Le Magal de Kazu Rajab célèbre l’anniversaire de la naissance de Serigne Falilou Mbacké deuxième Khalife Général des Mourides.
Inauguration du Daara et de la mosquée d'Al Hudà de Daroul Khadim (Touba) construite par S. Mourtalla Bousso
تدشين محظرة ومسجد الهدى للشيخ M Mourtada Bousso بطوبى حي دار الخديم.
يوم الخميس فاتح رجب الفرد 1438ه
le 30 Mars 2017
يوم الخميس فاتح رجب الفرد 1438ه
le 30 Mars 2017
Oubitek Dioumay ''Al huda'' nek Touba daroul khadim .. Daray Serigne M Mourtada Bousso 











Construction d’une université islamique à Mboul Kael
Plusieurs talibés et autorités religieuses se sont retrouvés à Mboul Kael le dimanche 27 mars 2017 à l’appel de Serigne Bassirou Mbacké pour la construction d’une université islamique à Mboul Kael.
Wolof
Français
Les Jardins des Vertueux (Riyad As-Salihin) | S. Abdou Rahman Mbacké [Part1]
Les Jardins des Vertueux (Riyad As-Salihin)
Auteur : Yahya Ibn Charaf Ed-dine An-Nawawi
Traduit et commenté en wolof par Serigne Abdou Rahman Mbacké de Dârul Muhti.
Riyâd As-Sâlihîn est plus qu'un livre. C'est comme le dit son titre des jardins dans lesquels on vient, au fil des heures, partager des moments uniques avec le Prophète (Saw). Le premier hadith commence par: «Les actes ne valent que par leurs intentions ...).» Le dernier hadith de l'ouvrage a pour conclusion: «...Dieu ôtera alors le voile et rien de ce qui leur a été accordé ne sera alors plus précieux que la vision de leur Seigneur.» L'imam Nawawî semble nous dire ainsi par cet ordonnancement particulier que tout commence dans le cœur et que tout finit auprès de Dieu, le Très-Haut. Entre les deux, il y a une voie à suivre. Riyâd As-Sâlihîn nous aidera certainement à y parvenir.
Khoutbah S. Ahmad Rafahi Mbacke ibn S. Fallou | 24 Mars 2017
Khoutba En Wolof Julli Ajuma Touba Alieu Du 24 Mars 2017 Thème La Presse entre médisance; calomnie et diffusion de fausses nouvelles 'Dieuw Rambathie ak fennes , Quelles attitudes ... Par Serigne Ahmadou Rafâhi Mbacké ibn Serigne Fallou.
TOUBA - Jean Christophe Bigot hôte du Khalife des Mourides et de son porte-parole
L'ambassadeur de la France au Sénégal a effectué, ce jeudi, une visite de courtoisie à Touba. Jean Christophe Bigot a été successivement reçu par le Khalife Général des Mourides et par son porte-parole Serigne Bass Abdou Khadre Mbacké. Face à la presse, le diplomate français a fait état de toute sa satisfaction à fouler le sol de la cité religieuse.
'' Je suis très honoré d'être reçu par le Khalife Général des Mourides et par son porte-parole. C'était de dire à quel point la France était sensible au message de paix et de tolérance de la communauté mouride. Il y a beaucoup de Mourides en France et j'étais heureux d'entendre le Khalife dire que les Mourides étaient heureux en France...La France est un pays laïc'' . L'ambassadeur français de proposer le concours de la France dans la conservation des ouvrages et recueils propres à la confrérie ou encore dans la récupération de documents historiques encore entre les mains de l'hexagone. '' Je voulais développer une relation de coopération avec la communauté mouride...Nous pourrions contribuer soit à l'accès aux archives soit à l'aide à la numérisation...Cette mémoire c'est aussi votre identité''.
Jean Christophe Bigot de se féliciter de l'Islam de paix qui prévaut au Sénégal.
'' L'Islam pratiqué au Sénégal est un Islam de paix , de dialogue. Je crois fondamentalement à la paix, au dialogue, aux palabres'' . Il regrettera, en passant, les agissements sporadiques de '' quelques individus qui dévoyent le message de l'islam '' et dit-il '' n'ont rien compris''. Il faisait allusion aux terroristes qui agissent au nom de la religion musulmane.
Jean Christophe Bigot a eu droit à un déjeuner princier offert par la dahira Hizbut Tarquiyah.
'' Je suis très honoré d'être reçu par le Khalife Général des Mourides et par son porte-parole. C'était de dire à quel point la France était sensible au message de paix et de tolérance de la communauté mouride. Il y a beaucoup de Mourides en France et j'étais heureux d'entendre le Khalife dire que les Mourides étaient heureux en France...La France est un pays laïc'' . L'ambassadeur français de proposer le concours de la France dans la conservation des ouvrages et recueils propres à la confrérie ou encore dans la récupération de documents historiques encore entre les mains de l'hexagone. '' Je voulais développer une relation de coopération avec la communauté mouride...Nous pourrions contribuer soit à l'accès aux archives soit à l'aide à la numérisation...Cette mémoire c'est aussi votre identité''.
Jean Christophe Bigot de se féliciter de l'Islam de paix qui prévaut au Sénégal.
'' L'Islam pratiqué au Sénégal est un Islam de paix , de dialogue. Je crois fondamentalement à la paix, au dialogue, aux palabres'' . Il regrettera, en passant, les agissements sporadiques de '' quelques individus qui dévoyent le message de l'islam '' et dit-il '' n'ont rien compris''. Il faisait allusion aux terroristes qui agissent au nom de la religion musulmane.
Jean Christophe Bigot a eu droit à un déjeuner princier offert par la dahira Hizbut Tarquiyah.
Touba Tv : Le Directeur des programmes confirme être victime d'un sabotage
Le directeur des programmes apporte des éclaircissements sur le sabotage dans les ondes analogiques de touba tv
MOSQUEE MASSALIKOUL DJINANE : Plus de 5 milliards déjà injectés, selon Serigne Bass Abdou Khadre
Le porte parole du khalife général des mourides a apporté des précisions sur la vérité des chiffres. Selon Serigne Bass Abdou Khadre, plus de 5 milliards ont déjà été injectés par le khalife général Serigne Cheikh Sidy Moctar Mbacké dans la construction de la mosquée massalikoul djinane. Une démarche participative auprès des talibés pour rentrer dans les bonnes grâces de Serigne Touba. Il s'exprimait lors de la cérémonie du thiant annuel organisé par Serigne Mansour Diouf à Yoff.
(T.T) Touba ak Tivaoune | Porte-parole du khalife général des Mourides
A la suite du rappel à Dieu de Serigne Cheikh Tidiane Sy Al Makhtoum, Khalife général des Tidianes survenu ce 15 mars 2017, Serigne Bass Abdou Khadre Mbacké, Porte-parole du khalife général des Mourides, Serigne Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké et par la voix de Serigne Cheikh Thioro Bassirou Mbacké, présente les condoléances les plus attristées du Khalife de Touba à la famille sœur de Tivaoune et son khalife, Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine et à toute la Ummah islamique.
Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké magnifie l’excellence des relations qui a toujours prévalu entre Tivaoune et Touba et auxquelles le regretté Khalife a pleinement contribué à renforcer, en instaurant un dialogue permanent avec lui.
Le khalife général des Mourides, Serigne Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké, formule des prières pour le nouveau khalife de Tivaouane, Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine dans ses nouvelles missions. Il recommande aux musulmans de lui prêter une attention particulière au vu de la loyauté dont il a toujours fait montre en servant avec dévouement, successivement, les différents khalifes généraux de Tivaoune dans la plus grande discipline.
Son avènement au Khalifat ne peut être que de bon augure pour le pays qui doit également lui rendre hommage pour son parcours exceptionnel.
Serigne Cheikh Thioro Bassirou Mbacké
Pour Serigne Bassirou Abdoul Khadre Mbacké
Porte-parole du khalife général des Mourides
Tivaouane pris d’assaut. Début des condoléances à la famiile SY. Micro trottoir.
Rappel à DIEU du Khalife Général des Tidianes Cheikh Ahmed Tidiane Sy
Archive: Discours S. Cheikh Tidiane Sy lors de sa visite à Touba
Mémorable discours prononcé par Serigne Cheikh Tidiane Sy "Al Maktoum" lors de sa visite à Touba auprès de Cheikh Abdoul Ahad Mbacké dans les années 80.
AL Maktoum inhumé dans sa Résidence de "Darou Salam" à Tivaouane
C'est une foule immense qui a accompagné Serigne Cheikh Ahmed Tidjane Sy AL Maktoum à sa dernière demeure, sise dans sa résidence située sur la corniche de Tivaouane.
Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine, a dirigé la prière mortuaire, accompagné de toute la famille de Seydil Hadj Malick Sy (rta), notamment ses frères, et des enfants d'Al Maktoum, dont Serigne Moustapha Sy.
Apres son inhumation vers les coups de 2h du matin, les fidèles ont convergé à la résidence Serigne Babacar Sy, ou Serigne Abdoul Aziz Sy AL Amine a rendu un vibrant hommage au défunt Khalif, avant de donner rendez-vous aux disciples et à la famille, ce jeudi à 9H, pour les présentations de condoléances et de prières .
Serigne Abdoul Aziz Sy Al Amine, a dirigé la prière mortuaire, accompagné de toute la famille de Seydil Hadj Malick Sy (rta), notamment ses frères, et des enfants d'Al Maktoum, dont Serigne Moustapha Sy.
Apres son inhumation vers les coups de 2h du matin, les fidèles ont convergé à la résidence Serigne Babacar Sy, ou Serigne Abdoul Aziz Sy AL Amine a rendu un vibrant hommage au défunt Khalif, avant de donner rendez-vous aux disciples et à la famille, ce jeudi à 9H, pour les présentations de condoléances et de prières .
Rappel à Dieu de Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al Maktoum, Khalif General des Tidianes
Inna lillahi wa inna ilayhi raji'un (إِنَّا لِلّهِ وَإِنَّـا إِلَيْهِ رَاجِعونَ) " . A Dieu nous appartenons et à lui nous retournerons
Nous avons le regret et la profonde douleur de vous annoncer le rappel à Dieu du Khalif General des Tidianes, Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al Maktoum, survenu dans la soirée du Mercredi 15 Mars 2017, à l'age de 92 ans.
LE VOYAGE CONTREVERSE DE CHEIKH AHMAD BAMBA A LA MECQUE
Serigne Touba Cheikh Ahmadou Bamba ne s’est pas rendu effectivement à la Mecque de son vivant. Mais il en a éprouvé le désir et en a parlé au moins à deux personnes entre 1894 et 1895 : -A son cousin Muhammad Bousso :
«Troublé par un motif objectif consistant dans la confusion déjà signalée et un motif subjectif qui était son désir ardent d’accomplir le pèlerinage à la Mecque, Ahmadou Bamba m’a convoqué et m’a fait part de ses préoccupations. Il m’a consulté à propos de la fondation d’une résidence où il pourrait maintenir la séparation établie, entre d’une part les deux principaux groupes de ses disciples : les étudiants et les travailleurs et, d’autre part, entre ceux parmi le premier groupe qui apprenaient le Coran et ceux qui apprenaient les sciences pour permettre à chaque groupe de se consacrer à son activité propre.»
-Un Maure du nom de Muhammad Ibn Hamad :
Pourquoi n’y est-il donc pas allé, deviendrait la question que tout le monde se pose ?
Premièrement, parce que les laissez-passer pour la Mecque étaient délivrés à l’époque par les autorités coloniales.
Deuxième argument, Serigne Touba n’en avait pas les moyens financiers. Cela, posera problème à d’aucuns, vu le nombre de disciples qu’il avait à l’époque et qui pouvaient lui garantir toute sorte de richesses. Faisons une toute petite digression.
L’administration coloniale avait octroyé au Cheikh une rétribution de prisonnier. Le payeur central le trouvait à chaque fois dans la petite mosquée à quatre pierres à Libreville qu’il avait établie, pour lui donner sa rétribution de prisonnier qui était de 50 F Cfa. Serigne Touba n’a jamais voulu que le payeur arrive jusqu’à sa tente où il gardait ses livres et faisait ses prières. Il allait à sa rencontre à chaque fois que celui-ci venait. Le commandant pensait que Serigne Touba était pressé de recevoir cet argent. Ce qui n’est pas fondé d’autant plus qu’il n’a jamais utilisé cet argent. Il l’enfouissait. Et, c’est cet endroit qui est devenu le siège du ministère des Finances du Gabon.
Donc le Cheikh n’a jamais eu, à aucun moment de sa vie l’intention de s’enrichir.
Revenons à notre thèse sur son pèlerinage à la Mecque. Ce problème fut sur le point d’être résolu par le Maure qu’on avait cité ci-dessus. Effectivement, le Maure lui demanda d’aller se préparer pour qu’ils y aillent finalement en fin d’année 1895. Et nous le savons nous tous, c’est avant même cette fin d’année que commencèrent ses démêlées avec l’administration coloniale : Cheikh Ahmadou Bamba est arrêté à Djewalle 10 août 1895 et la décision fut prise le 5 Septembre 1895, au Conseil privé de Saint Louis, de l’exiler au Gabon, dans une sylve équatoriale, alors hostile où sévissaient les maladies tropicales les plus dangereuses, comme la maladie du sommeil, etc.
Serigne Touba fut finalement exilé.
Nous voyons donc que Serigne Touba voulait accomplir ce pilier de l’Islam et qu’il était même sur le point de le faire, quand Dieu en décida autrement. D’ailleurs, il écrivit dans un poème Rahiyyah que le seul regret de sa vie est de n’avoir pas eu la chance de se rendre physiquement auprès du Prophète Muhammad Psl (donc il en avait l’intention). Concernant l’idée selon laquelle aussi Serigne Touba aurait dispensé tous ses disciples de cet acte, nous pouvons dire que c’est une mauvaise interprétation et une mauvaise idée reçue. Ce n’est pas non plus un acte de mauvaise foi.
Ahmadou Bamba écrit dans sa Quête du bonheur (Matlabul Al-Fawzeyni) : «Fais de ma demeure, un lieu qui accorde le bénéfice charismatique du pèlerinage à celui qui a le vœu de l’accomplir mais est indigent et incapable d’aller à la Mecque.»
Ces vers témoignent de la compassion d’un homme, qui prie Dieu de ne pas priver les croyants d’une récompense aussi immense qu’est le pèlerinage aux lieux saints de l’Islam à cause de leur incapacité financière.
Toute autre interprétation ne saurait être valide et convaincante.
Le Saint Homme d’ailleurs ne pouvant pas aller en pèlerinage, des disciples dont son fils Muhammad Al-Fadel, iront à la Mecque en sa mémoire, une année après son rappel à Dieu. Donc le pèlerinage est obligatoire pour tout musulman qui en a les moyens. Les conditions de vie précaire ne favorisant pas à tout un chacun de le faire, Touba demeure «le bénéfice charismatique du pèlerinage» comme l’a dit Serigne Touba dans son livre Matlabul Al-Fawzeyni. Celui qui en a les moyens et qui n’y va pas, n’a qu’à assumer ses responsabilités devant Dieu et devant les hommes et ne pas prendre les écrits du Cheikh comme pièce justificative.
Abdou Khadre MBACKE
Exposition à l’Institut du Monde Arabe à Paris : Visite d’une délégation de Journaliste français à TOUBA
Une délégation composée de (dix journalistes français, de trois membre de l’Institut du Monde Arabe et de l’Office du Tourisme marocain) était l’hôte de la Direction Générale de Hizbut-Tarqiyyah ce 12 Mars 2017. Cette visite d’échanges et de partages entre dans le cadre de la préparation d’une exposition à l’Institut du Monde Arabe à Paris avec comme Thème : Les trésors de l’islam en Afrique.
Serigne Saam MBAYE : Au-delà du mystique, l’intellectuel !
C’est devenu une coutume pour moi, depuis 2013, de rendre à chaque 14 mars, un hommage mérité à notre guide spirituel Serigne Sam en revenant sur un aspect particulier de sa vie. Après avoir abordé, dans de précédentes contributions, sa vie et son œuvre, sa dimension mystique, l’étendue de ses enseignements, son rôle en tant que vivificateur de l’Islam au Sénégal et, dernièrement, la portée de ses cassettes et son impact sur la jeunesse. Je décide cette année de m’intéresser à l’homme de science, c’est-à-dire à l’intellectuel qu’était Serigne Sam Mbaye. Je me propose dès lors, dans le cadre de ce texte, de remonter le fil de l’histoire pour retracer la trajectoire scolaire et l’itinéraire de la quête perpétuelle de connaissance de ce grand soufi musulman. Le titre de cette contribution aurait pu être, Baye Sam Mbaye : Un parcours, des dates.
Bref survol biographique
Né à Louga en 1922, Serigne Saam Mbaye est le fils de Sokhna Fatou Thiam, femme pieuse et pleine de vertu, et de Mame Cheikh Ahmadoul Sakhir Mbaye (savant et érudit de haut rang). Serigne Sam porte le nom du frère ainé de Cheikh Ahmadou Bamba, Mame Mor Diarra Mbacké communément appelé « Borom Sam » en référence au village éponyme qu’il avait crée pour se consacrer à l’enseignement du Coran.En tant que fondateur de ce village, Mame Mor Diarra Mbacké était affectueusement appelé « Borom Saam » ou « Serigne Saam » par les fidèles et autres disciples, une appellation qui restera à jamais liée à l’image de Serigne Saam Mbaye finissant par éluder son nom originel.
La généalogie de la famille de Serigne Sam, retracée par le Dr. Thierno Ka dans un article intitulé Vie et doctrine d’Ahmad Sakhir MBAYE le soufi de Louga (1864 – 1946), in bulletin de l’ifan, tome 48 n° 3-4, 1986 – 1987, P. 284 – 304, indique une descendance directe desbanu Bakrine. Ceci est d’autant plus vrai que Mame Cheikh Mbaye lui-même, dans son poème intitulé Qālū la anta Sabiyun le réaffirme en ces termes :« Inna banū Bakrine Al- Mah-rūufu madj duhum. Ila dunal hilmou çumal mane çibul hanlii. Walam yazal min’aa khātou sahi doun sanadoun fii kouli dahriin kabiiroun bi nafsi wal halii ». Autrement dit « notre filiation nous relie à la famille de Seydina Aboubacar. La connaissance et la très haute fonction en Islam sont un legs historiquement hérité de nos aïeuls. DIEU a honoré notre famille en la dotant, à chaque époque, de brillants savants qui répondront aux questionnements les plus hermétiques de leurs temps ». Serigne Sam fait sans nul doute partie de cette lignée de savants qu’ALLAH réserve et préservepour cette famille aux descendances ô combien élogieuse ! Cette descendance de la famille Mbaye de la lignée des qurachïtes est également attestée par d’autres grands érudits à l’instar de Cheikh Moulaye Bousso qui, dans l’un de ses poèmes, s’adresse à son ami Mame Cheikh Mbaye en ces termes « nous nous prenons pour des frères en Dieu, ô famille d’Abu Bakr, des amis et voisins ».
Un parcours, des dates
1922 : Naissance de Serigne Sam Mbaye à Louga d’une grande famille religieuse d’origine arabe (de la tribu des Quraïchites dont est également issu le Prophète PSL)se consacrant essentiellement à l’enseignement du Coran et de la religion musulmane. Le premier ancêtre reconnu de la famille de Serigne Sam Mbaye est, selon l’arbre généalogique dressé par Serigne Sam Mbaye lui-même cité par le Dr. Thierno Ka, Ibrahima Khouraïchiné en 1549. Il est ainsi le premier de la famille à porter le nom MBAYE et il serait alors venu de la Mauritanie pour s’installer dans le Nord du Sénégal. En résumé, il faut retenir que c’estl’arrière petit fils de ce dernier (de Ibrahima Khouraïchi), en l’occurrence Serigne Babacar Khourédia Mbaye qui fonda au début du 18ème siècle le village de Mbayène Thiasley près de Yang Yang dans l’ancien empire du Djolof.Toutefois, c’est Serigne Saer Mbaye qui fut à l’origine de l’arrivée et de l’installation de la famille Mbaye à Louga, puisque c’est lui qui avait quitté Mbayène Thiasley pour migrer vers le Ndiambour en compagnie de son fils Babacar Kolo Mbaye père de Mame Cheikh Mbaye Kabir qui naquit à Boukol près de Koki en 1846.Quant à Serigne Babacar Mbaye Kolo, il s’installa finalement à Pêté Ouarack avec ses enfants dont Mame Cheikh Mbaye et Mame Abdou Mbaye fondateur du village de Dépal. C’est ce dernier d’ailleurs qui autorisa Mame Cheikh Kabir à rejoindre Cheikh Ahmadou Bamba au Djolof pour parfaire sa formation religieuse. Au terme de cette formation, il revint au Ndiambour et s’installa à Louga ou naquit Serigne Sam en 1922.
1929 : Initiation à l’apprentissage du Coran auprès deson grand frèreSerigne MoussaMbaye(décédé très tôt et dont l’un des fils de feu Elh. Djily Mbaye porte d’ailleurs le nom)avant de rejoindre, en 1940, l’un des plus connus de ses « maitres » à savoir Serigne Mbaye Touré. Sa mère Sokhna Fatou Thiam a également beaucoup contribué à sa formation initiale car comme l’indique un hadith prophétique,« al umû mádrasat’il ëweul » autrement dit, la mère est la première école »pour son enfant. Il a mémorisé pour la première fois le Coran en 1934 à l’âge seulement de 12 ans.
1940 – 1941 :Mais c’est chez Serigne Mbaye Touré de Louga, grand maitre coranique et enseignant réputé pour son érudition, qu’il parfait son apprentissage coranique.C’est sous la bannièrede ce dernier qu’il récite pour la première fois, au complet, le Saint Coran avant de s’envoler à Coki avec son frère et ami de tous les jours Elh. Djily Mbaye. Les deux hommes se vouaient un amour profond et un respect mutuel perceptibles à chacune de leur rencontre.
1941 – 1946 :Le Daara de Coki a été ouvert en 1939 par Serigne Cheikh Ahmed Sakhir Lô, sur instruction de Mame Cheikh Mbaye Kabir dont il fut son disciple et homonyme. L’étape de Coki a été cependant très décisive pour Serigne Sam Mbaye car, il lui fallait non seulement approfondir ses connaissances coraniquesnotamment dans le domaine de l’écriture et de la jurisprudence islamique (Fiq). C’est à Coki où Serigne Sam a appris pratiquement toutes les œuvres liées à cette séance difficile à maitriser (Laqdari, Hansmawiyu, Ibn Hanchir, Muqadimatu Hanzzia, Rissala etc.). Le Nahu (la grammaire) n’était pas non plus laissé en rade au cours de sa formation à Coki, une formation assurée par le maitre des lieux lui-même Serigne Mod Sakhir Lô.
Serigne Sam savait que pour avoir des connaissances pointues dans ces domaines ésotériques de la science islamique, outre la volonté, il faudrait également s’armer de patience et surtout de beaucoup d’amour pour la recherche.Ainsi, pour affronter l’étape de Coki, Baay Saam met en bandoulière sa fringale de connaissances ainsi que son insatiabilité en matière de recherches et d’acquisition de savoirs. Son maitre d’alors, en l’occurrence Serigne Cheikh Ahmed Sakhir Lo, disciple de son père, ne lui donne même pas le temps de s’acclimater pour entamer avec lui, une révision générale du Livre Saint. C’est dans des conditions d’apprentissage très difficile qu’il est parvenu à avoir une parfaite maitrise du Coran auprès de Serigne Ahmad Sakhir Lo. A l’époque, l’alimentation faisait souvent défaut parce que le maitre n’avait que de maigres ressources provenant pour l’essentiel de l’agriculture. Il lui était alors difficile de satisfairela pléthore d’apprenants venus d’un peu partout à travers le pays. En plus de ces conditions de vie très difficiles, Baay Saam devait aussi faire face à une nouvelle méthode d’apprentissage que lui « imposait » Serigne Ahmad Sakhir Lo pour faire de lui une référence. Il s’adapte très rapidement et se plait vite à celle-ci. Brillant esprit avec un mémoire d’éléphant, Serigne Sam continua de faire des prouesses en refusant catégoriquement de se donner un temps de loisir ou de libertinage. Il se consacra essentiellement et entièrement à ses études jusqu’à finir par émerveiller son propre maitre qui lui dédia alors un poème spécial pour chanter le courage, la volonté et surtout l’abnégation de son « élève ». Serigne Mod Sakhir était émerveillé par la rapidité d’acquisition et de mémorisation, tant du point de vue théorique que pratique, de Serigne Sam qui fut le premier à maitriser parfaitement le Coran au dara de Coki en 1946. Sur instruction de son père, Serigne Sam quitte Coki pour aller se parfaireà Saint-Louis auprès de grands maitres soufis.
1946 - 1949 :C’est avec une tête bien pleine que Serigne Sam quitte ainsi Coki en 1946, peu avant le rappel à Dieu de Serigne Mame Cheikh Mbaye Kabir, pour rallier la ville de Saint-Louis qui était considérée comme l’un des bastions les plus densesen matière de pensée et de connaissance religieuse. Il y fréquente de grands savants parmi lesquels : Elh. Tidiane Niang, Oustaz Abdoul Hamid Sall, Serigne Dame Sarr, Serigne Alioune Datt, Serigne Ahmad Diakhatéde Guet Ndar, Serigne Modou Fall Khalil (qui avait une parfaite maitrise du livre de Fiq dénommé Qalil ce qui lui a valu ce surnom), Serigne Ahmed Fall avant de terminer son apprentissage auprès d’un grand érudit maure du nom de Mouhamed Fall. Serigne Sam suit en cela le parcours de Imam Malick qui, dit-on,a fait son apprentissage de la science islamique auprès de 95 maitres.A Saint-Louis, Baay Saam a fréquenté tous ces enseignants et chacun lui apprenait un domaine particulier de la science islamique. Se rendant très rapidement compte que la plupart de ses enseignants saint-louisiens s’étaient formés en Mauritanie, Serigne Sam nourrit alors l’ambition d’aller fréquenter ce pays pour y puiser le maximum de connaissances possibles.
1949 – 1951 :Par coup de chance ou de destin, Serigne Sam réussit en 1949 un concours de recrutement d’enseignants de l’Université des Sciences Islamique de la Mauritanie pour y être recruté comme professeur. Seuls deux sénégalais, à l’époque, avaient eu la chance de réussir ce concours. Mais Serigne Sam déclina très tôt le poste qui lui était proposé pour se consacrer encore une fois à l’apprentissage auprès de grands Sheikh maures. Il séjourna ainsi pendant deux ans en Mauritanie pour se consacrer uniquement à la recherche et à l’apprentissage des différentes branches de la science islamique dont le Tazaouf (soufisme) en particulier.C’est là-bas où il commence véritablement à s’intéresser au soufisme et à beaucoup lire là-dessus. Au terme de son séjour mauritanien, Baye Sam rentre au bercail et s’installe encore à Saint-Louis pour entamer des études en français.
1951 – 1952 :Serigne Sam revient au Sénégal à la fin de l’année 1951 après deux ans passés en Mauritanie. A son retour, il s’installe à Saint-Louis pour une deuxième fois même si les objectifs étaient différents. Il se consacre cette fois-ci à l’étude de la langue française ce qui le pousse à s’inscrire dans le système formel d’enseignement.Vu son niveau et des capacités intellectuelles, il obtient très rapidement son CEPE (Certificat d’Etudes Primaires Elémentaires) en 1952 avant d’obtenir une bourse d’études qui le mènera vers la Tunisie. Une étape aussi très importante dans le cursus scolaire de Baye Sam.
1952 – 1956 :Avec l’aide d’un de ses frères, en l’occurrence Serigne Babacar Mbaye, Serigne Sam obtient de la part de l’Etat du Sénégal une bourse d’études de l’université Constantine de Tunis après diverses tracasseries administratives.Il parvient toutefois à relier Tunis après une longue escale en Algérie dans un contexte marqué par la guerre de libération menée par l’ALN. Il vécu de plein fouet cette guerre avant de réussir à traverser pour atterrir en Tunisie. Une fois à Tunis, non seulement la classe qu’il devait fréquenter était bondée de monde mais aussi il était très en retard par rapport aux programmes de l’année. Il insiste toutefois auprès de la direction pour rejoindre ses camarades ce qui lui a été permis. Ironie du sort, Serigne Sam sort major de sa promo au terme des examens de fin d’année ce qui lui a valu les félicitations unanimes de ses enseignants, camarades et parents. Il resta ainsi pendant 3 ans dans cette Université qu’il quitte après l’obtentiond’une licence en Arabe.Il rentre de nouveau au pays à la fin de l’année 1956.
1957 – 1962 :Rentré au pays en 1956, Serigne Sam est recruté en 1957 comme moniteur (maitre d’externat) par le gouvernement sénégalais pour enseigner le français au lycée Faidherbe de Saint-Louis (actuel lycée Elh. Oumar Tall) situé sur l’ile Nord, juste derrière le célèbre hôtel Rognât Nord. Il profite de ce recrutement pour parfaire son niveau de français et surtout certifier ses connaissances avec des diplômes reconnus par le système formel de l’enseignement. Ayant obtenu son CEPE en 1952, il s’inscrit directement en classe de troisième dans ce lycée où il a été recruté comme maitre d’externat pour passeret réussir son Brevet d’Etudes du Premier Cycle (BEPC). L’obtention de ce diplôme n’a été qu’une source supplémentaire de motivation pour Baye Sam Mbaye qui désire désormais avoir tous les diplômes dispensés par le système formel du secteur éducatif sénégalais. Après le BEPC, cap sur le Bac !
1959 :Intellectuel dévoué et rompu à la tâche, Serigne Sam vise maintenant le baccalauréat après l’obtention de son BEPC, toujours en tant que moniteur au lycée Faidherbe de Saint-Louis. Ily passe et réussit sa première partie de baccalauréat en 1959. A l’époque, le bac était subdivisé en deux grandes parties : une première partie que l’élève passe en classe de première en composant sur les matières littéraires et une deuxième partie pour les autres matières en classe de terminale.
1960 – 1965 : Serigne Sam passe la deuxième partie de son baccalauréat français en 1960, ce qui lui ouvre les portes de la nouvelle capitale sénégalaise Dakar où il sera affecté, en tant que fonctionnaire de l’Etat, comme surveillant général au collège franco-arabe de Dakar (actuel collège franco-arabe Serigne Fallou Mbacké de Point E) en 1963. Mais avant de rejoindre Dakar, Serigne Sam a enseigné, entre 1963 et 1965, en tant qu’instituteur plein, à Saint-Louis juste après l’obtention de son baccalauréat français. C’est par la suite qu’il sera nommé surveillant général de l’école franco-arabe de Dakar.
1965 :Nommé surveillant général au collège franco-arabe de Dakar, Serigne Sam nourrit l’ambition de faire des études universitaires vu sa proximité avec l’université de Dakar et surtout sa grande volonté de faire aussi ses preuves dans le système de l’enseignement formel. C’est ainsi qu’il prépare sérieusement et réussite haut la main, l’examen spécial d’entrée à l’université en 1969. Il s’inscrit alors au département arabe de la faculté des Lettres et Sciences humaines de l’université de Dakar où il décroche respectivement une Licence en Arabe en 1972, une Licence en français en 1974 et une maitrise en Lettres Modernes en 1976.Il a passé tous ces examens en tant que professionnel puisqu’après l’obtention de sa maitrise en français en 1976, il avait été recruté comme professeur de français au lycée Blaise Daigne de Dakar.
1976 – 1982:Serigne Sam ne va pas durer au lycée Blaise Diagne où il avait été recruté comme professeur de français puisqu’un an plus tard, il sera nommé directeur du collègue Franco-arabe de Dakar. Rappelez-vous qu’il était, 10 ans avant, surveillant général dans ce même collège. En 1976 donc, Serigne Sam y revient en tant que directeur. Mais cette nouvelle fonction qui le place au summum de l’établissement n’est rien d’autre qu’une source supplémentaire de motivation qui doit le guider vers le l’excellence à laquelle il aspire depuis toujours. Il nourrit encore l’ambition de faire une thèse de doctorat. C’est ainsi qu’il s’inscrit en troisième cycle(DEA et doctorat) à la faculté des Lettres et Sciences Humaines en 1978tout en étant directeur dans ce collège.
1982 – 1985 :En 1982, Serigne Sam Mbaye soutient sa thèse de doctorat troisième cycle portant sur le soufisme de Cheikh Ahmadou Bamba avec la mention « Très honorable » en plus des félicitations unanimes du jury de soutenance. Il devient alors Docteur Ès-Lettres en arabe de la faculté des Lettres et Sciences Humaines de l’Université de Dakar. Après la soutenance de sa thèse de troisième cycle, Serigne Sam est nommé proviseur au lycée Malick Sall de Louga qui venait d’être ouvert dans la capitale du Ndiambour. Il assura cette fonction jusqu’en 1985 date à laquelle il a été recruté comme professeur au département d’arabe de l’Université de Dakar.
1985 – 1992 : Serigne Sam a enseigné à l’université de Dakar de 1985 à 1992 et les nombreux témoignages recueillis auprès de ses anciens étudiants qui sont aujourd’hui un peu partout dans les différentes sphères de l’administration publique sénégalaise (notamment dans les domaines de l’enseignement et de la recherche) sont forts éloquents. Il est décrit comme un professeur méthodique, rigoureux, généreux au propre comme au figuré, pieux, disponible, gentil et surtout, comme une source intarissable de savoirs.
Un intellectuel combattu
Le recrutement de Serigne Sam au département d’arabe n’a pas fait que des heureux puis qu’il était également combattu par certains de ses collègues réputés « jaloux, absentéistes et sévères » qui faisaient tout pour que les étudiants échouent au département d’Arabe.Tout le contraire de Serigne Sam qui, non seulement dispensait sérieusement ses cours, mais aussi donnait beaucoup de conseils à ses étudiants.Comme il avait coutume de le dire « la grandeur est écrasante » et certains de ses collègues n’étaient, sans nul doute, pas prêts à accepter en leur sein un intellectuel de sa trempe. C’est la raison pour laquelle, quand il a terminé la rédaction de sa thèse d’Etat en 1992il n’a pu la soutenir faute de jury, dit-on. Cette thèse d’état était un approfondissement de celle soutenue en 1982 et portait toujours sur le soufisme de Cheikh Ahmadou Bamba. Malgré cela, il continua à dispenser des cours au département d’arabe de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar jusqu’en 1992 date à laquelle il a pris sa retraite professionnelle pour se replier dans son Louga natal afin de se consacrer essentiellement à l’enseignement religieux, de diriger les prières dans sa mosquée et surtout à l’animation de beaucoup de conférences et autres causeries, aussi bien au niveau national qu’international.Il est rappelé à Dieu, un certain samedi 14 mars 1998 à l’hôpital Principal de Dakar. Une journée commémorée chaque année par le Dahira Tarqiya Ila Lahi Tahla Raayaty Xadimu Rasul de Keur Massar sous l’égide de Serigne Papa Sall Moom Baay Saam.
Au demeurant, j’ai voulu à travers cette contribution, attirer l’attention de tous ceux qui réclament l’héritage de Serigne Sam, qu’il était quelqu’un qui, malgré sa dimension mystique et son appartenance à la famille du grand soufi de Louga qu’était Mame Cheikh Mbaye Kabir, s’était beaucoup investi dans la recherche et l’acquisition de savoirs. Sa vie et son œuvre méritent aujourd’hui plus que jamais d’être vulgarisées afin qu’elles servent de modèles à toute la jeunesse sénégalaise, dans un contexte où le manque de repères et la paresse intellectuelle, sont souvent pointésdu doigt pour expliquer ce qui semble être un dérèglement social (le sociologue que je suis, parlerait lui d’anomie) auquel nous devons tous faire face.
Un modèle pour la jeunesse
Quoiqu’il en soit, il faut convenir avec moi que Serigne Sam a montré la voie à suivre. Celle de la persévérance, de l’endurance, de dévotion, de détermination et surtout de l’abnégation car, malgré toutes les persécutions dont il a fait l’objet au département d’arabe, il a su toujours tenir bon jusqu’à son dernier souffle sur terre. Pourtant la vie lui a, à plusieurs reprises ouvert ses portes, mais il a toujours décliné tous les postes qu’ont lui proposait dans l’administration que cela soit une fonctionministérielle ou diplomatique.Tout ce qui l’intéressait lui, c’est l’enseignement, la recherche, la formation et les conférences qu’il animait un peu partout à travers le monde. C’est pourquoi quand on lui a privé de soutenir sa thèse d’état au département d’arabe aux motifs d’indisponibilité du jury, il a tout simplement publié ses conclusions sous formes d’œuvres traduites des Qasidas de Cheikh Ahmadou Bamba. C’est d’ailleurs l’une des principales raisons pour lesquelles il a passé et obtenu une maitrise en linguistique générale.
Au demeurant, je ne peux conclure cette contribution sans pour autant dénonce avec la toute la rigueur qui sied, qu’il est inadmissible aujourd’hui qu’il n’y ait aucune trace des productions universitaires de ce grand intellectuel non seulement au département d’arabe mais aussi à l’Université de Dakar qu’il a énormément servi avec dévotion et détermination tout au long de sa vie.
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M. Abdoulaye CISSE, Sociologue.
Psychologue – Conseiller à Kolda
Tel : (+221) 77 443 0644 / 76 76 648 7688
Courriel : abdoulayecissesam@gmail.com
Né à Louga en 1922, Serigne Saam Mbaye est le fils de Sokhna Fatou Thiam, femme pieuse et pleine de vertu, et de Mame Cheikh Ahmadoul Sakhir Mbaye (savant et érudit de haut rang). Serigne Sam porte le nom du frère ainé de Cheikh Ahmadou Bamba, Mame Mor Diarra Mbacké communément appelé « Borom Sam » en référence au village éponyme qu’il avait crée pour se consacrer à l’enseignement du Coran.En tant que fondateur de ce village, Mame Mor Diarra Mbacké était affectueusement appelé « Borom Saam » ou « Serigne Saam » par les fidèles et autres disciples, une appellation qui restera à jamais liée à l’image de Serigne Saam Mbaye finissant par éluder son nom originel.
La généalogie de la famille de Serigne Sam, retracée par le Dr. Thierno Ka dans un article intitulé Vie et doctrine d’Ahmad Sakhir MBAYE le soufi de Louga (1864 – 1946), in bulletin de l’ifan, tome 48 n° 3-4, 1986 – 1987, P. 284 – 304, indique une descendance directe desbanu Bakrine. Ceci est d’autant plus vrai que Mame Cheikh Mbaye lui-même, dans son poème intitulé Qālū la anta Sabiyun le réaffirme en ces termes :« Inna banū Bakrine Al- Mah-rūufu madj duhum. Ila dunal hilmou çumal mane çibul hanlii. Walam yazal min’aa khātou sahi doun sanadoun fii kouli dahriin kabiiroun bi nafsi wal halii ». Autrement dit « notre filiation nous relie à la famille de Seydina Aboubacar. La connaissance et la très haute fonction en Islam sont un legs historiquement hérité de nos aïeuls. DIEU a honoré notre famille en la dotant, à chaque époque, de brillants savants qui répondront aux questionnements les plus hermétiques de leurs temps ». Serigne Sam fait sans nul doute partie de cette lignée de savants qu’ALLAH réserve et préservepour cette famille aux descendances ô combien élogieuse ! Cette descendance de la famille Mbaye de la lignée des qurachïtes est également attestée par d’autres grands érudits à l’instar de Cheikh Moulaye Bousso qui, dans l’un de ses poèmes, s’adresse à son ami Mame Cheikh Mbaye en ces termes « nous nous prenons pour des frères en Dieu, ô famille d’Abu Bakr, des amis et voisins ».
Un parcours, des dates
1922 : Naissance de Serigne Sam Mbaye à Louga d’une grande famille religieuse d’origine arabe (de la tribu des Quraïchites dont est également issu le Prophète PSL)se consacrant essentiellement à l’enseignement du Coran et de la religion musulmane. Le premier ancêtre reconnu de la famille de Serigne Sam Mbaye est, selon l’arbre généalogique dressé par Serigne Sam Mbaye lui-même cité par le Dr. Thierno Ka, Ibrahima Khouraïchiné en 1549. Il est ainsi le premier de la famille à porter le nom MBAYE et il serait alors venu de la Mauritanie pour s’installer dans le Nord du Sénégal. En résumé, il faut retenir que c’estl’arrière petit fils de ce dernier (de Ibrahima Khouraïchi), en l’occurrence Serigne Babacar Khourédia Mbaye qui fonda au début du 18ème siècle le village de Mbayène Thiasley près de Yang Yang dans l’ancien empire du Djolof.Toutefois, c’est Serigne Saer Mbaye qui fut à l’origine de l’arrivée et de l’installation de la famille Mbaye à Louga, puisque c’est lui qui avait quitté Mbayène Thiasley pour migrer vers le Ndiambour en compagnie de son fils Babacar Kolo Mbaye père de Mame Cheikh Mbaye Kabir qui naquit à Boukol près de Koki en 1846.Quant à Serigne Babacar Mbaye Kolo, il s’installa finalement à Pêté Ouarack avec ses enfants dont Mame Cheikh Mbaye et Mame Abdou Mbaye fondateur du village de Dépal. C’est ce dernier d’ailleurs qui autorisa Mame Cheikh Kabir à rejoindre Cheikh Ahmadou Bamba au Djolof pour parfaire sa formation religieuse. Au terme de cette formation, il revint au Ndiambour et s’installa à Louga ou naquit Serigne Sam en 1922.
1929 : Initiation à l’apprentissage du Coran auprès deson grand frèreSerigne MoussaMbaye(décédé très tôt et dont l’un des fils de feu Elh. Djily Mbaye porte d’ailleurs le nom)avant de rejoindre, en 1940, l’un des plus connus de ses « maitres » à savoir Serigne Mbaye Touré. Sa mère Sokhna Fatou Thiam a également beaucoup contribué à sa formation initiale car comme l’indique un hadith prophétique,« al umû mádrasat’il ëweul » autrement dit, la mère est la première école »pour son enfant. Il a mémorisé pour la première fois le Coran en 1934 à l’âge seulement de 12 ans.
1940 – 1941 :Mais c’est chez Serigne Mbaye Touré de Louga, grand maitre coranique et enseignant réputé pour son érudition, qu’il parfait son apprentissage coranique.C’est sous la bannièrede ce dernier qu’il récite pour la première fois, au complet, le Saint Coran avant de s’envoler à Coki avec son frère et ami de tous les jours Elh. Djily Mbaye. Les deux hommes se vouaient un amour profond et un respect mutuel perceptibles à chacune de leur rencontre.
1941 – 1946 :Le Daara de Coki a été ouvert en 1939 par Serigne Cheikh Ahmed Sakhir Lô, sur instruction de Mame Cheikh Mbaye Kabir dont il fut son disciple et homonyme. L’étape de Coki a été cependant très décisive pour Serigne Sam Mbaye car, il lui fallait non seulement approfondir ses connaissances coraniquesnotamment dans le domaine de l’écriture et de la jurisprudence islamique (Fiq). C’est à Coki où Serigne Sam a appris pratiquement toutes les œuvres liées à cette séance difficile à maitriser (Laqdari, Hansmawiyu, Ibn Hanchir, Muqadimatu Hanzzia, Rissala etc.). Le Nahu (la grammaire) n’était pas non plus laissé en rade au cours de sa formation à Coki, une formation assurée par le maitre des lieux lui-même Serigne Mod Sakhir Lô.
Serigne Sam savait que pour avoir des connaissances pointues dans ces domaines ésotériques de la science islamique, outre la volonté, il faudrait également s’armer de patience et surtout de beaucoup d’amour pour la recherche.Ainsi, pour affronter l’étape de Coki, Baay Saam met en bandoulière sa fringale de connaissances ainsi que son insatiabilité en matière de recherches et d’acquisition de savoirs. Son maitre d’alors, en l’occurrence Serigne Cheikh Ahmed Sakhir Lo, disciple de son père, ne lui donne même pas le temps de s’acclimater pour entamer avec lui, une révision générale du Livre Saint. C’est dans des conditions d’apprentissage très difficile qu’il est parvenu à avoir une parfaite maitrise du Coran auprès de Serigne Ahmad Sakhir Lo. A l’époque, l’alimentation faisait souvent défaut parce que le maitre n’avait que de maigres ressources provenant pour l’essentiel de l’agriculture. Il lui était alors difficile de satisfairela pléthore d’apprenants venus d’un peu partout à travers le pays. En plus de ces conditions de vie très difficiles, Baay Saam devait aussi faire face à une nouvelle méthode d’apprentissage que lui « imposait » Serigne Ahmad Sakhir Lo pour faire de lui une référence. Il s’adapte très rapidement et se plait vite à celle-ci. Brillant esprit avec un mémoire d’éléphant, Serigne Sam continua de faire des prouesses en refusant catégoriquement de se donner un temps de loisir ou de libertinage. Il se consacra essentiellement et entièrement à ses études jusqu’à finir par émerveiller son propre maitre qui lui dédia alors un poème spécial pour chanter le courage, la volonté et surtout l’abnégation de son « élève ». Serigne Mod Sakhir était émerveillé par la rapidité d’acquisition et de mémorisation, tant du point de vue théorique que pratique, de Serigne Sam qui fut le premier à maitriser parfaitement le Coran au dara de Coki en 1946. Sur instruction de son père, Serigne Sam quitte Coki pour aller se parfaireà Saint-Louis auprès de grands maitres soufis.
1946 - 1949 :C’est avec une tête bien pleine que Serigne Sam quitte ainsi Coki en 1946, peu avant le rappel à Dieu de Serigne Mame Cheikh Mbaye Kabir, pour rallier la ville de Saint-Louis qui était considérée comme l’un des bastions les plus densesen matière de pensée et de connaissance religieuse. Il y fréquente de grands savants parmi lesquels : Elh. Tidiane Niang, Oustaz Abdoul Hamid Sall, Serigne Dame Sarr, Serigne Alioune Datt, Serigne Ahmad Diakhatéde Guet Ndar, Serigne Modou Fall Khalil (qui avait une parfaite maitrise du livre de Fiq dénommé Qalil ce qui lui a valu ce surnom), Serigne Ahmed Fall avant de terminer son apprentissage auprès d’un grand érudit maure du nom de Mouhamed Fall. Serigne Sam suit en cela le parcours de Imam Malick qui, dit-on,a fait son apprentissage de la science islamique auprès de 95 maitres.A Saint-Louis, Baay Saam a fréquenté tous ces enseignants et chacun lui apprenait un domaine particulier de la science islamique. Se rendant très rapidement compte que la plupart de ses enseignants saint-louisiens s’étaient formés en Mauritanie, Serigne Sam nourrit alors l’ambition d’aller fréquenter ce pays pour y puiser le maximum de connaissances possibles.
1949 – 1951 :Par coup de chance ou de destin, Serigne Sam réussit en 1949 un concours de recrutement d’enseignants de l’Université des Sciences Islamique de la Mauritanie pour y être recruté comme professeur. Seuls deux sénégalais, à l’époque, avaient eu la chance de réussir ce concours. Mais Serigne Sam déclina très tôt le poste qui lui était proposé pour se consacrer encore une fois à l’apprentissage auprès de grands Sheikh maures. Il séjourna ainsi pendant deux ans en Mauritanie pour se consacrer uniquement à la recherche et à l’apprentissage des différentes branches de la science islamique dont le Tazaouf (soufisme) en particulier.C’est là-bas où il commence véritablement à s’intéresser au soufisme et à beaucoup lire là-dessus. Au terme de son séjour mauritanien, Baye Sam rentre au bercail et s’installe encore à Saint-Louis pour entamer des études en français.
1951 – 1952 :Serigne Sam revient au Sénégal à la fin de l’année 1951 après deux ans passés en Mauritanie. A son retour, il s’installe à Saint-Louis pour une deuxième fois même si les objectifs étaient différents. Il se consacre cette fois-ci à l’étude de la langue française ce qui le pousse à s’inscrire dans le système formel d’enseignement.Vu son niveau et des capacités intellectuelles, il obtient très rapidement son CEPE (Certificat d’Etudes Primaires Elémentaires) en 1952 avant d’obtenir une bourse d’études qui le mènera vers la Tunisie. Une étape aussi très importante dans le cursus scolaire de Baye Sam.
1952 – 1956 :Avec l’aide d’un de ses frères, en l’occurrence Serigne Babacar Mbaye, Serigne Sam obtient de la part de l’Etat du Sénégal une bourse d’études de l’université Constantine de Tunis après diverses tracasseries administratives.Il parvient toutefois à relier Tunis après une longue escale en Algérie dans un contexte marqué par la guerre de libération menée par l’ALN. Il vécu de plein fouet cette guerre avant de réussir à traverser pour atterrir en Tunisie. Une fois à Tunis, non seulement la classe qu’il devait fréquenter était bondée de monde mais aussi il était très en retard par rapport aux programmes de l’année. Il insiste toutefois auprès de la direction pour rejoindre ses camarades ce qui lui a été permis. Ironie du sort, Serigne Sam sort major de sa promo au terme des examens de fin d’année ce qui lui a valu les félicitations unanimes de ses enseignants, camarades et parents. Il resta ainsi pendant 3 ans dans cette Université qu’il quitte après l’obtentiond’une licence en Arabe.Il rentre de nouveau au pays à la fin de l’année 1956.
1957 – 1962 :Rentré au pays en 1956, Serigne Sam est recruté en 1957 comme moniteur (maitre d’externat) par le gouvernement sénégalais pour enseigner le français au lycée Faidherbe de Saint-Louis (actuel lycée Elh. Oumar Tall) situé sur l’ile Nord, juste derrière le célèbre hôtel Rognât Nord. Il profite de ce recrutement pour parfaire son niveau de français et surtout certifier ses connaissances avec des diplômes reconnus par le système formel de l’enseignement. Ayant obtenu son CEPE en 1952, il s’inscrit directement en classe de troisième dans ce lycée où il a été recruté comme maitre d’externat pour passeret réussir son Brevet d’Etudes du Premier Cycle (BEPC). L’obtention de ce diplôme n’a été qu’une source supplémentaire de motivation pour Baye Sam Mbaye qui désire désormais avoir tous les diplômes dispensés par le système formel du secteur éducatif sénégalais. Après le BEPC, cap sur le Bac !
1959 :Intellectuel dévoué et rompu à la tâche, Serigne Sam vise maintenant le baccalauréat après l’obtention de son BEPC, toujours en tant que moniteur au lycée Faidherbe de Saint-Louis. Ily passe et réussit sa première partie de baccalauréat en 1959. A l’époque, le bac était subdivisé en deux grandes parties : une première partie que l’élève passe en classe de première en composant sur les matières littéraires et une deuxième partie pour les autres matières en classe de terminale.
1960 – 1965 : Serigne Sam passe la deuxième partie de son baccalauréat français en 1960, ce qui lui ouvre les portes de la nouvelle capitale sénégalaise Dakar où il sera affecté, en tant que fonctionnaire de l’Etat, comme surveillant général au collège franco-arabe de Dakar (actuel collège franco-arabe Serigne Fallou Mbacké de Point E) en 1963. Mais avant de rejoindre Dakar, Serigne Sam a enseigné, entre 1963 et 1965, en tant qu’instituteur plein, à Saint-Louis juste après l’obtention de son baccalauréat français. C’est par la suite qu’il sera nommé surveillant général de l’école franco-arabe de Dakar.
1965 :Nommé surveillant général au collège franco-arabe de Dakar, Serigne Sam nourrit l’ambition de faire des études universitaires vu sa proximité avec l’université de Dakar et surtout sa grande volonté de faire aussi ses preuves dans le système de l’enseignement formel. C’est ainsi qu’il prépare sérieusement et réussite haut la main, l’examen spécial d’entrée à l’université en 1969. Il s’inscrit alors au département arabe de la faculté des Lettres et Sciences humaines de l’université de Dakar où il décroche respectivement une Licence en Arabe en 1972, une Licence en français en 1974 et une maitrise en Lettres Modernes en 1976.Il a passé tous ces examens en tant que professionnel puisqu’après l’obtention de sa maitrise en français en 1976, il avait été recruté comme professeur de français au lycée Blaise Daigne de Dakar.
1976 – 1982:Serigne Sam ne va pas durer au lycée Blaise Diagne où il avait été recruté comme professeur de français puisqu’un an plus tard, il sera nommé directeur du collègue Franco-arabe de Dakar. Rappelez-vous qu’il était, 10 ans avant, surveillant général dans ce même collège. En 1976 donc, Serigne Sam y revient en tant que directeur. Mais cette nouvelle fonction qui le place au summum de l’établissement n’est rien d’autre qu’une source supplémentaire de motivation qui doit le guider vers le l’excellence à laquelle il aspire depuis toujours. Il nourrit encore l’ambition de faire une thèse de doctorat. C’est ainsi qu’il s’inscrit en troisième cycle(DEA et doctorat) à la faculté des Lettres et Sciences Humaines en 1978tout en étant directeur dans ce collège.
1982 – 1985 :En 1982, Serigne Sam Mbaye soutient sa thèse de doctorat troisième cycle portant sur le soufisme de Cheikh Ahmadou Bamba avec la mention « Très honorable » en plus des félicitations unanimes du jury de soutenance. Il devient alors Docteur Ès-Lettres en arabe de la faculté des Lettres et Sciences Humaines de l’Université de Dakar. Après la soutenance de sa thèse de troisième cycle, Serigne Sam est nommé proviseur au lycée Malick Sall de Louga qui venait d’être ouvert dans la capitale du Ndiambour. Il assura cette fonction jusqu’en 1985 date à laquelle il a été recruté comme professeur au département d’arabe de l’Université de Dakar.
1985 – 1992 : Serigne Sam a enseigné à l’université de Dakar de 1985 à 1992 et les nombreux témoignages recueillis auprès de ses anciens étudiants qui sont aujourd’hui un peu partout dans les différentes sphères de l’administration publique sénégalaise (notamment dans les domaines de l’enseignement et de la recherche) sont forts éloquents. Il est décrit comme un professeur méthodique, rigoureux, généreux au propre comme au figuré, pieux, disponible, gentil et surtout, comme une source intarissable de savoirs.
Un intellectuel combattu
Le recrutement de Serigne Sam au département d’arabe n’a pas fait que des heureux puis qu’il était également combattu par certains de ses collègues réputés « jaloux, absentéistes et sévères » qui faisaient tout pour que les étudiants échouent au département d’Arabe.Tout le contraire de Serigne Sam qui, non seulement dispensait sérieusement ses cours, mais aussi donnait beaucoup de conseils à ses étudiants.Comme il avait coutume de le dire « la grandeur est écrasante » et certains de ses collègues n’étaient, sans nul doute, pas prêts à accepter en leur sein un intellectuel de sa trempe. C’est la raison pour laquelle, quand il a terminé la rédaction de sa thèse d’Etat en 1992il n’a pu la soutenir faute de jury, dit-on. Cette thèse d’état était un approfondissement de celle soutenue en 1982 et portait toujours sur le soufisme de Cheikh Ahmadou Bamba. Malgré cela, il continua à dispenser des cours au département d’arabe de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar jusqu’en 1992 date à laquelle il a pris sa retraite professionnelle pour se replier dans son Louga natal afin de se consacrer essentiellement à l’enseignement religieux, de diriger les prières dans sa mosquée et surtout à l’animation de beaucoup de conférences et autres causeries, aussi bien au niveau national qu’international.Il est rappelé à Dieu, un certain samedi 14 mars 1998 à l’hôpital Principal de Dakar. Une journée commémorée chaque année par le Dahira Tarqiya Ila Lahi Tahla Raayaty Xadimu Rasul de Keur Massar sous l’égide de Serigne Papa Sall Moom Baay Saam.
Au demeurant, j’ai voulu à travers cette contribution, attirer l’attention de tous ceux qui réclament l’héritage de Serigne Sam, qu’il était quelqu’un qui, malgré sa dimension mystique et son appartenance à la famille du grand soufi de Louga qu’était Mame Cheikh Mbaye Kabir, s’était beaucoup investi dans la recherche et l’acquisition de savoirs. Sa vie et son œuvre méritent aujourd’hui plus que jamais d’être vulgarisées afin qu’elles servent de modèles à toute la jeunesse sénégalaise, dans un contexte où le manque de repères et la paresse intellectuelle, sont souvent pointésdu doigt pour expliquer ce qui semble être un dérèglement social (le sociologue que je suis, parlerait lui d’anomie) auquel nous devons tous faire face.
Un modèle pour la jeunesse
Quoiqu’il en soit, il faut convenir avec moi que Serigne Sam a montré la voie à suivre. Celle de la persévérance, de l’endurance, de dévotion, de détermination et surtout de l’abnégation car, malgré toutes les persécutions dont il a fait l’objet au département d’arabe, il a su toujours tenir bon jusqu’à son dernier souffle sur terre. Pourtant la vie lui a, à plusieurs reprises ouvert ses portes, mais il a toujours décliné tous les postes qu’ont lui proposait dans l’administration que cela soit une fonctionministérielle ou diplomatique.Tout ce qui l’intéressait lui, c’est l’enseignement, la recherche, la formation et les conférences qu’il animait un peu partout à travers le monde. C’est pourquoi quand on lui a privé de soutenir sa thèse d’état au département d’arabe aux motifs d’indisponibilité du jury, il a tout simplement publié ses conclusions sous formes d’œuvres traduites des Qasidas de Cheikh Ahmadou Bamba. C’est d’ailleurs l’une des principales raisons pour lesquelles il a passé et obtenu une maitrise en linguistique générale.
Au demeurant, je ne peux conclure cette contribution sans pour autant dénonce avec la toute la rigueur qui sied, qu’il est inadmissible aujourd’hui qu’il n’y ait aucune trace des productions universitaires de ce grand intellectuel non seulement au département d’arabe mais aussi à l’Université de Dakar qu’il a énormément servi avec dévotion et détermination tout au long de sa vie.
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M. Abdoulaye CISSE, Sociologue.
Psychologue – Conseiller à Kolda
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KEUR MAME CHEIKH IBRAHIMA FALL A PARIS UNE URGENCE
Selon Serigne Moustapha Sylla Président de MSD (Mouvement Sénégalais pour le Développement rencontré au SIA de la Porte de Versailles à Paris, en compagnie de Serigne Cheikh Khady Fall et Baye Alpha Touré son grand disciple, Keur Mame Cheikh Ibrahima Fall à Paris est une Urgence.
70 parasols pour la Grande Mosquée de Touba par le DAHIRA MANAHILOUL ACHAAFI de TOUBA CHINE GUANGHZOU
Après la livraison de 30 parasols l'année dernière pour la Grande Mosquée de Touba par le DAHIRA MANAHILOUL ACHAAFI de TOUBA CHINE GUANGHZOU, ce même Dihira réitère ce geste noble aujourd'hui à la même période avec une livraison de 70 parasols cette fois-ci aux responsables de la gestion de la Grande Mosquée de Touba. Ces Mourides de Chine abattent un travail extraordinaire depuis des années en dotant la Grande Mosquée des équipements de sonorisation de dernière génération et bien d'autres choses encore. Yalla nalène Yalla diapalé ci barké Serigne bi
















Les accidents de la circulations Quelles solutions (Serigne Ahmadou Rafahi Mbacké)
Khoutba de Serigne Ahmadou Rafahi Mbacké du vendredi 10 Mars 2017 Sermon en wolof Julli Ajuma Touba Alieu du 10 03 2017
11Mars 1978 11 Mars 2017: Hommage à Serigne Cheikh Ahmadou Mbacké Gaïnde Fatma, 1er Khalif de S. Mouhamadoul Moustapha 1945 - 1978

11Mars 1978
11 Mars 2017
Di Niaanal aka Fattaliku Serigne Shéex Mbacke Gaindé Fatma .Jàambar ce Islam , Jaambari Yoonu Mouride . Ku Taxawuwoone Réewum Sénégal yiteem yëp doone Dineh ji , Yoonu Mouride ak Reewum Senegal .
YALLAH DOLI PAYÀM YOK YERMANDÉ
1er Khalif de Darou Khoudoss 1945 - 1978
"Gainde" La personnalité de Serigne Cheikh Ahmadou Mbacké se confondait à celle de Serigne Touba qui l'a baptisé et donné son propre nom. On raconte qu'il lui vouait beaucoup de respect et avait l'habitude de dire qu'il avait de l'espoir en lui. Né en 1913, d'une mère issue de la famille royale du Kayor, Gaindé Fatma a épousé la noblesse à bas âge. Très tôt son père l'envoya en compagnie de son frère cadet serigne Mbacké Madina à Tindody chez leur grand père Serigne Makhtar Allé LO où ils séjournèrent de 1919 à 1926 avant d'aller aiguiser leurs connaissances à Touba chez Serigne Modou Mokhtar Dieng.
En 1930 toujours dans la quête de la perfection Serigne cheikh et Serigne Mbacké Madina furent envoyé en Mauritanie pour y apprendre la littérature, la théologie et la Tadjwid. Ils y restèrent pendant deux ans avant de revenir au Sénégal précisément à Diourbel chez Serigne Mouhamadou Dem. En 1933 ils sont confiés à Serigne Habibou Mbacké. Serigne Cheikh s'installa définitivement entre Tindody et Naydé en 1934 et en véritable autodidacte, entrepris de se former en la langue française avec l'aide d'un « joloff-joloff » du nom de Ahmadou Mokhtar Wone. Très vite il l'assimila et commença par offrir des bourses et appuyer les études des étudiants avant de construire des établissements. Défenseur infatigable de la cause sociale il s'opposa farouchement au régime d'alors. Après le rappel à Dieu en 1945 de son père Cheikh Mouhamadou Moustapha, il s'installa à Touba et rénova la maison de Taif qui était sa seconde résidence. Il effectua beaucoup de voyage à travers le monde et noua d'excellentes relations. Il partit à la Mecque en 1949 et visita beaucoup de pays du moyen orient dont le Liban, la Syrie et l'Afganistan. Il entrepris une grande tournée européenne en 1955 et se rendra surtout en France, en Allemagne et en Suisse avant d'entamer l'étape Américaine. En 1965 il créa la Fédération des Groupements Religieux et Culturels des Disciples de Cheikh Ahmadou Bamba, première organisation religieuse légalement reconnue au Sénégal. Apres avoir lancé les bases de l'unité dans la Oumah Islamique particulièrement au sein de la communauté mouride, il s'en est allé le 11 mars 1978 laissant dernière lui une société émue et nostalgique qui ne cesse de se rappeler de sa grandeur, sa générosité et sa vision exemplaire.
En 1930 toujours dans la quête de la perfection Serigne cheikh et Serigne Mbacké Madina furent envoyé en Mauritanie pour y apprendre la littérature, la théologie et la Tadjwid. Ils y restèrent pendant deux ans avant de revenir au Sénégal précisément à Diourbel chez Serigne Mouhamadou Dem. En 1933 ils sont confiés à Serigne Habibou Mbacké. Serigne Cheikh s'installa définitivement entre Tindody et Naydé en 1934 et en véritable autodidacte, entrepris de se former en la langue française avec l'aide d'un « joloff-joloff » du nom de Ahmadou Mokhtar Wone. Très vite il l'assimila et commença par offrir des bourses et appuyer les études des étudiants avant de construire des établissements. Défenseur infatigable de la cause sociale il s'opposa farouchement au régime d'alors. Après le rappel à Dieu en 1945 de son père Cheikh Mouhamadou Moustapha, il s'installa à Touba et rénova la maison de Taif qui était sa seconde résidence. Il effectua beaucoup de voyage à travers le monde et noua d'excellentes relations. Il partit à la Mecque en 1949 et visita beaucoup de pays du moyen orient dont le Liban, la Syrie et l'Afganistan. Il entrepris une grande tournée européenne en 1955 et se rendra surtout en France, en Allemagne et en Suisse avant d'entamer l'étape Américaine. En 1965 il créa la Fédération des Groupements Religieux et Culturels des Disciples de Cheikh Ahmadou Bamba, première organisation religieuse légalement reconnue au Sénégal. Apres avoir lancé les bases de l'unité dans la Oumah Islamique particulièrement au sein de la communauté mouride, il s'en est allé le 11 mars 1978 laissant dernière lui une société émue et nostalgique qui ne cesse de se rappeler de sa grandeur, sa générosité et sa vision exemplaire.















