Exposé S. Fallou Bousso Tamba (Conférence des descendants de S. Mame Mor...

Conférence Annuelle des descendants de S. Mame Mor Diarra MBACKE (Magal Mbacké Khéwar 2018)
Thème : Serigne Toouba et Mame Mor Diarra, comme exemple de relations fraternelles et religieuse
Conférencier : Serigne Fallou Bousso Tamba

Le Magal de Mbacké Khéwar prévu le vendredi 29 juin 2018: découvrez la vie et l’oeuvre de Mame Mor Diarra Mbacké


Serigne Mame Mor Diarra s’appelle en réalité MOHAMED, mais la tradition recommandait que tous ceux qui portaient le nom du Prophète Mohamed (PSL) soient appelés MOR, titre qui signifiait autrefois “SERIGNE” (leader spirituel). De même, Diarra fut partie de la composition de son nom pour ainsi déterminer et pouvoir l’identifier par rapport à sa mère MAME DIARRA BOUSSO. Il était aussi appelé BOROM SAHM pour montrer l’appartenance de ce quartier de Touba à Mame Mor Diarra. Retenons donc son vrai nom MOUHAMED IBN MOUHAMED IBN HABIBOULAH, un nom par ailleurs qu’il partageait avec son vénéré frère germain CHEIKH AHMADOU BAMBA.
Son père s’appelait MAME MOR ANTA SALY fils de MAME BALLA AICHA et MAME MARAM fils de HABIBOULAH fils de MOUHAMED KHAIRY fils de OUSMANE (originaire de Fouta). De sa mère Mariama Bousso; plus connue sous SOKHNA DIARRATOULAHI (titre pour qualifier son dévouement à Dieu) naquit en 1832 a Mboussobe, au Djolof. Elle est la fille de MA BOUSSOU AWA MBAYE fils de MATABARA fils de Khamat. Mame Mor Anta Sally Mbacké fut le père de Borom Sahm. Il se distinguait par la largesse et diversité de ses connaissances mais également de par son humilité et sa bonté.
En résumé, retenons que Mame Mor Diarra fut le frère aîné de Serigne Touba de même père et mère.

ORIGINE ET FONDATION DE MBACKE BAOL
MAME MARAM, ancêtre de MAME MOR DIARRA fut le fondateur de MBACKE BAOL en 1194 de l’hégire. A sa mort, son fils AHMADOU FARIMATA MBACKE hérita de MBACKE pendant une durée de trente ans. Son premier successeur, son second fils IBRAHIMA AWA NIANG succéda à son frère pendant trente ans. IBRAHIMA AWA fut l’ancêtre de MBACKE DIMB parce qu’il fut le père de MODOU DIE, fondateur de MBACKE DIMB. Après sa mort son petit frère MAME BALLA AWA AICHA et fils de MAME MARAM lui succéda pendant 28 ans, du fait que son fils  MAME ABDOU KHADRE fut tué par des ‘thiedo’’ (animiste) ce qui fut à l’origine de son exil à Ngaye où il mourut deux ans plus tard en 1284 de l’hégire. C’est à cette époque que le pays fut perturbé, ce qui poussa d’ailleurs les marabouts à aller prêter main forte à TAFSIR MABA DIAKHOU BA roi du Nioro du rip, pour le soutenir dans la guerre sainte. MBACKE resta alors 21 ans sans successeur ni habitants. Longtemps après DAME SEYNABOU MBACKE revint à MBACKE d’où le début d’une rehabitation de la ville de nouveau.

FORMATION ET PREMIERE RESPONSABILITE DE MAME MOR DIARRA
C’est à MBACKE où MAME MOR DIARRA a débuté ses études coraniques y compris les sciences et connaissances islamiques. Son père fut son maitre avant que son oncle SERIGNE BOUSSOBE lui donna à son tour des connaissances religieuses approfondies. Il fut aussi le compagnon de son père quand il allait à la rencontre de MABA DIAKHOU BA au Saloum. Par la suite MAME MOR ANTA l’amena à MBACKE. C’est durant cette même année, en 1304 de L’hégire (année 1888) que son oncle Serigne BOUSSOBE  fut de retour à MBACKE. Durant cette période Serigne BOUSSOBE lui confia qu’il commençait à prendre de l’âge par conséquent, il lui conseilla de s’installer a MBACKE plus précisément dans un lieu où il y avait un arbre appelé ‘’KHEWAR’’ (MBACKE KHEWAR) tout en lui confiant ses disciples qui l’avaient accompagné lors de son voyage au SALOUM, en lui faisant savoir qu’il les lui réclamera le jour du jugement dernier. Donc pour Serigne BOUSSOBE MAME MOR DIARRA ne doit pas être en reste au contraire il devrait être au-devant de la scène. C’est ainsi que BOROM SAHM s’en alla  s’installer à MBACKE KHEWAR.

RELATION AVEC SON ONCLE SERIGNE BOUSSOBE BOUSSO
SERIGNE BOUSSOBE aimait beaucoup son neveu SERIGNE MAME MOR DIARRA, ce qui lui a valu de lui confier ses disciples. Sachant que durant cette période, avoir des disciples était très important mais tout cela montre l’amour et la confiance que SERIGNE BOUSSOBE portait a Borom Sahm. Ainsi, après que MAME MOR DIARRA ait fondé MBACKE KHEWAR, il y demeura pendant 10 ans avant de s’installer ensuite ailleurs près des fromagers, quartier à Mbacké où il resta pendant 10 ans aussi. Par la suite, il habita définitivement dans un autre quartier de MBACKE, là aussi, il vécut pendant 10 ans.
Tout compte fait, il a vécu à MBACKE pendant 30 bonnes années. Il resta avec Serigne BOUSSOBE  de 1304 (an 1888) à 1312 (an 1894) avant que ce dernier rendît l’âme.

MAME MOR DIARRA MBACKE BOROM SAHM : UN FERVENT CROYANT
BOROM SAHM, toute sa vie durant, personne ne l’a vu ou entendu faire quelque chose qui déplaisait à DIEU et son PROPHETE (psl). Rien ne s’était interposé entre lui et ses semblables encore moins entre lui et le Tout Puissant si ce n’est de prier et le vénérer. IL faisait violence sur lui-même pour accomplir convenablement ses devoirs envers son Seigneur.
C’était une habitude chez lui de nourrir tous ses confrères avec les moyens dont il disposait. On dit d’ailleurs qu’il n’hésitait pas à donner aux nécessiteux une quantité importante de mil accompagnée de chèvres et de moutons, sans compter ce qu’il donnait pour sa propre concession.
En ce qui concerne le côté spirituel comme l’a raconté Serigne BASSIROU MBACKE dans son ouvrage intitule MINANOUL BAKHIL KHADIM, MAME MOR DIARRA ‘’MAGUI MAG’’ se consacrait toutes les nuits à faire des prières surérogatoires (NAFILA), il faisait toutes les nuits 100 rakis en lisant tout le Saint Coran, mieux encore , il rassemblait des personnes pour des séances de récital du Livre Saint et aussi des ZIKR (évocation des noms de DIEU) jusqu’à  l’aube. Donc on peut en déduire que MAME MOR DIARRA nourrissait corps et âme dans la mesure où il donnait suffisamment à manger et décourageait les disciples de dormir en les donnant les moyens de se rapprocher de plus en plus du CREATEUR  SUPREME. Quant à la bonté de MAME MOR DIARRA tout le monde en était conscient et pouvait en témoigner. DIEU le tout puissant a confirmé cela par la voix de Serigne AMSATOU LO qui dit: ’’on ne doit pas passer la nuit là où l’on ne veut pas rencontrer la mort’’ et MAME MOR DIARRA était quelqu’un qui croyait fermement à cet enseignement raison pour laquelle il n’a jamais cessé de prier et de vénérer le TOUT PUISSANT ALLAH. Il a vu juste et DIEU lui a rendu grâce. Et rares sont ceux qui ont cette chance. En fait, il a obtenu cette Grace les nuits pendant lesquelles il nourrissait et distribuait des parties du SAINT CORAN jusqu’au petit matin.

LA DISPARITION DU SAINT HOMME
C’est au moment où il faisait ses ablutions pour la prière de l’aube qu’il rendît l’âme. C’est alors qu’un de ses disciples chargé du protocole (bëk neek) qui s’appelait Serigne MBAYE KA neveu de Serigne MAFALL DIOP, alla voir ce qui retardait son maître pour la prière. C’est par la suite qu’il trouva MAME MOR DIARRA frappé par le sort (la Mort). D’ailleurs c’est ALLAH lui-même qui a dit ’’KOULOU NAFSI ZAIHATOU MAWTI ’’autrement dit “toute vie trouvera une mort prochaine” puis il renchérit ’’WALANE YOUWAHIRA LAHOU NAFSSANE IZA DJA ADJA LOUHA WA LOUHA KHABIROUNE BIMA TAHMALOUNA’’
Après cela, SOKHNA ASTA WALO BOUSSOU mère de SERIGNE CHEIKH ASTA WALO MBACKE fils de MAME MOR DIARRA se présenta au su de la nouvelle et voulu montrer son chagrin. Alors SERIGNE  MBAYE KA lui confia de ne pas le rendre public. BOROM SAHM fut transporté dans sa chambre. Après avoir mis au courant son frère SERIGNE TOUBA de la triste nouvelle, ce dernier ordonna à ce qu’on l’amène auprès de son oncle  SERIGNE BOUSSOBE au cimetière de BOUSSOBE de MBACKE.

LA DISPARITION DU SAINT HOMME UNE PERTE POUR TOUT LE MONDE
La prière mortuaire fut dirigée par SERIGNE MBACKE BOUSSSO fils de son oncle, un fervent croyant qui ne se lassait jamais de faire plaisir à son CREATEUR. Jamais il n’a osé violer le contrat qui le liait à DIEU. C’est cet homme qui s’est occupé de MAME BOROME SAHM. En quelque sorte MAME MOR DIARRA représentait la bonté personnifiée. Ce Lundi, jour pendant lequel il a quitté ce bas monde coïncidait avec le 20eme jour du mois de Ramadan de l’année 1339 de l’hégire c’est dire 1921 du calendrier grégorien à MBACKE KHEWAR. Ce jour fut émotionnel et surtout triste du fait que MAME MOR DIARRA leur avait faussé compagnie laissant en chacun le sentiment de solitude ‘’zayir ak batine’’(temporelle et spirituelle)

PRIERE DE RECONNAISSANCE ET DE TEMOIGNAGE EN VERS BOROM SAHM
Après avoir informé SERIGNE MODOU MOUSTAPHA de la disparition de BOROM SAHM, il lui fit la Marsiyyah (poème que SERIGNE TOUBA leur ordonna de faire à la mémoire de BOROM SAHM). Cela traduisait le profond attachement et l’amour que le premier khalife de SERIGNE TOUBA avait pour MAGUI MAG (l’aîné du leader) comme on aimait appeler MAME MOR DIARRA. Prions pour le khalife et que DIEU lui rende grâce.
Dans la même lignée, SERIGNE MOUHAMADOU FADILOU, lui aussi, après avoir été mis au courant, n’avait pas hésité à faire sceller son cheval pour aller présenter ses condoléances. En cours de route, il lui fit aussi la Marsiyyah. Ceci montre encore une fois cet amour que ressentait SERIGNE FALLOU pour MAME MOR DIARRA; prions pour le deuxième khalife de CHEIKHOUL KHADIM. Ainsi tout le monde était au courant de l’étroite relation, la complicité qui liait MAME MOR DIARRA à SERIGNE FALLOU. SERIGNE TOUBA avait confié ce dernier à BOROM SAHM pour qu’il lui inculque la connaissance coranique et la science religieuse, donc SERIGNE FALLOU fut disciple de MAME MOR DIARRA durant une partie de ses études.
Quant à SERIGNE CHEIKH THIORO MBACKE qui est son jeune frère, il lui fit aussi  pour sa part la Marsiyyah pour symboliser son amour et son affection à BOROM SAHM. SERIGNE BASSIROU également n’a pas tari d’éloges sur la personne de BOROM SAHM dans son livre intitule MINAROUL BAHIL KHADIM.
SERIGNE MOUHAMADOU DEME lui aussi avait dit “qu’on ne peut trouver que chez MAME MOR DIARRA la vraie connaissance et la foi”. En ce qui concerne SERIGNE TOUBA, il disait que son frère était un miracle, un don de DIEU, il n’hésitait pas à l’assimiler à du “DAA” de l’encre inépuisable. Il ajouta qu’il était très difficile de résumer ou synthétiser la vie et l’œuvre de Mame Mor Diarra, tellement que ses œuvres sont immenses.

RELATION ENTRE MAME MOR DIARRA ET SERIGNE TOUBA
En ce qui concerne la relation de SERIGNE TOUBA et MAME MOR DIARRA, ce fut agréable et très harmonieux. Il ne s’était jamais passé d’incompréhension entre eux, au contraire un amour mutuel remplissait le Cœur de chacun d’eux. Mieux encore ils ne se lassaient jamais de se rendre visite. En plus de cela SERIGNE TOUBA tenait a ce que ses talibés (disciples) aillent rendre visite a son frère et leurs conseillait même de travailler pour lui jusqu’à ce qu’il leur accorde sa bénédiction. C’était également une habitude chez SERIGNE TOUBA, avant de libérer certains de ses disciples, de les envoyer chez MAME MOR DIARRA pour y recevoir ses enseignements, raison pour laquelle SERIGNE MODOU NIAAW MBACKE qui fut un disciple  de BOROM SAHM servait de messager entre les deux grands hommes. Il affirma  que Serigne Touba disait que “quiconque travaille pour MAME MOR DIARRA sera récompensé  quatre fois: une de DIEU, une de son PROPHETE (psl) , une de moi-même mais également une récompense de MAME MOR DIARRA“. CHEIKHOUL KHADIM ajouta “si ce n’était pas la mission qui m’a été confiée par DIEU j’allais travailler pour lui et être a sa disposition comme toute personne le doit à son ainé”. Donc cela illustre parfaitement l’amour que BOROM TOUBA portrait à BOROM SAHM. Ce dernier aussi ne quittait jamais le CHEIKH il lui a rendu visite Presque partout. Lors de l’exil du CHEIKH au GABON, ils ne cessaient pas de communiquer ,SERIGNE MAME MOR DIARRA lui écrivait des lettres et le CHEIKH aussi lui répondait en lui faisant part de son état… D’ailleurs la lettre que SERIGNE TOUBA a écrite pendant son exil en est une illustration:
Bissmilahi Rahmani Rahimi
Alhamdoulilahil khafizil karim wa salatou wa salamou ala chsfihil khazimi seydina Mohadine salla lahou tahallah aleyhi wa salam wa alla alihi wa shbihi zawil taslimi khaza wa inahou mine abdoulahi tahalla khadimi rassoulihi sallalahou alleyhi wa salama.
Ila khili chahihikhi Mohamed Ben Mohamed Mohamadi Ben Mohamed khoussoussane wa ila kafatl ikhwane fil lahi tahala khoumoumane moudjiboukhou ane tahmala ya akhi biana khazal kitab kataytoukhou fi bahri wa oussika bitahwalahi wa bi ihtifahi
Sounati Nabiyil walykoune alkhiyalou wal nissakou Maha Ibrahima fi Touba ine amkana wa ila fafi ayi makhaanine chaallahou wa tyyaahanou bi ana lakamahana wal lahou tahalla fi koulimakanine wa khouwa asbouna lahou tahala fi nikhmal wakilou wa salam.
Voilà en résumé SERIGNE TOUBA et MAME MOR DIARRA.

MAME MOR DIARRA MBACKE BOROM SAHM: UNE BIBLIOTHEQUE, UNE LUMIERE ETERNELLE
MAME BOROM SAHM faisait partie de ceux (des hommes de DIEU) qui ne seront jamais oubliés du fait qu’ils ont illuminé le monde durant les moments de ténèbres. Ils n’ont pas hésité à livrer une lutte sans répit pour le compte de l’ISLAM et surtout pour la vivification de ce dernier en convertissant les mécréants et en les éduquant jusqu’à ce que toutes leurs activités ne soient que l’ISLAM et rien d’autre. A cet effet SERIGNE TOUBA avait dit “c’est en ayant peur de  DIEU que l’on a peur de nous”. BOROM SAHM faisait également partie des croyants qui considéraient le monde d’ici-bas comme un champ que l’on doit cultiver pour préparer la vie future et non pas uniquement pour mettre en valeur notre présent. D’après eux, celui qui se consacre seulement à sa vie présente c’est à dire sa vie d’ici-bas, est en train de vivre son futur présentement: ceci est évoqué dans le Choran verset 20 sourate42, la sourate CHOUARA (qui traduit la consultation).
BOROM SAHM aimait aussi  l’HOMME (l’être humain) à cause de l’affirmation  de Dieu ”wa lahad karamna bani adama  wa hamalnahoum fil bari wa razahnahoum minal tayibati wa fadaldahoum alla kachirine mimane khallahna tafdilane” autrement dit “certes nous avons honoré les fils d’Adam nous les avons transportés sur terre et sur mer’ leur avons attribué de bonnes choses comme nourriture et nous les avons nettement préfère a plusieurs de nos créatures”
MAME MOR DIARRA n’acceptait pas également de voir un enfant pleurer du fait de la pitié et de la bonté qui était en lui. Lorsqu’il voyait quelqu’un en train de faire pleurer un enfant, il montrait aussitôt son désaccord. Il n’aimait pas aussi ceux qui prétendaient être les chefs de ce monde et qui baignaient tout le temps dans le pêché. Pourtant il y avait à l’époque un marabout qui avait tenté  de convaincre SERIGNE TOUBA  d’aller travailler avec le roi pour qu’il puisse bénéficier de biens matériels et financiers mais Khadimou Rassoul rejeta l’offre pour se consacrer uniquement à l’adoration et à l’accomplissement  de la mission divine. En fait c’est dans le même ordre d’idée que BOROM SAHM lui aussi a toujours refusé  de s’impliquer aux choses mondaines dans de pareilles situations. Ainsi pour bénéficier de la grâce divine, il faudra que l’Homme sorte de son Cœur ce plaisir qu’il ressent pour ce monde, il faudra le minimiser, l’ignorer et se consacrer fermement à l’adoration .C’est ce qui a d’ailleurs incité SERIGNE MBAYE DIAKHATE à dire “Avant que dieu confie a son esclave  quoique ce soit, il faudra que celui-ci sorte  de son  Cœur les délices de ce monde. Celui qui se laisse Flatter par ce bas monde  n’aura jamais la grâce divine en sa faveur“.
SERIGNE MAME MOR DIARRA tenait beaucoup aux membres de sa famille. Il n’a jamais aimé voir des personnes être en désaccord.

MAME MOR DIARRA UN EDUCATEUR INCONTOURNABLE
Fidèle à sa mission, BOROM SAHM était un éducateur de référence qui ne lésinait pas sur les moyens à déployer au service du monde musulman. De grandes figures religieuses sont passées dans son école, on peut citer le grand cheikh fondateur du Mouridisme CHEIKH AHMADOU BAMBA MBACKE, son jeune frère. D’autres également ont eu le privilège de bénéficier de ses enseignements comme par exemple MAME CHEIKH ANTA, SERIGNE AFIA MBACKE, SERIGNE MASSAMBA MBACKE, SERIGNE FALLOU MBACKE, SERIGNE MBACKE BOUSSOU pour ne citer que ceux-là.
A cet effet, beaucoup de DAARAS (groupes de personnes ayant en leur tête un responsable ordonnant les activités et comportements) ont été créés par le saint homme à travers le pays pour y dispenser l’enseignement coranique, les sciences religieuses et leur inculquer l’éducation islamique mouride.
CHEIKH MAME MOR DIARRA  avait saisi que l’Homme est une dualité et qu’il ne saurait vivre uniquement dans une attitude  de contemplation; ainsi donc l’adepte mouride assure le salut de son âme non seulement d’une vie faite de prières mais aussi d’actes et d’épreuves. Comme l’a fait son frère CHEIKH AHMADOU BAMBA, il a voulu donner à l’Homme une nouvelle conception multidimensionnelle par laquelle il s’organisera afin de parvenir à cet état de l’avènement de l’homme parfait réconcilié avec lui-même, avec ses semblables et avec DIEU le SUPREME, l’OMNIPOTENT, l’AUDIENT, l’OMNIPRESENT et l’OMNISCIENT.
Voici quelques daaras  qu’il a créés :
MBACKE KHEWAR, SAHM, MISSIRAH, NDOOK, BOUCHRA.
Par:
CHEIKH MOHAMED EL BACHIR DIENG petit fils de CHEIKH ABDOUL KHAFOR MAME MOR DIARRA MBACKE et le Daara MAFATIHIL BICHRI de TOUBA MBOUR, SENEGAL.

Touba Bélél: Dans le cadre de la préparatoire du Magal de Seigne Abdoul 2018

Assalamou Halaykoum

Mboki  Dioulit yi Mboki Taloubé niongui lén di ziaré dilén fattali ni Magal Seigne Abdoul Ahad Mbacké gui dinangne ko amal thia Touba Bélél fa Serigne Abdoul Ahad wathié ab ligééy le 07 juillet 2018 nii ngén ko guisé thi videos Magal 2017 nonii lanioukoy ande ak ahlou Khassida yi ak sopé yi thi jaamou yalla ak bernde S. Allasan Diouf s. abdoul ahad Touré s. ibra gueye niouy and ak AHLOU XASSIDA YI sopé yi  Yéndou dji Touba Bélél fék fa S. Amdy Touré mou Bakh mi niou bari xam ak Serigne Abdoul Ahad

Magal gui le 07 juillet 2018 incha allah

Hommage à Serigne Cheikh Bara Maty Leye MBACKE

Ina ilah wa ina ileyhi Rajihune , sunu Serigne Cheikh Bara Maty Leye fils de Serigne Cheikh Sidy Moukhtar Mbacke 
YAL NA YALLAH YEREM.KO XARE KO ALJANA Barkep Cheikh Sidy Moukhtar MBACKE . 
Souba dimanche à 11 heures lagnukoy denth inchallah thia Touba .
Prière : Fatiha + 11 Lixlass andak Bismillah + Salaatu Hanlane Nabbi ( PSL )

L'APPEL DU KHALIFE DES MOURIDES : ' Prioriser l'islam avant les tarikhas... Nos tarikhas se déliteront si l'Islam se perd... Les tueries entre musulmans ne se justifient pas

L'APPEL DU KHALIFE DES MOURIDES : '  Prioriser l'islam avant les tarikhas... Nos tarikhas se déliteront si l'Islam se perd... Les tueries entre musulmans ne se justifient  pas '

Pour son premier sermon en tant que Khalife Général des Mourides, Serigne Mountakha Mbacké Ibn Serigne Bassirou Khadim Rassoul a choisi de s'adresser directement aux populations Sénégalaises et principalement aux Mourides du monde. Un message teinté de spiritualité, encore une fois, mais surtout fondamentalement axé sur les dissensions entre musulmans appartenant à des obédiences différentes. Pour lui, certains se trompent de combat. Le seul qui vaille pour chaque musulman, dira-t-il,  est de s'efforcer à redonner à l'Islam toute sa singularité et toute sa plénitude avant de chercher à fleurir les tarikhas. 


''Nous avons le devoir de redresser notre Islam, de pleurer pour la religion. Tous les musulmans doivent se remettre à vivre l'islam comme jamais et de la manière la plus pure qui soit. Avant de nous occuper des tarikhas, nous devrions d'abord nous préoccuper de la religion musulmane. Nous avons l'obligation de nous décarcasser pour satisfaire aux exigences  de cette religion et nous extraire de ses interdits avant d'avoir d'autres préoccupations.  Nous avons l'obligation de redorer  le blason de l'islam. Beaucoup avant ont donné de leur vie pour que cette religion soit ce qu'elle est aujourd'hui. Serigne Touba a fait partie de ceux-ci. Si l'islam perd de sa superbe, toutes les tarikhas se déliteront inéluctablement. Nous qui sommes disciples de Serigne Touba, nous sommes obligés de pleurer pour l'Islam. Du plus petit talibé au plus vieux d'entre nous, nous avons l'obligation de nous évertuer à pratiquer notre religion. Respectons les 5 prières de la journée. Nous ne pouvons pas ne pas le faire. Que soit mis terme aux croyances qui ne reposent que sur des imaginations. La rectitude est un sacerdoce pour chacun d'entre nous. Travaillons à savoir ce que Dieu veut et ce qu'Il ne veut pas. Nul ne peut être talibé sans au préalable se conformer aux préceptes religieux.  Serigne Touba a parlé, écrit et pratiqué. Acquittons de notre dette envers lui en devenant de bons musulmans. Ne faisons rien qui ne soit pour Dieu!  La vie est parsemée d'embûches mais nous en sommes les seuls responsables. '' 


Serigne Mountakha Mbacké, dont les propos sont répétés par Serigne Modou Mamoune Bousso, Imam de la grande mosquée, de déplorer les tueries qui font sombrer le monde arabe. '' Là où est né l'Islam, il n'y a que tuerie. Et c'est parce que l'homme perd sa vraie identité de musulman. '' 

Plusieurs personnalités ont pris part à la prière conduite, comme d'habitude, par Serigne Fallou Mbacké Abdou Khadre. C'est le cas de Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre, son porte-parole. 

C'est un peu après 10 heures que le Khalife général des Mourides est arrivé sur la place habituelle réservée aux prières de Korité et de Tabaski. 

Urgent : visite du khalif générale des mourides a la ndogou organisé par le dahira mokhaddamatoul khidma

Urgent : visite du khalif générale des mourides a la ndogou organisé par le dahira mokhaddamatoul khidma le 12 juin 2018 27em ramadan c'était surprise







TAWHID ET VAUDOU (Par S. Abdou Aziz Mbacké Majalis)



TAWHID ET VAUDOU (Par S. Abdou Aziz Mbacké Majalis)
Après avoir visualisé une vidéo circulant sur le web dans laquelle un prêtre béninois du vaudou, dont l’aplomb n’a d’égal que l’ignorance choquante, affirme sans sourciller que (je cite) « Cheikh A. Bamba a sillonné beaucoup de couvents du culte vaudou au Bénin avant de créer son ordre » (!), nous avons tenté d’analyser sommairement ses assertions. Même si, à priori, la faiblesse de son argumentaire, commande, aux yeux de certains, de ne pas perdre son énergie à y répondre, il ne nous paraît pas totalement inutile, au vu des nouvelles réalités du web et de son caractère très peu maîtrisable pour des esprits "faibles", d'analyser cette sortie. Cet exercice nous a permis de relever un certain nombre d’erreurs et de contradictions assez élémentaires à même de prouver assez facilement la légèreté, pour ne pas dire l’ineptie, de son propos.
1- « Le magal de Touba réunit 7.500.000 pèlerins »
Faux !
Les estimations les plus récentes de l'affluence au Magal tournent autour de 3 à 4 millions (cf. Étude monographique du Magal du staticien Moubarack Lo)
2- Des liens entre Cheikh A. Bamba et le roi Behanzin ?
Aucun !
Le roi Behanzin a été déporté en Algérie où il mourut en 1906 et n'a jamais été en contact avec Cheikh A. Bamba. La juxtaposition hors propos des 2 figures historiques semblant habilement insinuer qu'elles aient pu se rencontrer, pour mieux argumenter des liens éventuels avec le vaudouisme, est inconvenante et contraire à la réalité historique.
3- « Cheikh A. Bamba a sillonné beaucoup de couvents du culte vaudou au Bénin »
Faux !
Cheikh A. Bamba a été exilé, non pas au Benin, mais plutôt au Gabon, pendant 7 ans (de septembre 1895 à novembre 1902). Durant tout le temps de cet exil, il était retenu prisonnier dans diverses localités du Gabon (Libreville, Lambaréné etc.) par les colonisateurs qui surveillaient scrupuleusement ses faits et gestes, contrôlant sa liberté de mouvement et ses contacts. Les seuls « liens » qu'il a pu avoir avec les autres pays d'Afrique centrale étaient les escales portuaires des paquebots chargés de le transporter. Escales effectuées en tant que prisonnier, dans les zones strictes des ports, mentionnées dans les archives coloniales et qu'il avait d'ailleurs l'habitude d'énumérer lui-même dans ses qasidas.
4- « Cheikh A. Bamba est d'obédience musulmane mais n'a jamais été à la Mecque »
Une telle assertion semble totalement ignorer à la fois la doctrine, la pensée et la pratique religieuse de Cheikh A. Bamba, fondée sur le Coran et la Sunna. Ignorant la forte volonté du Cheikh d'effectuer le pèlerinage aux Lieux Saints de l’Islam et son désir ardent de se rendre en visite pieuse chez son bien-aimé Maître de Médine (PSL) (cf. son poème Asîru), ce genre d'affirmations s'inscrit en droite droite ligne de l'idéologie « afrocentriste », faisant l'apologie des « religions africaines » s'opposant aux religions importées et allogènes (Islam et christianisme) perçues comme des éléments de domination culturelle. Dans leur désir de s'approprier coûte que coûte les mérites et l'œuvre de résistance de Cheikh A. Bamba, certains activistes ou penseurs panafricanisants, réfractaires à la vision impérialiste qu'ils ont de l' « Islam des arabes », sont ainsi tentés de couper tout lien entre cette religion et le Mouridisme qu'ils tentent de rattacher absolument aux pratiques et croyances animistes ancestrales (en se basant sur certains amalgames de certains mourides hétérodoxes ou même sur les théories de l' « islam noir »).
Tel qu'il ressort d'un article de l'historien Tidiane Ndiaye, définissant le mouridisme comme une « religion d’inspiration islamique » !!!(Cf. « Cheikh Ahmadou Bamba, le mouridisme et la résistance africaine au colonialisme », voir http://mediaafrik.com/cheikh-ahmadou-bamba-le-mouridisme-e…/)
5- « Cheikh A. Bamba a créé la ville de Touba et l'ordre des mourides après son retour d'exil »
Faux !
La recherche la plus élémentaire sur l'histoire de Cheikh A. Bamba aurait démontré à l'auteur de cette méprise que Touba a été fondée bien avant l'exil (1887-88). Et qu'après son retour d'exil, le Cheikh n'a jamais été autorisé par ses geôliers et persécuteurs coloniaux à retrouver sa ville sainte jusqu'à sa disparition en 1927 à Diourbel où il était détenu en résidence surveillée.
Même remarque pour la fondation du Mouridisme qui date historiquement de l'étape de Mbacké-Cayor (1883), juste après la disparition de Mame Mor Anta Saly, père de Cheikh A. Bamba. L'ignorance de tels faits élémentaires de l'histoire du Mouridisme disqualifie son auteur de toute éventuelle prétention à disserter sur sa doctrine ou son fondateur.
6- En plus des éléments de contradiction ci-dessus énumérés, qui ne requièrent nulle expertise particulière pour être compris et acceptés, l'argument le plus décisif contre les élucubrations gratuites de cet individu consiste à l'interroger sur les éléments de recherche sur lesquels il appuie ses hypothèses. En d'autres mots, à lui poser les quelques questions suivantes auxquelles il sera tenu de répondre, au risque de se discréditer totalement :
Qu'est-ce qui, dans les innombrables écrits et enseignements du Serviteur du Prophète (dont la production littéraire est l'une des plus importantes dans l'histoire humaine), s'inspirerait des enseignements du vaudouisme ou d'une quelconque religion et idéologie autre que le Coran et la Sunna du Prophète (PSL) ? Dans quelle partie de son œuvre (écrite et orale) peut-on trouver des principes contraires à l'héritage soufi et au Tawhid, qui seraient repris des « couvents du culte vaudou au Bénin » ? Quels étaient exactement ces « couvents » dont l’auteur parle ? Quelle est leur localisation précise ? Peut-il nous donner le nom d’un seul des prêtres vaudous que le Serviteur inégalé du Prophète de l'Islam aurait « sillonnés » ? Quels matériaux historiques (écrits, oraux, matériels etc.) pourraient attester, sans aucune contestation possible, de la réalité de ses allégations ? L'auteur connait-il véritablement les innombrables écrits, enseignements et actes accréditant le principe du Tawhid et s'opposant aux pratiques dont son culte se réclame ?
Tant que notre cher ami prêtre ne pourra valablement pas répondre à ces questions, du reste, assez simples, et éclaircir les contradictions ou assertions gratuites relevées ci-dessus, nous pourrons raisonnablement le considérer comme un plaisantin de mauvais goût. Ou, pis, comme un habile gourou moderne, simplement envieux de la puissance et du succès de l' « ordre » divin fondé par Cheikh A. Bamba au Sénégal, qu'il désirerait coûte que coûte drainer vers son propre ordre du Bénin. Auquel cas, il ne mériterait nullement de nous divertir de la vivification des dernières nuits de ce mois béni de Ramadan, parmi lesquelles figure la Sainte et Inégalable Nuit de la Destinée (Laylatul Khadr), tel que s'y consacrait, justemeny, notre bien-aimé Cheikhoul Khadîm !
Allahumma, innaka 'affuwun, tuhibbul 'afwa, fa'fu 'annî !

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