5 5 67500f CFA | Khidmatoul Khadim /Grand Mosquée de Touba

Auto bii ci Biir Auto bu mag bi niou di ko wathié 
Jumtukaay bou Diapoundi la daye balé di tonni mbalit mi Dahira Khidmatoul khadiim biye balè li weur Jumaay Touba Nioko fagou 5 5 67500f cfa ngiur ligeeyal ci Serigne Touba ci li weur Jumaam ju ted ji 

Tabaski 2018 à Touba: Le Message du Khalif Général des mourides

#Alkhadimiyyah

Tabaski 2018 (Eid El Adhâ 1438 H. ) : sermon du Khalife Général des Mourides Serigne Mountakha MBACKE Bassir

Discours du Khalif https://youtu.be/Xf55btI8Qvk



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Touba Parma: Discours de S. Abdoul Mouhayminou Mourtada | Préparation Jo...

Touba Parma (Italie):Discours de S. Abdoul Mouhayminou mbacke ibn Serigne Mourtada | Préparation Journee Khassida Touba Italie 2018

Saint-Louis (Ndar) :Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké est le parrain du Magal des deux Rakas 2018

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La 43ème édition du « Magal des deux Rakkas », prévue le 5 septembre prochain à Saint-Louis (nord), sera dédiée au défunt khalife général des mourides, Serigne Cheikh Sidy Moctar Mbacké, 
Cette manifestation religieuse qui commémore une prière faite par son fondateur Cheikh Ahmadou Bamba, dans le Palais du gouverneur de l’Afrique occidentale française (AOF), le 5 septembre 1895 sera dirigée par un petit-fils du fondateur de la confrérie mouride.
Pourrappel, Serigne Cheikh Sidy Moctar Mbacké, petit-fils de Serigne Touba, a été khalife pendant dix ans. Il est décédé en janvier dernier à l’âge de 94 ans de la communauté mouride.

JOURNÉE SERIGNE MOUSSA KA: HOMMAGE AU POÈTE DE LA RUPTURE

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Aujourd’hui, mardi 7 août, est la journée d’hommage dédiée au poète Cheikh Moussa Ka (1890-1966).
Je faisais référence à lui il y a à peine une semaine sans savoir que l’on s’acheminait vers cette journée d’hommage.

Une journée qui va passer presque inaperçue dans son propre pays. Le Sénégal, à l’instar de beaucoup de pays en Afrique, n’honore pas assez ses grands poètes nationaux. Pourtant, ceux-ci, au-delà même du fait qu’ils demeurent des âmes qui se font l’écho des autres, prennent en charge son histoire.
Cheikh Moussa Ka est à l’origine d’une des plus grandes révolutions littéraires au Sénégal, en optant d’écrire sa poésie dans une langue nationale. Depuis, il est le maître à penser de beaucoup d’intellectuels parmi lesquels Cheikh Anta Diop, Cheik Aliou Ndao et tant d’autres.
Cheikh Anta Diop, parlant d’ailleurs des écrits de Moussa Ka et d’autres poètes nationaux, écrivait dans son ouvrage, Nations nègres et culture, que leur poésie « devrait être l’objet de nos plus grands soins si nous ne voulons pas la perdre un jour ».
Dans un contexte marqué par l’importance données aux études en arabe – l’arabe était la langue de correspondance officielle au Sénégal pendant un certain temps durant la colonisation -, Cheikh Moussa Ka apparaissait comme un paria. Alors que certains poètes arabisants le traitaient d’arrogant et se moquaient de ses poèmes parce que rédigés délibérément en langue nationale wolof, il rétorquait tout simplement en affirmant que « toutes les langues se valent », qu’aucune ne souffre d’incapacité.
Lui-même grand érudit en arabe, avait compris que la quintessence du sacré ne se réduit pas à la langue seule, qu’on ne peut la restreindre à une langue ou à un peuple. Si les prophètes, disait-il, ont parlé à leur peuple dans une langue donnée, la substance du message, elle, peut être adaptée, contextualisée et dite dans toutes les langues.
Voilà la rupture épistémologique à laquelle il contribua grandement par son audace intellectuelle.
Au fond, Serigne Moussa Ka n’est pas qu’un poète. Il est un profond penseur de la traduction et un théoricien avisé de la réception. Il voulait réduire la dépendance à la langue qui enveloppe le message de sa gangue. Il faut en effet savoir qu’il y a toujours pour certains peuples, un intérêt à maintenir le joug de la dépendance. Les Hébreux le savaient tellement que selon le Megillath Ta’anith, un texte juif du 1er siècle après J.-C., le monde s’obscurcit pendant trois jours lorsque la Torah fut traduite de l’hébreu au grec.
Serigne Moussa Ka est un des premiers à faire valoir au Sénégal que la langue arabe ne peut être vraiment comprise que si son contenu est traduit dans les langues nationales. Il écrivait à ce propos :
« Araab balaa jariñ Wolof ñu firi ko
Ndax ku bëgg a peese war a xam luy barigo »
(« La langue arabe ne peut être utile au Wolof que si on la traduit,
Car la pesée requiert la connaissance de l’unité de mesure »)
En disant cela, Serigne Moussa Ka s’inscrivait dans le sillage des grands traducteurs du religieux de ce monde. On se souvient, pour ne donner que cet exemple, de la traduction de la Bible par Luther en 1534, qui a été le vecteur essentiel de la Réforme en Allemagne. On la considère comme le moment fondateur de la langue allemande moderne.
Cheikh Moussa Ka ne se contentait pas seulement d’affirmer la capacité des langues nationales à exprimer tous les contenus. Il l’a démontré à travers ses nombreux poèmes. Il est l’auteur d’environ 15 000 vers connus de poésie en langue wolof couvrant plusieurs domaines (poèmes épiques, didactiques, historiques, mystiques, etc.)
Cette riche production l’autorisait à écrire les vers suivants : « Nous disons des choses que les Arabes n’ont pas su dire », « Par ma poésie, je ferai jaillir du lait que les Arabes sont incapables de produire », « Le Jour du Jugement dernier, si un Arabe se vante de sa langue, je dédierais à Cheikh Ahmadou Bamba des vers en Wolof qui émerveilleront tous les Arabes ».
Par sa posture, Cheikh Moussa Ka montrait la nécessité de la bonne réception du sacré. Il redonnait leurs lettres de noblesse aux langues nationales injustement minorées. Pour cette raison, son œuvre mérite d’être vulgarisée.
Un peuple qui ignore ses poètes est un peuple égaré.
Dr Khadim NDIAYE

SERIGNE MOURTADA , UN HOMME À L'IMAGE DE SERIGNE TOUBA !

De Serigne Mourtada, l’on peut évoquer plusieurs choses. Mais de toute ces choses, celle qui m’a le plus interpellé, c’est bien la présence systématique du mot Islam dans tous ses discours. Rare qu'il ne parle sans faire référence à l'Islam. En effet, pouvons-nous dire que la présence du mot Islam indique que celui-ci était son projet, son territoire de prédilection. Même si son interlocuteur va dans le sens d'une logique de groupe ou de parti, systématiquement il lui faisait revenir à l'islam. Si la personne disait la Mouridiya, il disait c'est l'islam. Serigne Touba, Il répondait c'est l'Islam. L'Islam était son argument, sa préférence. Une façon de s'inscrire toujours dans la démarche de Serigne Touba qui répondant à une question du Gouverneur Général en 1926 qui lui demande : qu’est ce que la Mouridiyya ? Serigne Touba dit : c’est l’Iman (foi) , l’Islam (l’action) , l’Ihsaan ( la perfection). En vertu de quoi Serigne Mourtada rejetait systématiquement tout discours allant dans une logique de groupe, de camp ou de catégorisation.
Il n’arrêtait jamais d’inviter les gens à suivre les préceptes de l’Islam, à se conformer à la Sunna du Prophète. Il n’arrêtait pas dans ses discours de sensibiliser les gens à élever leur foi en Allah d’un niveau de simple conviction ou de croyance enracinée à un niveau de crainte, et de déférence envers Allah. Il a aussi toujours invité les gens à suivre le Coran et la Sunna. Combien de fois n’a-t-il pas insisté sur ceci : topp leen li Yalla ak Yonent bi, ak li Serigne Bi diglé ( suivez les recommandations d’Allah, de son Prophète et les enseignements de Serigne Touba).
Serigne Mourtada ne s’est pas simplement inscrit dans un discours, mais il fut aussi un homme pleinement inscrit dans l’action. Il a participé à la lutte contre l’ignorance, l’oisiveté et la pauvreté. N’a-t-il pas été à l’origine des instituts Al Azhar et en lui accordant toute sa disponibilité et son énergie. N’a-t-il pas été à l’origine de Al Azhar transport, Al Azhar imprimerie, en consacrant les bénéfices à l’éducation, au soutien des familles pauvres, aux Imams.
Serigne Mourtada fut un homme qui s’est toujours rappelé dans son fonctionnement les droits d’Allah sur lui et l’insigne fonction pour laquelle il a été créé. Nul n’ignore qu’il se rendait dans les zones les plus lointaines afin de répandre la parole d’Allah. Malgré son âge avancé, il ne s’est jamais plaint de la chaleur, du froid, de la distance. Quant à l’argent, les commodités et les bienfaits, Serigne Mourtada les a utilisés strictement dans le cadre de l’Islam. N’a-t-il pas légué tout son patrimoine à l’Islam. Serigne Mourtada savait bien que tous les efforts qu’il faisait, dans leur diversité, sont à Allah, de même que l’est sa personne entière. Alors, pas trop étonnant que son patrimoine soit dédié à l’Islam. Durant son vécu sur terre, Serigne Mourtada fut un digne et sincère serviteur d’Allah. Combien étonnant est Serigne Mourtada !

Mouhammadou Moustapha Diop
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