkeelu en wolof) admises dans le soufisme et que le Prophète nʹaurait jamais permises sʹil y eut quelque soupçon dʹassociationnisme (shirk) en cela: « Quand le Prophète faisait ses ablutions, les Compagnons se battaient littéralement pour lʹexcès dʹeau. », « Abu hurayra raconta : « Jʹentrai [un jour] chez le Prophète qui se trouvait alors sous une tente en cuir rouge. Je vis Bilal qui recueillait le résidu dʹeau des ablutions du Prophète dont les gens sʹemparaient pour sʹen enduire le visage. Et quiconque ne parvenait pas à recueillir de cette eau, partageait les traces dʹeau restantes sur les mains de son proche compagnon (afin de sʹen enduire) » », « Abu Musa rapporte : « Le Prophète (PSL) se fit apporter un gobelet dʹeau, se lava les mains et lui fit face, cracha dedans, puis dit à Abu Musa et à Bilal : « Buvez‐en et versez le reste sur vos figures et vos poitrines.».» « Usâma Ibn Sharîk a rapporté : « Je suis venu voir le Prophète et jʹai vu ses Compagnons assis autour de lui, complètement immobiles et silencieux. » Dans un hadîth qui décrit le Prophète, il est dit : « Lorsquʹil parlait, ceux qui étaient autour de lui baissaient la tête et restaient immobiles et silencieux.» Urwa Ibn Masʹûd, envoyé par la tribu de Quraish auprès de lʹEnvoyé de Dieu, lʹannée dʹHudaybiya, décrit l’immense respect que lui vouaient ses Compagnons : « Par Dieu, le Messager de Dieu ne jetait par le nez ou par la bouche une pituite (crachat) sans quʹun Compagnon lʹattrapât et se frottât le visage avec elle, et quand il donnait un ordre, ils lʹexécutaient rapidement, et quand il faisait ses ablutions, ils se bousculaient pour recueillir le résidu dʹeau ; et quand il parlait, ils abaissaient leurs voix ; et, par [une extrême] vénération, ils ne le fixaient jamais du regard.» Lorsque Urwa Ibn Masʹûd revint dans la tribu de Quraish, il dit à ses membres : « Ô Gens de Quraish ! Jʹai vu les réceptions en grande pompe de Chosroes [roi de Perse], jʹai vu aussi les grandes réceptions de César ainsi que celles du Négus. Par Dieu! Je nʹai jamais vu un roi auprès de son peuple comme l’est Muhammad au milieu de ses Compagnons. »
C’est précisément l’esprit de ces enseignements de la Sourate « Les Appartements » (N° 49) et des hadiths qui fonde les modalités de la Khidma des Compagnons et, par delà eux, qui légitime celle des disciples soufis (comme les mourides) envers leurs maîtres spirituels, comme Cheikh A. Bamba, qui symbolisent à leurs yeux les héritiers et dignes perpétuateurs de la mission prophétique...
[Article suivant : L'AMOUR DES MOURIDES POUR SERIGNE TOUBA]

Magal De Touba 2016: 135 Recommandations Au Président De La République, Macky Sall

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Au moins 135 recommandations ont été soumises au président de la République Macky Sall, lors de la rencontre préparatoire du Magal de Touba qui s’est tenue hier. Le ministre de l’intérieur Abdoulaye Daouda Diallo présidait la rencontre. Il n’a pas manqué de rassurer le porte parole du Khalife général des mourides sur ses inquiétudes.
“Toutes les dispositions seront prises pour un bon Magal“, rassure le ministre de l’Intérieur. A l’occasion de la réunion nationale préparatoire du Magal de Touba 2016 qui aura lieu le 20 novembre prochain, le Comité d’organisation avait mis sur la table, au minimum, 135 recommandations, selon  le journal Pop. Et parmi les inquiétudes de Touba, l’eau, l’assainissement, la santé, l’entretien des routes, l’électricité, la communication, entre autres.
Moustapha Ndao, gouverneur de Diourbel, qui faisait état des doléances, n’a pas manqué d’évoquer l’interdiction de circulation des motos Jakarta, sans compter le bitumage de la route menant vers les cimetières, mais aussi, la réalisation des dos d’ânes, l’implantation des points de prestation répartis, parmi tant d’autres demandes. Des souhaits que les services du ministères de l’Intérieur comptent exhausser en déployant 400 éléments des sapeurs pompiers qui déploieront 5 engins incendies, 12 fourgonnettes, 16 ambulances, 5 camions citernes et 3 camions grues…
Les services de la Douane, la police, l’Office national de l’assainissement(Onas), le Service national d’hygiène et la gendarmerie ne seront pas en reste. Mais aussi, le ministre de l’intérieur d’assurer que 200 camions de transport d’ordure, 120 camions-citerne d’eau, 100 bâches souples à eau et un appui en carburant seront mobilisés. De son côté, Sérigne Bass Abdou Khadre de confier: “Le Magal est un événement important qui draine des millions d’individus chaque année. On parle de 4 millions de personnes l’année dernière. Et chaque année, le chiffre augmente.“

Toubainfos
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Grand Magal De Touba Les Derniers Réglages Pour Un Bon Déroulement De Cet Évènement Religieux.

La date du Grand Magal de Touba sera connue mardi prochain.
En attendant cet événement religieux cher aux musulmans, plus particulièrement à la communauté mouride, les réglages sont en train d’être fait pour un bon déroulement de cet évènement religieux. Une réunion nationale consacrée aux préparatifs du grand Magal de Touba, édition 2016, a réuni ce mercredi, le ministre de l’Intérieur, Abdoulaye Daouda Diallo, et les membres du Comité d’organisation du grand Magal.
Au cours de la rencontre, il a été décidé de dégager les voies de circulation et des emprises occupées par les marchands.
La gouverneur de la région de Diourbel, Moustapha Ndao, qui a pris la parole sur recommandation du ministre de l’Intérieur, Abdoulaye Daouda Diallo, a précisé que les sommations ont été servies aux principaux concernés qui avaient un délai de 15 jours. Dès le 1e novembre prochain, les opérations de déguerpissement vont démarrer.
La décision a également été prise de mobiliser trois (3) groupes électrogènes pour une fourniture correcte en électricité. La zone a également été mise hors délestages, assure le gouverneur.
Côté hygiène, Touba et Mbacké seront bien dotés. Six (6) tonnes de produits, 80 pompes neuves, 50 appareils pulvérisateurs à moteur, 2 poudreuses haut débit et 2 nébuliseurs seront mis à la disposition du Service national d’hygiène. Ils seront également dotés de 9.000 litres de carburants dont 6.000 litres de gasoil et 3.000 litres de super (essence). Cent (100) agents et 15 véhicules seront déployés par ledit service.
L’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas) a pris l’engagement de mettre à disposition 50 toilettes mobiles et 50 camions de vidange. Le ministère de la Gouvernance locale, du développement et de l’aménagement du territoire a promis de mobiliser 200 camions de transport d’ordures et un appui en carburant. La mairie de Touba s’engage à donner 15.000 litres de gasoil pour les besoins du nettoyage.
Pour l’approvisionnement en eau, 120 camions-citerne et 100 bâches souples à eau seront mis en place. Côté fourniture d’eau, l’achèvement des travaux d’extension, la réparation des 4 forages tombés en panne et l’extension du réseau hydraulique ont été évoqués. Le ministère de l’Hydraulique a prévu 2 000 litres de carburant pour le fonctionnement des groupes électrogènes.

Toubainfos

Objection sur certains "cheikh" !

Tout homme qui aspire à cheminer vers Dieu doit fuir certains "cheikh" qui s'au
to-désignent le titre maitre spirituel. De nos jours, il y a une catégorie de "cheikh" qui se multiplie. Fait attention ô toi l'aspirant (murîd) et examine la condition de ces nouveaux "cheikh" et scrutent rigoureusement leurs paroles, leurs comportement à la loupe des règles islamiques. Si tu vois qu'ils se jouent de la voie légale et qu'ils trompent les serviteurs de Dieu, alors abstiens-toi aspirant (murîd)! Car s'ils avaient atteint le niveau qu'ils proclament, cette station se lirait ou se verrait par un respect au Prophète (sws), ce qui les pousserait à se conformer aux ordres de Dieu et à se préserver de Ses interdits...
Dis moi aspirant ( murîd) comme l'amour de Serigne Touba, s'accorde-t-il à l'irrespect au Prophète Mouhammad (sws), à la dévalorisation de ses compagnons ? Seul un usurpateur, un trompeur, un hypocrite peut le faire cela, am deet ! Serigne Touba voue au Prophète un amour inestimable au point de lui faire don de ses souffles, sa famille, ses disciples, son corps, son temps, alors comment quelqu'un qui se réclame de lui peut-il vouer aux gémonies ce noble être et attester aprés qu'il œuvre pour Serigne Touba ?
Alors, dis moi aspirant ( murîd), Dieu a dit : c'est le meilleur d'entre les créatures ! Alors, comment un croyant peut-il vouer aux gémonies cette noble créature et dire qu'il a atteint une station auprès de Dieu ? Alors, aspirant ( murîd) réveille-toi ! C'est de la supercherie et réveille-toi avant qu'il ne soit trop tard.
Ô toi l'aspirant ( murîd), sache que le véritable guide est celui qui a examiné les sciences légales islamiques d'assez près pour faire de celles-ci ses règles de conduite auxquelles il se tient; et il est celui que Serigne Touba t'a indiqué dans les itinéraires du Paradis ( Massalikal Jinane). Ce guide est celui qui est contradiction avec ses états d'âmes et qui fait le deuil de ses intérêts personnels et ne cherche à travers ses paroles et action que Dieu dont le Prophète Mouhammad (sws) est la voie . Alors, est-il un véritable guide, celui qui le voue aux gémonies ? O aspirant ( murîd) un tel guide est indifférent à la considération et les encens d'un cercle de disciples.
O aspirant ( murîd), si tu croises le guide que Serigne Touba t'a défini dans les Itinéraires du Paradis ( Massalikal Jinane), alors cours vers lui et agrippe-toi à son vêtement et ne le lâche jamais, car il ne fait aucun doute qu'il t’amèneras vers Dieu et qu'il t'aidera à éviter les pièges que le ceddo ( saytan) te tende.
Si ce véritable guide est introuvable, alors je te conseille d'étudier attentivement la vie de Serigne Touba, de ses compagnons et autres, de ses khalifes. Médite bien la vie de Serigne Touba , aime- le d'un amour sincère et conforme-toi rigoureusement à ses recommandation et éloigne-toi au plus loin de ce qu'il détestait. Alors, nul doute, par sa grâce Dieu rendra exécrable à tes yeux cette nouvelle catégorie de guides qui ne fait que détourner la masse de la voie légale.

Mouhammadou Moustapha Diop

1ér Jour Caravane du Grand Magal de Touba 2016 | Etape: Afia Mbacké Al akram/ Darou Tennefoul /Daaray S Moustapha Gueye/ Patar/ Boustane Lo/ Gossas/ Gossas


 Caravane Magal Touba 2016: Le convoi s’est atterri en premier a Affe Akram 

 Dans le cadre de la 5ème édition de la caravane du Grand Magal de Touba, initiée par le comité d’organisation de ce magal du 18 Safar, sept (07) lieux ont été visités marquant la première journée tous situé dans les régions de Diourbel et Fatick. Le convoi s’est atterri en premier a Affe Akram, Village fondée, sous l’ordre de Serigne Touba, par Serigne Affia Mbacke, se situe dans le departement de Diourbel et il est érigé en commune. Son fondateur, fils de Serigne Mame Mor Anta Sally et de Sokhna Aneta NDIAYE, est né en 1871 à Porokhane. C’est son père qui assurait son éducation. Il mémorisa le Coran très jeune et maîtrisa les disciplines scientifiques évoqués plus haut. Ses relations avec Serigne TOUBA Dès le rappel à Dieu de leur père, son guide et frère aîné Cheikh Ahmad Bamba se chargea de lui. Il rejoignit son frère germain Cheikh Anta à Darou Salam près de MBacké Baol dès l’exil du Cheikh au Gabon jusqu’à son retour. Il rejoignait le Cheikh son ordre à Diourbel vers 1912. Serigne Affe, très modeste, récitait tout le Coran dans ses prières surérogatoires de la nuit jusqu’à son rappel à Dieu fin 1940 lors d’une prière de « tàkkusaa » qu’il dirigeait à Darou Salam. Son premier Khalife fut Serigne Modou Farmata, son fils aîné. Ainsi, Serigne Abdou Ahade, neveu et représentant de l’actuel Khalife de Afee Akram, Serigne Moustapha Akram, faisait face à la presse pour relater cette fameuse histoire. De même, Monsieur Abdou DIAGNE, maire de ladite commune a remercié le comité d’organisation et les caravaniers à cette belle initiative de faire comprendre le monde les enseignements de Cheikh Ahmadou Bamba et de sensibiliser les sénégalais a la tenue du Magal 18 Safar à Touba. Il a aussi demandé des vœux pour l’essor de leur commune et pour le Sénégal. Pour sa part, le village Darou Salam Tanefoul, décliné a la deuxième étape a été marqué par le passage du convoi aux demeures de Serigne Talla NIANG, son fondateur ; de Serigne Mortalla DIOP, khalif de Serigne Malick Diop, frere cadet de Serigne Mouhamadou Lamine Diop Dagane. Le Darra de Serigne Moustapha GUEYE, aménagé sous l’harmonie de Serigne Saliou Mbacke, a été aussi visité. La maison de Serigne Ibra FALL, un chanteur de Serigne Touba à l’époque, a été aussi recouvrée.

 Lo LamineTaif

Serigne Mbacké Bousso est un homme exceptionnel. Pourquoi est-il si exceptionnel ?

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Des hommes autour de Serigne Touba...
Que retenir de Serigne Mbacké Bousso !
Il ne fait aucun doute que Serigne Mbacké Bousso est un homme exceptionnel. Pourquoi est-il si exceptionnel ? Parce que durant tout son séjour terrestre il n’a agi qu’en qualité de serviteur, conformément à ce qui sied à Dieu, au Coran et à la Sunna. Il ne s’est jamais écarté du Coran et de la Sunna. De tous les contextes, Cheikh Mbacké Bousso a toujours gardé cette ligne de conduite. Il s’est toujours attaché à une obéissance sans faille et à une morale issue du Coran et de la loi religieuse. Homme d’aspiration vive et précoce, Cheikh Mbacké Bousso fut un ascète, très tôt inspiré par Serigne Touba qui fut son initiateur et son « géniteur » spirituel. Homme de science, Cheikh Mbacké Bousso fut un doctrinaire de haut vol, à la science profonde, perçante et au vocabulaire précis et pédagogique. Il a été de ceux qui ont contribué à conféré à la "Mouridiyya" sa dimension de voie dont la science est un des piliers . Son enseignement a connu un retentissement partout dans le monde musulman. Son nom fut cité partout dans le monde musulman comme référence du savoir. Poète, écrivain, Serigne Mbacké est d’une dimension intellectuelle exceptionnelle dont la pensée n’a jamais tarie. Cheikh Mbacké Bousso n’était pas seulement un homme science, mais un lettré, car il s’intéressait à la science dans sa globalité. Il a écrit sur les sciences liées à la loi de la nature, comme il écrit sur les sciences liées à Dieu. Quel étonnant homme de science ! Homme de science, d’une haute culture, mais dont le cœur est enflammé par l’amour de Dieu, et dont l’âme fut humble grâce à l’observation permanente de la présence de Dieu et à la pratique de la mention de Dieu. Serigne Mbacké Bousso parlait Dieu aux hommes leur rappelant les limites et les interdits. Son discours fut conforme à son comportement. La preuve : ses vertus, sa piété, sa volonté de protéger la législation de Dieu et Ses interdits n’ont pas de limite. Lorsque tu le contemples sur sa morphologie humaine, c’est l’état d’un homme dont le corps fut assujetti à l’adoration et à la dévotion. Serigne Mbacké Bousso était le modèle parfait de la dévotion exclusive à Dieu.

Mouhammadou Moustapha Diop

(Archive ) Thiosanou Magal Gui: Serigne Moulaye Bousso ibn Serigne Mbacké Bousso





Serigne Cheikh Saliou, a posé la première pierre de la Mosquée de " Touba Almadies ".


Hier Mercredi 19 Octobre 2016 dans l'après midi, Serigne Cheikh Saliou MBACKE, a posé la première pierre de la Mosquée de " Touba Almadies ".


Puisse Allah lui donner une longue vie et une santé de fer, pour qu'il assiste à l'inauguration de cet imminent lieu de culte. Amine



Qu’est ce que l'on entend par « Enseignement de Serigne Touba » ?





Conférence religieuse organise par le Dahira des descendants de Cheikh Mouhamadou Moustapha

Mercredi 19 Octobre 2016 à Darou Khoudoss



Thème : Qu’est ce que l'on entend par « Enseignement de Serigne Touba » ?

Comment le mettre en exergue ?

Quel sont les obstacles qui pourraient empêcher la mise en pratique de cet enseignement?



conférencier: S. Ahmadou Mbacke Mourtada (Darou Mousty)

Urgent: Déclaration de Serigne Mountakha Mbacke ibn S. Bassirou (15 OCTOBRE 2016)




Sermon de Serigne Ahmadou Rafahi Mbacké sur le Kaniaan une maladie plus dangereuse que le cancer

Julli Ajuma Touba Alieu du 14 Oct 2016 sur le Kaniân une maladie plus dangereuse que le cancer

Une forte délégation du Khalife Général des Mourides s’est rendue chez la famille de Cheikhna Cheikh Saad-bouh Aïdara à Nimzatt (Mauritanie),



Le Khalif Général des Mourides Serigne Sidy Makhtar MBACKÉ a envoyé une forte délégation à Nimzatt (Mauritanie), pour présenter ses condoléances à la famille de Cheikhna Cheikh Saad-bouh Aïdara suite au rappel à dieu du khalife général des Khadres, Cheikh Bou-neuneu Ould Cheikh Talibouya Ould Cheikhna Cheikh Saad-bouh Aïdara (Rta). Cette délégation du Khalif dirigée par Serigne Cheikh Bara Lahd et composée de Serigne Mourtalla Bousso, et tant d’autres,

























SERIGNE SALIOU CONTRE LA VIOLENCE

SERIGNE SALIOU CONTRE LA VIOLENCE
« Serigne Touba bi miy dem ci géedj gui àndoul ak kénn. Bi miy delsi àndoul ak kénn. Te lam fa wara def yépp def na ko. Lam fa wara dieulé lépp dieuli na ko. Bou niou tooguée ba neugeuni nag sokhlay taaloubé yi beugga dieum ci di ko khoulool ak di ko kheekhal. Man de souma sagnoon seen (yitté) dou dieum ci loolou.
Li [Serigne Touba] wéesu yépp yakhouwoul té kénn meussou ko thiee dimbali. Moo defal boppam lépp. Su ngeen tooguee ba neugeuni toppoum, khél défé né war ngeen koo kheekhal wala war ngeen koo khoulool it. Man de loolou àndou ma thia.
Diangue khassidaam yii ak diangue Alkhouraan ak topp ndigeulam. Man dé loolou laa beugg. [Serigne Touba] lim wéesu yépp kénn meussou koo yakh te kénn meussou koo dimbeuli, lépp moo ko defal boppam. […]
Wakh yi meussou fee diog, khass yi meussou fee diog. Loolee nag (khoulool ko ak kheekhal ko) bu doon lu am ndiarign la, da nagn ci doon fékk Cheikh Ibra Fall mou daa ko def, […], Cheikh Ibra Sarr, Cheikh Massamba Diop, ak nioom niooniou niépp, kou nékk am thia thieur, kou né am thia ngoora. […] Ak teewam yitam (moom Serigne Touba) kénn meussou thiee dieum […] Lou waay mana dégg da ngay bàyyee ak moom rek. Défar na ba lépp (diag) te dara yàkhou wou thi. […]
Yéené diou waay am daal na ko dieumé ci topp ndigeulam ak diangue Alkhouraan. Khassida yii niou baril diangue mi. Lou bari-bari dou eupp. Alkhouraan dji lou waay man na ko thiy def. Te bagna déglou lou niaaw, bagn koy déglé. Bagn koy déglou, bagn koy déglé.
Man dé di défal Serigne Touba loo xam né digeulou niou ko woon, man dé loolou sama khél dalou thi. […..]
Topp ndigeulou Serigne Touba te bagn koy kheekhal bagn koy khoulool daal tey topp ndigeulam daal moo ma geuneul. Thi laa nékk te kou may déglou maa ngi lay digueul nga def loolou. Loolou daal mooy fi ma nékk, té beugg kou ko man nga fékk ma fa.
Di liggéeyal Serigne Touba te bagna topp ci louy yakh. »
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Personne n'assista Serigne Touba dans son combat [à part son Seigneur] et il n'invoqua personne [si ce n'est Dieu] pour l'y aider. Il mena ce combat tout seul [et en dehors de toute sollicitation d'intervention belliqueuse de ses partisans].
Ainsi, lorsque le Cheikh fut envoyé en exil, il n'eut personne pour l'aider dans cette épreuve. Il en revint également sans être accompagné par qui que ce soit. Cela ne l'empêcha pourtant pas d'accomplir tout seul, durant ces longues années d'exil, tout ce qu'il devait y accomplir. Cela ne l'empêcha pas non plus d'y obtenir, tout seul, des faveurs à profusion. Si, après tout ceci, l'ambition de ses disciples d'aujourd'hui s'oriente vers les querelles et les batailles [physiques] en son nom, [qu'ils sachent que cela ne correspond nullement à sa propre démarche et à ses enseignements]. C'est pourquoi je souhaiterais que vos objectifs ne s'orientent point vers cette voie [sans issue]?
S'il faut absolument dépenser de l'énergie dans un « combat » au nom de Serigne Touba, dépensons-la dans la lecture de ses qasidas et dans la récitation du Coran. Consacrons cette volonté belliqueuse dans la « bataille » de l'observance de ses recommandations et celle de l'abstention envers ses interdits.
Quant au Cheikh, il sait parfaitement se prendre lui-même en charge. La preuve en est que, jusqu'à nos jours, sans l'aide de personne [à part son Seigneur], nul n'a encore réussi à altérer son héritage. Si donc vous, ses disciples, attendez aujourd'hui pour suivre certaines conceptions rationnelles erronées et pour vous engager dans des disputes et querelles stériles, sachez que ce ne sera nullement avec mon consentement.
Souvenez-vous que les propos calomnieux et offensants [envers le Mouridisme] ont toujours existé [ceci, depuis sa fondation même]. Mais s'il était avéré que les réactions violentes envers les auteurs de ces attaques étaient utiles [et étaient agréées par le Cheikh], nul doute que l'on aurait vu s'y engager hardiment ses illustres disciples que sont Cheikh Ibrahima Fall, Cheikh Ibra Sarr Ndiagne, Cheikh Massamba Diop Sahm, et tous leurs autres valeureux compagnons. Pourtant, du temps de Serigne Touba, nul d'entre ces vaillants épigones ne s'est jamais aventuré dans cette voie [des représailles].
En conséquence, je vous exhorte, chers condisciples, de concentrer vos énergies et toute votre détermination, non pas à ces vaines polémiques, mais à suivre scrupuleusement les recommandations de Serigne Touba, à la lecture fréquente du Coran (autant qu'il vous est possible de le lire) et à la récitation assidue de ses poèmes (aucune quantité de qasidas n'étant de trop). Tout ceci, sans prêter l'oreille au mal et sans le propager. Ne pas l'écouter, ni le faire écouter.
Mon option personnelle consiste ainsi, sachez-le, à m'abstenir de toute dispute ou querelle au nom de Serigne Touba. Elle consiste plutôt à me consacrer résolument à exécuter ses recommandations. C'est l'attitude que je me suis toujours évertué d'observer et que je conseille à tous ceux qui consentent à m'obéir à imiter. Consacrons-nous donc entièrement au Service de Serigne Touba et à ne jamais céder aux germes du mal et de la division... »

[Aziz Mbacke Majalis]
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Serigne Abdou Khadre Mbacké : Vie et œuvre d’un soufi doublé d’un humaniste




La communauté mouride se rappelle de  Serigne Abdou Khadre Mbacké.Commémore sa naissance. Et l’édition 2016 revêt un caractère particulier.
Cette année, à l’instar des précédentes, la capitale du mouridisme va refuser du monde.
Des milliers de fidèles sont attendus.
Retour sur la vie et l’œuvre de celui qui fut le 4ème khalife du mouridisme et l’imam de la grande mosquée de Touba.
Fils de cheikh Ahmadou Bamba Mbacké, fondateur du mouridisme, Cheikh Abdoul Khadre Mbacké est né, une nuit de vendredi à Daroul Alim (Alimoun Khabir), plus connu sous le nom de Ndame, de l’année 1914, 1333 de l’Hégire. Sa mère Sokhna Aminata BOUSSO est la fille de Serigne MBOUSSOBE, un frère de Sokhna Diarra, la mère de cheikh Ahmadou Bamba, Khadimou Rassoul. Ainsi, de par sa mère, Serigne Abdou Khadre aurait été le neveu de son père, s’il n’avait été son fils. La ressemblance avec son père n’était pas seulement morale. Elle était aussi physique.
Selon beaucoup de contemporains de Cheikhoul Khadim, Serigne Abdou Khadre avait la même physionomie que son père. Dès qu’on lui a annoncé l’heureux événement, Cheikh Ahmadou Bamba a convoqué son frère et homme de confiance, Serigne Thierno Ibra Faty (Mame Thierno) de Darou Moukhty pour lui confier la mission de se rendre à Ndame, et de faire le nécessaire requis en la circonstance. Au moment du départ, après lui avoir donné sa bénédiction, le Maître a dit à Mame Thierno : « Au nom et par la baraka de ce nouveau-né que tu vas visiter, sache qu’au cours de ton voyage, à l’aller comme au retour, tous ceux que tu auras à rencontrer ou à voir sont préservés des flammes de l’enfer ! »
SES HUMANITES
Pour sa formation coranique et islamique, il a été confié, à l’âge de 7 ans, à Serigne Abdourahmane Lô et à son oncle Serigne Mbacké Bousso à Guédé, après quelques années passées auprès de son illustre père, Serigne Touba Khadimou Rassoul qui devait lui apprendre ses premières leçons d’alphabétisation. Très tôt donc, sous la férule de Serigne Ndame Abdourahmane Lô, il a maîtrisé le Coran. Ensuite, il s’est rendu à Guédé, auprès de son oncle Serigne Mbacké Bousso, dans le but d’étudier les sciences religieuses. Études qu’il complètera auprès de Serigne Modou Dème, un érudit incomparable qu’on désigne d’ailleurs par le surnom révélateur de «Alimu Soudaan».
SA PERSONNALITE
Source intarissable de la Charia et de la Sunna, Cheikh Abdoul Khadre avait séduit par son charisme fait de piété et d’humilité. Il a été d’une piété si profonde que, tout naturellement, il a exercé, toute sa vie durant, les fonctions d’Imam. D’ailleurs, Cheikh Abdoul Ahad Mbacké avait fait de lui, dès son accession au khalifat, après la disparition de Cheikh Mouhammadou Fallilou Mbacké en 1968, l’Imam de la grande Mosquée, présidant les prières de vendredi et de fêtes religieuses. A l’instar de son Père et Maître, il avait inscrit sa démarche, sa vie durant, sous ce qu’on peut appeler le label « al istikhama », c’est-à-dire la droiture. Cette droiture sous-tendue par la mesure, l’équilibre et qui est la marque distinctive des élus de Dieu.
Autant le Cheikh est un modèle achevé de soufi, autant Serigne Abdou Khadre mettait un point d’honneur à être ce pôle vers lequel convergent tous les cœurs qui cherchent un modèle de droiture susceptible de les conduire sur la voie dénommée « Siraatal mustaxiima ». D’un abord facile et d’un ascétisme poussé, il joua le rôle de conduire les mourides vers la félicité du savoir : le Tawhid, la Charia, la Sunna et l’Istikhama. De tout temps, il a eu une influence bénéfique sur son entourage. Par la parole et par l’exemple, il a toujours eu à cœur d’inciter ses semblables à se consacrer sans réserve à Dieu et à son Prophète (PSL).
Serigne Abdou Khadre ne polémiquait  jamais. Il n’accordait aucune importance aux biens matériels. De son vivant, il n’a eu que trois maisons : Bakhdad, Boustane et le domicile de Touba. Borom Bagdad, comme aimaient l’appeler affectueusement les gens, ne sous-estimait personne. Il cherchait toujours à mettre à l’aise son entourage et rendait très souvent visite à ses parents et ses talibés, quelle que soit la distance. Il aimait même rappelé aux gens les liens de parenté qui les unissaient.
Le khalifat le plus court
D’une dimension exceptionnelle, Cheikh Abdou Khadre a œuvré pour l’épanouissement du genre humain à tous les niveaux. Sa vie a été marquée par l’imamat au niveau de la Grande Mosquée de Touba. Onze mois durant, il a assuré l’imamat en même temps que le khalifat. Le 4ème khalife de Bamba a fait un bref passage à la tête de la voie Mouride. Ce fut le khalifat le plus court, mais plein de renseignements et de péripéties. L’on se rappelle encore ce coup de théâtre avec cet homme qui a voulu le jeter dans le puits, alors qu’il devait accomplir la prière de l’aurore. Toute sa vie durant, il n’a manqué la prière du vendredi à la Grande Mosquée que pendant son séjour en terre saoudienne, pour les besoins du pèlerinage qu’il a effectué en 1976.
Cheikh Abdoul Khadre a fondé les villages de Bagdad, non loin de Touba ((fondé en 1938 sous le ndiguel de Serigne Mouhamadou Moustapha 1er Khalife de Serigne Touba), et de Boustane, près de Louga (fondé en 1981 sous la direction de son fils aîné Serigne Modou qui s’occupait des travaux champêtres et du fonctionnement des daaras), où il comptait 12 daaras. Il s’initia également à la riziculture à Mboundoun au nord dans la vallée du fleuve Sénégal. Serigne Abdou Khadre lui-même semblait savoir que son magistère allait être éphémère. En effet, à tous ceux qui lui présentaient un projet qui s’inscrivait dans la durée, il demandait invariablement d’en faire part plutôt à Serigne Saliou, celui qui allait lui succéder dans les fonctions de Khalife. Comme s’il savait qu’il n’aurait pas le temps d’entreprendre ou de piloter quoi que ce soit qui doive aller au-delà du très court terme.
Il s’est éteint en effet à Touba, après 11 mois de magistère, le vendredi 18 mai 1990, à l’âge de 75 ans, exactement comme son père,  laissant derrière lui un sentiment d’inachevé. Il repose à l’est de la grande mosquée de Touba, le chemin qu’il empruntait pour venir officier dans ce haut lieu de dévotion, où retentissait sa fameuse voix divulguant les sourates du Livre Saint. Encore aujourd’hui, son ombre plane sur cette Mosquée qu’on imagine difficilement sans lui, tant il faisait corps avec l’ambiance des lieux.
SON HERITAGE
Au total, cheikh Abdou Khadre Mbacké a eu une vingtaine d’enfants dont 12 filles. Aujourd’hui, ces derniers perpétuent son œuvre derrière Serigne Cheikh Mbacké, son khalife, Serigne Moustapha Mbacké, imam de la mosquée Massalikoul Jinaan de Dakar, Serigne Fallou Mbacké, imam à l’occasion des Aïds à Touba et Serigne Bassirou Mbacké, porte-parole du khalife générale des mourides, par ailleurs président du Comité d’organisation du magal de Touba.
Les musulmans sénégalais, en particulier la communauté mouride, se rappellent aujourd’hui lundi, ce saint homme, soufi doublé d’un humaniste, dont le magal constitue, avec celui de Darou Khoudos, prévu la première quinzaine du mois de novembre, l’un des derniers grands événements religieux de l’année, avant le grand magal de Touba. Toutefois, contrairement aux précédentes éditions, celle de 2014 est placée sous le signe de la sobriété.

(VIDEO) 1438H. la nouvelle année Musulmane débute, Serigne Moustapha Abdou Khadre présente ses meilleurs voeux à ses tous les musulmans !




1437 est terminé, voici venu 1438. La nouvelle année du calendrier musulman débute cette année ce 02 Octobre 2016, qui correspond au 1er jour du Muharram , un des quatre mois islamiques sacrés.

La date, qui correspond à l’émigration (Hégire) du Prophète Muhammad et de ses compagnons de La Mecque vers Médine en 622 de l’ère chrétienne, est fixée lorsque l’observation à l’œil nu de la nouvelle lune est signalée.
Peu de musulmans Sénégalais prêtent encore attention au calendrier islamique tant le calendrier grégorien en usage a pris une grande place dans la vie quotidienne de tous et chacun. Rappelons que le calendrier hégirien repose sur un cycle lunaire et compte 11 jours de moins que l’année grégorienne, ce qui explique que la date du nouvel an dans le calendrier civil n’est jamais la même d’une année à l’autre.
Dans la tradition islamique, aucune fête
Le nouvel an musulman n’est traditionnellement pas un jour de fête. Seules le sont, pour la grande majorité des musulmans, l’Aïd el-Fitr, qui marque la fin du mois du Ramadan, et l’Aïd el-Kébir (ou Aïd al-Adha), la fête du sacrifice ( TABASKI). Toutefois, la plupart des pays musulmans en Afrique, au Moyen-Orient et en Asie, ont décrété férié, depuis longtemps, le nouvel an islamique pour marquer cette date.
Temps fort du mois de Muharram : son dixième jour, appelé Achoura. Ce jour est traditionnellement jeûné par les musulmans pratiquants .
A cette occasion, votre portailTouba infos.com « présente ses vœux les plus chers de paix, de bonheur, de santé et de prospérité à l’ensemble des musulmans du Senegal et de la Diaspora » et « souhaite ardemment que les jours à venir puissent consolider les liens de solidarité et de fraternité entre tous les citoyens au sein de notre nation unie et prospère ».
Toute l’équipe de Touba infos.com souhaite à toutes et à tous une très bonne année 1438 !

Serigne Touba et l' amour au Prophète [Par Mouhammadou Moustapha Diop ]


Serigne Touba s'est lié au Prophète par un amour exclusif et rien ne s'y ajoute. Son amour au Prophète est un signe manifeste de son attachement à lui. Il s'est attaché à l'être du Prophète au sens le plus fort de ce terme. " Je me suis mis à son service uniquement pour l'amour à son être" dit-il , disons, il l'aime mais pas pour un profit. C'est pourquoi il a choisi d'être Xaadim Rasuul ( serviteur du Prophète). Il s'est soumis à son bon vouloir et a toujours agi comme le Prophète le souhaite. Cet amour exclusif fait qu'il ne s'est attaché qu'à lui et n'a servi que lui durant son existence. Il admire le Prophète. Le Prophète était sa direction vers laquelle s'orientent son cœur et son action. Son cœur était habité d'un amour ardent au Prophète. Il y puise la force de le servir contre vents et marées. Et plus les souffrances font rage, plus la ferveur de le servir augmente en lui. Indifférent à toute chose, il a toujours clamé haut et fort son amour au Prophète. C'est cela, le véritable amour. C'est cela, un amour accompli. Il voue au Prophète un amour pur. C'est pourquoi il n'avait pas d'intérêt sur autre chose. Le serviteur du Prophète était sa vocation. Sa tarîqa ( voie) est la voie du Prophète et rien ne s'y ajoute. Il s'est conformé à lui résolument et humblement. Il s'est exposé physiquement comme moralement, à des dangers, des douleurs ou des maladies. Plus encore, il a renoncé aux distinctions et aux fonctions, ainsi qu'aux bénéfices des titres et des rangs , rien que pour servir le Prophète. Il a renoncé à tout et n'a rien conservé sinon l'amour au Prophète. Il a donné au Prophète sa personne, son âme, ses biens, son temps, sa vie, son secret, ses préférences et ses habitudes. Il s'est arraché de sa famille, de son pays , de ses disciples au prix de l'amour au Prophète. L'amour au Prophète prévale chez lui tout autre amour. Qu'est que cet amour lui a conféré ? Disons une aura de noblesse et de grandeur au sein l'élite choisie par Dieu.

Mouridiyya/Organization/Formulation [Par Serigne Falilou Diop ]

Mouridiyya/Organization/Formulation
Le dahira a longtemps été une unité organique basique d'organisation et de communalisation de la politie mouride.
Consideration les défis et challenges de la communauté à l'orée du Centenaire du Retour de Khadiimul Rassul dans la cité de Tuubaa, il urge de poser un regard critique et constructif sur le pourquoi et le comment du dahira et juguler les derives et manquements notés au niveau de ces importants pierres à l'édifice communautaire.
On est invité à brainstorming/crowdsourcing sur la base suivante qui resulte de questions sur l'historique du dahira et prenant comme reference la commune de Keur Gu Magg à Ndiaareem.
Vos idées, critiques, suggestions, additions seront les bienvenues pour ce travail que nous pensons être fundamental dans le processus de consolidation et de convergence de la communauté en vue de réussir le grand rendez-vous de 2027.
#centenaire_2027
#dahira2point0
#convergence_mouride

Sëriñ Faliilu Joop
Director, IT & Business Services


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